Tree of Life
« Je n'écrirai rien sur ce film, c'est une merde ! »
Plus sérieusement: fuyez. Deux heures vingt minutes de délire mystico-religieux-sectaire à mourrir d'ennui, avec des gens qui désertent la salle au fur et à mesure du film. Des parties de 15-20 minutes d'images de synthèse plus ou moins psychédéliques, avec juste de la musique et parfois une voix off très mystique prononçant des phrases sans aucun sens. À fuir de toute urgence.
Au revoir


Rentré !
Dans le précédent billet, j'indiquais que j'étais bloqué aux États-Unis par le volcan. Ayant reçu pas mal de courriers électroniques me demandant des nouvelles, en voici: j'ai finalement réussi à rentrer en France :-)
À l'origine, je devais partir des États-Unis le jeudi 15 avril et arriver le vendredi 16 avril en France. Finalement, je suis parti le lundi 19 avril au soir de San Francisco pour Los Angeles. Le lendemain matin, j'ai repris un vol pour Chicago, qui devait aller jusqu'à Frankfurt mais s'est arrêté à Chicago (il s'agit d'un de ces vols avec un numéro de vol unique, mais qui fait un arrêt et un changement d'appareil, ça s'appelle le
Change of gauge dans le jargon). Je me suis donc retrouvé sans plan le mardi midi à Chicago. J'ai été mis en liste d'attente pour un vol pour Düsseldorf en Allemagne, et j'ai finalement décroché une place sur un vol quelques heures après. Le lendemain matin, mercredi 21 avril, j'étais donc à Düsseldorf. Sauf qu'évidemment, il n'y avait aucun vol vers la France ce jour-là. J'ai donc pris le train pour rentrer à Toulouse : en partant à 9h30 de Düssedorf, en changeant à Aachen (Allemagne), puis à Liège (Belgique), puis à Paris, je suis arrivé à Toulouse à 23h le mercredi 21 avril. Quasiment 48h de voyage, et cinq jours de retard.
Du coup, le boulot a pris du retard et c'est le rush pour avancer sur les projets. J'y retourne !
À Belfort ce WE
Message de service: je serai à Belfort ce WE pour la remise des diplômes de
mon frère et pour le Gala. J'espère revoir quelques anciens de l'
UTBM :-)
À La Cantine ce jeudi

Étant en région parisienne cette semaine, j'en profite pour aller visiter
La Cantine. J'y serai toute la journée jeudi, en co-working avec d'autres personnes, puisque mon statut de télé-travailleur à Free Electrons me permet de travailler d'un peu n'importe où.
Ça sera l'occasion de voir à quoi ressemble La Cantine, dont j'ai tant entendu parler. Cela m'intéresse d'autant plus qu'une Cantine est en cours de montage à Toulouse, dans le cadre d'un projet piloté par
La Mélée Numérique, et pour lequel
Toulibre avait été interrogée pour connaître son intérêt dans un tel lieu et ses éventuels projets.
En plus, la date de ce jeudi tombe bien, car il y a une
conférence de presse de lancement du livret « À la découverte des Logiciels Libres », une initiative du Conseil Général des Landes, en partenariat avec Landinux. Ça me donnera probablement l'occasion de voir quelques libristes qui passeront par là.
SOS, la reprise... et arrivée en Slovénie

Après plusieurs années d'inactivités, David Decotigny et moi-même avons décidé de reprendre le travail autour du projet
SOS. Pour ceux qui débarquent, SOS fait suite au projet
KOS, le premier projet de développement un peu sérieux sur lequel j'ai travaillé. L'objectif de SOS est d'expliquer pas à pas comment construire un petit système d'exploitation, à la fois suffisamment simple pour être facile à comprendre et suffisamment proche d'un système comme Linux pour que les connaissances acquises permettent de mieux comprendre un noyau plus complexe comme Linux. SOS a donc donné lieu à la publication de douze articles dans GNU/Linux Magazine France entre juin 2004 et février 2006, qui sont disponibles en ligne sur le
site du projet, avec le code source correspondant. En octobre 2007, un contributeur au projet, Anthoine Bourgeois a écrit le code et publié l'article correspondant à l'implémentation des systèmes de fichiers FAT. Mais depuis, plus d'activité sur le projet.
Pour relancer les choses, je viens de passer une semaine à travailler avec David sur les deux derniers sujets que nous avions prévu de couvrir initialement dans la série d'articles : l'implémentation d'un pilote de système de fichiers
ext2 et l'implémentation d'une pile réseau minimale. Tout cela n'est pas encore terminé, mais a progressé, et surtout a donné envie de s'y remettre. Nous espérons pouvoir publier
prochainement les articles correspondants.
Juste après cette riche semaine de travail sur SOS, me voilà arrivé depuis hier en
Slovénie pour donner une
formation Linux embarqué. Je suis plus précisément dans la ville de
Portorož (prononcez
Portoroch), une station balnéaire. Le nom de la ville veut dire « Port aux roses », mais d'après la page Wikipédia, certains la surnomment « Port aux bétons ». J'étais prévenu. Et effectivement, tout le littoral est bétonné, et la ville n'est qu'hôtels, casinos, restaurants, terrains de tennis et mini-golfs et port de plaisance avec gros bâteaux. Sauf que la saison touristique n'a pas encore vraiment commencé, et donc que tout est vide. Par contre, l'arrière-pays semble très vallonné et plus intéressant.
Arrivée aux États-Unis
Me voilà arrivé depuis hier à San Francisco, pour assister à l'
Embedded Linux Conference de lundi à mercredi, et pour y donner une
conférence et animer une
session de réflexion. À mon arrivée, je suis allé faire un tour du coté de la baie, pas très loin du Golden Gate Bridge.
















Aujourd'hui, je vais profiter de la journée pour rencontrer au moins un membre de l'
April résident à San Francisco, au cours d'une réunion du LUG local, le
SF-LUG. Ensuite, je pense aller faire un tour du coté du Pacifique.
Concernant la conférence sur l'embarqué, j'y suis avec mon collègue Michael Opdenacker, et nous avons chacun une caméra. Si tout se passe bien, nous devrions donc pouvoir filmer 2 des 3 tracks de conférences qui se déroulent en parallèle, pour les mettre ensuite à disposition de tous, comme nous en avons l'
habitude.
Prochaines conférences et déplacements

Après la tempête de déplacements autour du FOSDEM et un mois et demi plutôt calme, les déplacements reprennent fort au mois d'avril. J'aurai donc l'occasion d'aller :
- À Paris pour Solutions Linux et RTS, du mardi 31 mars au jeudi 2 avril. Le mardi 31 mars au matin, j'assisterai aux quatre conférences de la thématique Embarqué/Informatique Industrielle. Le jeudi 2 au matin, je visiterai le salon RTS. Le reste du temps, je le passerai à discuter avec les membres de la communauté que je ne vois qu'à l'occasion de ce type d'évènements. J'espère y retrouver quelques lecteurs de ce modeste blog.
- À San Francisco pour Embedded Linux Conference 2009, la principale conférence consacrée entièrement à l'utilisation de Linux dans l'embarqué. Je donnerai une présentation sur le thème « Building embedded Linux systems with Buildroot ». J'animerai également une session de réflexion (BOF) sur le thème des outils de construction de systèmes Linux. Mon collègue Michael Opdenacker animera une conférence sur les systèmes de fichiers pour Flash, une mise à jour de la conférence qu'il a donné en novembre dernier à Embedded Linux Conference Europe 2008. Il animera aussi une session de réflexion, sur le thème de la taille du système.
- À Lisbonne, pour trois jours de tourisme, puis pour donner une formation Linux embarqué.
Abonnés de Canal Plus, ça doit faire mal !
Canal Plus
a annoncé qu'ils allaient débourser 600 millions d'euros pour avoir le droit de diffuser les matchs de foot pendant les trois prochaines saisons. Les gens qui s'abonnent à Canal Plus pour voir des films vont être ravis...
C'est intéressant de voir ce que ça représente 600 millions d'euros. Si on prend un SMIC à 2000 Euros (pour l'entreprise), ça fait 300.000 SMICs. De quoi payer 25.000 personnes au SMIC pendant un an, ou une personne au SMIC pendant 25.000 ans. Rondelette somme tout de même pour voir des gugus gagnant des milliers d'euros à la seconde s'exciter derrière un balon, n'est-ce pas ?
Esprit du sport, où es-tu ?
Sur les OS...
Avec
David, on vient de terminer la rédaction de l'article 8 de la série
SOS. En réalité, c'est le dixième article de la série, mais il est numéroté 8, sinon, ça aurait été trop simple. Cet article concerne le
VFS, Virtual Filesystem, et vous pourrez le découvrir en kiosque à partir de fin juin. Le code associé sera sur le site Web. D'ailleurs, tous les anciens articles sont disponibles sur le site Web pour ceux qui prennent la série en route.
Finalement, écrire ces articles, ça prend quand même beaucoup de temps. Chaque mois, sortir à la fois le code et un article de 10 ou 20 pages, c'est très prenant, c'est d'ailleurs pourquoi nous avons fait des pauses d'un mois entre les derniers articles. Nous avons préféré prendre notre temps et rédiger quelque chose de propre et fini, plutôt que de bacler un article. À la fin de chaque mois, une fois l'article envoyé, c'est un grand soulagement, les relectures sont terminées, l'article est parti. Et en même temps, je souhaite intérieurement qu'on en finisse avec cette série d'article qui prend vraiment beaucoup de temps. Et puis, une fois l'article publié, je suis souvent assez content de ce que ça donne, et ça remotive pour l'article suivant, et ainsi de suite. Tout ça pour dire que la rédaction de tels articles, ce n'est pas facile tous les jours ;-)
À priori, après cet article 8, nous pensons faire encore trois articles : un sur les pilotes de périphériques (disque IDE, série, clavier), un sur l'implémentation d'un pilote de système de fichiers, et un sur le réseau. Au terme de ces 13 articles, je pense que nous aurons couvert la plupart des fonctionnalités de base d'un système d'exploitation de type Unix.
Je profite de ce billet pour signaler que de nombreuses conférences sur les OS auront lieu cette année aux
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Dijon, du 5 au 9 juillet, dans le cadre du thème
Conception et développement des systèmes d'exploitation. Le programme complet est déjà disponible sur le
site ou en
PDF. Certaines conférences s'annoncent vraiment très intéressantes, en particulier celles sur Plan 9, EROS, Coyotos, les nouveautés autour du portage de Hurd sur L4, mais aussi le sous-thème consacré à l'utilisation de langages de haut niveau (Java, Lisp, Haskell et Ada) pour le développement des systèmes d'exploitation. En particulier, David et moi-même ferons une courte présentation de SOS, et Xavier Grave fera une présentation de Toy Lovelace, l'adaptation de SOS en Ada 95.
En plus de cette présentation, j'espère pouvoir proposer un "atelier" exposant le fonctionnement interne d'un OS de type Unix. L'objectif est de présenter de manière simple et didactique comment marche un OS simple tel que SOS en une seule présentation. La forme de la présentation est prévue pour permettre au public de poser le maximum de questions. Pour l'instant, rien n'est confirmé, car le planning est déjà très chargé.
Si vous le pouvez, je vous encourage vraiment à venir à ces RMLLs. Les conférences sont souvent très intéressantes, et l'ambiance est très sympathique. Il est possible de discuter avec les développeurs de nombreux projets, soit pendant la journée, soit pendant les soirées. En plus, cette année, les soirées sont organisées dans un lieu commun, ce qui permettra à tout le monde de se retrouver. Au niveau logement, des chambres de cité U sont disponibles pour vraiment pas cher, et des repas pas chers seront disponibles aussi. L'entrée aux RMLLs est bien évidemment libre et gratuite, et tout est fait pour que les bourses modestes puissent venir. Si vous voulez rencontrer les auteurs de SOS ou les développeurs d'une foultitude d'autres projets, c'est l'occasion ou jamais !
Bientôt à Toulouse ...
Dans les prochains évènements intéressants prochainement à Toulouse, j'ai noté :
- le jeudi 2 juin, une conférence Fonctionnement de la démocratie participative par Pascal Grandjeat, DRH de la mairie de Morsang-sur-Orges (budget municipal 100% participatif), membre du réseau Démocratiser radicalement la démocratie. La conférence aura lieu à 20h30 à l'École de Commerce, 20 boulevard Lacrosses à Toulouse. Elle fait partie d'un cycle de conférence organisées par le Groupe de Recherche pour l'Éducation et la Prospective. Un thème à rapprocher du travail de l'Expérience Démocratique. Le plus difficile pour moi, ça sera de choisir entre cette conférence et le cours d'Esperanto !
- le dimanche 12 juin, un petit déjeuner Logiciels Libres à l'Utopia à Tournefeuille, en collaboration avec la Commission Logiciels Libres d'Attac Toulouse. L'évènement commencera à 10 heures, et sera peut-être l'occasion de rencontrer des amateurs de Logiciels Libres ne s'intéressant pas qu'aux questions techniques, mais aussi aux questions philosophiques et éthiques ;
- le jeudi 23 juin, un concert d'un genre un peu spécial à l'Utopia à Tournefeuille. En effet, le concert a lieu à 7h30 du matin, durera seulement 30 minutes. Le thé et le café sont offerts, il suffit de ramener ses croissants et pain au chocolat pour prendre son petit déjeuner en musique avant d'aller travailler de bonne humeur. Tout un concept ! La musique sera du Haydn, la version orchestre du quatuor opus 76 numéro 4 en si bémol majeur (tout ça).
Des évènements sympathiques en perspective !
Les médias nous font-ils rater des choses ?
En ce moment, les journaux télévisés ne parlent que de la Constitution, du pape, ou du procès d'un membre d'Al-Quaida. Et pourtant, quand on regarde un peu ailleurs, on s'aperçoit qu'il se passe d'autres choses dans le monde, sûrement nettement plus importantes que le nouveau pape :
- en Équateur, une importante crise politique a obligé le président à démissioner, et il y aurait de nombreuses émeutes ;
- plus proche de chez nous, en Italie, Berlusconi a été obligé de démissioner pour reproposer un nouveau gouvernement, suite à la victoire de la gauche dans de nombreuses régions, et au désistement de certains partis de sa coalition.
Pourquoi les médias n'en parlent pas ? Le pape, à coté, on s'en fout complètement.
À propos des transports
Au détour d'un
billet de Bix, j'ai découvert le projet appelé la
périféérique, qui consiste à fermer le périphérique parisien aux voitures pendant une journée pour y organiser des choses inhabituelles. Courses de rollers, de vélo, animations en tout genre. Le site pose une question intéressante : « Qui a déjà marché à pied sur le périphérique ? ». Eh bien, malgré le nombre hallucinant de voitures qui y circulent chaque jour, c'est vrai qu'à part des policiers, des agents d'entretien ou des automobilistes accidentés, pas grand monde ne doit fouler le sol du périphérique avec ses pieds.
En continuant à partir de ce site, j'ai également découvert le site
Antivoitures, un blog au sujet des voitures, de la pollution, etc... Dans un
billet de ce blog, on apprend qu'un concours a opposé à Antony un cycliste et un automobiliste qui devait rallier 8 points de la ville, afin de tester si le vélo était plus rapide que la voiture. Il s'est avéré que le vélo a été 25 minutes plus rapide que la voiture !
De mon coté, ça fait désormais 8 mois que je me rends tous les jours à mon travail à vélo, et comme je le disais dans les commentaires d'un
billet, toujours chez le fameux
Bix, je n'y vois que des avantages :
- n'étant pas un grand sportif, ça m'oblige à faire un peu de sport tous les jours, donc de manière régulière. En tant qu'informaticien, je reste la majeure partie de la journée assis derrière un écran, donc c'est important de se bouger un peu. Ceux qui viennent en voiture restent assis pendant leur transport, assis pendant leur journée, assis tout le temps !
- le trajet est à temps constant, pas d'embouteillages, de feux, de camions gênants
- pollution zéro, pas de consommation d'essence
- ne coûte rien : pas d'essence à payer, moins d'usure de la voiture...
Quand j'étais à Rennes, je me rendais au cinéma, aux courses ou à différentes activités également en vélo, même si la ville possède un service de bus. C'est souvent plus rapide que le bus, et surtout on est plus indépendant : pas de bus à attendre, pas besoin de rentrer avant 22h, 23h ou minuit parce qu'ensuite il n'y a plus de bus, etc...
Évidemment, aller au travail en vélo, ce n'est possible que lorsque l'on habite assez proche de son travail. Pour ma part, il y a 10 minutes de vélo, c'est vrai que c'est très peu, et donc que je peux faire tous les jours. Par contre, ce qui m'ennuie à Colomiers, c'est que les trains amenant à et revenant de Toulouse s'arrêtent vers 21h. Il n'est donc pas envisageable de prendre le train pour aller passer une soirée à Toulouse. Pourtant, ça serait nettement plus agréable : lorsque je me rendais aux cours d'Esperanto à 19 heures, heure de pointe, c'était vraiment le cauchemar pour circuler. J'aurai vraiment préféré y aller en train. En plus, c'est moins cher : rien que le parking pour garer la voiture coûtait à chaque fois entre 4 et 5 euros (sans compter l'essence, l'usure de la voiture, l'assurance, etc...). Alors qu'un billet de métro coûte 1,30 Euros (et encore, sans prendre d'abonnement). Puisque nous étions 2 dans la voiture, aller/retour, ça fait 4 * 1,30 = 5,20 Euros ... et en plus, pas besoin de conduire ni de polluer !
L'UTBM, vraiment fini ... ou presque !
Il y a deux semaines, je suis retourné à Belfort pour passer ma soutenance de projet de fin d'études, la dernière étape avant l'obtention du tant attendu diplôme d'ingénieur. J'ai donc traversé la France depuis Toulouse pour 10 minutes de soutenance, heureusement que la soutenance était suivie d'un week-end sympathique avec des amis de Belfort !
Durant la soutenance, il a donc été question de ce que j'ai fait en stage à Mitsubishi Electric ITE TCL, un laboratoire de recherche en télécommunications situé à Rennes, de septembre 2004 à mi-février 2005. Je n'ai pas eu le temps d'en parler sur mon blog, c'est donc l'occasion !
L'équipe dans laquelle je travaillais développait une plateforme matérielle pour le traitement de trafic réseau à haut-débit, de l'ordre du gigabit par seconde. S'agissant d'un laboratoire de recherche, cette plateforme est uniquement un prototype, destiné à réaliser des expérimentations. Les traitements à appliquer sur le traffic réseau peuvent être du simple filtrage, ou bien de la réservation de bande passante pour garantir une certaine qualité pour de la vidéo-conférence, ou d'autres choses plus complexes. Pour cela, l'équipe a entièrement conçu une plateforme matérielle spécifique : la plateforme
FlexNP?. En son sein, on trouve plusieurs composants importants :
- un processeur réseau de type ARM/Xscale disposant de mécanismes spécifiques pour traiter à très haute vitesse des paquets réseau. Ce processeur est chargé de réaliser les traitements de base sur les paquets réseau, effectuer une première sélection des paquets intéressants, etc... ;
- un processeur de type MIPS à double coeur, chaque coeur opérant à une fréquence de 1 Ghz. Ce processeur est chargé des traitements de plus haut niveau sur les paquets réseau remontés par le processeur ARM ;
- un FPGA de très haute capacité (plusieurs millions de portes) pour permettre le développement de fonctionnalités cablées, et donc très rapide à exécuter.
Tous ces composants sont reliés par de nombreux bus, afin d'obtenir une architecture la plus souple possible. Ils sont reliés au monde extérieur par l'intermédiaire de contrôleurs Ethernet Gigabit ou de contrôleurs ATM Gigabit. L'architecture
FlexNP? est donc très spécifique, et n'a rien à voir avec un ordinateur classique. Au niveau logiciel, le processeur ARM fait tourner un noyau Linux 2.4, et le processeur MIPS fait tourner un autre noyau Linux 2.4.
Mon stage s'est décomposé en trois étapes :
- mise en place d'un système de génération automatisée de chaînes de cross-compilation et de ramdisk. Une chaîne de cross-compilation permet depuis sa machine de développement (en général une machine d'architecture x86) de compiler du code pour une machine cible (ici d'architecture ARM ou MIPS). Le ramdisk est un système minimal chargé depuis une mémoire Flash ou depuis le réseau au démarrage de la plateforme, celle-ci ne disposant pas de disque dur. Pour effectuer tout cela, j'ai utilisé l'excellent outil BuildRoot, réalisé par les développeurs de uClibc. J'ai d'ailleurs rédigé la documentation de cet outil, disponible sur http://buildroot.uclibc.org/buildroot.html ;
- portage du noyau 2.6 sur le processeur MIPS. Le noyau Linux 2.6 existe déjà pour l'architecture MIPS, mais pas pour la plateforme FlexNP?. Mon travail a consisté à intégrer le support de cette plateforme, c'est-à-dire à réaliser le code d'initialisation du noyau, un pilote pour le contrôleur série et une adaptation du pilote pour le contrôleur Ethernet ;
- mise en place du fonctionnement multi-coeur du processeur MIPS. Jusqu'ici, seul le premier coeur était utilisé pour faire fonctionner le noyau Linux, et l'équipe souhaitait mettre à contribution le second coeur. Au départ, nous avons pensé faire fonctionner le processeur en Linux SMP standard, c'est-à-dire avec des processus Linux qui s'exécutent sur les deux coeurs. Toutefois, nous avons jugé qu'il serait plus intéressant de conserver le second coeur pour exécuter du code personnalisé, sans système d'exploitation : cela permet de conserver une grande maîtrise sur le code exécute, et donc sur l'optimisation de celui-ci. Ainsi, le premier coeur faisant fonctionner le noyau Linux peut effectuer les tâches de monitoring ou de fond, tandis que le second coeur peut par exemple être utilisé pour communiquer à haute vitesse avec le processeur ARM et effectuer des traitements lourds. L'utilisation exacte de la plateforme n'est pas connue, puisqu'il s'agit d'un prototype et d'expérimentation. Notre décision d'avoir un fonctionnement asymétrique des deux coeurs était juste basé sur des spéculations sur les utilisations futures. Au final, mon travail a été de développer : 1) le code d'initialisation du second coeur en assembleur MIPS, 2) un module noyau implémentant un périphérique caractère qui permet à une application utilisateur de charger du code pour le second coeur, de le démarrer et de l'arrêter, ainsi qu'un mécanisme de transmission de messages texte entre les deux coeurs, 3) l'application utilisateur correspondant avec le module noyau au travers du périphérique caractère.
Le stage était donc orienté sur du développement très bas-niveau, très proche du matériel. Le déboguage était donc particulièrement délicat : en cas de problème, le matériel n'affiche pas gentiment une erreur, mais refuse tout simplement de fonctionner, sans en dire plus. Il a fallu parfois plusieurs jours pour arriver à configurer correctement certains matériels, notamment le second coeur. On est parfois un peu désemparé face au peu de moyens de déboguage existants. De plus, la plateforme utilisait des composants très récents et donc très peu utilisés. Chercher de l'aide sur Internet était le plus souvent illusoire. La seule technique de déboguage possible était une sonde JTAG, c'est à dire une sonde qui contrôle matériellement ce que fait le processeur. Malheureusement, le logiciel propriétaire fourni avec la sonde était complètement buggé, et il était difficile d'en tirer quelque chose.
Un autre détail amusant est la mise au point du code d'initialisation du second coeur. Au démarrage, le second coeur commence à exécuter du code à une adresse fixe, qu'on ne peut changer. Or cette adresse est située dans la Flash, ce qui signifie qu'à chaque test du code d'initialisation, il fallait reflasher la mémoire. Et si, malencontreusement, les modifications apportées au code d'initialisation empêchait le premier coeur de démarrer, alors il n'était plus possible de reflasher la mémoire puisqu'on n'avait pas accès au logiciel permettant de le faire. La seule solution était de passer par la sonde JTAG, au fonctionnement assez aléatoire. Ainsi, il m'a une fois fallu deux jours pour reprendre le contrôle de la plateforme suite à un flashage foiré. Amusant, n'est-ce pas ?
Globalement, le stage était très intéressant, j'ai beaucoup appris sur l'architecture matérielle. L'ambiance au sein de l'équipe était vraiment très sympathique. L'équipe était assez diversifiée en termes de compétences : des ingénieurs
hard, qui réalisaient l'électronique de la carte, et des ingénieurs
softs, surtout spécialisés dans les télécoms et les réseaux. Cette diversité a permis des échanges très intéressants, beaucoup plus que si j'étais resté dans une équipe qui ne faisait que du système. Un grand merci à David, Romain, Laurent, Mathieu, Luc, Hervé et Christophe !
Documents :
Ça change !
Plein de changements depuis mon dernier billet, le 13 février, qui commence d'ailleurs à dater. Et pourtant, ce n'est pas les sujets à blogs qui manquent, mais bien le temps pour les rédiger. D'habitude, j'essaie de ne pas trop parler de ma vie, et de privilégier des sujets qui peuvent potentiellement intéresser mes quelques rares lecteurs. Pour ce billet, je fais une entorse à la règle ;-)
Par ordre chronologique :
- le mercredi 16 février, j'ai terminé mon projet de fin d'études à Mitsubishi Electric ITE TCL qui a duré près de 6 mois, durant lesquelles j'ai été amené à réaliser du développement autour du noyau Linux sur architecture MIPS. J'espère pouvoir publier ici mon rapport de stage, et dans tous les cas, j'essaierai de faire un petit résumé de ce que j'ai fait, il y a des choses intéressantes ;
- le jeudi 17 février, présentation sur PHP et MySQL? dans le cadre de Gulliver avec Jean-Marie Favreau. En trois heures, c'est assez difficile de présenter PHP et MySQL? à des gens qui n'avaient parfois que des connaissances très basiques en programmation, mais le défi est intéressant. Bien sûr, une présentation ne suffira pas au public pour savoir programmer parfaitement, mais ça permet de donner un aperçu de ce que ça recouvre, du fonctionnement général et de démystifier un peu la chose pour rendre les documentations plus abordables ;
- du samedi 19 février au samedi 26 février, une semaine de snowboard aux Contamines-Montjoie, grâce à Mathide (merci !). Un enneigemment exceptionnel, du beau temps quasiment tout le temps, et des potes bien sympathiques pour une semaine très agréable ;
- dimanche 27 février et lundi 27 février, la grande joie du déménagement : Paris -> Rennes le dimanche pour récupérer mes affaires, puis Rennes -> Toulouse le lundi pour aller vers mon nouveau logement, près de Toulouse ;
- depuis lundi, installation dans mon nouveau logement, achat de meubles, découverte des magasins du coin ;
Donc, pour ceux qui n'ont pas compris, je n'habite plus à Rennes, mais à
Colomiers, une ville résidentielle de la banlieue Ouest de Toulouse (
page Wikipédia, avec peu d'infos, le
site de la ville). J'ai emmenagé ici car je commence lundi mon nouvel et premier emploi à
Seanodes, une petite et récente entreprise de Colomiers.
J'espère pouvoir rédiger prochainement quelques billets sur des sujets un peu plus techniques, et donc plus intéressants !
La relecture
Depuis samedi, je suis relecteur sur le site
LinuxFr, c'est à dire que je fais partie de l'équipe qui relit les dépêches proposées par les lecteurs et vote pour leur publication ou non sur le site. C'est assez intéressant de voir comment l'équipe fonctionne, mais j'ai déjà vu quelques difficultés dans le travail de relecteur. Ce que je trouve le plus délicat, c'est lorsqu'un lecteur poste une nouvelle dont le sujet est intéressant, mais qui est très mal rédigée, ou qui ne donne pas assez de détails. On a donc envie d'ajouter son grain de sel, de reformuler un peu la nouvelle pour que ça soit plus lisible, ou d'ajouter quelques informations qu'on considère pertinentes. Le problème, c'est qu'on est pas l'auteur de la nouvelle. L'auteur, c'est le lecteur de
LinuxFr? qui a contribué la dépêche, donc théoriquement, mis à part pour des corrections mineures, on ne doit pas toucher à la dépêche. On pourrait imaginer refuser la dépêche et demander au lecteur de la rédiger d'une meilleure façon, et c'est effectivement ce qui se fait souvent. Le problème, c'est que ça retarde beaucoup la publication de la nouvelle, et que pendant ce temps-là, le débat sur la question avance dans les journaux.
Le problème s'est posé par exemple pour
la nouvelle sur l'annonce de Trolltech au sujet de Qt4 : au moins 5 ou 6 lecteurs ont posté des nouvelles sur le sujet, toutes différentes, avec toutes un niveau de rédaction et des informations différents. L'une était bien rédigée, mais pas assez complète, l'autre plus complète, mais mal rédigée, etc.. Bref, il était vraiment tentant de rassembler toutes ces informations pour ne former qu'une seule dépêche. Finalement, c'est ce qui a été fait, parce la première dépêche avait été proposée par un modérateur.
Ce problème est d'autant plus difficile que je suis assez strict sur la formulation, la grammaire et l'orthographe. Et donc j'ai tendance à beaucoup (trop) corriger les nouvelles, ce qui n'est pas déontologiquement acceptable. Pas évident tout cela.
La rédaction
En tout cas, à mon avis, il manque une équipe de rédacteurs à
LinuxFr?. Une équipe de gens qui ramènent les nouvelles de tel ou tel domaine et postent des dépêches bien rédigées et complètes sur le sujet. J'ai essayé de faire un peu ça depuis quelques jours, en postant pas mal de dépêches, par exemple sur
Hurd, sur
un article de The Economist, sur le
Software Freedom Law Center ou sur
la sortie de Sunbird.
Le problème de l'équipe de rédacteurs, c'est que ça risque de plus ou moins profesionnaliser le site : il y aurait d'un coté ceux qui publient, de l'autre ceux qui lisent. Même si les lecteurs ont toujours la possibilité de proposer des dépêches, ils le feront moins vu qu'une équipe de rédaction le fait déjà. Bref, ce n'est pas si évident que ça cette affaire.
La dépêche « Démarche qualité et Logiciel Libre » de Lucas
Depuis quelques temps, et surtout depuis que je suis relecteur, j'ai demandé aux responsables de
LinuxFr? s'ils acceptaient des articles de fond en plus des nouvelles portant sur l'actualité. Ayant répondus par l'affirmative, j'ai poussé
Lucas à rédiger une dépêche sur la qualité des Logiciels Libres, un sujet qu'il avait abordé dans un
précédent billet, qui à mon sens posait des questions très intéressantes. Il s'est donc lancé dans la rédaction de ladite dépêche, mais sur un ton beaucoup plus provocateur et beaucoup plus trollesque. Je lui avais d'ailleurs fait savoir lorsqu'il m'avait demandé par courrier électronique de relire sa dépêche avant de la soumettre à
LinuxFr?. Il a changé un peu la dépêche, mais finalement assez peu.
Et on s'est donc retrouvé sur
LinuxFr?, le nid à troll de la scène Linux et Logiciels Libres francophone, avec une news
Démarche qualité et Logiciel Libre rédigée sur un ton hautement trollesque, et en plus sur un sujet qui fâche en général, puisque la dépêche critique un peu le Libre. Évidemment, derrière l'aspect trollesque de la dépêche se trouvent des vraies questionnements, mais le troll a pris le dessus dans beaucoup de commentaires. En particulier, ce qui n'a pas plus, c'est la comparaison avec les logiciels propriétaires, qui à mon avis, n'était pas heureuse non plus. Du coté des logiciels proprios non plus tout ne doit pas être rose, et faire des comparaisons à ce sujet là n'était pas vraiment une bonne idée. Surtout que l'objectif de qualité des Logiciels Libres est et doit être indépendant de la qualité (ou non-qualité) des logiciels propriétaires. Dans son billet initial, Lucas ne parlait pas du tout de logiciels propriétaires, c'était mieux ainsi à mon avis.
Dans un autre
billet, Lucas donne quelques explications sur cette histoire.
Au final, ça aura fait trollé beaucoup sur
LinuxFr?, mais on peut noter que plusieurs lecteurs ont bien compris le sens de la dépêche, et ont posté des commentaires pertinents et intéressants. A l'heure où je parle, la news a déjà 148 commentaires, pour une note moyenne de 3, ce qui veut dire qu'il n'y a pas que des commentaires inutiles. Et effectivement, on apprend des choses en lisant tous les commentaires.
A mon avis, l'expérience des dépêches traitant un sujet de fond et pas seulement un point de l'actualité est à renouveller, mais en faisant une dépêche plus recherchée, moins trollesque, avec plus de références. Il faut que la dépêche contienne déjà quelque chose d'intéressant pour lancer le débat. Par exemple, il aurait été utile ici que la dépêche donne plus de détails sur l'utilisation et le fonctionnement des divers outils de tests (
DejaGNU?, les outils de Python, Java, Ruby, Perl, etc..). Ça demande plus de travail, c'est sûr, mais le débat n'en est ensuite que plus intéressant.
Une dépêche qui n'a pas marché
Sur Newsforge, un
article a attiré mon attention. Il parlait de l'arrivée prévue de spywares pour Firefox d'ici la fin de l'année. Les experts qui disant ça bossant dans des boîtes éditrices de logiciels anti-spywares, on peut douter de leur crédibilité, et donc classer l'information comme du FUD pur. Néanmoins, ça permettait de poser un problème de fond plus général : est-ce que la popularité croissante des Logiciels Libres ne va pas attirer les auteurs de spywares/adwares/virus ? Quels seront les effets positifs/négatifs de l'accroissement du nombre d'utilisateurs, et donc du nombre d'utilisateurs non techniciens ? Quels défis faudra-t-il relever pour régler les effets négatifs ?
Finalement, la news n'a pas acceptée et ça a terminé dans un
journal
À vous
À vous de poster des dépêches sur
LinuxFr?. Depuis quelques mois,
LinuxFr? manque de dépêches, surtout que les journaux occupent une place très importante dans les discussions. Alors allez-y, postez !
Solutions GNU/Linux
Les organisateurs l'appelent
Solutions Linux, mais pour une fois, je vais faire plaisir à
Richard, et je parlerais de Solutions GNU/Linux. J'avais pris quelques jours de congés pour ne pas rater ce rendez-vous incontournable de la communauté du Logiciel Libre francophone. Et bien une nouvelle fois je n'ai pas été déçu des moments passés là bas.
Mardi
Je suis arrivé sur place mardi 1er, vers 16h, le temps de dire bonjour aux gens que je connaissais à droite à gauche sur le stand
Nekeme (
mon frère,
Dave),
Debian (
Fred),
CRI74 (Christophe, un ancien de Lolut),
Idile (Nessie et Skaya, mon cousin) et encore plein d'autres gens. A 17h, je suis allé voir la fameuse conférence de
Tristan Nitot. Il était question de Mozilla et des standards du Web, mais c'était plutôt le bonhomme qui m'intéressait. Je suis lecteur de son blog depuis plus d'un an, et ses présentations avaient bonne renommée. J'ai donc été voir de quoi il était capable ;-) Il est effectivement très bon communiquant, a l'air fort sympathique. Une pure et simple coincidence a fait que le stand réservé à l'espace conférences des associations était juste à coté du stand de l'entreprise Microsoft. C'est donc en face de l'entreprise qui développe Internet Explorer que Tristan Nitot a vanté les mérites des standards du Web, de l'ouverture, de l'importance d'avoir plusieurs navigateurs. Il n'a évidemment pas hésité à lancer quelques piques rigolotes envers ses amis de Redmond, le tout en restant dans un très bon esprit, bien entendu.
Après cette petite conférence qui cloturait la journée au salon a eu lieu l'apéro des associations, l'occasion de retrouver encore plus de monde. Des gens qu'on connait des RMLL, d'anciennes éditions de Solutions GNU/Linux ou de LUGs ici ou là. Puis départ vers la traditionnelle bouffe des associations au Flam's des Lombards à Châtelet.
Recette : Soirée inoubliable
- Prenez une petite centaine de geek
- Emmenez les ensemble dans un resto avec Flam's à volonté et surtout vin à volonté
- Laissez agir le temps d'une soirée
Au bout d'une demi-heure, une heure les premiers effets devraient se faire sentir. Et au bout de 2h, c'est carrément la folie. Là c'était le cas. Dave
raconte mieux que moi cette soirée, qu'il classe à 8.3 sur l'échelle de Richter. Je pense qu'on en était pas loin effectivement ;-)
J'ai été choisi, avec Nessie, pour remettre le Coup de Coeur du public aux associations gagnantes. Coincidence : c'est l'association Nekeme qui a gagné le premier prix. On a donc remis les lots à une joyeuse bandes de geek, dont mon frère et Dave, en personne ;-)
Mercredi
Le mercredi matin a été difficile, la soirée de la veille se sentant encore dans la tête. Après un repas avec quelques développeurs Debian, j'ai passé l'après midi à déambuler dans les stands associatifs et profesionnels. J'ai pu discuter avec les gens de l'INRIA qui viendront faire une conférence sur Kerrighed aux RMLL en juillet notamment.
Au niveau des stands pro, toujours deux types de stands bien distincts : des stands énormes, super bien décorés, et d'autres stands avec juste une table et un bonhomme, parfois une affiche et trois plaquettes. Les premiers, c'est les stands de HP,
RedHat?, IBM, AMD, Alcove, Linagora sur lesquels il y a toujours de l'activité, toute la journée. Sur les seconds, souvent des boîtes peu connues, il n'y a jamais personne. Le commercial qui est là s'ennuie toute la journée. Bref, je ne sais pas si pour ces boîtes les salons sont vraiment intéressants.
Ce que j'ai noté par rapport à l'année dernière, c'est l'émergence d'un nouveau thème dans plusieurs stands pro : Linux sur le poste de travail. C'est peut être une impression subjective, mais l'année dernière, je n'avais pas vu de grande communication sur le sujet, alors que cette année, chez Novell, on parlait de Linux sur le poste de travail avec
OpenOffice?, Evolution, et d'autres choses encore. Sur le plan commercial pur, Linux serait-il en train de sortir des domaines auxquels il était pour l'instant cantonné (serveur, développement, embarqué) pour venir s'attaquer à un marché plus large : le poste de travail de l'entreprise ?
Le coté stand pro, c'est vraiment la partie
business du salon. Mais là où il y a la vraie vie du salon, là où les allées sont encombrées de l'ouverture à la fermeture, c'est sur le village des associations. Dans 4 ou 5 fois moins que la surface réservée aux pro, le village accueille quasiment autant d'associations qu'il y a de stands pro. Autant dire que ça bouge. Cette année, j'ai trouvé que les stands étaient moins décorés, moins touffus que l'année précédente. Ça donnait quelque chose d'un peu plus clair, mais aussi plus vide, et qui donnait moins l'impression qu'un espèce de grand bazar, le bazar de la communauté du Logiciel Libre. Ça n'a pas empêché un nombre conséquent de visiteurs de remplir le village, en particulier le stand Debian qui était plein à craquer toute la journée.
Tant bien que mal, nous avons réussi à organiser un petit repas dans un resto sur Paris après le salon. Nous nous sommes incrustés dans la soirée
traduc.org qui n'avait plus grand chose d'une soirée
traduc.org ;-) Au cours de ce repas plus calme que celui de la veille, j'ai pu en particulier discuter avec Antoine, Nicolas et Sébastien de la Libre-Entreprise
Les développements durables. Installés à Biarritz, ils font du Logiciel Libre là bas et sont très sympas. Si vous avez besoin de support, de développement ou de formation en Logiciel Libre sur la région de Biarritz, c'est eux qu'il faut aller voir !
Jeudi
Bah ouais, retour sur Rennes. Rapport de stage, tout ça. Crevé d'ailleurs.
Présentation réseau à Gulliver
Ce jeudi 27 janvier, j'ai réalisé une présentation sur le fonctionnement d'un réseau et sa configuration sous GNU/Linux. La présentation était plutôt destinée à des débutants en réseau, mais visait à donner tout de même une vision assez complète du fonctionnement : modèle en couches, encapsulation, adresse MAC, adresse IP, protocole ARP, routage, classes d'adresses IP et classes réservées, protocoles TCP et UDP, notion de port, de connexion, explications sur la configuration statique et dynamique (DHCP) sous GNU/Linux, lancement de serveurs par
inetd ou de manière autonome, fonctionnement du système DNS. Le tout était agrémenté d'exemples, avec des démonstrations de
ethereal, de configuration IP, de routage et de serveurs.
J'avais un peu peur que ce soit trop technique. Et finalement, ça s'est bien déroulé. Tout d'abord parce que 2 ou 3 personnes du public connaissaient également le fonctionnement d'un réseau et ont pu apporter des explications supplémentaires quand cela était nécessaire. Et ensuite parce que les gens n'ont pas hésité à interrompre souvent la présentation pour poser leurs questions. Il y avait donc une bonne interactivité avec le public, ce qui permet de sentir que les gens suivent et comprennent ce qu'on raconte. Et c'est plutôt satisfaisant pour celui qui fait la présentation.
Il y avait environ 10 personnes dans le public, et la présentation a tout de même duré de 20h à 0h. Pour ceux que ça intéressent, les slides sont disponibles en
PDF SXI et deux exemples de petits serveurs simplissimes en C,
l'un fonctionnant avec
inetd,
l'autre en autonome. C'est codé de manière assez sale, avec plein de buffer overflows partout, mais ça permet de montrer rapidement la différence entre les deux.
Allez hop, prochaine et dernière présentation à Gulliver :
PHP et
MySQL.
La fin du stage approche ...
La fin de mon stage à
Mitsubishi approche à grand pas. J'ai vaguement commencé le rapport de stage, mais surtout aujourd'hui, ce que je devais faire dans mon stage fonctionne enfin ! Je peux donc maintenant m'attaquer pour de bon au rapport.
En dehors du boulot, pas beaucoup de temps en ce moment : préparation d'une présentation sur le fonctionnement d'un réseau et la configuration réseau sous GNU/Linux pour
Gulliver et surtout rédaction de l'article 7 de la série d'articles sur
SOS, publiée dans
GNU/Linux Magazine France. Pourtant, j'ai plein de choses à faire autour de
Weex,
Qemu et surtout
KOS, et évidemment, je n'ai pas le temps de blogger tout ce que j'aurai envie de vous faire part...
Torpedo serait devin ?
Dans un
billet très croustillant que j'avais
déjà évoqué,
Torpedo annonçait au sujet du tsunami sud-asiatique :
"Pourtant le pire est à venir. Je suis sûr que Obispo ou la Star Ac vont sortir un disque de soutien aux victimes du tsunami. Ca s'appellera Tsunami d'enfance ou Tsunami Ricorée. On les verra chanter très fort en fermant les yeux et en se touchant l'oreille. Peut-être même que Sardou se joindra à eux."
Eh bien, l'actualité semble confirmer les talents de devin de Torpedo, puisque d'après
TF1, les chanteurs français et américains se mobilisent, et vont enregistrer un CD en faveur des victimes. En revanche, Torpedo s'est trompé sur un point : il semblerait que Sardou ne soit pas au rendez-vous (et hop, ça rime), mais Patrick Bruel, Johny Halliday, Yannick Noah et autres Garou seront de la partie. Le
Nouvel Obs en parle aussi, et le pire, c'est que
Google Actualité classait ça dans la partie
Culture !
En vrac ...
N'ayant pas eu le temps de poster des billets sur tous les articles intéressants ou amusants que j'ai lu, ou que dois lire, je vous livre ici en vrac ces liens.
Rédaction de pages Web
Via Slashdot, un
article concernant les alternatives
Open-Source (doit-on comprendre
Libre ?) au système de
templating de Dreamweaver. Je n'ai pas lu l'article, mais c'est un problème qui me paraît tout à fait pertinent.
En général, lorsque l'on créé un site, il y a des éléments semblables sur toutes les pages (haut de page, menu, pied de page), et on ne souhaite pas copier/coller ces éléments dans chaque page, car cela deviendrait un cauchemar à maintenir. Alors il existe bien des langages comme
PHP, ou des pré-processeurs HTML comme
GTML ou
WML, mais ils ne sont pas facilement abordables pour le quidam qui ne programme pas.
Quelqu'un m'a récemment demandé qu'est-ce qui était disponible comme Logiciel Libre simple pour faire un site Web. J'avais entendu parlé de
NVU, le nouveau
Mozilla Composer, et je l'ai donc testé. Et malheureusement, je n'ai pas trouvé comment il était possible de définir des éléments à reproduire automatiquement sur chaque page. J'ai regardé dans la documentation, je n'ai pas trouvé non plus.
Pourtant, un système de
template permettant de reproduire certains éléments d'un site sur toutes les pages de celui-ci est indispensable, et l'article
Open Source Alternatives to Dreamweaver Templating propose justement des solutions.
Des nouvelles sur DLFP
Cocorico, deux nouvelles que j'ai posté sur
LinuxFr sont parues en première page. La première parle d'
une interview de Richard Stallman sur KernelTrap, et la seconde d'une
tribune parue dans le journal Libération au sujet de l'accord Unesco-Microsoft.
J'ai posté encore deux nouvelles, une au sujet de la sortie de Debian GNU/Hurd K8, et l'autre au sujet de l'utilisation d'algorithmes génétiques dans le noyau. Elles sont en attente de modération.
Le design d'interfaces utilisateur
David Anderson nous a fait part d'un lien vers un article intitulé
User Interface Design For Programmers. L'article est très long, mais promet d'être intéressant.
Le $HOME dans Subversion ?
Joey Hess avait déjà écrit un article expliquant
comment il gérait son $HOME avec CVS, mais suivant les évolutions technologiques du moment, il propose maintenant un article expliquant
comment il fait la même chose avec Subversion.
Tsunami
Oui, de nombreux morts. Une catastrophe sans précédent. Un "élan de solidarité" phénoménal, mais comparé à ce que va dépenser Canal+ pour le foot ? (merci
Bix). Et également un traitement assez abominable du sujet par les médias (et encore, je n'ai pas la télévision). Torpedo nous fait part de ses réflexions sur le sujet dans un billet plus que croustillant :
Tsunami . J'y étais. J'ai bu la tasse.
Faudra qu'on m'explique ....
Canal+ vient d'acheter les droits de retransmission des matchs de football pour la coquette somme de 600 millions d'Euros. C'est quand même pas mal pour pouvoir filmer des gugus courrir derrière un ballon, non ? Si je calcule bien, c'est l'équivalent du salaire de 50.000 SMICards pendant un an. Et combien de médicaments contre le SIDA pour combien d'habitants africains ?
Canal+ a 4.5 millions d'abonnés environ il me semble, à environ 15 Euros par mois (en fait, j'en sais rien, mais ça doit être dans ces eaux-là). Donc Canal+ ramasse 4.5 millions * 15 * 12 Euros par an, soit 810 millions d'Euros. Ça fait mal que 3/4 de l'abonnement passe dans le foot, non ? (Bon d'accord, il y a les recettes publicitaires qui doivent aussi être énormissimes).
C'est pas n'importe quoi ça ?
Autre point de l'actualité qui me surprend un peu : le bracelet électronique qu'on envisage de "poser" pour éviter les récidives de condamnés pour des crimes sexuels. Je n'arrive pas à comprendre en quoi cela va éviter les récidives. Certes on saura où le récidiviste est allé, mais au moment où on le trouvera, il sera sans doute trop tard. Je ne vois pas en quoi ce bracelet électronique va permettre d'intervenir
avant l'acte et donc d'éviter la récidive. La disuasion ? Peut-être. Mais ne dit-on pas que beaucoup des personnes ayant réalisé des crimes sexuels l'ont fait dans un moment de folie ? Dans ce cas, le bracelet électronique aura-t-il l'effet disuasif souhaité ? Je ne sais pas.
Enfin dernier point de l'actualité : le viaduc de Millau. À la radio, sur le Net (désolé, je n'ai pas la télé), tout le monde annonce avec enthousiasme ce "magnifique", "moderne" ouvrage. Oui, techniquement, c'est sûr que c'est une prouesse. Mais pour l'environnement ? On va pouvoir faire passer encore plus de touristes, encore plus de camions, donc encore plus de pollution. Et la vallée qui est en dessous du viaduc, à laquelle plus personne ne prêtera attention ? Défigurée par un gigantesque pont.
Meilleur trolleur français !
Ces derniers jours, un homme a provoqué soit des crises de fou-rire soit de l'exaspération profonde : Serge Dassault.
Il a commencé les hostilités sur RTL le 29 novembre avec une interview assez sympathique, dont l'enregistrement et la transcription sont disponible sur le
site de RTL. Quelques extraits croustillants :
"Il n'y a pas d'alternative socialiste. Les socialistes ont créé la décadence en France… ... par leur système où il ne faut pas travailler, où il n'y a pas de discipline, où il faut laisser faire n'importe quoi. Il ne faut pas de punition, il faut se marier avec n'importe qui...",
"On est bloqué par Mitterrand, on est bloqué par Jospin. On n'en sort pas !", puis en parlant de Mitterand :
"Il nous a donné le cancer". Un dernier extrait pour la route :
"le Médef c'est quoi le Médef ? Le Médef c'est des gens qui travaillent qui font des entreprises et qui créent des emplois. Alors qu'est-ce qu'il y a contre le Médef ?". Sympathique non ?
Puis c'est ce vendredi 10 novembre que Serge Dassault récidive sur
France Inter au sujet de la presse notamment.
Le Nouvel Observateur et
Libération en parlent.
Je vous invite vraiment à écouter ces interviews, c'est du croustillant à chaque phrase. Comme le dit
Lucas, qui a le premier attiré mon attention sur ce personnage, c'est le
meilleur trolleur français !
Blogger ou travailler, faut-il choisir ?
Cela fait quelques temps déjà que je me pose des questions sur les implications possibles que peut avoir les billets d'un blog sur sa vie professionnelle. Sur son blog, on peut être amené à y exposer ses opinions politiques, religieuses, idéologiques. Et si votre patron lit votre blog et qu'il n'est pas en accord ? Jusqu'où cela peut-il aller ? Et si carrément vous exprimez sur votre blog vos impressions quant à votre travail, vos collègues ? Cela peut aller bien plus loin ...
Un récent article de
Wired,
Blogs May Be a Wealth Hazard discute justement de ces implications. Il donne l'exemple de trois personnes qui ont été licenciées pour avoir exprimer leur opinion sur leur travail ou leurs collègues ou pour avoir diffusé des photos de leur travail sur leur blog. Ainsi
Heather B. a été licenciée « because I had written stories that included people in my workplace » (
parce que j'avais écrit des histoires qui incluaient des personnes de mon lieu de travail).
Plus près de chez nous, en France, c'est
Adrien Saumier, aka
Bix qui s'est vu sucré sa prime de stage pour avoir critiqué sur son blog les choix techniques effectués par l'entreprise dans laquelle il était. Tout de même 3000 Euros de moins ! Le
Nouvel Obs en a parlé.
Tant qu'on est étudiant, pas trop de soucis à se faire (et encore on pourrait imaginer avoir des problèmes avec son école ou son université), mais lorsqu'on est employé ou qu'on va l'être, il en est tout autrement. Malheureusement.
Une histoire typique d'un utilisateur typique d'une connexion Internet haut-débit typique
Fin juillet, je viens à Rennes pour me choisir un appartement pour habiter durant le stage que j'effectue en ce moment. Dès le choix de l'appartement fait et le contrat signé avec l'agence immobilière, je m'empresse de contacter France Telecom pour ouvrir une ligne téléphonique afin de faire au plus vite ma demande de connexion ADSL. J'ouvre donc ma ligne téléphonique dès début août, alors que mon stage ne devait commencer que le 6 septembre, ce qui laisse un bon délai pour la mise en place de la connexion ADSL. A l'ouverture de la ligne, je demande à France Telecom de me faire parvenir un justificatif de ligne à l'adresse de la maison de vacances de mes parents.
Une fois arrivé dans la maison de vacances de mes parents, je m'aperçois que je n'ai pas reçu la lettre : il n'y avait pas (encore) de boîte aux lettres sur la maison, et la Poste a renvoyé la lettre. Je vais donc à l'agence France Telecom de la ville (Condom) pour demander une copie du précieux justificatif, mais on me rétorque que cela est impossible, il faut s'adresser à une agence France Telecom de la même région. A l'heure d'Internet qui permet de communiquer instantanément avec n'importe quel point du globe (ou presque), France Telecom, un opérateur de téléphonie, me répond qu'il est impossible d'imprimer un document concernant une ligne téléphonique située à quelques centaines de kilomètres de là. Stupéfiant.
Je contacte donc l'agence France Telecom de Rennes par téléphone, et ici on me répond qu'il est impossible de m'envoyer un nouveau justificatif, qu'il faut passer à une agence France Telecom de la région. Je suis abonné à un service, je veux faire envoyer un justificatif d'abonnement à ce service à une adresse que je souhaite (en l'occurence celle de mes parents, ayant le même nom que moi, qui ne sont donc pas des illustres inconnus), et on me répond que celà est impossible. Je m'énerve, mais rien n'y fait, c'est impossible.
Je dois donc attendre mon emménagement sur Rennes fin août pour enfin aller à la dite agence France Telecom récupérer un exemplaire du si précieux document. Et là, il est impossible de m'imprimer un justificatif, il ne peut être qu'envoyé par la Poste, ils ne peuvent pas les imprimer sur place. Je réponds que ce n'est pas possible, je le veux sur le champ. La personne de France Telecom me rédige donc avec un papier et un crayon un semblant de papier disant "M. Machin a bien ouvert la ligne numéro truc chose et il est dans l'attente de sa première facture". A l'heure de l'informatique, c'est amusant de voir ce genre de choses.
Dès récupération du document tant attendu, je le glisse dans l'enveloppe déjà timbrée contenant les formulaires d'inscription à Free et j'envoie le pli de suite. Le 30 août, Free accuse réception de mon courrier et m'envoie mes identifiants par courrier électronique. Je me connecte sur le site pour constater que je suis à l'étape 2 (sur 6 étapes) de la procédure d'abonnement.
Nous sommes maintenant le 25 septembre, soit presque un mois après la réception du courrier par Free, et je suis toujours à l'étape 2. Free n'a pas activé ma connexion, je n'ai pas reçu mon modem, je ne dispose toujours pas de ma connexion ADSL.
Maintenant que Wanadoo propose des offres sans durée d'engagement (depuis le 15 août), je pense que j'aurai du me rabattre vers l'opérateur historique, qui m'aurait permis de bénéficier dès mon arrivée d'une connexion ADSL...
En attendant cette connexion ADSL, mon niveau de blogage est donc particulièrement réduit, et pourtant, ce n'est pas les choses à vous faire partager qui manquent !
Don à l'étalage
Un article sur
Uzine vient de me faire connaître une pratique étonnante, le
D.A.E, ou
Don à l'étalage. Dans cette
Apologie du Don à l'étalage, il est question de la
Fondation Babybrul qui grave des CDs, photocopie des brochures pour ensuite les introduire discrètement dans les rayonnages de grand magasin pour en faire profiter les prochains visiteurs.
Bon, évidemment, on n'envie pas vraiment la vie de
Fuzzkhan, vivant en squat et obligé de voler des CD vierges pour faire connaître ses oeuvres. Malgré cela, je trouve l'initiative vraiment intéressante, car elle permet de faire connaître au plus grand nombre l'alternative au discours des grandes distributeurs de musique et de vidéos.
L'article donne quelques liens qui paraissent intéressants, que je n'ai pas encore eu le temps de parcourir :
Une autre médaille de la marchandisation ?
Après les miracles des JO d'Athènes en ce qui concerne le respect des sponsors, c'est maintenant le métro de New York qui surprend. Celui-ci appartient à une société privée, qui accumule un fort déficit, mais doit dépenser beaucoup pour rénover ses lignes vétustes. Non contents d'avoir installé partout des écrans publicitaires pour inonder la vision des gens, ils proposent maintenant de vendre le nom des stations de métro à des sponsors. On aurait ainsi des stations du genre
Times Square - IBM ... Voir l'
article du
Monde à ce sujet. Stupédiant ... d'ailleurs Le Monde le classe dans la catégorie
Décalé !
Jeux olympiques
Évidemment, on ne pouvait pas passer à coté d'un billet sur ce sujet, largement soumis à controverse dans la sphère blogienne qui m'entoure.
Totalement Crétin a en effet décerné la
médaille de la marchandisation aux Jeux Olympiques : interdiction d'amener sa propre bouteille d'eau, il faut acheter l'eau de Coca-Cola, interdiction de boire une autre bière que Heineken et de porter des vétêments de marques non sponsors. Les JO, ou quand le sponsoring réduit la liberté des gens ...
Savez-vous que
ce lien est illégal ? et
celui là aussi ?. Allez donc faire un tour sur
la politique hypertextuelle des jeux (encore une info
Totalement Crétin).
Ceci étant dit, pour la première fois, je prends plaisir à regarder des compétitions sportives. Alors non, je n'ira pas regarder un match de football ou bien une course cycliste, mais le basket, le hand, la natation, la voile, le beach volley ont réussi à me passioner ces derniers jours. Je me suis surpris à ressentir pour la première fois quelque chose en regardant une compétition sportive. Malheureusement, la marchandisation a elle aussi été conquise un des derniers grands évènements sportifs ...
Retour de vacances
De retour de vacances, je vais m'atteler à la mise à jour de mon blog, notamment en ce qui concerne les lectures et les films. Du nouveau est donc à venir dans les sections
Lecture et
Cinéma.
Je savoure en ce moment la fin de mes dernières grandes vacances. Mes études d'ingénieur à l'
UTBM touchent en effet à leur fin. Je les cloture par un stage de fin d'étude d'une durée de six mois. Ensuite, il me faudra entrer dans le dur monde du travail, n'octroyant que peu de temps libre et seulement 5 semaines de congé par an. D'ailleurs, ça me fait vraiment bizarre de quitter l'UTBM. Un peu plus de 4 ans que j'y suis, que je commence à connaître les gens, à être actif à différents niveaux. Les derniers cours, les derniers examens, les dernières déambulations dans les locaux procurent une sensation vraiment étrange.
Je vais effectuer mon stage chez
Mitsubishi, une grosse boîte japonaise qui fait tellement de choses que je ne sais même pas ce qu'ils font exactement. Plus précisement, je travaillerai à Rennes dans un laboratoire de recherche en télécommunications, étrangement nommé
Mitsubishi ITE-TCL. Mon travail consistera à faire fonctionner Linux sur une plateforme spécifique développée par le labo.
A l'issue de ce stage, il faudra donc que je trouve un emploi, donc si quelqu'un dans la salle est intéressé, qu'il me fasse signe ;-)
Mise à jour : À la relecture de ce billet, je m'aperçois qu'il raconte un peu ma vie. Je n'aime pas trop ça car je trouve souvent les blogs de ce genre assez stupide. Tant pis, je ferais mieux la prochaine fois !
Plus d'essence ?
Un article intéressant sur
Tribune Libre m'a remis à l'esprit le problème de la limite des ressources pétrolières. L'article parle du pic de Hubbert. Le pic de Hubbert sera atteint quand la demande en pétrôle excédera l'offre, et à ce moment là le prix du pétrôle s'envolera.
Ajout (15 août) : Trouvé sur le
blog de Bix un lien vers le site d'
Yves Cochet au sujet du pic de Hubbert :
Le pic de Hubbert ou la fin du pétrole bon marché.
Pas le temps ...
Argh, en ce moment, pas le temps de blogger. Je suis tellement occupé que je n'en ai pas le temps, et pourtant, vu que je suis bien occupé, c'est pas les sujets bloggables qui manquent ! Participation à la coupe de robotique E=M6, découverte de trucs divers et variés sur Internet ...
Peut être bientôt des billets ;)
Liens en vrac
Allez hop, pas le temps de lire tout ça, ni de critiquer, alors une petite liste de liens en vrac :
- L'avenir de la musique, un article sur le copyleft, le copyright, la musique.
- WebShop FFII : vous voulez montrer que les brevets logiciels c'est mal ?
- La page technologie de Creative Commons : des informations sur le marquage des données, notamment pour conserver la licence en même temps que les fichiers type image, son ...
- Loïc Wacquant Le site Web d'un sociologue qui a tenu des propos qui m'ont fort intéressés dans le film Attention Danger Travail, au sujet du travail, du non-travail et des problèmes de société qu'il y a autour du travail. J'ai pas encore tout exploré, mais j'aimerais bien lire d'autres réflexions de ce monsieur.
Rotary Youth Leadership Award
Suite à séminaire de 3 jours sur la
création d'entreprise que j'avais suivi en décembre 2003, je me suis vu proposer de participer au RYLA,
Rotary Youth Leadership Award, une formation organisée par l'organisation
Rotary International (voir également dans
Wikipédia) . La formation avait pour objectif de permettre à des jeunes de comprendre le fonctionnement de la communication, de la gestion des groupes et de la décision dans un groupe. Cette formation d'une semaine avec hébergement est entièrement payée par les membres du Rotary.
J'avoue qu'avant de partir, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, ni ce qu'était exactement le
Rotary. J'avais plus ou moins compris que c'était une organisation de gens souvent aisés qui voulaient faire des choses
bien (humanitaire, social ...). Mais à part ça, je ne savais pas grand chose. Heureusement, un ami avait déjà suivi cette formation et m'en a dit beaucoup de bien, ce qui m'a rassuré.
La formation étalée sur une semaine comprenait environ 6 heures de cours par jour, animés par un socio psychologue (ou psychosociologue, je ne sais pas). On alternait expériences pratiques de communication avec explications théoriques sur le fonctionnement de la communication. Par exemple, voici un exercice intéressant que nous avons réalisé : l'animateur distribue à un groupe de 8 personnes un sujet qui consiste à choisir 6 personnes parmi 10 qui seront sauvées de la 3ème guerre mondiale nucléaire afin de sauver l'humanité. Le groupe de 8 personnes dispose de peu d'informations sur les 10 personnes et doit parvenir à un consensus en 30 minutes. La scène était entièrement filmée. Suite à la scène, une discussion a eu lieu sur le déroulement de la négociation, que nous avons ensuite revisionné pas à pas. Ceci a permis à l'animateur de décrypter les différentes phases de la négociation, les comportements des différents protagonistes, le positionnement des uns par rapport aux autres, etc... Vraiment un exercice très enrichissant.
L'animateur était particulièrement compétent : il nous présentait une expérience pratique que nous réalisons sans vraiment comprendre pourquoi nous le faisions. Et ensuite, à partir de nos réactions, il expliquait ce qui c'était déroulé, et exposait la partie théorique de son cours.
En plus des cours, le RYLA c'est également une ambiance : 16 jeunes qui ne se connaissent pas, de provenances différentes (dans mon groupe : 2 ingénieurs en info, 2 ingénieurs en mécanique, une étudiante en botanique, une étudiante en commerce, une étudiante en prepa HEC, un chercheur d'emploi dans le commerce, un clerc de notaire, une commerciale, etc....). Pendant presque une semaine, des liens se créent et l'ambiance devient très sympathique.
Toutefois, je n'en sais pas beaucoup plus sur ce qu'est réellement le
Rotary. Les objectifs sont assez flous, et j'ai du mal à faire la distinction avec une ONG plus "classique". L'organisation est découpée en
districts, puis en
clubs et est présente dans plus de 120 pays. Elle a de nombreux programmes, dont un qui concerne l'éradication de la Polio. Dans chaque
club, il ne peut y avoir qu'un seul représentant de chaque profession, pour éviter toute concurrence, et pour permettre une certaine mixité des milieux. Cependant, j'ai l'impression qu'en réalité ce sont surtout des gens aisés qui participent au
Rotary, et qu'en fait la mixité n'est pas réelle.
Je n'en sais donc pas beaucoup plus sur le
Rotary malgré les diverses informations reçues. Toutefois, je peux affirmer que la formation était complètement vierge de toute propagande politique, économique ou religieuse. L'organisateur de mon RYLA, membre du
Rotary est une personne très sympathique et très agréable et ses points de vue ont vite dissipés mes quelques réticences. Je garde donc un excellent souvenir de cette formation, aussi bien sur le plan des cours que de l'ambiance au sein de l'équipe.
Mon frère se la pète ;-)
Mon
frère, qui bosse sur le projet
Gobelins de chez
Nekeme est allé ce WE à
Game Over, le 1er salon du jeu sur plateforme libre. A cette occasion,
Libération a publié un
article dans lequel il est cité ;-)
NON aux Brevets Logiciels en Europe
Je suis d'accord, il faut dire non aux brevets logiciels en Europe. Cependant, j'ai des doutes sur l'efficacité de la "manifestation" en ligne qui consiste à changer la page d'accueil de son site. Est-ce que vraiment ça change quelque chose ? Ce n'est plus l'opinion qu'il faut convaincre maintenant, ce sont les personnes qui vont voter pour cette loi. Et pour ces personnes, que quelques centaines ou milliers de sites mettent en place une page d'accueil (au passage super laide) pour dire non aux brevets logiciels, je ne crois pas que ça change grand chose. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : je n'ai pas dit qu'il ne fallait rien faire, je me pose simplement des questions sur l'efficacité de la démarche.
Ceci étant dit :
Je proteste contre la
brevetabilité des logiciels en Europe. Ce site web et la plupart des logiciels
seront illégaux en Europe si cette dangereuse directive est acceptée sans modifications.
La
Commission et le
Conseil des Ministres Européens poussent une brevetabilité logicielle sans limites, sous la pression de multinationales et de juristes en brevets. Ils négligent la
décision votée démocratiquement du Parlement Européen le 24 septembre dernier avec le soutien de plus de
300.000 citoyens,
2.000.000 d'entreprises, de nombreux économistes et scientifiques.
Une amoureuse de 4 ans
Un
article du Monde, particulièrement bien rédigé, nous raconte une histoire rigolote. Je vous laisse la lire ;-)
Formation GNU/Linux
La semaine dernière, j'organisais avec quelques collègues de
Lolut une formation à GNU/Linux de 4 jours pour les étudiants de l'
UTBM. Le programme prévu n'était pas bien défini : 2 jours pour l'installation, configuration, un jour pour la partie programmation, un jour pour la partie réseau. Il y avait 15 participants, pour 4 animateurs.
Au final, ça s'est plutôt bien déroulé, et de nombreux sujets ont été abordés : un
compte rendu est disponible. Ce fut un peu un marathon pour les animateurs : de 9h à 18h pendant 4 jours, à aller d'une personne à une autre, régler tout plein de problèmes différents. Mais globalement, nous sommes plutôt satisfaits, et les participants aussi apparemment.
Ce qui était le plus difficile, c'était la passivité des participants. Ils sont étudiants, nous aussi, et j'ai pensé que nous allions pouvoir faire quelque chose d'assez interactif. Finalement, quand on pose une question, personne ne répond, quand on propose de voir telle ou telle chose, ce n'est que très faiblement qu'on obtient une timide réponse. C'est vraiment troublant, et pour les enseignants et professeurs qui enseignent tous les jours, ça ne doit vraiment pas être facile. Ils doivent se casser la tête à essayer de rendre leur cours un peu vivant, et finalement les étudiants ne répondent que par de la passivité.
Un point intéressant à noter : à partir du deuxième jour, nous leur avions fait installer Frozen Bubble, et l'attention s'est en fortement fait ressentir les jours qui ont suivis ;-)
Ça reste quand même une expérience très très intéressante : entre utiliser GNU/Linux et expliquer comment ça fonctionne, il y a vraiment un goufre qu'il n'est pas forcément facile de franchir.
Mozilla dans Le Monde
Le Monde publie un
article sur le
spam. Il y est dit que c'est très ennuyeux, que les gens et les entreprises ne savent pas comment le combattre, tout ça. Ils disent que l'utilisateur peut faire quelque chose sur sa machine, sur le plan local en utilisant des filtres, en précisant :
La dernière version du logiciel de messagerie de Microsoft, Outlook 2003, comprend ainsi en série un filtre semblable, de même que les dernières versions de son concurrent phare, le logiciel libre Mozilla - qui présente l'avantage d'être gratuit.
Au
Monde, on connaît les Logiciels Libres !
Culture Libre
En couverture du Courrier International de ce mois-ci, un petit dossier sur la
Culture libre, avec 3 articles :
- A bas les intermédiaires, par Eben Moglen qui explique pourquoi le monde de la musique et du cinéma a changé, pourquoi les règles qui prévalaient jusque là sont devenues obsolètes grâce au numérique. On pourra également lire un texte plus complet d'Eben Moglen, intitulé Anarchisme Triomphant : le Logiciel Libre et la mort du copyright, soit en anglais, soit en français. Un texte qu'on retrouve également dans le numéro 5 de Multitudes
- Les passionés de la Gorbouchka, un court article au sujet de l'échange plus ou moins légal d'oeuvres culturelles dans un marché assez spécial en Russie. En tout cas un échange qui intéressait beaucoup de gens et permettait de trouver des oeuvres rares et intéressantes, dixit l'article.
- Pourquoi nous écrivons sous Copyleft, par Wu Ming, un article qui explique pourquoi le collectif d'écrivains italiens Wu Ming publie sous Copyleft.
Amis des trésors du monde
"The undersigned Patrick Gallaud, General Secretary of WFUCA, has pleasure in informing you that the Free Software GNU is registered on the World Treasures List as a new immaterial cultural member [...]"
Ça y est, le logiciel libre est reconnu comme un des trésors du monde par l'UNESCO.
L'annonce et
plus d'informations.
L'avenir de la santé
Un
article fort intéressant dans Le Monde aujourd'hui : un portrait d'un certain docteur Pelloux, urgentiste au soir du 31 décembre. Il avait été également un des premiers à tirer la sonnette d'alarme durant l'été 2003. A lire également dans le numéro de
Janvier 2004 du
Monde Diplomatique un article de
Martin Winckler,
Médecins sous influences, à propos de la formation des médécins. L'article sera disponible en ligne le mois prochain, mais je ne peux que vous recommander l'achat du Monde Diplomatique en kiosque.
Mise en ligne
Le site est en ligne sur
enix.org, tout le contenu de l'ancien site n'est pas encore disponible, mais ça va venir. En tout cas, la partie la plus importante, le blog, est fonctionnelle, et va me permettre de vous faire part de mes petites découvertes, remarques, idées personnelles... qui valent ce qu'elles valent !
Ouverture du site
Après avoir attendu de nombreux mois, observé de nombreux blogs et désesperé devant la sale tête de mon ancien site, j'ai enfin mis en place un nouveau site, à base de Wikini, qui me sert également de blog.