
Assemblée générale de Toulibre le jeudi 16 septembre
Pour info, l'assemblée générale de l'association
Toulibre aura lieu le jeudi 16 septembre à 20 heures au Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse.
Au programme, que du très classique pour une AG d'association: présentation et vote du rapport moral 2009-2010, présentation et vote du rapport financier 2009-2010, élection du nouveau conseil d'administration et discussion sur les projets pour l'année.
Toulousains libristes, n'hésitez pas à venir, l'AG est ouverte à tous, seul le vote est réservé aux adhérents à jour de cotisation.
Retour de State Of The Map
Comme annoncé dans un billet précédent,
mon frère et moi avons donné une conférence sur
MapOSMatic à State Of The Map.
Nous avons donc mis en ligne un
petit compte-rendu de notre déplacement à State Of The Map sur le
blog de MapOSMatic.
MapOSMatic, les nouvelles
La conférence sur
MapOSMatic que nous avons proposé pour
State Of The Map 2010 a été acceptée.
Maxime et moi-même donnerons donc cette conférence le dimanche 11 juillet de 13h à 13h20, comme indiqué dans le
programme des conférences.
D'autre part, une nouvelle
hackfest MapOSMatic? est prévue début août, de nouvelles fonctionnalités devraient donc voir le jour à ce moment-là.
Enfin, pour les toulousains qui seraient intéressés pour aller à State Of The Map, nous y allons en voiture le samedi matin tôt (pour arriver au début des conférences et rentrons le dimanche dans la soirée après les conférences). Il reste deux places dans la voiture.
Vidéo de la conférence OpenStreetMap
Une vidéo de la conférence sur
OpenStreetMap que j'ai donné à Toulouse à l'occasion du Toulouse Hacker Space Festival a été mise en ligne par le
Tetalab, organisateur de l'évènement. Elle est disponible à l'adresse
http://vimeo.com/12170893.
Au programme: ce qu'est OSM, un aperçu de quelques applications existantes, une introduction à l'utilisation de JOSM par la démonstration (import trace GPS, création de points, de way, de tags, utilisation de photographies, cadastre, etc.) puis introduction à l'infrastructure derrière OSM.
À noter que de nombreuses autres vidéos du THSF sont disponibles en ligne à l'adresse
http://vimeo.com/groups/tetalab/videos.
Conférences aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre
Comme chaque année depuis 2001, et malgré la tenue à Bordeaux de l'évènement alors que Toulouse était candidate, je serai aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre début juillet.
J'animerai deux présentations cette année :
Je serai présent à l'évènement du mardi au vendredi, mais ne resterai pas pour le WE, car je vais cette année pour la première fois à
State Of The Map, la conférence annuelle du projet
OpenStreetMap?.
Conférence OpenStreetMap?
Dans le cadre du
Toulouse Hacker Space Festival organisé ce WE par le
Tetalab à Toulouse, j'animerai demain de 10h45 à 11h45 une présentation d'
OpenStreetMap : principe du projets, application, comment contribuer (avec démonstration de l'utilisation de JOSM) et infrastructure technique.
Hier, j'ai animé une présentation sur les Logiciels Libres à la médiathèque José Cabanis de Toulouse. Cette présentation était suivie d'une présentation sur Wikipédia animée par Baptiste Cordier de Wikimédia France. Mes slides sont disponibles au
format OpenDocument.
Proposition de conférence sur MapOSMatic à SOTM
Nous venons de soumettre une proposition de conférence sur
MapOSMatic pour la prochaine édition de
State Of The Map, la conférence annuelle consacrée à
OpenStreetMap.
L'abstract que nous avons proposé, ainsi que toutes les infos, sont disponibles sur le billet
MapOSMatic talk proposal submitted for SOTM 2010 du blog de MapOSMatic.
Deux mois d'améliorations sur MapOSMatic?
Depuis
l'annonce début janvier du passage de
MapOSMatic à l'échelle internationale, nous avons apporté graduellement des améliorations ces deux derniers mois, dont nous avons résumé la teneur dans un
billet sur le blog du projet.
Pour résumer :
- un véritable passage à l'international, avec des traductions du site et une adaptation de la génération de l'index des rues pour le russe, l'arabe, le polonais, le croate, l'allemand, le hollandais, le portugais brésilien, l'italien, etc. Évidemment grâce à de nombreux contributeurs !
- un re-design complet du site Web, plus simple et plus joli : auto-suggestion pour la recherche de villes, liste des jobs en cours et des cartes déjà rendues fortement améliorées, support des langues écrites de droite à gauche, etc.
Nous avons encore d'autres améliorations dans les cartons, notamment l'amélioration du démon de rendu (pour permettre des rendus en parallèle à terme), le rendu du texte en utilisant Pango, afin de rendre correctement les caractères non-latins (notamment arabes et coréens), et le rendu de l'index pour les langues écrites de droite à gauche (arabe et hébreu notamment).
Agenda du Libre Québec et Belgique
Il y a quelques semaines, un
Agenda du Libre pour le Québec est né à l'adresse
http://www.agendadulibre.qc.ca, et permet à la communauté canadienne francophone d'avoir un outil similaire à l'
Agenda du Libre français, qui fonctionne depuis juin 2005. D'un point de vue technique, l'Agenda du Libre est une réimpléùentation complète de l'outil en Django, le célèbre framework Web Python.
D'autre part, depuis aujourd'hui, un
Agenda du Libre pour la Belgique est né à l'adresse
http://www.agendadulibre.be. Il utilise lui la même base de code que l'Agenda du Libre français.
Longue vie à ces Agendas du Libre !
Vidéos des RMLLs 2009
Nous venons de mettre en ligne sur
le site de Free Electrons les vidéos de quinze conférences des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2009. Onze de ces vidéos sont issues du thème « Systèmes embarqués et matériel libre ».
Bon visionnage !
FOSDEM
Comme tous les ans, je serai au
FOSDEM ce WE, à Bruxelles. Pour les
conférences sur l'embarqué évidemment, mais aussi pour une journée de travail sur
Buildroot le lundi, avec Peter Korsgaard, mainteneur du projet, et Yann E. Morin, développeur de
Crosstool-NG. Et évidemment, pour retrouver tout un tas de connaissances de la communauté. Tout ça grâce à mon sympathique
employeur qui m'envoie à cette conférence :-)
Améliorations majeures de MapOSMatic
En août 2009, lors d'une
hackfest d'une semaine, nous avons créé
MapOSMatic, un service Web de génération de cartes de villes à partir des données OpenStreetMap. Le service, mis en ligne en septembre 2009, était limité géographiquement à la France et les données n'étaient pas mises à jour de façon régulière.

Au mois de décembre, nous avons donc organisé une seconde
hackfest, avec à nouveau six participants, pour étendre la portée de MapOSMatic au monde entier, travailler sur les aspects multi-langues, la mise à jour quotidienne des données et d'autres choses. Durant la hackfest, nous reportions nos progrès jour après jour sur le
blog du projet :
jour 1,
jour 2,
jour 3.
Le résultat du travail vient d'être mis en ligne sur
http://www.maposmatic.org et nous avons envoyé à quelques listes l'annonce suivante, qui donne des détails sur les améliorations apportées.
Comme cadeau du nouvel an, l'équipe de
MapOSMatic est fière d'annoncer qu'une nouvelle version du site maposmatic.org vient d'être mise en ligne, proposant des améliorations majeures par rapport à la version initiale lancée en septembre 2009.
Pour rappel, MapOSMatic est un site Web qui permet de générer des plans de ville à partir des données
OpenStreetMap. La carte est divisée en carrés pour faciliter la recherche des rues et est livrée avec un index des rues correspondant.
Le nouveau MapOSMatic offre de nombreuses améliorations :
- Prise en compte du monde entier. N'importe quel zone du globe peut désormais être rendue sur maposmatic.org.
- Base de données OpenStreetMap mise à jour quotidiennement. Jusqu'à maintenant, la base de données n'avait jamais été mise à jour depuis le lancement du service en septembre 2009. Désormais, la base de données géographique utilisée pour le rendu des cartes est mise à jour quotidiennement, permettant de bénéficier de cartes avec les dernières contributions à OpenStreetMap. Chaque carte contient la date à laquelle elle a été générée.
- Meilleur moteur de recherche des villes. Grâce à Nominatim, nous proposons maintenant un moteur de recherche qui permet de trouver les villes d'une façon beaucoup plus ergonomique : les villes ayant le même nom peuvent être distinguées et la recherche fonctionne même lorsque le nom de la ville n'est pas parfaitement exact.
- Gestion d'autres langues. Une petite partie du travail de rendu est dépendant de la langue et nous avons maintenant l'infrastructure pour réaliser ce travail de manière différente selon la langue. Nous gérons pour le moment l'anglais, le français et l'italien mais nous attendons vos contributions pour proposer d'autres langues. Le site Web a également été traduit en allemand et en italien.
- Bâtiments publics dans l'index. En complément des rues, nous avons ajouté quelques bâtiments publics importants à l'index des rues : écoles, mairie, bureaux de postes, lieux de culte, etc.
Toutes ces améliorations sont disponibles dès maintenant sur
http://www.maposmatic.org.
Vous pouvez suivre la progression et les améliorations de MapOSMatic sur le
blog du projet. MapOSMatic est évidemment un Logiciel Libre, vous pouvez en
récupérer le code source et participer au projet.
Demain, conférence sur IceScrum? à Toulouse
Demain, mercredi 6 janvier, a lieu la première rencontre
Toulibre de l'année 2010. Comme d'habitude, elle a lieu de 19h à 23h au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse (métro Jeanne d'Arc).

À 20h, Claude Aubry présentera le logiciel
IceScrum, logiciel sous licence GPL dédié à l'utilisation de Scrum sur des projets, après avoir fait une courte présentation de ce qu'est l'approche Scrum.
L'équipe est composée d'étudiants de l'IUP ISI de Toulouse, soutenus et motivés par des agilistes chevronnés, qui font partie des fondateurs de l'association
SigmaT?. Évidemment le développement se fait avec Scrum… et
IceScrum?.
IceScrum? est une application J2EE qui utilise largement Ajax pour permettre une utilisation de Scrum dans l'esprit d'un espace de travail collaboratif et des tableaux des tâches avec des postits.
Mercredi 16 décembre, conférence sur GCC !
Ce mercredi 16 décembre, dans le cadre de la désormais traditionnelle rencontre bi-mensuelle de l'association
Toulibre,
Laurent Guerby donnera une conférence sur le projet
GCC, le compilateur C/C++/Java/Objective-C/Fortran du projet GNU. Laurent y parlera des aspects communautaires/organisation du projet mais également des aspects techniques avec une présentation de l'architecture de GCC.
Ça se passera de 19h à 23h au Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse (métro ligne B Jeanne d'Arc). La conférence démarre à 20h. Ce sera la dernière rencontre de l'année 2009 !
Conférence sur Django et autres prochains évènements à Toulibre
Ce mercredi 18 novembre à 20 heures, je donnerai une conférence sur
Django dans le cadre d'une rencontre de
Toulibre. Loin d'être un expert de Django (mes seuls développements sont
Trivialibre et
MapOSMatic, assez modestes), je souhaite surtout au travers de cette conférence inciter d'autres développeurs à s'intéresser aux frameworks Web et donner les bases pour démarrer avec Django.
Samedi 21 novembre, deux ateliers auront lieu en parallèle :
Et évidemment, le samedi 5 décembre, nous aurons une
Ubuntu Party à Toulouse avec de nombreuses conférences intéressantes.
À noter que ce mercredi 18 novembre, de 19h à 23h, durant la rencontre de Toulibre, nous distribuerons des affiches pour la Ubuntu Party. N'hésitez pas à venir en chercher pour en afficher au boulot, à l'école, à l'université, à la boulangerie, etc.
Samedi 5 décembre, Ubuntu Party à Toulouse avec un joli panel de conférenciers

Le samedi 5 décembre, Toulibre organise avec Ubuntu-fr la seconde
Ubuntu Party toulousaine. Pour cette seconde édition, nous avons préparé un
programme de conférences beaucoup, beaucoup plus intéressant que pour la première édition. Nous aurons ainsi deux cycles de conférences en parallèle, dont certaines seront animées par des personnalités de la communauté française du Logiciel Libre :
- Pierre-Yves Gosset, de Framasoft
- Alix Cazenave, chargée des affaires publiques à l'April
- Jérémie Zimmermann, co-fondateur de la Quadrature du Net
- Benjamin Bayart, président de FDN et orateur de la célèbre conférence «Internet ou Minitel 2.0»
- Thierry Stoehr, président de l'AFUL et auteur du site Formats-Ouverts.org
- Nicolas Barcet, responsable produit Ubuntu Serveur chez Canonical
En parallèle des conférences: démonstrations et install-party. L'évènement aura lieu à l'ENSEEIHT, en plein centre de Toulouse, de 13h à 20h. Entrée libre et gratuite évidemment.
Aidez-nous à faire connaître l'évènement !
Un poste ouvert à Free Electrons
Vous avez des connaissances dans le domaine du développement noyau et/ou de Linux embarqué ? Vous aimez contribuer à des projets Logiciels Libres ? Avoir 10% de votre temps de travail consacré à des projets libres de votre choix, dans le domaine de l'embarqué, est une idée qui vous plaît ? Vous parlez anglais et vous aimez partager vos connaissances ? Vous avez envie de travailler dans une petite entreprise (3 personnes avec vous), avec flexibilité et transparence ? M'avoir comme horrible collègue ne vous fait pas peur ?
Alors sachez que Free Electrons
a ouvert un poste d'expert Linux embarqué / noyau Linux. La description du poste donne tous les détails. Si vous avez un profil qui correspond, candidatez.
Ubuntu Bug Jam, samedi 3 octobre à Toulouse
L'association Ubuntu-fr organise, en coopération avec Toulibre et à l'occasion de l'Ubuntu Global Jam qui se tient partout dans le monde entre le 2 et le 4 octobre 2009, des ateliers ouverts à tous pour vous permettre d'apprendre à contribuer simplement sans connaissances informatiques particulière au projet ubuntu et à sa communauté.
Nous vous donnons rendez-vous au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse le samedi 3 octobre de 11h30 à 18h pour différents ateliers, à savoir :
- Atelier Bug Jam, pour apprendre à trier des bugs, isoler les vrais problèmes des demandes de supports, aider les développeurs en demandant des compléments d'informations (compréhension de l'anglais nécessaire)
- Atelier Doc Jam, pour nous aider à améliorer et compléter la documentation d'ubuntu-fr.org
- Atelier Trad Jam, pour améliorer la traduction française du projet Ubuntu
Chaque atelier sera composé d'une séance de cours d'introduction suivie d'une mise en application accompagnée par des animateurs expérimentés. Ces ateliers nécessitent que vous ameniez votre ordinateur portable personnel.
Voir
http://www.toulibre.org pour plus d'informations.
Un blog pour MapOSMatic
Nous venons d'ouvrir un
blog pour MapOSMatic. L'idée est de tenir au courant les utilisateurs des nouveautés du projet.
Pour le moment, nous sommes un peu bloqués par l'import de planet.osm (données mondiales) et en particulier par le temps que prend l'application quotidienne de chaque
diff permettant de tenir la base à jour. Un
article fait le point sur le sujet.
Atelier KDE et Blender ce samedi à Toulouse
Ce samedi 26 septembre, il y aura deux ateliers à Toulibre :
- Un atelier d'initiation à Blender, avec les gens du Blender User Group de Toulouse. Voir cette page pour les infos et l'inscription.
- Un atelier de travail sur KDE et la bibliothèque Qt, qui sera ponctué d'une conférence sur "KOffice 2. Voir cette page pour les infos et l'inscription.
Tout ça se déroulera au Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse, métro Jeanne d'Arc. Inscrivez-vous dès maintenant !
À noter que ce samedi 26 et dimanche 27 septembre, Toulibre sera également présente au salon
Alternalys à Saint-Lys, pas très loin de Toulouse, pour présenter les Logiciels Libres.
MapOSMatic : vos cartes de ville à partir d'OpenStreetMap !

Ça y est, le résultat de la Hackfest est maintenant disponible. Ça s'appelle
MapOSMatic et il s'agit d'un ensemble d’outils sous licence AGPLv3 pour générer des plans de ville à partir de données OpenStreetMap. Un plan de ville généré par MapOSMatic est constitué de :
- La carte en tant que telle, générée à partir des données OpenStreetMap, à laquelle on superpose une grille pour référencer les rues ainsi qu'une bordure grisée de la ville si ses limites administratives sont connues
- Un index des rues de la ville, avec une référence à leur localisation sur la grille de la carte
Sur le site, vous pouvez demander le rendu d'un plan pour toutes les villes françaises pour lesquelles les limites administratives sont renseignées dans OpenStreetMap (environ un tiers des communes à ce jour), ou vous pouvez demander le rendu d'une zone géographique arbitraire.
Les plans générés par MapOSMatic sont disponibles aux formats PNG, PDF et SVG et sont plutôt destinés à l'impression qu'à la navigation Web. Les communes, en particulier celles de petite taille, peuvent potentiellement être intéressées par MapOSMatic pour générer un plan de leur ville à faible coût.
Actuellement nous ne pouvons générer que les plans de villes en France métropolitaine mais nous l’étendrons à d’autres régions du monde. De nombreuses améliorations peuvent être envisagées à partir de l'existant, nous vous invitons à participer
au projet.
Voir notamment les exemples de rendu sur
http://www.maposmatic.org/maps/.
Techniquement, MapOSMatic se décompose en deux parties :
- Un module Python OCitySMap, qui repose sur PostGIS, les données OpenStreetMap, Mapnik et Cairo pour réaliser le rendu des plans et des index. Il comporte également un outil en ligne de commande pour effectuer les rendus.
- Un service Web MapOSMatic qui s'appuie sur OCitySMap pour proposer un service de rendu à la demande de cartes. En pratique, le service Web enregistre les demandes de rendu, et un démon vient de manière asynchrone effectuer ces rendus, de manière à ce que la réalisation de ces rendus soit sérialisée. Le service Web MapOSMatic a été développé car l'installation de tous les éléments nécessaires pour la mise en œuvre de OCitySMap est relativement complexe, bien que documentée.
Hackfest, bientôt les résultats
Avec quelques amis, nous avons organisé la semaine dernière une
hackfest. Prenez six geeks amateurs de Logiciels Libres, mettez les ensemble pendant une semaine, au soleil, avec de la bonne nourriture, et les résultats sont là: une semaine passionnante, plein d'échanges, plein de découvertes. La recette fonctionne à tous les coups.
Nous avons en particulier travaillé toute la semaine sur un projet en relation forte avec OpenStreetMap. Le projet étant composé entre autres d'un service Web, nous faisons actuellement quelques finalisations avant de le rendre public, ce qui devrait intervenir dans le courant de la semaine prochaine.
RMLL : conférence de Richard Stallman
Au travers de quelques billets, je vais essayer de revenir sur mon déplacement aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre qui se sont déroulées début juillet à Nantes. Commençons par presque la fin: la conférence de Richard Stallman le samedi matin.
Elle s'est déroulée dans un grand amphithéatre du centre de Nantes, quasiment plein. En général, je ne me rends plus trop aux conférences de Stallman car j'ai déjà vu sa conférence habituelle un certain nombre de fois. Mais là, il n'y avait rien d'autre en même temps, et je voulais voir si son discours avait évolué depuis sa venue à Toulouse en
juin 2007.
Et j'ai effectivement noté plusieurs évolutions intéressantes dans son discours.

Tout d'abord, sur la justification de Linux vs GNU/Linux. À une époque, je trouvais que son discours sur ce point était trop centré sur
« Ouiiin, c'est nous qu'on a fait le plus gros du travail, et ce méchant Linus il nous pique la vedette ». Aujourd'hui, il dit explicitement que ce point est toujours existant mais pas important au regard de l'autre aspect, qu'il met beaucoup plus en avant. Cet autre aspect, ce sont les valeurs éthiques et sociales véhiculées par le mot
GNU et qui ne sont pas véhiculées par le mot
Linux. Ainsi, dit Stallman, en disant
GNU/Linux, on incite nos interlocuteurs à s'interroger sur la signification de
GNU et donc à découvrir les valeurs et les motivations qui sont derrière. Vraiment, je trouve l'argumentation nettement meilleure.
Ensuite, il a évoqué la question du Libre au delà du logiciel, de manière très claire. Il considère différents cas :
- la documentation du logiciel, qui selon Stallman, doit être libre. Ça paraît en effet assez logique: si on modifie le logiciel et qu'on distribue des versions modifiées, il faut pouvoir en faire de même pour la documentation. Cela dit, à propos de licence pour la documentation, on se souviendra que la GFDL est considérée comme non libre par Debian, et donc les documentations des logiciels GNU sont dans non-free chez Debian.
- les œuvres d'opinion. Ici, Stallman considère qu'elles doivent être librement redistribuables, mais pas librement modifiables. Le propos de l'auteur est son opinion, elle ne doit pas être altérée. Si quelqu'un veut y répondre, il faut écrire un autre texte. D'ailleurs Stallman place tous ses textes d'opinion sous licence dite verbatim, qui n'autorise que la reproduction exacte.
- les articles scientifiques. Là, Stallman a le même avis que pour les œuvres d'opinion. Un article scientifique est le résultat des expérimentations d'un scientifique. Si quelqu'un veut contribuer à la chose, il faut rédiger un autre article, que ce soit pour infirmer ou appuyer le premier article. Par contre, Stallman pense évidemment que ces articles doivent être librement redistribuables.
- les œuvres artistiques. Stallman fait une distinction claire entre une œuvre qui fait quelque chose de fonctionnel (un logiciel par exemple) d'une œuvre artistique qui n'a pas d'aspect fonctionnel. Si j'ai bien retenu, Stallman propose que les œuvres artistiques soient librement diffusables dans un contexte non-commercial. Mais que le droit d'auteur s'éteigne 10 ans après la publication de l'œuvre, pour permettre la réutilisation libre de celle-ci. Évidemment, le remix doit être autorisé dès le départ.
Stallman a ensuite évoqué le financement de la création artistique, en proposant deux solutions :
- un mécanisme assez similaire à ce qu'on a appelé licence globale ou que Philippe Aigrain appelle contribution créative : un prélèvement forfaitaire sur les abonnements Internet, qui servirait à financer la création. Stallman précise que la rémunération ne doit pas être faite en proportion linéaire avec le succès de l'artiste, car les super-stars gagneraient alors beaucoup et les artistes moins connus pas assez. Il propose d'utiliser une fonction comme la racine cubique pour répartir les revenus. Ainsi, un artiste A mille fois plus connu qu'un artiste B ne recevrait que 10 fois plus d'argent que l'artiste B.
- un mécanisme de micro-paiement. Il dit que si c'était simple pour les gens de payer une somme modeste (1 Euro) à un artiste quand ils en ont envie, par exemple lorsqu'ils écoutent sa musique, alors les gens le feront.
Il a ensuite évoqué la proposition de Francis Muguet, le
Mécénat Global (dommage que le site Web soit aussi affreux, on le dirait tout droit sorti des années 95, l'ère du Web 0.2). La proposition de Francis Muguet consiste semble-t-il à mélanger un peu
licence globale et micro-paiement. Une partie de la somme forfaitaire prélevée sur les abonnements Internet pourrait être répartie entre plusieurs artistes directement par l'internaute, tandis qu'une autre partie serait répartie en fonction du succès.
Sur ce sujet, j'ai quasiment terminé la lecture du livre
Internet et Création, de Philippe Aigrain, acheté aux RMLLs à In Libro Veritas. Philippe Aigrain y fait une étude claire et intéressante de la proposition de prélèvement forfaitaire pour le financement de la création, en échange de la légalisation des échanges non-commerciaux de musique.
Enfin, autre sujet abordé par Richard Stallman, celle de l'embarqué. Faut-il exiger que le logiciel qui fonctionne dans son micro-onde, dans sa voiture ou dans son téléphone soit du Logiciel Libre ? Jusqu'à quelle limite est-ce important ? Si j'ai bien compris, Stallman pose la limite aux systèmes que l'on peut reprogrammer/mettre à jour. Ce serait donc le cas d'un téléphone, mais pas d'un four à micro-onde. Je ne suis que moyennement d'accord avec cette frontière: j'aimerais bien que les logiciels de mon appareil photo numérique soient libres, par exemple. Stallman concédait toutefois que cette définition n'était pas parfaite, car le cas du micro-code des processeurs est selon lui un peu sur la frontière.

À la fin de la conférence, Stallman a fait son classique Saint Ignicius. Mais il a fait une version très étendue de Saint Ignicius, avec une extension qui n'a pas ravi tout le monde, en tout cas lorsqu'il l'a faite au Desktop Summit (GNOME et KDE) qui a eu lieu quelques jours avant les RMLLs aux Canaries. Il est difficile de restrancrire ses propos avec exactitude et donc de ne pas les déformer. En gros, dans sa blague sur Saint Ignicius, qui est une parodie de la religion (Stallman est athé), il a parlé de la « vierge d'Emacs » comme la femme qu'il faudrait initier à Emacs, et que les hommes programmeurs s'en chargerait. Même faisant partie d'une grosse blague, ça me semble quand même un peu déplacé, surtout quand la communauté du Libre cherche justement à devenir plus respectueuse des diversités, notamment vis-à-vis des femmes. Cet épisode a déclenché pas mal de réactions, voir par exemple
ici,
là, ou encore
là.
Malgré cette fin un peu malheureuse à mon goût, j'ai trouvé cette conférence de Stallman intéressante. Les fondamentaux ne changent évidemment pas, mais il prend de nouvelles positions sur des thématiques connexes et c'est bien d'avoir son avis sur ces sujets.
3000 évènements référencés dans l'Agenda du Libre
L'
Agenda du Libre a été lancé le 5 juin 2005, soit il y a un peu plus de quatre ans. Cet anniversaire est également marqué par le passage tout récent du cap des 3000 évènements référencés. Globalement, depuis la naissance de l'Agenda du Libre, on note une augmentation de la moyenne des évènements par mois : on était à une trentaine d'évènements par mois aux débuts de l'Agenda, on en est maintenant à 70-100 selon les mois. C'est sans doute lié au fait que l'Agenda du Libre est un peu plus connu, mais surtout que la communauté du Logiciel Libre organise de plus en plus d'évènements. Voir les
statistiques pour les détails. Un jour, il faudrait faire de jolis graphiques avec tout ça.
Récemment, l'équipe de modération s'est agrandie, avec l'arrivée d'Olivier Fraysse, bien connu des services d'
Ubuntu-fr et membre du conseil d'administration de l'April. Merci donc à Olivier pour sa participation, qui porte désormais à quatre le nombre de modérateurs actifs dans l'équipe de l'Agenda du Libre.
Au niveau technique, pas d'amélioration majeure ces derniers temps. À retenir coté utilisateur :
- Ajout d'un lien « Ajouter à mon calendrier » sur chaque évènement, qui permet d'ajouter à son logiciel de calendrier un évènement particulier
- Correction du flux iCal qui devrait améliorer la compatibilité avec certains logiciels de calendrier
Musique assistée par Ordinateur avec des Logiciels Libres, ce samedi à Toulouse

Ce samedi 13 juin à Toulouse a lieu un atelier sur la Musique Assistée par Ordinateur avec des Logiciels Libres. Si vous voulez découvrir ou approfondir des logiciels comme Ardour, Jack, Hydrogen, ZynAddSubfx, Rosegarden, la mise en place d'un système pour l'audio (avec noyau temps-réel), la connexion de vos périphériques audio et de vos instruments, c'est le bon moment.
Il reste encore quelques places disponibles pour cet atelier limité à 12 personnes. La présente édition de l'atelier, il y a quelques mois, avait été fortement appréciée.
Ça aura donc lieu ce samedi de 10h à 18h au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse (17, rue Bellegarde, Métro Jeanne d'Arc).
Pour plus d'informations,
voir cette page.
Expert en Logiciels Libres, un nouveau métier en or d'après le Courrier Cadres
Récemment, l'APEC m'a envoyé trois numéros de Courrier Cadres. Globalement, je suis pas spécialement emballé par la publication, mais dans le dernier numéro qu'on m'a envoyé gratuitement, quelque chose m'a interpellé. Sur la une du journal, on peut lire « 50 nouveaux métiers en or, la crise les fait décoller, on peut s'y former à tout âge ».

Dans cet article, ils présentent des métiers avec des noms assez cocasses ou amusants. Dans la finance, avec « Gestionnaire de dette d'entreprise », ou« Sales trader », dans le « Green business » (comme ils disent) on a « l'Acheteur d'énergie », « l'Ingénieur en charge du recyclage des matières nucléaires usées », « le Gestionnaire de flux reverse logistic » ou « Consultant bilan carbone ». Dans les « Tendances émergentes », on a « Expert en social business », « Home-stager », « Consultant bilan retraire », etc.
Et dans la catégorie « Technologies de l'information », en 33ème place (bien que la liste ne semble pas être classement), on a
« Expert des Logiciels Libres ». Le texte qui va avec :
«Tombé dans la marmite de l'"open source", cet informaticien expert optimise les fonctionnalités des logiciels libres et en développe de nouveaux».

C'est quand même amusant. Quand j'étais en école d'ingé (2000-2004), je m'étais échiné à faire la promotion des Logiciels Libres auprès des futurs ingénieurs en informatique. À l'époque (et pourtant à ce moment-là les Logiciels Libres étaient déjà fortement présents), les promoteurs du Logiciel Libre étaient encore vus comme des urluberlus qu'on surnommait « les pingouins ». Non, vraiment, il y a que les trucs sérieux comme Windows Server ou Oracle qui fonctionnent, le Logiciel Libre c'est bon pour les bricoleurs du dimanche.
Maintenant, un magazine de cadre totalement généraliste comme le Courrier des Cadres annonce que le domaine des Logiciels Libres est un domaine où l'expertise est un métier en or. Les temps changent :-)
Vidéos de la présentation sur X.org et d'autres présentations Toulibre

Ça y est, la vidéo de la
fameuse présentation sur
X.org donnée mercredi dernier par Matthieu Herrb est en ligne :
Ça fait également un moment que je n'ai pas parlé des vidéos des autres présentations Toulibre. Depuis ces derniers mois, nous avons donc publié des vidéos de conférence sur les thèmes suivants :
- Présentation « Le framework de développement Web Symfony », Christopher Maneu, 26 novembre 2008
- Présentation « GNU/Linux comme plateforme de jeux », Fabien Adam, 3 décembre 2008
- Présentation « OpenEmbedded », Cyril Romain, 17 décembre 2008
- Présentation « Jabber / XMPP », Simon Chemouil et Geoffroy Youri, 21 janvier 2009
- Présentation « OpenOffice.org, aspects avancés », Jean-Pierre Nicolin, 4 février 2009
- Présentation « M.A.O sous GNU/Linux », François Girault et Thierry Boudet, 25 février 2009
- Présentation « ORM : Object Relational Mapping », Pierre Castella, 3 mars 2009
- Présentation « Aspects juridiques des Logiciels Libres », Stanley Claisse et Nathalie Foutel, 25 mars 2009
- Partie 1, par Stanley Claisse, présentation du régime juridique dans lequel s'inscrivent les licences libres, Vidéo (Ogg Theora) (208 Mo)
- Partie 2, par Nathalie Foutel, « Le Public et le Libre », portant sur la valorisation par les licences libres des travaux de la recherche publique, Vidéo (Ogg Theora) (468 Mo) et supports de présentation au format PDF et OpenDocument.
Vous retrouverez toutes ces vidéos, les précédentes et celles à venir sur la page
Vidéos du site de Toulibre. Il me reste encore la vidéo d'une conférence sur Scribus à encoder et à mettre en ligne, ça viendra prochainement.
Retour de Slovénie... et des rencontres Logiciels Libres intéressantes à Toulouse
Après une semaine de
formation Linux embarqué en Slovénie, me voilà de retour à Toulouse pour un mois. Après tant de déplacements, ça fait plaisir de se poser un peu et de reprendre du temps pour travailler sur
Toulibre ou d'autres projets.
À propos de Toulibre, deux évènements très intéressants auront lieu prochainement.
Présentation X.org

Le mercredi 20 mai à 20 heures, dans le cadre de la rencontre bi-mensuelle au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse, nous aurons droit à une
conférence technique sur X.org donnée par Matthieu Herrb. Matthieu Herrb est un développeur historique d'X.org et d'OpenBSD. En plus d'être le mainteneur d'X.org dans OpenBSD, il est également membre du
Board of Directors du projet X.org. Nous avons donc affaire à un conférencier particulièrement expert dans le sujet. Sujet qui m'intéresse fortement, car je cherche à mieux comprendre le fonctionnement de la pile graphique de Linux, relativement complexe lorsque l'on s'intéresse à toutes les histoires d'accélération.
Comme l'annonce le site de
Toulibre, il sera question dans un premier temps du modèle client / serveur, des toolkits graphiques, ainsi que des protocoles annexes (ICCM, netwm) et des serveurs spéciaux tels que Xnest, ainsi que de l'accès à distance par tunnels (SSH, LBX, NX, etc.). Puis la présentation se focalisera sur le fonctionnement de l'affichage et des entrées utilisateurs sous X.org. Côté affiage : aspect rendu graphique 2D (Render, XAA, EXA, UXA, etc.), 3D (DRI, DRI2, Gallium, etc.), compositing, transparence et autres effets, et gestion des modes graphiques (Xrandr, KMS, Shatter). Côté entrées, il sera question de XKB, Xinput et l'extension MPX (pointeurs multiples). Un éclairage sera donné en fin de présentation sur le mode de développement communautaire de X, la fondation X.org, les conférences importantes du domaine, et les moyens de participer au projet.
Entrée libre et gratuite, 17 rue de Bellegarde à Toulouse, métro Jeanne d'Arc.
Repas en présence de Frédéric Couchet, fondateur et délégué général de l'April

Le mercredi 27 mai, à l'occasion de la venue de Frédéric Couchet à Toulouse, nous organisons un repas en sa présence. Ce repas sera l'occasion de découvrir l'association
April et de discuter directement avec le fondateur de l'association et actuel délégué général. Un moment privilégié pour comprendre les objectifs de l'association, ses actions et ses activités.
Pour ceux qui débarquent, l'
April est l'association nationale de référence en matière de promotion et de défense des Logiciels Libres, voir notamment le
rapport moral 2008 qui donne une excellente idée de l'étendue des actions de l'association. Elle compte maintenant quasiment 5000 adhérents, dont plusieurs centaines de personnes morales, qui vont de l'association d'utilisateurs de Logiciels Libres à de grandes entreprises comme Sun Microsystems, Thalès ou Google en passant par des collectivités territoriales comme la région Ile-de-France (voir
les chiffres).
Pour s'inscrire:
http://www.toulibre.org/InscriptionQjelt
Solutions Linux 2009
Cette semaine, j'ai donc eu l'occasion de passer quelques jours à
Solutions Linux. Je n'avais pu y participer l'an dernier en raison d'un déplacement pour le boulot, mais cet évènement auquel je vais régulièrement. En réalité, l'aspect salon en tant que tel ne m'intéresse pas réellement, c'est plutôt le fait que ce soit devenu un rendez-vous important de la communauté qui m'attire. Sur quelques jours, on peut rencontrer et discuter avec plein de gens qu'on ne voit que rarement, et c'est bien sympathique. Évidemment, la présence du village des associations est un élément important pour attirer la communauté.

Cette année, le salon se déroulait non pas au CNIT à la Défense comme c'était devenu la tradition depuis un moment, mais à Paris Expo à la Porte de Versailles (le CNIT est en travaux). Le lieu en lui-même n'appelle pas à des commentaires particuliers, sauf pour les conditions d'accueil des conférences. Elles étaient hébergées dans des petits boxs situés dans le grand hall du salon, ce qui veut dire que tout le bruit du salon perturbait les conférences, et que les différentes conférences se perturbaient également entre elles. Proposer de telles conditions d'accueil à un public qui s'est acquitté d'un pass conférence à plusieurs centaines d'Euros me semble un peu déplorable.
Session embarqué
Sébastien Dinot, responsable de session « Embarqué / Informatique Industrielle », m'a permis en tant qu'invité, d'assister aux différentes conférences. Le mardi matin était la matinée de cette thématique sur l'embarqué, qui m'intéressait évidemment au premier plan. Pas grand monde dans la salle, une petite dizaine de personnes tout au plus, en baisse significative par rapport à l'an dernier visiblement.
Sur OpenMoko
Conférence sur
OpenMoko, donnée par Lucas Bonnet de Bearstech. Pas vraiment grand chose de neuf sous le soleil par rapport à la présentation donnée aux RMLLs à Mont-de-Marsan (voir
vidéo et
slides). La fragmentation de la communauté au niveau des différentes distributions ne semble pas s'être résorbée. Bearstech propose désormais une distribution
Hackable:1 pour OpenMoko, basée sur Debian et reposant sur les fondations d'OM 2007.2, la distribution livrée d'origine avec le téléphone. Ces deux choix me semblent bons, car OM 2007.2 était une base sympathique, et je me demande toujours pourquoi ils sont repartis sur quelque chose de complètement différent pour OM 2008.x. Et évidemment, le fait que ce soit basé sur Debian rajoute de l'intérêt à la chose. Coté avenir du projet OpenMoko, Lucas Bonnet n'avait finalement pas beaucoup d'informations. Une nouvelle version serait en préparation, intégrant un appareil photo numérique/caméra et le support d'Edge (en plus de GSM/GPRS déjà supporté, mais toujours pas de 3G en raison de la difficulté de trouver des composants à tarifs et conditions acceptables). La présentation a également mis en avant le fait que l'OpenMoko n'est pas seulement un téléphone : c'est un device complètement bidouillable, ce qui permet de combiner toutes les fonctionnalités matérielles sans autre limite que l'imagination. Avec du Bluetooth, du Wiki, du GPS, du GSM/GPRS, du USB hôte et esclave, et un écran tactile, on peut imaginer bien des applications !
Personnellement, je possède un OpenMoko depuis août 2008, j'ai testé plusieurs distributions, mais aucune n'est réellement satisfaisante à ce jour, les problèmes d'echo lors de la communication étant rédhibitoires. J'ai récemment installé
Hackable:1 (interwiki), mais n'ai pas encore eu le temps de le tester en communication, peut-être que le problème d'echo est résolu. J'aimerais bien passer un peu plus de temps à explorer les possibilités de ce sympathique appareil.

L'entrée du salon
Sur Linux embarqué
Christian Charrère, de CIO Informatique, a proposé une présentation très générale de Linux embarqué, des avantages, des différents composants, etc. Une présentation qui ressemble pas mal à ce que j'ai pu faire à
Toulibre ou à
l'UTBM, donc rien de vraiment nouveau pour moi, mais qui propose un très bon aperçu à ceux qui ne connaissent pas du tout le domaine.
Sur le temps réel avec Xenomai
La conférence suivante était donnée par David Chabal, de CS. Il avait donné une conférence similaire aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Mont-de-Marsan (
vidéo disponible ici). Sauf erreur, je n'ai pas vraiment vu de nouveautés par rapport à la précédente édition. David y présente l'utilisation de Xenomai dans le cadre d'un simulateur de senseur radio-fréquence dans un environnement satellite. L'idée était donc de simuler un matériel spécifique en utilisant un PC banalisé. Des contraintes temps-réel assez importantes l'ont amené à considéré Xenomai. La présentation est intéressante, car elle est à la fois une présentation assez générale du fonctionnement de Xenomai et en même temps un retour d'expérience sur une utilisation concrète.
Par contre, un point sur lequel je serai éventuellement en désaccord avec David, c'est au sujet de son opinion sur le patch PREEMPT_RT maintenu par Ingo Molnar. Pour David, ce patch est trop gros (il annonce 60k lignes) et que cette quantité fait peur par rapport à Xenomai qui modifie moins le cœur du noyau. En terme de quantité stricte, c'est vrai, mais ce critère me semble insuffisant pour comparer les deux approches :
- Le patch PREEMPT_RT est maintenu principalement par Ingo Molnar et Thomas Gleixner, qui ont tout deux une très longue expérience au niveau du noyau Linux. Ingo Molnar est notamment le mainteneur de l'architecture x86, l'auteur du scheduler et de tellement d'autres choses qu'il est impossible de s'en souvenir. PREEMPT_RT n'est donc pas un sale hack réalisé par des développeurs inexpérimentés.
- Le patch PREEMPT_RT est plutôt un projet qui vise à amener la version « mainline » de Linux vers une meilleure adaptation aux contraintes temps-réel. Et plusieurs aspects de ce projet ont déjà été fusionnés dans la version officielle du noyau Linux (dynticks, timer haute résolution et sans doute d'autres choses). Cela montre d'une part que le code de PREEMPT_RT est de qualité, et que les développeurs font des efforts pour que ce code s'intègre proprement dans le noyau Linux officiel.
- À terme, une approche intégrée au noyau comme PREEMPT_RT sera probablement plus facile à maintenir qu'une approche comme Xenomai, qui devra perpétuellement rester en dehors du noyau.
Autre détail (peu important pour son projet basé sur un PC, mais important pour d'autres développeurs embarqué), David a indiqué que PREEMPT_RT n'était disponible que sur
x86, alors qu'en réalité il est disponible au moins sur ARM, MIPS et
PowerPC?.

Dans le salon, coté entreprises
Sur la modélisation
La dernière conférence était donnée par Étienne Juliot de la société Obéo. La société travaille sur des outils de modélisation, de méta-modélisation et de génération de code autour d'Eclipse. Ils travaillent par exemple sur Acceleo, ou proposent des choses comme EMF Compare qui permet de faire de la comparaison de modèles. Le domaine du « Model Driven Engineering » n'est pas trop ma tasse de thé, donc je n'ai pas nécessairement saisi tous les tenants et aboutissants des solutions proposées. En tout cas, le projet Eclipse semble vraiment fédérer les projets d'outils de développement, et ça, c'est bien.
Autres conférences
Le mercredi matin, j'ai assisté à une conférence d'une personne de
RedHat? sur GCC et GDB. Conférence vraiment intéressante, qui revenait sur l'historique de GCC depuis sa création, l'organisation du projet, les dernières évolutions, les différentes représentations internes du code au fur et à mesure des étapes de compilation, etc. Même chose pour GDB, avec des nouveautés vraiment intéressantes. Pour GDB 7.0 à venir, j'ai notamment noté :
- L'ajout d'information de debug supplémentaire qui permettent d'offrir un déboguage qui n'est pas altéré par les optimisations de code réalisées par GCC lors de la compilation, même si celui-ci est a effectivement été optimisé
- Le scripting en Python
- L'amélioration du déboguage distant (particulièrement utile dans l'embarqué !)
Ensuite, conférence de Vincent Untz (Gnome, Novell) sur l'initiative Freedesktop. Il rappelle le principe de l'initiative, sa petite histoire, ainsi que quelques unes des spécifications Freedesktop. Intéressant.
Le mercredi après-midi, j'ai assisté à la conférence de mon cousin Jérôme qui portait sur la virtualisation. Virtualisation CPU/RAM, virtualisation du stockage, virtualisation du réseau, cloud computing. La salle était comble, visiblement le sujet est à la mode.
Globalement, j'ai été très agréablement surpris par la qualité des conférences. J'avais assisté il y a quelques années à des conférences Solutions Linux, et j'en avais gardé le souvenir de conférences commercialo-buzzo-marketing. Là, en tout cas pour les conférences que j'ai vu, on avait droit à des vraies conférences techniques intéressantes.

Dans le salon, coté village des associations
Le reste du salon
Pour le reste, j'ai passé mon temps à discuter avec d'anciens collègues, avec une personne de la société
Tranquil IT Systems sur l'utilisation du Libre dans l'Éducation, avec Frédéric Lehobey de
Proxience, avec tous les gens de l'April, avec mon
frère qui était de passage, etc. C'est surtout cet aspect-là qui me fait venir à Solutions Linux
À l'Assemblée Nationale
L'examen du projet de loi Création et Internet (plus connu sous le nom de HADOPI) avait été judicieusement programmé en même temps que le salon Solutions Linux. Du coup, j'en ai profité pour rejoindre une centaine de personnes pour assister à la séance publique de nuit du mardi soir. Je suis resté de 21h30 à 23h30, mais la séance a semble-t-il duré jusqu'à 2h du matin. C'était vraiment intéressant de voir l'Assemblée Nationale en vrai, ça change des retransmissions vidéo. Au niveau des débats, malheureusement pas grand chose à dire : quelques députés de gauche courageux (Bloche, Billard et Paul principalement) qui défendent leurs amendements, démontrent l'ineptie du projet de loi, et de l'autre coté, une majorité godillot qui suit aveuglément l'avis du rapporteur et du gouvernement, à part le rebelle Lionel Tardy (qui sans doute risque gros pour sa prochaine investiture si il continue). En tout cas, les députés de la majorité sont sous bonne surveillance, le député Lefebvre, porte-flingue de Sarko, étant venu faire un tour dans la soirée pour s'assurer que tout se passe bien et que les troupes votent bien comme il faut.
Salon RTS
Au même endroit au même moment avait lieu le salon
RTS Embedded Systems. J'y suis donc allé faire un tour avec mon frère (également intéressé puisqu'il
travaille maintenant dans l'embarqué). Déjà, la différence de quantité de public par rapport à Solutions Linux se fait sentir : les allées sont désertes ou quasiment-désertes. En ce qui concerne les stands, il s'agit principalement de vendeurs de matériel type industriel : beaucoup de x86 sur carte PC104, des cartes durçies, des écrans et composants solides. Coté logiciel, présence de Windriver, Green Hills Software et d'une société (dont j'ai oublié le nom) partenaire de Montavista et distributeur des outils de développement Keil. En dehors de ça, pas grand grand chose, quasiment pas d'embarqué type « consumer electronic ».
Atelier KDE et présentation sur le framework Modèle/Vue de Qt

Hier avait lieu à Toulouse une édition de l'atelier KDE mensuel au Centre Culturel Bellegarde. La page de
ces ateliers donne une description de l'esprit de ces derniers :
Les Ateliers KDE sont nés de l'envie commune à plusieurs amis de partager une passion : contribuer en communauté. Vous verrez, on peut contribuer à KDE tout en s'amusant et en passant un réel bon moment de convivialité et d'échange. Lors de ces ateliers, on travaille sur différentes choses, du plus simple au plus complexe. Cela peut-être de la correction de bugs, l'amélioration d'un programme, de la traduction, de la rédaction de documents (tutoriaux, documentations,...), la création d'un projet à part entière, ou encore travailler sur la promotion du projet KDE.
À mon arrivée vers 9h30, je retrouvé évidemment
Kévin Ottens, ainsi que l'animateur du LUG
Adella basé à Carcasonne, également développeur d'applications utilisant Qt. Kévin fait une séance de rattrapage sur son nouveau logiciel Zanshin, qui permet la gestion de TODO, qui est développé en utilisant le framework
Akonadi (gestion des informations personnelles). Il décrit les fonctionnalités actuelles et à venir, ainsi que l'architecture générale du logiciel.
Suite à cela, je compile Zanshin et essaie de le faire marcher, non sans mal, car étant utilisateur d'XFCE et non de KDE, la plupart des dépendances n'étaient pas présentes (et notamment le serveur Akonadi). Une fois ceci fait, je poursuis mon apprentissage de la bibliothèque Qt entamé lors du précédent atelier KDE, en suivant le
célèbre tutoriel Qt.
Dans le courant de l'après-midi, Kévin organise la présentation prévue :
«Interview, le framework Modèle/Vue dont vous êtes le héro». Après une brève introduction en trois slides, toute la présentation est une sorte de jeu de rôle, où une personne joue le rôle du Modèle, une autre personne le rôle de la Vue et une dernière le rôle de Délégué (voir
ici pour les explications). Cela permet de bien comprendre le rôle de chaque composant et l'état d'esprit de la bibliothèque Qt. En fin de jeu de rôle, les choses se complexifient en utilisant les modèles filtrants (
proxy models), dont le rôle est également joué grandeur nature par des personnes du public. À la fois ludique et très intéressant.
Je termine l'après-midi en poursuivant le tutoriel de la bibliothèque Qt, j'approche de la fin. Définitivement, ces ateliers KDE sont intéressants en permettant de se focaliser pendant une journée sur l'apprentissage de nouvelles choses. J'apprécie.
Conférence sur « Les aspects juridiques du Logiciel Libre »

Ce mercredi 25 mars, dans le cadre de la désormais habituelle rencontre bi-mensuelle organisée par
Toulibre, nous aurons une conférence un peu exceptionnelle. En effet, elle ne portera pas sur des aspects techniques ou sur l'utilisation des Logiciels Libres, mais sur
«Les aspects juridiques du Logiciel Libre» et sera animée par deux juristes, Stanley Claisse et Nathalie Foutel.
Il sera notamment question dans une première partie des mécanismes du droit d'auteur et du droit des brevets, des grandes règles et mécanismes contractuels des licences de logiciels libres, des différentes manières de gérer le copyleft des licences et en particulier la gestion des droits quand un même projet multiplie les licences. Dans une deuxième partie, il sera question de l'extension possible de la philosophie des licences libres à la diffusion de biens (logiciels et matériels) développés par la recherche publique, de la valorisation de ces recherches, et de manière générale de l'intérêt de la diffusion sous licences libres pour les entrepreneurs, particuliers et établissements publics.
Stanley Claisse est juriste en nouvelles technologies. Il est l'auteur d'un mémoire sur la
diffusion des films sur Internet. Nathalie Foutel est juriste et doctorante à l'ENAC et travaille sur les licences libres et la valorisation de la recherche dans le domaine aérien.
Il faudra donc que d'ici là je passe un peu de temps à rassembler toutes mes questions au sujet de la GPL, des licences libres et des brevets.
Ça aura lieu ce mercredi 25 mars à 20h au
Centre Culturel Bellegarde à Toulouse. Et dès 19h, le public est invité à venir nous rencontrer : informations sur les Logiciels Libres, install-party, dépannage, discussions informelles, etc.
Journée « Les Logiciels Libres, un enjeu pour l'éducation »

Dans le cadre de
Libre en Fête 2009, dimanche 22 mars toute la journée et en soirée à l'
Utopia Tournefeuille à coté de Toulouse, une journée sur le thème
« Les Logiciels Libres, un enjeu pour l'éducation » est organisée en partenariat avec les associations
Toulibre, le
GRAPE, et
LinuxEdu. Le but de cette journée est de présenter des utilisations concrètes de logiciels et ressources libres dans le contexte éducatif (école/collège/lycée), et de parler des enjeux de l’emploi du libre dans l’éducation. Elle s’adresse aux enseignants, aux différents acteurs du monde éducatif, mais bien entendu également aux parents d’élèves, qui pourront découvrir et expérimenter le merveilleux monde des Logiciels Libres.
La journée se déroulera en trois temps :
- Petit déjeuner à 10h (entrée libre) : présentation concrète de dispositifs pédagogiques, d’outils et de ressources libres pouvant être mis en œuvre et utilisés en classe ou par les parents d’élèves. Seront présents notamment Bruno Coudoin qui développe le logiciel Gcompris, Anne-Marie Mahfouf qui développe KDE-edu, un ensemble de logiciels éducatifs pour KDE, le GRAPE qui développe Luciole, un logiciel d’animation image par image, et Rémi Boulle pour EducOOo, qui représente le projet éducation d’OpenOffice.org.
- Toute l'après-midi (à partir de 14h), plusieurs ateliers vous seront proposés dans le hall du ciné : Un atelier « install-party » pour que vous puissiez installer sur votre ordinateur (vous pouvez l'amener, que ce soit une tour ou un portable) le système GNU/Linux ou simplement voir à quoi ça ressemble ; LinuxEdu?, un regroupement de professeurs utilisateurs du libre pour l’éducation, vous présentera ses activités ; Luciole (Myrtille), faire du film d’animation en cycle 2 ; Sésamath, des manuels scolaires libres et un environnement numérique de travail mathématique ; OpenOffice.org Éducation, construire un lien fort entre OpenOffice.org et le monde de l’éducation… et bien plus encore !
- Projection unique à 20h20 de The Codebreakers, suivie d’une table ronde avec les associations organisatrices, et des représentants des institutions éducatives et des collectivités (tarif unique 4€).
L'Agenda du Libre passe le cap des 2500 évènements !
Repompé de ma dépêche sur LinuxFr.org.

Lancé en
juin 2005, l'
Agenda du Libre a pour objectif de recenser tous les évènements français liés aux Logiciels Libres, de façon à les faire connaître et à mesurer le dynamisme de la communauté. Il permet de connaître les évènements à venir, à la fois sur le site Web, au travers de
flux RSS ou de
calendriers iCal. En
février 2006, le cap des 300 évènements était franchi, puis en
avril 2007, c'est le cap des 1000 évènements qui a été franchi. Il y a quelques jours, c'est le cap des
2500 évènements validés qui a été franchi, l'occasion de présenter les
statistiques et les
nouveautés des derniers mois.
Les nouveautés :
- Ajout de la possibilité pour un soumetteur d'évènement d'annuler et d'éditer son évènement avant et après validation par l'équipe de modération. Ainsi, une association peut soumettre toutes ses rencontres régulières pour l'année même si le thème précis est inconnu. Lorsque le thème est connu, le soumetteur peut mettre à jour l'évènement sans aucune intervention des modérateurs ;
- Refonte complète de la carte. Elle repose désormais sur la bibliothèque OpenLayers qui permet d'offrir un fond de carte OpenStreetMap. La carte représente la localisation des groupes d'utilisateurs et la localisation des évènements à venir. Cette carte n'est pas encore parfaite, les contributions sont les bienvenues ;
- Ajout d'un lien sur chaque évènement qui permet de l'ajouter très simplement à votre calendrier ;
- Amélioration de la réactivité de la modération, grâce à l'ajout à l'équipe d'un nouveau modérateur, Erwan Lehérissé, et l'amélioration du backend de modération ;
- Nouveau format d'export des évènements, dans un format XML spécialisé, pour permettre une syndication par exemple sur le site du Libre en Fête ;
- Passage à l'UTF-8 ;
- Ajout du support GeoRSS dans les flux RSS, voir Google Maps pour un exemple d'utilisation.
L'Agenda du Libre recense désormais entre 60 et 100 évènements par mois, en augmentation par rapport à l'année dernière. Le mois de mars sort à chaque fois du lot grâce au Libre en Fête, et c'est ainsi 176 évènements qui étaient proposés en mars 2008, dont près de 150 liés à l'initiative. Alors que la ville de Rennes a toujours devancé Paris en nombre d'évènements, c'est maintenant cette dernière qui est en tête du classement, avec 318 évènements contre 313 pour Rennes. Néanmoins, la région Bretagne reste la plus dynamique avec 449 évènements organisés contre 406 en Île-de-France. Lille et Toulouse sont plus loin derrière avec 165 et 144 évènements respectivement depuis la création de l'Agenda.
FOSDEM
Pour la troisième année consécutive, je serai au
FOSDEM à Bruxelles début février. Le programme des conférences principales a
été annoncé il y a peu, mais je serai surtout intéressé par la
devroom embarqué puisque c'est mon
employeur qui m'envoie :-)
Soirée Steal This Film - La Quadrature du Net
Hier soir, une soirée était organisée à Toulouse par le cinéma Utopia et Toulibre, autour de la question du droit d'auteur et des libertés individuelles dans le monde numérique. Pour commencer la soirée, le film en deux parties
Steal this film a été projeté, la deuxième partie étant nettement plus intéressante que la première (les sous-titres français ont été relus et corrigés par Rodolphe Village, de l'Utopia et Hugo Mercier, de Toulibre, merci à eux !). Suite à la projection, un débat a été lancé avec la salle, et nous avions fait venir Jérémie Zimmermann, co-fondateur de la
La Quadrature du Net pour animer ce débat.
Au total, près de 100 personnes étaient présentes, et le débat a duré presque jusqu'à minuit, avec de nombreuses questions très intéressantes. Jérémie a fait le point sur ce qui se passe actuellement autour du paquet Télécom, de la loi Hadopi et des autres menaces sur les libertés individuelles. Il a montré l'exceptionnel travail que réalise la Quadrature depuis quelques mois, et a vraiment animé le débat de façon à la fois constructive, pertinente et humoristique. Le public semble avoir vraiment apprécié cet échange.

Je n'avais pas encore eu l'occasion de parler de la Quadrature du Net sur ce blog. Il s'agit d'un collectif de citoyens, lancé par Christophe Espern (connu pour avoir lancé l'initiative eucd.info il y a quelques années), Jérémie Zimmermann (membre du CA de l'April, également partie prenante de campagnes comme eucd.info ou candidats.fr) et Philippe Aigrain. L'objectif de ce collectif est d'informer le public et les représentants des citoyens sur les évolutions législatives qui menacent les libertés individuelles dans l'environnement numérique. En gros, ils décortiquent les processus législatifs aux niveaux français et européen, le contenu des projets de lois pour y déceler les atteintes aux libertés individuelles (qui sont le plus souvent subtilement camouflées), informent les députés, proposent des modifications, des listes d'amendements à rejeter ou à voter, etc. Tout cela s'organise autour d'une plateforme collaborative, le site de la Quadrature du Net, qui offre un Wiki de travail. Ils sont soutenus par plusieurs organisations européennes, et travaillent en réseau avec un certain nombre de pays de l'Union pour coordonner les actions. Leur travail est vraiment formidable et impressionnant.
Vous pouvez les aider en suivant l'actualité de la Quadrature et en répondant à leurs appels à l'aide. Souvent, il s'agit d'appeler son député européen ou français pour dire que tel ou tel projet de loi pose problème, qu'il faut aller regarder du coté de ce que raconte la Quadrature du Net, etc (les détails sont disponibles sur le site).
Intervention à l'ENAC
Pour la troisième année consécutive, je suis intervenu ce matin dans le cadre d'un stage de formation continue à l'École Nationale de l'Aviation Civile, pour parler de Logiciels Libres bien sûr. Rien de vraiment spécial dans cette présentation, principalement reprise sur celle de l'année dernière avec quelques mises à jour.
Le support est disponible au format
PDF et
OpenDocument. Si vous avez des commentaires à faire sur le contenu de la présentation, n'hésitez pas, je suis toujours à la recherche de la meilleure façon de présenter le Logiciel Libre. Ici, la présentation s'adresse à un public technique, donc je fais la supposition que le processus de développement d'un logiciel est connu et que le public sait ce qu'est un serveur, l'embarqué, etc.
Sauf erreur, cette intervention était ma dernière de l'année 2008, et clôture mon
marathon d'interventions de ces deux derniers mois. Pour l'année prochaine, je vais peut être essayer d'en faire un peu moins, ou en tout cas de mieux les répartir sur l'année.
Déplacement à Belfort, jeudi et vendredi dernier
Comme indiqué dans un
précédent billet, j'étais à Belfort jeudi et vendredi dernier pour donner deux interventions autour du Logiciel Libre à l'UTBM. Petit retour sur ce déplacement.
Départ

Arrivée un peu avant 6h du matin le jeudi à l'aéroport de Blagnac pour prendre le vol direct Toulouse - Mulhouse opéré par
Twinjet sur des avions
Beechcraft 1900 de 19 places. À mon arrivée, mauvaise nouvelle: le vol risque d'être annulé en raison d'une grève des pétroliers sur l'aéroport de Toulouse. Finalement, un quart d'heure plus tard, ils annoncent que le vol est maintenu mais qu'il faudra faire une escale technique à Montpellier pour faire le plein. Nous sommes donc partis avec près d'une heure de retard, 7 passagers à bord de l'avion. Trente minutes de vol jusqu'à Montpellier, une quinzaine de minutes d'arrêt, puis 1h20 de vol jusqu'à Mulhouse. Finalement, je suis arrivé avec un peu moins de 2h de retard, pour trouver à mon arrivée Mathieu Triclot, le professeur de l'UTBM en charge de l'organisation des Jeudis des Humanités. En fait, c'est le nouveau prof de philo de l'UTBM, fan de nouvelles technologies et sensible à tout ce qui est logiciel libre, libertés numériques, etc. En arrivant à Belfort, je retrouve mon
frère qui était justement en France à ce moment-là, faisant une petite pause dans son stage chez
Montavista.
Linux embarqué

La première conférence que j'ai donné, de 14h à 16h, portait sur Linux embarqué et avait plusieurs objectifs. D'une part, être une présentation technique (architecture générale d'un système Linux embarqué, les composants principaux, etc.) mais aussi une conférence pour montrer que Linux dans l'embarqué est une réalité et pour donner envie aux étudiants de s'y intéresser. Une bonne quarantaine de personnes présentes, dont trois enseignants du département Génie Informatique, parmi lesquels deux que j'ai eu en tant que profs lors de mes études à l'UTBM.
J'ai profité de la fin de mon intervention pour demander à mon frère de montrer ce qu'il faisait à Montavista, il avait sa carte de développement qui fait fonctionner Android, donc c'était plutôt sympa à montrer aux personnes présentes. J'ai également fait circuler un OpenMoko dans la salle. Pas mal de questions pendant la séance de questions, à la fois en provenance des étudiants, mais aussi des enseignants.
Les supports sont disponibles au format
PDF et
OpenDocument.
Logiciels Libres, quels enjeux pour l'ingénieur

À 18h30, je donnais une conf sur le thème
« Logiciels Libres, quels enjeux pour l'ingénieur ». Dans une première partie, j'ai fait un petit rappel/retour sur ce qu'est le Logiciel Libre, libertés fondamentales, principes d'une licence libre, rapide état des lieux de l'existant et quelques chiffres et exemples pour montrer que le Logiciel Libre est aujourd'hui une réalité partout, dans l'entreprise, dans l'embarqué... et commence à le devenir sur le poste de travail. Dans une seconde partie, j'ai évoqué la question des modèles économiques, car dans une école formant notamment des ingénieurs en informatique, la question de l'impact du Libre sur l'emploi et la rémunération en informatique est un sujet chaud. En troisième partie, j'ai évoqué ce que je voyais comme enjeux/changements pour l'ingénieur avec le Logiciel Libre. J'ai notamment évoqué :
- le besoin de connaître les briques libres, pour savoir puiser dans ces ressources, en sachant donc les évaluer et les sélectionner
- le besoin de savoir interagir avec la communauté, pour pouvoir utiliser efficacement les briques libres. J'ai par exemple mentionné tout simplement le besoin de maîtriser l'anglais, pas uniquement en lecture seule, mais en lecture/écriture
- le fait que le travail de l'ingénieur en tant que tel était visiblement en dehors de l'entreprise, ce qui est pour moi plus valorisant, et plus intéressant pour la carrière
- et j'ai insisté sur le fait que contribuer à un projet libre pendant les études ne peut être que bénéfique, à la fois pour les compétences mais aussi pour avoir un CV qui facilitera très nettement la recherche d'un emploi une fois le diplôme obtenu. J'ai notamment parlé des projets réalisés directement dans le cadre des études, qui sont souvent des projets « from scratch », dont le sujet est plus ou moins identique chaque semestre et dont la production est jetée à la fin du semestre.
Au total, une bonne cinquantaine de personnes présentes, visiblement surtout des étudiant(e)s de Génie Informatique. Après mon intervention, énormément de questions, si bien que nous avons dû arrêter le flot de questions à un moment pour clôturer la conférence. Quelques questions sur les modèles économiques, mais finalement surtout sur comment contribuer au Libre pendant les études. Vraiment un excellent échange avec les étudiants, mais on sentait que le public était déjà globalement convaincu.
Les supports de la présentation sont disponibles au format
PDF et
OpenDocument.
Soirée
Après l'intervention, nous sommes allés à la Patate Flambée, où nous avons pu déguster à volonté des tartes flambées. Une vingtaine de personnes présentes, un repas très sympathique. J'ai pu discuter avec les étudiants actuels de l'UTBM, dont certains font tourner
Lolut, d'autres ont repris le réseau informatique auquel j'ai contribué dans la résidence étudiante où je vivais lors de mes études. Ce fût vraiment très sympa de rencontrer tous ces gens et de revoir cette école où je n'étais pas revenu depuis la remise des diplômes en novembre 2005.
Au cours de la soirée, Richard Stallman est arrivé, puisqu'il donnait le lendemain soir à l'UTBM une conférence (qui visiblement a eu beaucoup de succès, mais à laquelle je n'ai pas assisté).
Lendemain
Le lendemain, rencontre rapide avec un journaliste du journal local
Le Pays. L'article est disponible
sur le site du journal, mais également en
PDF (en dessous de l'article sur la venue de Richard Stallman).
Juste après cette rencontre, train pour l'aéroport de Mulhouse, puis avion pour revenir sur Toulouse. Pas de retard, pas d'aventure exceptionnelle, et cette fois-ci nous étions 17 passagers pour un avion presque plein puisqu'il compte 19 places.
En tout cas, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce déplacement express à Belfort, partager ma passion pour le Logiciel Libre, revoir mon école d'ingé, discuter avec les étudiants actuels, etc.
Nombre d'évènements en augmentation dans l'Agenda du Libre

J'ai récemment jeté un oeil aux
statistiques de l'Agenda du Libre, et remarqué quelque chose d'intéressant: les mois d'octobre 2008 et novembre 2008 sont les mois pour lesquels nous avons enregistré le plus d'évènements depuis la création de l'Agenda du Libre, en dehors des mois de mars durant lesquels le nombre d'évènements est traditionnellement assez élevé en raison du Libre en Fête.
Ainsi, en octobre 2008, nous avons enregistré 82 évènements, et en novembre 2008, 102 évènements. Ce mois de novembre 2008 est le meilleur mois derrière mars 2008 (176 évènements en raison du Libre en Fête) et mars 2007 (132 évènements en raison du Libre en Fête). Le mois d'octobre 2008 est à un niveau équivalent à celui de mars 2006, le premier Libre en Fête après la mise en place de l'Agenda du Libre.
On peut sans doute expliquer cela d'une part par l'augmentation de l'activité Logiciels Libres en France et d'autre part par une augmentation de la popularité de l'Agenda du Libre auprès des organisateurs de ces évènements. Maintenant, à savoir quel facteur est le plus important des deux, je n'en ai aucune idée.
À propos de l'Agenda du Libre, je cherche toujours un sympathique contributeur qui pourrait m'aider à améliorer la
carte. Il suffit de savoir faire un peu de Javascript. Des connaissances en OpenLayers seraient un plus :-)
Richard Stallman à l'UTBM

Richard Stallman à Toulouse en juin 2007
Comme indiqué dans le
précédent billet, je donne deux interventions le jeudi 27 novembre à l'UTBM, l'école d'ingénieur qui m'a généreusement remis un diplôme à l'issue de cinq années d'études. La première intervention portera sur Linux embarqué, la seconde sur
« Logiciels Libres, quels enjeux pour l'ingénieur ? ».
Coïncidence, alors que ces interventions étaient prévues de longue date, Richard Stallman donnera une conférence le lendemain, vendredi 28 novembre à 18h30 dans l'amphithéatre A200 du site de Belfort de l'UTBM. Voir
cette page pour les détails sur la conférence. Richard Stallman à Belfort, c'est une première, et c'est assez intéressant pour moi qui ait été un animateur de Lolut, club des utilisateurs de Logiciels Libres de l'UTBM, pendant toute la durée de mes études, qui aujourd'hui est co-organisateur de l'évènement.
Pour ma part, je n'assisterai pas à la conférence de Richard puisque je serai déjà dans l'avion pour revenir sur Toulouse, et sans doute profiter de la neige pyrénéenne le lendemain !
Interventions à gogo
Ces temps-ci, le nombre d'interventions que je donne autour des Logiciels Libres commencent à devenir relativement important, et la préparation de ces interventions me demande pas mal de temps. Dans les interventions passées :
- le 14 octobre, cours sur les Logiciels Libres pour les étudiants de Sciences Po Toulouse, j'en ai déjà parlé
- le 22 octobre, intervention sur Linux embarqué dans le cadre de la rencontre bi-mensuelle de Toulibre. Pas mal de monde et une présentation très interactive grâce aux participations très intéressantes de l'auditoire. Les supports sont disponibles en OpenDocument et PDF
- le 6 novembre, intervention sur Choosing graphical libraries for embedded systems à la conférence Embedded Linux Conference Europe qui a lieu les 6 et 7 novembre aux Pays-Bas. J'en avais parlé il y a un moment. Les supports seront prochainement disponibles sur le site de Free-Electrons.
- le 13 novembre, cours de 2h sur la création et la gestion de projets Logiciels Libres pour les étudiants de l'IUP ISI de l'Université Paul Sabatier à Toulouse. Pour les supports, j'ai réutilisé ceux de l'an passé pour le même cours, disponibles au format OpenDocument et PDF
Dans les choses à venir :
- ce jeudi 27 novembre, à 14h, je ferais une intervention sur Linux embarqué à l'UTBM, l'école d'ingénieurs dans laquelle j'ai fait mes études.
- le même jour, à 18h30, toujours à l'UTBM, je ferais une intervention sur le thème « Logiciels Libres, quels enjeux pour l'ingénieur ? », dans le cadre des Jeudis des Humanités organisés par l'école. Voir le programme complet pour le descriptif de la conférence.
- le mardi 2 décembre, j'interviendrais comme chaque année dans le cadre d'un stage de formation continue à l'École Nationale de l'Aviation Civile à Toulouse, pour faire une présentation générale des Logiciels Libres, historique, écosystème, utilisations, enjeux, etc.
Presqu'heureusement, une autre intervention qui était prévu début décembre a été annulée et j'ai refusé d'animer un autre cours à la mi-décembre car le nombre d'interventions commençait à être vraiment trop important et à occuper une grande partie de mon temps libres. Cela dit, rien que dans la journée d'hier, j'ai reçu deux nouvelles propositions pour faire des interventions, mais heureusement, c'est pour l'année prochaine.
Au milieu de ces interventions sur mon temps libre, j'étais également toute la semaine dernière à
Bilbao pour animer une semaine de formation sur Linux embarqué, dans le cadre de mon boulot chez
Free Electrons.
Pffiou, éprouvant!
Soutenez le Logiciel Libre : adhérez à l'April
L'association
April, référence au niveau national en matière de promotion et de défense du Logiciel Libre, a lancé il y a quelques jours une
grande campagne d'adhésion, qui vise à atteindre 5.000 adhérents d'ici fin 2008. Cette campagne d'adhésion a reçu le soutien de
Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, rédacteur du fameux
Standblog qui déclare :
« Liberté d'apprendre, de partager, de mettre la technologie au service des utilisateurs : peu d'organisations parviennent à expliquer le logiciel libre ; plus rares encore sont celles qui peuvent le défendre. L'April mène ce combat, et je soutiens son action par mon adhésion. Je vous encourage tous à faire de même, car ce sont nos libertés à l'ère du numérique qui sont en jeu. »
Pour rappel, Richard Stallman a également soutenu l'April en 2007, en déclarant:
« L'APRIL joue en France un rôle fondamental et unique pour la promotion et la défense du logiciel libre et de ses différents acteurs. La liberté informatique est un enjeu de société et il est essentiel, aujourd'hui plus encore qu'avant, de soutenir celle-ci en rejoignant l'APRIL. J'encourage tous les citoyens épris de liberté informatique à adhérer dès maintenant à l'APRIL »
Je crois que Tristan Nitot et Richard Stallman sont deux acteurs du Logiciel Libre suffisamment différents dans leur historique, leurs points de vue et leurs positions, pour montrer que par leur soutien, l'action de l'April est utile voire nécessaire au Logiciel Libre en général.
Au début de la campagne d'adhésion l'association comptait 2.500 adhérents, dont plus de 100 entreprises, 80 associations et 2 collectivités territoriales. Parmi les entreprises, de nombreuses sociétés de service en Logiciel Libre évidemment, mais aussi des grands noms comme Sun Microsystems, RedHat, Canonical, Mandriva, Neuf, Steria, Thalès, etc.
Si vous êtes utilisateur de Logiciels Libres, ou même tout simplement amateur des idéaux portés par le mouvement des Logiciels Libres, je vous encourage à adhérer dès maintenant !
Je suis membre du conseil d'administration de l'April depuis l'assemblée générale de février 2007. En près de deux ans, j'ai donc eu l'occasion d'observer (et occasionnellement de participer) à l'action du conseil d'administration de l'April, mais également et surtout à celui des permanents de l'April. En effet, l'April compte aujourd'hui trois permanents, qui peuvent travailler à temps complet sur les dossiers, ce qui est devenu indispensable vu leur nombre et leur complexité. Parmi les permanents, l'historique Frédéric Couchet, un des fondateurs de l'association il y a plus de 12 ans, est délégué général. Alix Cazenave, ancienne assistante parlementaire, est chargée des relations institutionnelles. Eva Mathieu est assistante de direction et aide l'association d'un point de vue logistique et administratif.
Je ne suis pas du tout un « historique » de l'April, je suis même un adhérent tardif, puisque j'ai adhéré seulement en février 2006, alors que j'étais utilisateur de Logiciels Libres et actif dans de nombreux groupes d'utilisateurs pour en faire la promotion depuis 2000. En près de deux ans d'observation et de participation à l'activité de l'April, que j'ai pu suivre de très près en tant que membre du CA, je peux témoigner de
l'énorme travail de qualité réalisé par les permanents et le CA. Entre les rendez-vous avec les institutionnels, les courriers aux députés et aux institutions, les rencontres avec la communauté, la participation à des conférences, à des colloques, ils font preuve d'un dévouement et d'une passion sans limites. Il n'est pas rare de trouver les permanents et les membres du CA travailler sur IRC à 2h du matin ou de voir un mail d'un permanent à 3h du matin avec une proposition de courrier à envoyer en pièce jointe. Et évidemment, le mot « week-end » n'a pas vraiment de sens quand on parle du travail des permanents ou du CA.
Ma participation à toute cette activité a été très modeste, car je dépense principalement mon énergie sur le plan local, au niveau de
Toulibre. Mais je pense qu'aujourd'hui, face aux menaces croissantes qui pèsent sur le Logiciel Libre alors que celui-ci est dans une phase de croissance majeure, il est important que l'ensemble de la communauté se regroupe derrière un acteur fort, et pour moi, cet acteur fort est l'April. C'est pourquoi je vous encourage aujourd'hui à adhérer.
Il faut savoir que l'April n'est actuellement financée que par les cotisations de ses adhérents. Elle ne reçoit pas de subventions aujourd'hui, et ce n'est pas un mode de financement souhaitable pour une association qui a entre autres pour objectif d'influencer les décisions des élus. Le financement par les cotisations des adhérents permet d'agir en toute indépendance.
Pour résumer, pourquoi adhérer :
- l'April existe depuis 12 ans, fait un travail remarquable, salué par le récent prix « Lutèce d'Or », et est clairement l'acteur majeur pour la défense du Logiciel Libre en France ;
- face au lobbying des « adversaires », il est nécessaire de s'organiser et de se regrouper ;
- c'est possible à partir de 10 Euros / an, avec des prélèvements automatiques qui permettent d'étaler le paiement et de ne pas avoir à y penser ;
- ça prend cinq minutes, et les adhésions de soutien sans participation active sont les bienvenues ;
- c'est plus d'adhérents, c'est un poids plus important lors des discussions avec les institutions. Le passage de 400 adhérents à plus de 2000 adhérents lors de la précédente campagne d'adhésion a très clairement largement augmenté l'écoute que l'association avait ;
- c'est s'assurer de la pérennité financière de l'association, indispensable au financement des postes des permanents et des actions de l'April en général.
À vous de jouer !
Ubuntu Party, le 15 novembre à Blagnac près de Toulouse

À l'occasion de la sortie de la nouvelle version 8.10 de la distribution GNU/Linux Ubuntu, nommée "Intrepid Ibex",
Toulibre et l'association
Ubuntu-fr organisent une après-midi de découverte et d'aide à l'installation de GNU/Linux, avec conférences, démonstrations et
install-party. Les personnes désireuses d'installer une distribution GNU/Linux sur leur ordinateur peuvent venir avec.
L'événement, ouvert à tous, libre et gratuit, se déroulera le
samedi 15 novembre de
14h à 18h à
Odyssud, Blagnac. Les détails d'accès sont disponibles sur le
site d'Odyssud.
De 14h à 18h, des ordinateurs de
démonstration seront disponibles et les membres des associations Ubuntu-fr et Toulibre répondront à toutes vos questions concernant les Logiciels Libres et Ubuntu. Un espace
« install party » sera également disponible, grâce auquel vous pourrez procéder à l'installation du système libre Ubuntu sur votre ordinateur personnel avec l'aide des membres de deux associations organisatrices. Les personnes intéressées par l'install party sont invitées à prendre contact avec les organisateurs.
D'autre part, l'après-midi sera ponctuée d'une série de courtes présentations, pour
découvrir et comprendre Ubuntu et le monde des Logiciels Libres :
- 14h30 : Présentation « Qu'est-ce qu'Ubuntu ? », par Sylvain Garcia, Ubuntu-fr
- 15h : Présentation « Qu'est-ce que le Logiciel Libre ? », par Hugo Mercier, Toulibre
- 15h30 : Présentation « Quoi de neuf dans Ubuntu 8.10 ? », par Lionel Porcheron, Ubuntu-fr
- 16h : Présentation « Comment contribuer à Ubuntu ? », par Lionel Porcheron et Christophe Sautier, Ubuntu-fr
- 16h30 : Présentation « La communauté Ubuntu-fr », par Christophe Sautier, Ubuntu-fr
- 17h : Présentation « Ubuntu à la maison et au boulot », par Lionel Porcheron, Ubuntu-fr
Présentation des Logiciels Libres à Sciences Po
Le mardi 14 octobre, je suis intervenu dans le cadre d'un cours à Sciences Po Toulouse pour présenter les Logiciels Libres, leur historique, leurs enjeux, leurs intérêts, les modèles économiques ainsi que le fonctionnement et l'organisation de la communauté. Les supports sont disponibles au format
PDF et
OpenDocument.
Vidéos des présentations de Toulibre
Le mercredi 10 septembre ont eu lieu deux présentations dans le cadre de la rencontre bi-mensuelle de
Toulibre. La première portait sur Crunchy, un outil permettant d'embarquer un interpréteur Python dans une page Web, essentiellement dans un but pédagogique. La seconde, réalisée modestement par votre serviteur, portait sur le fameux téléphone libre OpenMoko Freerunner et avait principalement pour objectif de faire circuler un exemplaire de l'appareil et de permettre au public de le découvrir.
Les slides et les vidéos de ces deux présentations sont maintenant disponibles :
- Crunchy, par Florian Birée. Slides au format PDF et source LaTeX. Vidéo au format Ogg Theora, 195 Mo.
- OpenMoko, par Thomas Petazzoni. Slides au format PDF et OpenDocument, lourdement inspirés pour certains de la présentation sur OpenMoko réalisée aux RMLLs par Lucas Bonnet. Vidéo au format Ogg Theora, 205 Mo. Je ne sais pas si la vidéo est vraiment intéressante, car la présentation a surtout consisté en un échange avec la salle plutôt qu'en une présentation magistrale. En effet, n'ayant personnellement que peu d'expérience en OpenMoko, plusieurs personnes du public ont fait part de leur expérience dans l'utilisation de ce téléphone, ce qui fût fort intéressant.
Le mercredi 24 septembre a eu lieu une présentation du système d'exploitation libre OpenSolaris, par Nicolas Dorfsman et Hervé Ferdinand. Au menu: présentation générale d'OpenSolaris, puis focus sur Dtrace et ZFS. Les slides sont disponibles au format
PDF pour la première partie,
PDF et
OpenDocument pour la deuxième partie. Vidéo au format
Ogg Theora, 827 Mo.
Depuis ces deux présentations, deux autres ont lieu : Introduction à LaTeX et Beamer le 8 octobre, et Introduction à Linux embarqué le 22 octobre. Ces deux présentations ont également été filmées, mais je dois encore faire l'extraction et le montage.
PGDay.fr à Toulouse, un succès !

Hier se tenait à Toulouse le premier
PGDay francophone, organisé par l'association
PostgreSQLFr, en partenariat avec
Toulibre. La journée avait évidemment pour thème le serveur de base de données libre
PostgreSQL. Bien que n'étant pas du tout spécialiste du domaine, ni n'ayant un intérêt particulier pour le sujet, j'ai assisté à cet évènement, pour la culture, mais aussi pour filmer les interventions.
Tout d'abord, la logistique de l'évènement fût vraiment remarquable. Les organisateurs ont déniché une salle de bonne taille (~70 places) au Centre Culturel Soupetard, dans le quartier Jolimont à Toulouse. Ensuite, tout y était: la sonorisation avec micro-cravate sans fil, l'accueil avec les badges nominatifs, la petite sacoche aux couleurs des sponsors avec stylos, bloc-note (lui aussi aux couleurs des sponsors) et brochures. Café, thé, jus d'orange et viennoiseries étaient de la partie, ainsi qu'un repas sympathique dans un restaurant le midi. Non, vraiment, au niveau logistique, pour une première édition, c'était très très bien.
Du coté des conférences, il y a aussi eu des interventions vraiment intéressantes, d'autres un peu moins (mais comme dit plus haut, mon point de vue est celui d'un non-utilisateur de PostgreSQL) :
- la première, par Guillaume Smet d'OpenWide, était un retour d'expérience sur l'utilisation de PostgreSQL chez Cityvox, le fameux site d'informations sur les restaurants, théatres, cinéma, concerts et autres. Une présentation chronologique des différentes étapes de la migration de l'ancien système d'informations de Cityvox vers un nouveau, basé sur PHP et PostgreSQL, la montée en puissance du site, les problématiques de pic de visites lors d'évènements comme la Fête de la Musique ou la Saint-Valentin. La présentation résumait une expérience de quatre ans, puisque la migration a été entamée en 2004, et retraçait toutes les évolutions du système d'informations de 2004 à 2008 pour résoudre les différents problèmes rencontrés. Cette expérience me semble être une très bonne carte de visite pour PostgreSQL, qui montre bien les possibilités de la solution dans un environnement assez contraignant. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette intervention.
- la seconde, sur PostGIS, m'intéressait puisque je m'amuse un peu avec OpenStreetMap et donc tout ce qui est géographique a tendance à m'interpeller ces derniers temps, même si je ne suis qu'un jeune padawan dans le domaine. Réalisée par une personne de CampToCamp?, une société spécialisée dans la géomatique. L'intervenant a donc présenté PostGIS, une extension de PostgreSQL (visiblement une sorte de plug-in), qui ajoute de nouveaux types de données pour associer des informations géographiques aux informations classiques mais également des opérations. Ainsi, on va pouvoir stocker la localisation géographique d'un point, les coordonnées d'une zone, puis réaliser des opérations comme « Est-ce que le point est dans la zone », « Quelles sont toutes les zones qui touchent cette zone », « Quelles sont les points situés à moins de 10 km de ce point et répondant à tels critères ». Les types de données ont été présentés, puis quelques opérations, exemples d'utilisation, etc. Il a également été question des outils permettant d'utiliser PostGIS? (visualisation et/ou édition, import et export), avec visiblement un certain manque de support de PostGIS? dans les applications propriétaires traditionnelles du monde de la géomatique.
- la troisième, première de l'après-midi, portait sur TinyERP et PostgreSQL, par Christophe Chauvet. C'est sans doute la présentation que j'ai trouvé la moins intéressante de la journée. Après une présentation très générale de TinyERP, sans doute trop générale pour apporter réellement des informations, l'orateur est parti dans une liste de détails/bugs qui affectaient TinyERP en relation avec PostgreSQL. Bref, je n'en ai pas retenu grand chose, mais là encore, ce n'est pas du tout mon domaine d'expertise, donc je suis peut-être passé à coté des choses intéressantes.
- la quatrième portait sur PostgreSQL dans les architectures SIG web et était réalisée par Vincent Picavet de Makina Corpus, société également spécialisé dans les SIG libres. PostGIS était évidemment à l'honneur, au travers de la présentation d'un projet assez remarquable en terme de complexité. Un client (non nommé) de Makina Corpus avait une base de données géographique basée sur des données Télé Atlas de 2004 (Télé Atlas est avec Navtek, un des deux principaux fournisseurs de données géographique dans le monde). Cette base de données avait été enrichie par le client au fil des années avec les nouvelles routes, les modifications de route et autre, mais également enrichie avec ce que les spécialistes appellent apparemment de la « donnée attributaire » (des données sur les données géographiques). Maintenant, le client venait de récupérer des données Télé Atlas de 2008 mises à jour. Il s'agissait donc de fusionner ces nouvelles données avec les données existantes sans perdre toutes les améliorations réalisées par le client, notamment les fameuses données attributaires. Imaginez donc deux graphes d'un réseau routier, à l'échelle de la France entière, dans lesquels les points sont presque au même endroit, mais pas toujours, pas décalés de la même façon, etc.. Et il faut retrouver quel point correspond à quel point, quel segment correspond à quel segment. Ils combinent pour cela trois techniques: la sémantique, la topologie et la géométrie. La sémantique consiste à utiliser le nom des rues pour reconnaître quel segment dans un graphe correspond à quel autre segment dans un autre graphe. La topologie consiste à utiliser la « forme (au sens large, avec les sens de circulation, les intersections) » d'une portion du graphe pour reconnaître un motif similaire dans l'autre graphe. Enfin la géométrie consiste simplement à chercher des points « autour » et essayer de trouver des correspondances. Tout ça est implémenté sous forme de procédures stockées PostgreSQL, les données étant évidemment stockées dans une telle base, grâce à PostGIS. Un projet vraiment impressionnant par sa complexité. D'autres aspects ont été abordés, comme l'import/export de données, l'utilisation de PostgreSQL sous Windows (car le projet suscité se passe sous Windows), etc. Une présentation vraiment très intéressante.
- la cinquième conférence était intitulée « PostgreSQL: utilisation, performance, outils » et était une petite étude/retour d'expérience sur l'utilisation de PostgreSQL dans trois cas: petite base de données (~ 5 Go), base de données plus volumineuse (~ 150 Go) et base de données à fort accès concurrent. L'orateur y a donc partagé son expérience, dans le choix du matériel, la configuration de PostgreSQL pour que ça fonctionne bien, le monitoring pour surveiller l'espace disque, mais aussi le nombre de requêtes, leur durée (pour détecter d'éventuels bugs applicatifs), la réplication et d'autres choses. Un petit ensemble d'astuces, d'idées, d'outils qui constituaient un bon retour d'expérience sur une utilisation plus « raisonnable » de PostgreSQL que celle présentée par Guillaume Smet, et qui correspondra donc à d'autres utilisations, plus courantes peut-être.
- en dernière partie de journée, une série de quatre présentations éclair
- Les deux premières, par Jean-Christophe Arnu puis Ludovic Levesque, portaient sur des solutions de réplication. D'un coté WALs et PITR et de l'autre coté Londiste. Dans PostgreSQL, la réplication entre un serveur maître et un serveur esclave se fait de manière asynchrone: il peut y avoir un delta de plusieurs secondes à plusieurs minutes entre un maître et un esclave. L'esclave peut donc surtout être utilisé en lecture, pour faire par exemple de l'analyse ou des statistiques sur des données qui n'ont pas forcément besoin d'être 100% à jour. La première solution, WALs (Write Ahead Logging) et PITR, repose sur les journaux de transaction de PostgreSQL. Ceux-ci sont stockés par le serveur maître, puis envoyés vers le serveur esclave, où ils sont joués sur la base de données esclave pour qu'elle évolue de la même manière que la base de données maître. Londiste est une autre solution, et Ludovic Levesque présentait son utilisation pour faire la migration d'une version de PostgreSQL vers une autre avec une interruption de service la plus courte possible.
- Une présentation éclair de Thomas Reiss sur l'anonymisation des données. Il travaille pour le Ministère de l'Intérieur, qui manipule donc des données nominatives sensibles, qui ne peuvent pas être transmises à des prestataires. Elles doivent donc d'abord être anonymisées. Au final, ce n'est pas un problème très simple, car il faut que les données gardent leur sens et leur cohérence: cohérence entre code postal et ville, cohérence entre date de naissance, lieu de naissance et numéro de sécurité sociale, etc. Il a donc présenté son approche, réalisée entièrement en procédures stockées PL/SQL.
- Une dernière présentation éclair de Damien Clochard, de la société Dalibo, spécialisée dans PostgreSQL, qui a brièvement présenté le projet de livre blanc PostgreSQL, pour faire connaître cette solution souvent méconnue car ne bénéficiant pas de l'effort marketing d'une grosse entreprise (contrairement à MySQL, il n'y a pas de société derrière PostgreSQL, même si les contributeurs sont évidemment souvent issus d'entreprises).
- Enfin, la journée a été clôturée par Jean-Christophe Arnu, qui est revenu sur les différentes présentations en prenant des citations mettant en avant les atouts de PostgreSQL en terme de performance, de fiabilité, de réactivité de la communauté, etc. Il a également évoqué le futur proche de PostgreSQL avec les nouveautés de la version 8.4.
Au final, cette journée fût vraiment très intéressante. Les vidéos et les slides seront sans aucun doute prochainement mis en ligne.
Encore du nouveau dans l'Agenda du Libre
Encore quelques nouveautés dans l'Agenda du Libre ces derniers temps :
- Alors que la possibilité était récemment donnée aux soumetteurs d'évènements de modifier et d'annuler leurs évènements après validation, il leur est maintenant également possible de modifier ou d'annuler leurs évènements durant la phase de modération. Une action de modération a été ajoutée, elle permet aux modérateurs de demander au soumetteur d'un évènement de compléter la description de celui-ci. De cette manière, l'équipe de modération peut plus facilement demander des informations complémentaires, sans avoir à passer par un cycle de refus de l'évènement, ré-ajout par le soumetteur. Ces deux nouvelles fonctionnalités devraient sensiblement améliorer la vie des modérateurs et la qualité de la relation entre modérateurs et soumetteurs d'évènements
- Passage à l'UTF-8 de la base de données, des pages Web générées, du flux RSS, des courriers électroniques envoyés. Pas vraiment de changements visibles du point de vue du visiteur, si ce n'est que les GULLs présents dans des villes contenant des caractères accentués sont désormais affichés sur la carte.
- Ajout d'un certain nombre de GULLs sur la carte, au travers du tableau lugname2city du script extract-gulls.py. Il reste encore quelques GULLs à ajouter, mais certains ont un site inaccessible, ou n'ont pas vraiment de ville de référence.
- Intégration de Tiny MCE dans le formulaire de soumission/édition d'évènement, afin de permettre la rédaction de la description d'un évènement en mode WYSIWYG, sans nécessiter de connaissance en HTML. C'est une fonctionnalité qui était demandée depuis longtemps, merci donc à Erwan Léhérissé de l'avoir implémentée.
David Mentré
propose de publier une version 1.0 du code de l'Agenda du Libre. Effectivement, le code est utilisé par quelques autres projets, bien qu'il soit conçu spécifiquement pour l'Agenda du Libre et n'a jamais eu vocation à être un agenda générique. En plus, le code est absolument affreux, du PHP de goret. Enfin en tout cas, d'ici à la version 1.0, j'aimerais corriger les problèmes de la carte : tous les évènements et tous les GULLs qui sont sur un même lieu se surperposent, si bien qu'on ne voit qu'un seul évènement et qu'un seul GULL pour chaque ville. Malheureusement,
OpenLayers? ne semble pas très simple à utiliser quand il s'agit de customiser le rendu. Si quelqu'un a des pistes sur le sujet, je suis preneur.
Enfin, l'Agenda du Libre a été discuté lors de la table ronde Interlug des RMLLs, à laquelle je n'ai malheureusement pas pu me rendre car je donnais une conférence au même moment. Le compte-rendu de cette table a
été publié sur la liste interlug par Emmanuel Seyman, et sa publication a donné suite à une discussion sur l'intégration entre l'Agenda du Libre et LinuxFr.org. De mon point de vue, la meilleure intégration serait de développer un widget spécial pour LinuxFr.org, sous forme de calendrier configurable (par région, par tag, etc.) et qui afficherait dans une boîte les évènements à venir. Quelqu'un est partant pour développer ça ?
Poursuite des contributions à OpenStreetMap
Depuis ma
première contribution à
OpenStreetMap fin mai, j'ai continué à contribuer de temps en temps au projet, sur plusieurs zones :
- à Colomiers, évidemment, surtout la partie nord-ouest de la ville pour l'instant. De nombreuses rues étaient déjà présentes dans le centre ville, mais ont été réalisées à partir des photographies aériennes Yahoo. Les noms des rues ne sont pas présent, et parfois, leur configuration a changé: les photos aériennes Yahoo mises à disposition gracieusement pour le projet OpenStreetMap, sont vraiment anciennes.
- à Sanguinet, qui n'existait pas du tout. J'ai commencé par relier la ville au reste du monde, puis à mapper les rues de celle-ci. Quasiment toutes les rues du centre-ville sont présentes, mais il manque encore pas mal de routes en périphérie. Il reste aussi un problème de piste cyclable traversant le lac, visiblement dû à un décalage des photos aériennes par rapport à la réalité mesurée par un GPS. Dans la même région, j'ai également mappé quelques routes allant vers Biscarosse
- à Condom, malheureusement encore très incomplète, mais il faut bien en garder pour les prochaines vacances.
J'utilise toujours un Tomtom GO 920 équipé du logiciel additionnel Event Logger pour faire les relevés. Il marche plutôt bien, mais la fréquence des relevés est un peu trop faible à mon goût et parfois aléatoire. Au départ, pour noter les informations, j'utilisais simplement un papier et un crayon, mais je suis depuis passé au
Photo mapping qui fonctionne plutôt bien. Cependant, il m'arrive encore parfois de prendre des notes en complément des photos : quand on regarde des photos, on ne connaît pas leur orientation (il faudrait une boussole dans l'appareil), et dans les carrefours un peu spéciaux, un petit plan papier permet de bien resituer les choses. Le photo mapping est une assez bonne technique, mais comme pour le papier/crayon, elle oblige à s'arrêter (je mappe en vélo) pour prendre une photo à chaque intersection. Il faudrait peut-être que je tente l'
Audio mapping qui permet peut-être de s'arrêter moins souvent.
En tout cas, le travail de mapping reste amusant, même si mapper un lotissement d'une ville moderne comme Colomiers avec des rues dans tous les sens est assez long. Rien que sur Colomiers, au rythme où je progresse, il y en a encore pour plusieurs années :-)
Premières rencontres Toulibre de l'année
La première rencontre bi-mensuelle de Toulibre aura lieu le 10 septembre, de 19h à 23h, au Centre Culturel Bellegarde. Comme d'habitude, dans une salle, nous accueillons le public désireux d'en savoir plus sur le Logiciel Libre, souhaitant trouver de l'aide pour en installer ou pour résoudre des petits soucis. Et dans une autre salle, deux présentations auront lieu:
- la première sur Crunchy, animée par Florian Birée. Crunchy est un logiciel permettant d'intégrer un interpréteur Python dans une page Web. Cela permet la création de tutoriels sympathiques pour l'apprentissage du langage Python. Florian a travaillé cet été sur ce projet dans le cadre d'un Google Summer of Code
- la seconde sur OpenMoko, puisque j'ai reçu un exemplaire du Neo FreeRunner pour mon anniversaire (youpi !). Je n'ai pas grand chose à dire pour l'instant sur la chose, puisque je n'ai pas eu le temps d'explorer toutes les possibilités de la machine, mais ça me paraissait intéressant d'en parler lors d'une rencontre Toulibre. Puis c'est la garantie de faire venir un peu de monde, vu la popularité du projet :-)
La seconde rencontre bi-mensuellle aura lieu le 24 septembre, toujours de 19h à 23h, toujours au Centre Culturel Bellegarde, et on accueillera toujours le public dans une salle pour les questions, dépannage et autre. Dans l'autre salle, la présentation aura cette fois pour thème le système d'exploitation libre
OpenSolaris et sera animée par Nicolas Dorfsman.
Assemblée générale de Toulibre
Demain, mercredi 3 septembre, aura lieu la troisième assemblée générale de l'association
Toulibre. Le CA sortant, dont je fais partie, présentera son
rapport moral et son
rapport financier. Les activités régulières de l'association fonctionnent plutôt bien (les rencontres bi-mensuelles au Centre Culturel Bellegarde, les ateliers KDE, les Qjelt), mais au niveau des actions ponctuelles, nous avons été plus calmes cette année.
Les rencontres régulières sont intéressantes pour faire animer et faire vivre une petite communauté qui connaît déjà l'association (nous avons plus de 300 abonnés à notre liste d'annonces), mais les actions ponctuelles permettent de toucher de nouvelles personnes et de leur faire découvrir les Logiciels Libres, ce qui est un aspect important des objectifs de Toulibre. J'espère que cette année, nous trouverons des opportunités pour aller à la rencontre du public. L'expérience a montré que les évènements spécifiques au Logiciel Libre ne rencontrent pas toujours un grand succès, et qu'il vaut mieux participer à un évènement plus important.
Chtinux, par exemple, en participant à la Braderie de Lille ce WE, touche un très grand nombre de personnes. C'est à ce type d'évènement que j'aimerais que Toulibre participe dans l'année à venir.
Pour cette assemblée générale, quatre nouvelles personnes sont candidates au conseil d'administration, en plus des six présentes au conseil d'administration cette année (si elles renouvellent toutes leur candidature). J'ai personnellement incité ces personnes à se porter candidates, il me semble important d'injecter régulièrement des idées neuves, de l'énergie et de la motivation dans une association. Je vais essayer au fil de cette année d'ouvrir l'organisation des évènements en essayant de faire participer un plus grand nombre de membres de l'association. J'ai déjà confié l'organisation des rencontres et des repas mensuels à deux groupes de deux personnes, précisément celles qui sont nouvellement candidates au conseil d'administration. En étant plus ouvert, j'espère arriver à impliquer plus de personnes, et donc pouvoir participer à plus d'évènements, plus de projets. Nous verrons bien lors de l'assemblée générale 2009 ce que ces idées auront donné :-)
À demain, donc.
Présence et conférence à Embedded Linux Conference Europe 2008
Les 6 et 7 novembre 2008 aura lieu à
Ede aux Pays-Bas la conférence
Embedded Linux Conference Europe 2008, le pendant européen de l'Embedded Linux Conference qui a lieu chaque année dans la région de San Francisco. Le
programme annoncé est très alléchant pour qui s'intéresse à Linux embarqué. Tout
Free-Electrons fera le déplacement pour cette occasion, puisque Michael et moi-même seront présents.
En plus d'assister aux conférences, nous ferons également chacun une présentation, puisque nos deux propositions de présentationt ont été acceptées par le comité d'organisation. De mon coté, la présentation s'intitule
Choosing Free Software Graphical Libraries for Embedded Devices, et a pour objectif de faire un comparatif des très nombreuses solutions pour réaliser des interfaces graphiques sur les systèmes embarqués, afin de guider ceux qui ne s'y retrouvent pas parmi toutes les possibilités. Un gros travail de préparation sera nécessaire, puisqu'il faudra tester toutes ces bibliothèques, comprendre leur fonctionnement et leurs possibilités, mais cela va permettre d'apprendre énormément de choses sur le sujet. Michael, de son coté, animera une présentation intitulée
Update on Filesystems For Flash Storage, qui a pour objectif de faire le point sur les différents systèmes de fichiers pour Flash disponibles actuellement, leurs points forts, leurs points faibles et sur les développements futurs dans ce domaine.
Vidéos du Linux Symposium à Ottawa

Comme je le disais dans un
précédent billet, mon collègue Michael Opdenacker et moi-même avons filmé un certain nombre de conférences du Linux Symposium qui s'est déroulé à Ottawa fin juillet. Après extraction, montage, encodage et upload, ces vidéos sont désormais disponibles sur le site de
Free-Electrons, dans la section
Vidéos. Les vidéos disponibles sont (mes recommandations à la fin) :
- Keynote: The Kernel: 10 Years in Review, par Matthew Wilcox (Intel)
video (57 minutes, 175M)
- Présentation: Tux on the Air: State of Linux Wireless Networking, par John W. Linville (Red Hat)
papier, slides, video (52 minutes, 168M)
- Présentation: Suspend to RAM in Linux: State of the Union, par Len Brown and Rafael Wysocki (Intel)
papier, video (52 minutes, 163M)
- Présentation: Real Time vs Real Fast: How To Choose?, par Paul E. McKenney? (IBM)
papier, video (45 minutes, 166M)
- Tutorial: ftrace: latency tracer, par Steven Rostedt (Red Hat)
slides, video (98 minutes, 772M)
- BOF: Embedded Linux, par Tim R. Bird (Sony)
video (42 minutes, 200M)
- BOF: Embedded Microcontroller Linux, par Michael Durrant (Arcturus Networks)
video (42 minutes, 243M)
- Présentation: Energy-aware task and interrupt management, par Vaidyanathan Srinivasan (IBM)
papier, video (52 minutes, 182M)
- Présentation: Application Testing Under Realtime Linux, par Luis Claudio R. Gonçalves (Red Hat)
papier, slides, video (54 minutes, 297M)
- Présentation: Application Framework for Your Mobile Device, par Shreyas Srinivasan (Geodesic Information Systems)
papier, video (25 minutes, 146M)
- Keynote: The Making of OpenMoko Neo, par Werner Almesberger (OpenMoko?)
video (94 minutes, 463M)
- BOF: U-Boot by Wolfgang Denk (Denx)
video (54 minutes, 362M)
- BOF: Linux Compiler, par Rob Landley (Impact Linux)
video (100 minutes, 765M)
- Tutorial: Practical Guide to Using Git, par James Bottomley (Hansen Partnership)
video (61 minutes, 357M)
- Présentation: Advanced XIP File System, par Jared Hulbert (Numonyx)
papier, video (49 minutes, 160M)
- Présentation: SELinux for Consumer Electronic Devices, par Yuichi Nakamura (Hitachi)
papier, video (31 minutes, 113M)
- Présentation: Around the Linux File System World in 45 Minutes, par Steve French (IBM)
papier, slides, video (49 minutes, 298M)
- BOF: Linux The Easy Way with LTIB, par Stuart Hughes (Freescale)
slides, video (25 minutes, 144M)
- Keynote: The Joy of Synchronicity: Coordinating the Releases of Upstream and Distributions, par Mark Shuttleworth (Canonical)
slides slides, video (76 minutes, 458M)
- Présentation: Smack in Embedded Computing, par Casey Schauffer
papier, video (59 minutes, 211M)
- Présentation: Bazillions of Pages: The Future of Memory Management, par Christoph H. Lameter (SGI)
papier, video (49 minutes, 258M)
- Tutorial: Writing application fault handlers, par Gilad Ben-Yossef (Codefidence)
video (49 minutes, 275M)
- Présentation: Linux, Open Source and System Bringup Tools, par Tim Hockin (Google)
papier, video (51 minutes, 229M)
- Présentation: DCCP Reached Mobiles, par Leandro Melo Sales (Federal University of Campina Grande)
papier, slides, video (42 minutes, 193M)
- Présentation: Building a robust Linux kernel, par Subrata Modak (IBM)
paper, slides, video (51 minutes, 249M)
- CELF BOF presentation: Best of recent CELF Conferences, par Tim Bird (Sony)
slides, video (10 minutes, 88M)
- CELF BOF presentation: Developping Embedded Linux with Target Control, par Tim Bird (Sony)
slides, video (17 minutes, 145M)
- CELF BOF presentation: Embedded Building Tools - An Audience Survey, par Michael Opdenacker (Free Electrons)
slides, video (17 minutes, 127M)
- CELF BOF presentation: GCC Tips and Tricks Highlights, par Gene Sally
video (14 minutes, 62M)
Parmi celles que je recommanderai particulièrement :
- Le tutoriel sur ftrace de Steven Rostedt
- Le tutoriel sur Git de James Bottomley
- La keynote sur OpenMoko de Werner Almesberger
- La présentation sur le temps réel de Paul McKenney? pour qui s'intéresse au sujet, sachant que ça reste une introduction relativement basique sur cette thématique.
- La présentation de John Linville sur le Wifi dans Linux pour qui s'intéresse au sujet. C'est un bon récapitulatif de l'état du support Wifi dans le noyau.
- La présentation de Christoph Lameter sur les évolutions de la gestion de la mémoire virtuelle dans le noyau, mais elle est relativement ardue à comprendre.
- La présentation « Building a robust Linux kernel » qui porte en fait sur le projet LTP
- La courte présentation de Gene Sally « Gcc Tips and Tricks » avec plein d'astuces rigolotes et intéressantes pour Gcc
- La présentation de Yuichi Nakamura sur l'adaptation de SELinux pour un système embarqué. Un remarque résumé du travail qu'ils ont réalisé.
Nouveautés dans l'Agenda du Libre
Récemment, j'ai pris un peu de temps pour travailler sur l'
Agenda du Libre et ajouter quelques fonctionnalités qui étaient nécessaires depuis un moment.
La première fonctionnalité permet aux personnes ayant soumis un évènement de le modifier après modération ou de l'annuler. Ces opérations prennent effet immédiatement, sans nouvelle étape de modération. L'objectif est notamment d'inciter les GULLs à inscrire le plus longtemps possible à l'avance leurs évènements, même si ils ont éventuellement besoin d'ajouter des précisions quelques jours/semaines avant l'évènement. C'est le cas de l'association
Toulibre : nous connaissons les dates de nos rendez-vous sur toute l'année, mais pas le thème de la présentation qui animera chaque rencontre. Jusqu'ici, je soumettais les évènements une fois que je connaissais la thématique, mais ce n'est pas idéal car les membres ne disposent pas d'un joli calendrier iCal listant l'ensemble des évènements prévus sur l'année. Avec cette nouvelle fonctionnalité, ce sera possible pour Toulibre, et j'espère que cela sera également utile pour d'autres GULLs ou associations.
La deuxième fonctionnalité est un changement de la
carte de France. Auparavant, la carte était une simple image découpée par région permettant d'avoir la liste des évènements. Désormais, c'est une carte dynamique générée grâce à la bibliothèque Javascript
OpenLayers. Le fond de carte est récupéré depuis
OpenStreetMap. Au-dessus du fond de carte, deux informations sont représentées sur la carte :
- La localisation des évènements futurs
- La localisation des GULLs. Actuellement, tous les GULLs n'y sont pas, car je n'ai pas encore pris le temps de déterminer la ville principale d'action de chaque GULL.
Il reste encore pas mal de travail sur la carte pour améliorer le rendu graphique, corriger certains problèmes (quand deux GULLs sont dans la même ville, les icônes sont exactement superposées et on ne peut donc en voir qu'un seul). Les patches sont les bienvenus :-)
Concernant la mise en oeuvre technique, je posterai prochainement un billet qui détaille comment cela fonctionne, cela sera peut-être utile pour d'autres.
Vidéos des RMLLs

Comme pour la conférence
Embedded Linux Conference au mois d'avril, je me suis rendu aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre avec un camescope de
Free-Electrons, ce qui m'a permis de filmer toutes les conférences auxquelles j'ai assisté, voire celles auxquelles je n'ai pas pu assister grâce à de sympathiques volontaires. Ces vidéos sont maintenant disponibles sur le site de Free-Electrons à l'adresse
http://free-electrons.com/communaute/videos/conferences/. Au total, 17 vidéos sont proposées, dont 13 du thème
Système embarqué :
- Simulation d'un senseur radio-fréquences avec Xenomai, par David Chabal, vidéo (61 minutes, 333 Mo)
- Fonera: une plateforme didactique et économique pour l'embarqué, par Denis Bodor, vidéo (51 minutes, 427 Mo)
- Automatisme libre avec Beremiz, par Édouard Tisserand, vidéo (55 minutes, 232 Mo)
- LiveCD Xenomai. Xenomai sur processeur ARM9, par Florent Audebert, vidéo (43 minutes, 125 Mo)
- Les BSP libres dans l'embarqué, par Ahmed Hajji, vidéo (48 minutes, 315 Mo)
- Plateforme mobile communicante: le projet Open E-bus, par Jean-Jacques Bascou, vidéo (33 minutes, 152 Mo)
- topProcess EPF: conception de processus, par Angel Garcia, vidéo (38 minutes, 172 Mo)
- CRESITAG: plateforme opensource pour la conception, réalisation et évaluation de Systèmes d'Identification à base de TAG 13.56 MHz, par Jean-Yves Cadorel, vidéo (53 minutes, 342 Mo)
- Système embarqué avec ajout de périphériques à la demande, par Julien Boibessot, Nicolas Colombain et Fabien Marteau, vidéo (57 minutes, 394 Mo)
- OpenMoko: libérez votre téléphone, par Lucas Bonnet, vidéo (36 minutes, 179 Mo)
- Linux et le Codesign pour la conception de systèmes embarqués, par Patrice Kadionik, vidéo (51 minutes, 253 Mo)
- OpenWRT sur EasyGate, par Pierre Ficheux, vidéo (46 minutes, 345 Mo)
- Instrumentation scientifique reconfigurable sur FPGA, par Thibault Rétornaz, vidéo (38 minutes, 160 Mo)
Quatre autres conférences sont également disponibles, trois du thème
Développement et développement communautaire et une du thème
Sécurité :
- Suivi des contributions dans une forge, par Quang-Vu Dang, vidéo (54 minutes, 318 Mo)
- Construction d'une version majeure pour les nuls: comment ça marche dans GNOME, par Vincent Untz, vidéo (50 minutes, 335 Mo)
- Processus et infrastructure de fabrication de Debian, par Lucas Nussbaum, vidéo (56 minutes, 370 Mo)
- Fault tolerant stateful firewalling with GNU/Linux, par Pablo Neira Ayuso, vidéo (45 minutes, 264 Mo)
Des posters pour l'Agenda du Libre
En prévision des
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, Erwan Lehérissé, modérateur de l'Agenda du Libre, a réalisé trois posters amusants pour promouvoir l'Agenda du Libre. Les visiteurs des RMLLs ont pu les apercevoir à différents endroits lors de cet évènement.

Source SVG

Source SVG

Source SVG
Merci à Erwan !
Téléphone sonne sur les Logiciels Libres
Demain soir, mardi 1er juillet, l'émission de France Inter
Le téléphone sonne de 19h20 à 20h sera consacrée aux Logiciels Libres, et plus exactement:
Les logiciels libres : pourquoi, pour qui ?. Alix Cazenave, chargée de mission à l'
April, Jean-Christophe Élineau, président de l'organisation des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre de cette année et Richard Stallman répondront aux questions des auditeurs. Voir
cette page pour les détails.
Les auditeurs peuvent poser leurs questions à partir de 17h au 01.45.24.70.00. Ceux qui comme moi ont été bercés par France Inter dans leur enfance connaissent ce numéro de téléphone par coeur, et se doivent de prévenir leur paternel/maternel de l'imminence de cette émission, qui pour une fois, parle de leur sujet favori !
À noter que les Logiciels Libres avaient déjà été abordés dans cette émission le 14 février 2008, sur le sujet
Peut-on vraiment se passer de Microsoft, avec comme invités Alix Cazenave (elle était déjà chargée de mission à l'April) et Édouard Barreiro, de l'UFC Que Choisir.
Je suppose que nombre de fans du Logiciel Libre enregistreront l'émission: comme beaucoup de libristes, je ne pourrais pas l'écouter en direct demain, étant précisément aux
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre.
Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations, les slides et la vidéo

Comme indiqué dans un
précédent billet, une présentation sur le thème
Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations a été organisée dans le cadre d'une rencontre de
Toulibre le 14 mai 2008 à Toulouse. L'annonce de cet évènement ayant été relayée par la newsletter du site
Toulousasso, qui recense plus de mille associations toulousaines, près de 30 personnes étaient présentes, la plupart qui n'étaient jamais venues à Toulibre et qui venaient chercher des informations pour leur association. De manière générale, cette thématique du Logiciel Libre dans le monde associatif me paraît très intéressante, et l'association
April y consacre un
groupe de travail.
La présentation du 14 mai a été animée par Emmanuelle Helly et moi-même, et nous avons essayé de balayer les solutions Logiciels Libres et outils collaboratifs utiles pour les associations. Nous n'avons couvert que les outils génériques (bureautique, graphisme, comptabilité, gestion des adhérents, site Web, liste de diffusion, hébergement, etc.) sans rentrer dans la description d'outils plus spécifiques à un domaine d'activité.
Les slides sont disponibles :
La vidéo de la présentation, malheureusement incomplète car nous manquions de cassettes, est disponible au
format Ogg Theora (514 Mo, 2h et 4 minutes).
Mon sentiment à l'issue de cette présentation est que les associations ont besoin d'aide pour répondre à leurs besoins informatiques, mais qu'elles ne trouvent pas les compétences en interne et n'ont pas les moyens (pour les petites structures) de faire appel à une entreprise. Malheureusement, une association comme Toulibre, reposant uniquement sur des bénévoles, n'est pas vraiment en mesure d'assurer un «service» de bonne qualité pour ces associations.
Cours sur la création et la gestion de projets Logiciels Libres

Le mardi 17 juin, j'ai eu l'opportunité de donner un cours de 4h sur le thème « Création et gestion de projets Logiciels Libres » à des étudiants en M2 de l'
IUP Ingénierie des Systèmes Informatiques de l'Université Paul Sabatier de Toulouse. Le support de ce cours est disponible au format
PDF et
OpenDocument. L'objectif du cours était d'aborder des points tels que :
- L'organisation d'un projet Logiciel Libre et la gestion de développeurs répartis géographiquement et ayant des cultures différentes ;
- Les outils et méthodes pour faire vivre et progresser de tels projets ;
- Leur éventuel financement ;
- Les difficultés pour réaliser de tels projets.
La participation d'entreprises à des projets Logiciels Libres devait également être abordé.
Comme indiqué dans le support, je me suis pas mal inspiré du livre
Producing Open Source Software, écrit par Karl Fogel, un des principaux développeurs de Subversion. J'ai également réuni une petite bibliographique sur le sujet, loin d'être exhaustive. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de l'explorer en totalité pour la préparation de ce cours. Voici cette bibliographie :
A priori, j'aurai l'occasion de donner un cours similaire l'an prochain, je pourrais donc améliorer nettement celui-ci, qui est loin d'être parfait. D'ailleurs, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et suggestions.
Interventions aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre

Les
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre auront cette année lieu du mardi 1er juillet au samedi 5 juillet à
Mont de Marsan, enfin dans le Sud, après plusieurs années de présence dans le Nord (Nancy, Dijon, Amiens). Comme chaque année, le
programme est divisé en thèmes qui se dérouleront en parallèle:
- Accessibilité et handicap
- Administrations et politiques publiques
- Collectivités locales et territoriales
- Développement et développement communautaire
- Éducation et éducation populaire
- Entreprises
- Loisirs numériques
- Santé
- Système
- Web
Certains de ces thèmes sont divisés en sous-thèmes qui se tiendront successivement. Ainsi, le thème Système se compose des sous-thèmes Embarqué, Réseau, Sécurité et Système. Cette année, le programme me semble déjà bien fourni à un peu moins d'un mois de la rencontre, avec apparemment près de 260 conférences et ateliers. Le thème
Embarqué, à nouveau géré par Patrice Kadionik, comporte déjà des interventions sur des thèmes très intéressants.
Pour ma part, je donnerai deux interventions dans le cadre de ces rencontres. La première dans le thème
Développement et développement communautaire sera intitulée
Le développement du noyau Linux : qui ? quand ? comment ? quoi ?. En voici le résumé:
Au travers d’une présentation accessible à tous, Thomas Petazzoni détaillera le modèle de développement utilisé pour le noyau Linux, projet impliquant des milliers de contributeurs répartis sur toute la planète. On exposera ainsi le fonctionnement de cette communauté, quels en sont les principaux contributeurs, individuels ou professionnels, mais aussi leurs méthodes de travail, leurs outils, et ce qui permet à un projet aussi vaste de continuer à fonctionner et à progresser à un rythme soutenu. On regardera également la vitesse de développement du noyau et son évolution sur les dernières années.
La seconde, plus technique, dans le thème
Système sera intitulée
Nouveautés et tendances dans Linux 2.6. En voici le résumé:
Depuis la publication de Linux 2.6.0 en 2003, de nombreuses fonctionnalités et améliorations ont graduellement été apportées au noyau Linux 2.6, grâce au nouveau modèle de développement adopté par les développeurs. Bien trop nombreuses pour être toutes détaillées, cette conférence mettra l’accent sur quelques-unes des fonctionnalités les plus intéressantes ou originales intégrées à Linux 2.6 ces dernières années, et essaiera de dégager les tendances et domaines de travail les plus importants.
J'ai un moment hésité à refaire une version mise à jour de la présentation-marathon d'une journée décrivant le fonctionnement interne d'un système d'exploitation, que j'avais donné en 2006 avec Renaud Lottiaux aux Rencontres Mondiales, et dont
une vidéo est disponible. Mais la perspective d'une telle présentation n'a pas l'air d'avoir intéressé les responsables du thème Système et cela m'arrange finalement puisqu'elle aurait nécessité une longue préparation. Néanmoins, j'envisage de faire une telle présentation à
Toulibre dans le courant de la saison 2008/2009, en mettant plus l'accent sur le noyau Linux que lors de la présentation de 2006.
À noter également pour ces Rencontres Mondiales une présence forte de plusieurs membres de l'
April en tant qu'intervenants dans de nombreuses conférences :
- Jérémy Monnet, membre du CA de l'April, pour parler de la vente liée, en coopération avec Alain Coulais de l'AFUL
- Alix Cazenave, chargée de mission à l'April, pour parler des Logiciels Libres et des standards ouverts en France, en coopération avec Jérome Relinger
- À nouveau Alix, pour parler cette fois de Logiciel Libre et politique: rôle des associations et des citoyens dans le processus de décision, en coopération avec Jérôme Relinger
- Christophe Espern, ancien chargé de mission à l'April et fondateur des initiatives EUCD.info (il y a quelques années) et la La Quadrature du Net (plus récémment) évoquera les Drois et libertés publiques après la commission Olivennes, en coopération avec Mathieu Pasquini, d'In Libro Veritas
- Gérald Sedrati-Dinet, conseiller bénévole de l'April sur la question des brevets, pour parler évidemment des Brevets logiciels: la menace est de retour, en coopération avec Philippe Aigrain
L'April sera évidemment présente au travers d'un stand, et une
réunion publique est prévue le vendredi, pour ceux qui souhaitent découvrir les activités de l'association et discuter des actions avec les membres présents.
De nombreuses autres conférences sont également au programme, je vous donne donc rendez-vous pour ces Rencontres Mondiales à Mont-de-Marsan, en espérant que l'éloignement géographique de Mont-de-Marsan ne soit pas un obstacle à la venue du plus grand nombre !
51 Franklin Street
Cette adresse, située à Boston, vous dit-elle quelque chose ? Mais si, cherchez bien. Encore un peu. Toujours pas ? Un extrait de la
licence GPLv2 pour vous aider alors :
You should have received a copy of the GNU General Public License
along with this program; if not, write to the Free Software
Foundation, Inc., 51 Franklin Street, Fifth Floor, Boston, MA 02110-1301, USA.
Étant arrivé à
Boston hier, je ne pouvais pas manquer d'aller jeter un oeil sur la tête des bureaux officiels de la
Free Software Foundation, situés donc au 51, Franklin Street dans le coeur de Boston. Pas de gigantesque gnou en façade, pas de logo, rien à part un discret
« Free Software Foundation » sur l'interphone. Quelques photos (cliquez pour la version grand format) :


Sur la première photo, le panneau indiquant l'adresse du bâtiment. Sur la seconde,
« Free Software Foundation » sur l'interphone. Et sur la troisième, on découvre que l'entrée des locaux de la FSF est coincée entre une église et un marchand d'objets religieux (statues, etc.). Amusant :-)
En dehors de cette visite devant l'entrée des bureaux de la FSF, je vais poursuivre aujourd'hui pour une visite de Boston, avant de rejoindre
Marlborough où je vais donner une
formation Linux embarqué cette semaine.
Première contribution à OpenStreetMap
Tout récemment, mon
employeur m'a offert un sympathique GPS Tomtom Go 920T pour m'accompagner dans mes déplacements sur les lieux de formation. Reçu dimanche, l'appareil est sympathique et agréable à utiliser. Évidemment, tout libriste qui se respecte souhaite immédiatement détourner l'appareil de son usage initial et l'utiliser pour contribuer à
OpenStreetMap, le projet de cartographie libre.
Après quelques recherches, le logiciel
Event Logger semble être l'outil le plus apprécié pour récupérer les traces sur un Tomtom 920T. Étrangement, sur ma Debian, seul un périphérique de stockage apparaissait lorsque je branchais le Tomtom sur sa base USB, et il s'agissait de la carte SD externe. J'ai mis du temps à comprendre qu'on pouvait accéder à la mémoire interne du Tomtom, et que c'est sur celle-ci qu'il fallait installer Event Logger comme expliqué dans le manuel d'installation. Sur la distribution Xubuntu installée sur mon portable, les deux périphériques de stockage étaient visibles, permettant l'installation en quelques minutes dudit logiciel. Pour sa configuration, j'ai simplement suivi les
recommandations d'un participant à OSM. Malheureusement, Event Logger n'est pas un logiciel libre: sa licence interdit les redistributions commerciales, ce qui est bien dommage. J'ai envoyé un message à l'auteur pour l'encourager à adopter au moins un modèle de développement ouvert, puisqu'actuellement, il n'y a ni liste de diffusion, ni dépôt de code source, et la dernière version de l'outil est réservé aux donateurs, les autres doivent se contenter de la version précédente. Bref, un logiciel développé sur le vrai modèle du shareware / freeware, avec un auteur isolé, comme je ne l'avais pas rencontré depuis longtemps.
Une fois le logiciel configuré, il est visible dans les menus, et on peut activer l'enregistrement des traces. Je suis donc allé faire un tour en vélo dans ma rue et celle d'à coté pour avoir une première trace. De retour à la maison, je récupère un fichier au format
GPX, un dialecte XML couramment utilisé dans le domaine cartographique pour représenter une liste de coordonnées GPS. À noter qu'Event Logger est fourni avec une feuille de style XSL qui permet de transformer un fichier GPX en une page XHTML listant les coordonnées et permettant de visualiser le trajet sur une carte Google Maps. Malheureusement, cette XSL utilise plein d'extensions bizarroïdes qui ne fonctionnent qu'avec Internet Explorer.
Puis, en suivant les étapes du
guide du débutant disponible sur le Wiki d'OSM, on arrive très rapidement à se créer un compte puis à uploader sa trace GPS et à la visualiser par-dessus les photographiques aériennes mises gracieusement à disposition par Yahoo. Pour ma première contribution, j'ai utilisé l'éditeur en Flash Potlatch pour tracer les quelques points et chemins correspondants aux deux rues de mes traces GPS. Les manipulations furent un peu hasardeuses au départ, car Potlatch n'est pas d'une ergonomie foudroyante. Finalement, j'ai réussi, et ma modeste contribution est visible sur
Information Freeway, mais pas encore sur le site d'OSM directement, car le rendu n'est mis à jour que périodiquement.
Cependant, plusieurs problèmes se posent :
- la fréquence d'enregistrement est de 5 secondes, ce qui est trop peu. On peut la régler, mais d'autres utilisateurs de Tomtom rapportent qu'à une fréquence d'une seconde, le Tomtom se met à déconner
- les traces générées par Event Logger ne répondent pas exactement aux spécifications du format GPX. Pour un de mes points, l'attribut course qui donne la direction instantanée en degré était négatif, alors qu'il devrait toujours être entre 0 et 360°
- Event Logger n'est pas un logiciel libre, et c'est fâcheux. Cela étant, bien que le Tomtom soit basé sur du Linux, tous les outils spécifiques Tomtom sont complètement propriétaires. Il existe bien le projet OpenTom, mais ça n'a pas l'air d'avancer vraiment.
Enfin, pour terminer, j'ai testé JOSM qui est l'autre outil pour éditer OSM. C'est un client lourd en Java, mais il m'a paru assez difficile à aborder. Depuis ce premier contact, j'ai découvert que Frédéric Bonifas avait réalisé un petit tutoriel vidéo qui explique très bien comment l'utiliser:
http://fredericbonifas.free.fr/josm-tuto-base.avi. Je pense donc utiliser JOSM pour mes prochaines éditions.
Autres nouvelles relatives à OSM: les gens de Dijon
fêtent ce soir la fin de la cartographie de Dijon dans OSM, et les gens de Rennes organisent en coopération avec Gulliver une
mapping-party de Cesson-Sévigné les 7 et 8 juin prochains. De mon coté, je compte commencer par cartographier Colomiers, entièrement vide, puis les lieux où je vais régulièrement, notamment
Condom et
Sanguinet. Mais il faut d'abord que j'affute mes méthodes et outils :-)
Du nouveau dans l'Agenda du Libre

Ces dernières semaines, j'ai épisodiquement travaillé à l'amélioration de l'interface de modération de l'Agenda du Libre. La semaine dernière, j'ai eu le temps de finaliser cela. Désormais, l'interface de modération est plus pratique à utiliser pour gérer un plus grand nombre d'évènements et offre quelques nouvelles fonctionnalités (visualisation d'évènements avant enregistrement de la modification, possibilité de refuser avec un motif personnalisé). J'ai également ajouté la possibilité pour les modérateurs d'éditer les évènements déjà validés. Jusqu'à maintenant, il fallait taper directement dans la base SQL pour réaliser ce genre de modifications.
Ces améliorations ont été réalisées en préparation de l'arrivée d'un nouveau modérateur. En effet, l'activité de l'Agenda du Libre est devenue plus importante, et l'équipe actuelle, assez réduite, n'était pas suffisante pour garantir une réactivité satisfaisante dans la modération. Pourtant, la réactivité est un critère important, car beaucoup de gens soumettent trop tardivement leurs évènements dans l'agenda, et d'autres n'aiment pas vraiment le principe de la modération (alors qu'il permet une amélioration significative de la qualité à mon avis).
En tout cas, depuis aujourd'hui,
Erwan Lehérissé est modérateur. Il était déjà contributeur de l'Agenda du Libre au travers de la CSS et de diverses suggestions et connaît bien la communauté du Libre puisqu'il est actif au niveau d'
Actux dans la promotion des Logiciels Libres à Rennes. Merci à lui d'avoir accepté de rejoindre l'équipe !
Une place de formation « Linux embarqué » offerte à un contributeur de la communauté

Pour la troisième fois,
Free Electrons offre une place gratuite à un contributeur méritant à la communauté du Logiciel Libre, dans sa prochaine session publique de formation sur Linux embarqué, qui se tiendra à Vence (Alpes Maritimes, près de Nice) du 23 au 27 juin prochains. Pour plus d'informations, voir
http://free-electrons.com/community/training/free-seats. En bref, pour participer, envoyez à
award@free-electrons.com un résumé de vos contributions au Logiciel Libre (code, documentation, traduction, etc.). Les dix contributeurs les plus méritants seront choisis, et le gagnant sera désigné aléatoirement parmi ces dix contributeurs.
La formation, dont le
programme complet est disponible, abordera les sujets suivants :
- Introduction au noyau Linux, les sources du noyau
- Configuration et compilation du noyau Linux
- Le processus de démarrage du noyau
- La cross-compilation du noyau
- Le développement de modules noyau simples
- Gestion de la mémoire dans le noyau, dialogue avec le matériel, pilotes de périphériques caractères
- Déboguage noyau
- Processus, ordonnancement, mise en attente de processus et gestion des interruptions
- Gestion de la concurrence dans le noyau
- Détails sur le processus de démarrage du noyau
- Introduction au développement BSP (portage bootloader et portage noyau)
- Introduction à la gestion de l'énergie dans le noyau
- Introduction au temps réel dans Linux (temps réel soft et temps réel hard)
- Bibliothèque C et chaîne de cross-compilation
- Outils de développement pour les systèmes embarqués, Busybox, outils légers pour les systèmes embarqués
- Choix du ou des systèmes de fichiers
- Udev et la gestion du hotplug
- Utilisation de Scratchbox
La plupart de ces thèmes sont associés avec des travaux pratiques. La formation aura lieu en anglais, même si l'intervenant, mon collègue Michael Opdenacker, est francophone. Pour les contributeurs de la région niçoise, cette offre est particulièrement intéressante: pas de logement à payer, le repas du midi est offert. Si votre employeur est d'accord, cette formation peut même se faire sur votre temps de travail (une convention de formation professionnelle sera alors établie).
Si vous avez besoin de précisions, n'hésitez pas à utiliser les commentaires ou à m'envoyer un courrier électronique.
Quelques modestes contributions au noyau 2.6.26
Dans le cadre du projet
Linux Tiny, j'ai travaillé au mois de février sur quelques modifications du noyau, dans l'objectif de réduire sa taille. Certains de ces patches ont été intégrés lors de la
merge window du 2.6.26. Ils sont donc présents dans la version de test
2.6.26-rc1, et si ils ne s'avèrent pas incorrects, seront présents dans la version finale
2.6.26. Je vous rassure, pas de choses fabuleuses, juste quelques tous petits changements.
Quatre patches exactement ont été intégrés:
- directly use kmalloc() and kfree() in init/initramfs.c, qui est un modeste travail préliminaire pour l'élimination de duplication de code entre architectures concernant l'appel au code de décompression du noyau ;
- x86: configurable DMI scanning code, qui permet lorsque CONFIG_EMBEDDED est activé, de désactiver le support pour le DMI, qui n'est pas forcément utile dans les systèmes embarqués x86. Ça permet de réduire la taille du noyau non-compressé d'environ 10 kilo-octets sur une configuration de base (des gains plus importants peuvent être faits en fonction des pilotes activés)
- [MTD] fix minor typo in the MTD map driver for SHARP SL series, tout est dans le titre, correction d'une petite typo sans conséquence
- x86: use ELF section to list CPU vendor specific code. Ce patch est travail préliminaire pour permettre la compilation conditionnelle du support des différents CPU x86. Aujourd'hui, quand on compile un noyau x86, le code spécifique pour les processeurs Intel, AMD, Cyrix, Transmeta, Centaur et d'autres est systèmatiquement compilé et inclus dans le noyau. Grâce à ce premier patch, l'initialisation des processeurs n'est plus en dur, mais passe par une section ELF. Un prochain patch permettra effectivement de désactiver la compilation du support des processeurs non-utilisés.
D'autres patches sont prévus prochainement, mais malheureusement le temps manque en ce moment pour travailler dessus.
Prochaine rencontre Toulibre, avec présentation Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations
Le temps me manque pour faire part sur ce blog de tout ce dont j'aurai envie de parler. C'est probablement le paradoxe du blog: plus on fait de choses, plus on a envie de les partager, mais moins on a le temps de les faire. De là à dire que les plus gros bloggueurs ne font rien de la journée, il n'y a qu'un pas... que je ne franchirai pas :-)

Du coup, ces derniers temps, je n'ai même pas pris le temps d'annoncer les évènements de Toulibre. La prochaine rencontre, qui aura lieu le mercredi 14 mai, fera l'objet d'une présentation sur un thème qui me paraît particulièrement intéressant:
Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations. Voici la description de l'évènement:
À 20h, l'association Toulibre organise une présentation sur le thème « Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations », au cours de laquelle vous serez invités à découvrir en quoi les Logiciels Libres sont intéressants pour les associations, quels outils sont disponibles et pertinents pour les activités de celles-ci, ainsi que les pratiques de travail collaboratif utilisées dans le monde du Logiciel Libre et qui peuvent s'appliquer dans le cadre d'une association pour améliorer sa communication et son action. La présentation sera animée par Emmanuelle Helly et Thomas Petazzoni.
Au cours de cette présentation, vous découvrirez notamment :
- les outils libres pour la bureautique et la communication de votre association
- les outils libres pour la comptabilité simple et la gestion des adhérents
- les outils pour le site Web de votre association
- les hébergeurs Internet associatifs
- les pratiques collaboratives et les outils associés: listes de diffusion, Wiki, etc.
Cette présentation est ouverte à tous, entrée libre et gratuite. Une inscription est toutefois demandée à l'adresse http://www.toulibre.org/PresentationAssociation14Mai2008. En fonction des demandes et des intérêts des participants, cette présentation pourra être suivie d'autres présentations ou d'ateliers pratiques pour aborder plus en détail des outils particuliers.
Comme d'habitude, cet évènement aura lieu au
Centre Culturel Bellegarde dans le centre de Toulouse. En parallèle de la présentation, de 19h à 23h, il y aura également la permanence Logiciels Libres, durant laquelle le public est invité à venir poser ses questions sur le Logiciel Libre et trouver de l'aide pour en installer (il suffit d'apporter son ordinateur). Pour ceux intéressés par la présentation du jour, les supports seront mis en ligne suite à l'évènement, et il est probable que la présentation soit filmée.
Libres Clics 2008

Comme annoncé dans le
précédent billet, j'étais ce vendredi soir et samedi à
Libres Clics, pour la deuxième édition de l'évènement. Le vendredi soir avait lieu un concert de groupes distribuant leur musique sous des licences autorisant au moins la libre diffusion, avec la participation de
Dogmazic, qui était représenté par trois personnes venant de Bordeaux. Le premier groupe,
Da Krew, de Toulouse, fait dans le hip-hop électro. A priori, je je suis pas vraiment fan de hip-hop, mais j'ai trouvé le mélange hip-hop avec de la musique électronique intéressant. Toute leur musique électronique est faite en live, avec visiblement divers samplers, boîte à rythme, synthétiseurs et platine vinyl pour scratcher, et il y avait des passages vraiment sympas au niveau musical. Au niveau des textes, ils sont assez difficiles à comprendre (le débit est rapide, pas facile de saisir), mais sur des thèmes engagés (sur le
travailler plus pour gagner plus) ou critiques (sur les soldes par exemple). Seul petit reproche peut-être : les parties vraiment chantées n'étaient pas toujours très justes, surtout quand ils chantaient à plusieurs simultanément.
Le second groupe,
Data. de Bordeaux, fait dans le
noisy rock. Mais alors vraiment dans le
noisy, genre batterie et guitare à fond les manettes du début du concert à la fin, sans qu'il soit possible de distinguer les différentes chansons. J'ai vraiment pas accroché avec la musique de ce groupe, trop bourrin et vraiment pas assez musical à mon goût. Les détracteurs de la musique électronique lui reprochent souvent d'être trop répétitives, eh bien là, on a un exemple de musique
rock vraiment trop similaire tout au long du concert. Heureusement, la gestuelle de la bassiste était très... dynamique :-) Au final, alors que je pensais accrocher plutôt sur le
rock et moins sur le
hip-hop, ça a été l'inverse.
En revanche, pour le concert, le public n'était pas vraiment au rendez-vous. Je dirais qu'au plus fort de la soirée, il n'y avait pas plus de 40 personnes dans la salle, ce qui ne remplissait vraiment pas la salle. Étrange, parce que le concert était gratuit, et je suppose qu'il n'y a pas non plus énormément de concerts sur Auch la même soirée.

Le lendemain,
Libres Clics reprenait à 14h, avec une table ronde à 15h avec plusieurs intervenants : Sébastien Dinot (de l'April), Jean Peyratout (de Scideralle), Daniel Clero (du CDDP du Gers), Jean-Louis Frucot (de l'association Ariane), Jonathan Le Lous (de la société Libenti), Bruno Coudoin (développeur de GCompris, Toulibre) et moi-même. La table ronde était ponctuée de trois interventions : la première, présentant brièvement les Logiciels Libres, que j'ai réalisé (voir le
support), la seconde, sur les Logiciels Libres dans les collectivités et les institutions, avec les exemples du passage de la Cyberbase d'Albi sous GNU/Linux et de la Mairie d'Albi vers OpenOffice.org, était animée par Jonathan Le Loup, et la troisième, sur les activités de l'association Ariane, était animée par Jean-Louis Frucot (malheureusement sans support, donc peut-être moins longue que prévue). Entre chaque mini-intervention (au maximum 15-20 minutes), le public avait la parole pour poser des questions, et les autres intervenants pouvaient également apporter des précisions. Ça a donné quelque chose de plus interactif qu'une conférence classique où l'orateur débite sa présentation pendant 1h30 et laisse la parole au public seulement à la fin, mais du coup, j'ai trouvé que la clarté du discours s'en ressentait un peu. Ça partait parfois un peu dans toutes les directions, sur des thématiques ou des explications trop pointues pour un public non-connaisseur, etc.
Au niveau du public, il y avait environ 15 à 20 personnes pour la table ronde, mais les organisateurs semblaient satisfaits puisque beaucoup d'entre eux faisaient partie de collectivités locales. La table ronde s'est avérée finalement assez longue, avec plusieurs questions du public, et je n'ai donc pas beaucoup pu voir ce qui s'est passé au niveau des démonstrations et de l'accueil du public. Juste avant le début de la table ronde, il y avait déjà pas mal de monde dans les locaux de la cyberbase, et ça s'est visiblement poursuivi jusqu'en fin d'après-midi.
Au-delà de la table ronde, cet évènement a été l'occasion de rencontrer quelques personnes. Tout d'abord les personnes de Dogmazic, et une rencontre sympathique pour Bruno Coudoin. Alors qu'il discutait avec une des personnes de Dogmazic, il racontait qu'aux débuts du développement de GCompris il avait cherché des musiques libres pour le fond sonore de son logiciel, à un moment où la musique libre en était à ses tous débuts. Il avait alors trouvé les compositions d'un certain Rico Da Halvarez... qui s'est trouvé être justement la personne à qui Bruno était en train de parler. C'était la première rencontre de Bruno avec le compositeur des musiques entendues par des milliers d'enfants dans le monde lorsqu'ils jouent à GCompris. Amusant les rencontres qu'on peut faire jusqu'au fin fond du Gers :-)
Nous avons également eu l'occasion de rencontrer Jonathan Le Loup, qui est notamment actif au niveau de Linux Tarn, et l'instigateur de l'évènement
Les vendanges du Libre, qui aura lieu cette année pour la troisième fois, à Albi. Il aimerait qu'un évènement type
« Journées du Logiciel Libre » soit organisé à Toulouse, et est partant pour participer. De mon coté, ça fait un moment que je réfléchis à quelque chose comme ça, et j'en avais même parlé à la dernière assemblée générale de Toulibre. Après deux ans et demi d'activité sur Toulouse, Toulibre commence à avoir les contacts nécessaires à l'organisation d'un tel évènement. Peut-être quelque chose en 2009 ?
Et évidemment, comme l'année dernière, l'accueil par les personnes de la Cyberbase était vraiment très sympathique, bravo à Benoît Falque pour l'organisation de cet évènement. Je suppose que l'évènement sera reconduit l'année prochaine, peut-être sous une autre forme !
Prochainement, autour du Libre

Au niveau de
Toulibre, plein de choses pour cette nouvelle année qui démarre:
- ce mercredi 9 janvier au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse, la traditionelle rencontre bi-mensuelle sera cette fois-ci agrémentée d'une présentation sur OpenID, le système d’authentification décentralisé qui permet l’authentification unique, ainsi que le partage d’attributs, d'après Wikipédia.
- le vendredi 11 et samedi 12 janvier, la deuxième édition de Libres Clics à Auch. Concert de musique sous licence peut-être libre le vendredi soir, et mini-conférences/démonstrations le samedi toute la journée. J'y ferai une courte introduction sur les Logiciels Libres et leurs enjeux (quinze-vingt minutes) dans le cadre d'un débat avec d'autres interventions et intervenants. Voir le programme complet. L'année dernière, l'évènement était très sympathique, l'accueil excellent.
- le jeudi 17 janvier, j'animerai avec Bruno Coudoin une formation à destination des animateurs de Cyberbase de la région Midi-Pyrénées sur l'installation d'Ubuntu GNU/Linux et son administration basique. L'objectif de la formation est de permettre aux animateurs de Cyberbases de se familiariser avec l'environnement GNU/Linux pour ensuite pouvoir le déployer dans leurs espaces. Cette formation est organisée en partenariat avec l'Agence régionale pour le développement de la société de l'information. Le support de la formation est déjà prêt, et est plutôt court : il s'appuie massivement sur le dernier Hors-Série de Linux Pratique justement consacré à Ubuntu GNU/Linux.
- le mercredi 23 janvier au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse, la traditionnelle rencontre bi-mensuelle fera l'objet d'une présentation sur le thème des applications libres disponibles sur le système Mac OS X.
- le vendredi 25 janvier et samedi 26 janvier, un évènement exceptionnel pour la sortie de KDE 4, au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse. Le vendredi 25 à 20h, présentation de KDE 4 et diffusion de la vidéo du lancement officiel aux États-Unis par le président de KDE e.V, suivi d'un cocktail dinatoire. Le samedi 26, toute la journée, mini-présentations autour de KDE (contribution, Qt, frameworks KDE, etc.). Des dates à réserver dès maintenant !
À noter que je serai également présent pour l'assemblée générale de l'
APRIL le samedi 26 et dimanche 27 janvier à Paris, et que je viens de prendre mes billets d'avion pour me rendre au
FOSDEM à Bruxelles le samedi 23 et dimanche 24 février. Alors à bientôt lors d'un de ces nombreux évènements du Libre !
Intervention à l'ENAC

Comme
l'année dernière, je suis intervenu jeudi dernier à
l'École Nationale de l'Aviation Civile à Toulouse dans le cadre d'une formation continue. Pendant 3h, j'ai eu l'opportunité de proposer aux participants un tour d'horizon des Logiciels Libres et de GNU/Linux. La présentation est très similaire à celle de l'année précédente, mais cette fois-ci, j'avais réalisé en complément un support papier rédigé (plutôt que simplement les slides imprimés).
Paquets Ubuntu et Debian pour GCompris 8.4.2

Après une petite remise en place de l'infrastructure nécessaire, notamment pour Gutsy, j'ai mis à jour les paquets Debian et Ubuntu de
GCompris. La version 8.4.2 est disponible pour Debian Etch, Ubuntu Edgy, Ubuntu Feisty et Ubuntu Gutsy dans mon
dépôt de paquets. Comme d'habitude, il s'agit d'une simple recompilation, je n'ai pas testé les paquets, donc n'hésitez pas à remonter d'éventuels problèmes d'installation ou d'utilisation.
Un peu d'Ajax dans Trivialibre

Dans
Trivialibre, l'édition des questions en cours de modération était un peu pénible, puisqu'à partir de la liste des questions, il fallait systématiquement charger une page séparée pour chaque question à éditer. Ça faisait quelques temps que je voulais expérimenter un peu le nouveau
buzzwords du Web 2.0 qu'est
l'Ajax. Je me suis donc lancé avec le
framework Prototype, qui simplifie l'écriture de requêtes Ajax et la manipulation de l'arbre DOM d'une page HTML à partir de Javascript. J'ai également beaucoup utilisé l'extension
Firebug pour Firefox, qui s'est révélée très précieuse, si ce n'est indispensable, pour débugger les requêtes Ajax et les modifications de l'arbre DOM.
Le résultat final est visible sur la
page listant les questions en attente de modération, mais seulement pour les personnes qui ont un compte et qui sont connectées. En gros, à coté de chaque ligne contenant une question, une petite icône "Éditer" est présente. Lorsque l'on clique dessus, la ligne de la question est remplacée par une ligne contenant un formulaire permettant de modifier l'intitulé de la question, la réponse, ainsi que la catégorie de la question (et ce sans aucune communication avec le serveur). Une fois qu'on a modifié la question, la réponse, ou la catégorie, une requête AJAX est envoyée au serveur. Pendant son traitement, la chaîne "Sauvegarde en cours..." est affichée, puis lors de la réception de la réponse du serveur, la ligne du tableau revient à ce qu'elle était à l'origine avec évidemment les modifications apportées par l'utilisateur.
Lorsque la question ou la réponse sont modifiées, c'est plutôt facile. Mais lorsque la catégorie est modifiée, c'est plus délicat, parce que la page est constitué de 6 tableaux distincts, chacun pour une catégorie. Lors d'un changement de catégorie, il faut donc retirer la ligne du tableau où elle était pour l'ajouter dans le tableau du destination source. Et les lignes de chaque tableau étant d'une couleur alternée (blanc, bleu, blanc, bleu), il faut également recalculer la couleur pour toutes les lignes du tableau source suivant la lignée déplacée, et calculer la couleur de la ligne déplacée en fonction de l'entrée qui la précède dans le tableau destination. Bref, un peu de bricolage amusant, qui s'est révélé finalement assez simple à réaliser en Javascript avec l'aide de Prototype.
Rigolo l'Ajax :-)
Notes de l'intervention au GREP, dernière rencontre Toulibre
Comme je le disais dans un
précédent billet, je suis intervenu sur les Logiciels Libres le 25 octobre dans le cadre du GREP Midi-Pyrénées. J'ai mis en version informatique les notes que j'avais prises pour préparer l'intervention, elles sont disponibles à l'adresse
http://thomas.enix.org/pub/conf/grep2007/notes.txt, si des personnes souhaitent s'en inspirer.
Sinon, la rencontre Toulibre de ce mercredi a donné lieu à un très intéressant atelier Blender, animé par Olivier Saraja, aidé de deux autres amateurs toulousains de Blender. Plus d'une quinzaine de personnes présentes, la salle était donc bien remplie, pour un peu plus de 3h de travaux pratiques dans le fameux logiciel de 3D libre. Au programme: initiation à l'interface (les vues, se déplacer, caméra, lumière), les matériaux (sans texture) et l'animation, puis une petite démonstration de modélisation sur la fin. À mon goût, ça manquait de travaux pratiques sur la modélisation, car c'est ce qui m'impressionne le plus en réalité (à partir de cubes et de sphères, arriver à construire des objets complexes et jolis). La modélisation 3D a quand même l'air d'être un travail de fourmi, où il faut passer des heures sur chaque petit détail. Enfin, en tout cas, cet atelier fût un succès, et nous allons donc très probablement en programmer d'autres.
Première soirée consacrée à Trivialibre !

La première soirée au monde consacrée à
Trivialibre a eu lieu hier soir à Rennes, dans un café avec Wifi, ou des membres de
Gulliver se sont réunis pour contribuer en proposant des questions. Pour l'occasion, ils ont créé un utilisateur appelé
Richard Gulliver, qui a au total proposé 43 questions, ce qui pourrait permettre à Trivialibre de dépasser la barre des 500 questions si toutes sont validées. Merci à eux ! Peut-être que d'autres LUGs proposeront des initiatives similaires :-)
En ce qui concerne Trivialibre, et malgré la mise à jour récente d'une nouvelle version, j'envisage encore de nouveaux changements. En effet, le système de modération ne me semble pas vraiment bien fonctionner étant donné que je n'ai pas le temps, seul, de faire cette modération. J'ai envisagé de distribuer la modération en permettant à tous les utilisateurs ayant plus de
n questions validées d'avoir automatiquement un rôle de modérateur, mais cela me semblait complexe. Au final, je me demande si je ne vais pas adopter un principe similaire à Wikipédia: les questions sont immédiatement validées et n'importe qui peut éditer n'importe quelle question. Les questions seraient alors versionnées pour pouvoir revenir en arrière si besoin est. Reste à régler le problème de la suppression des questions qui ne sont pas appropriées car hors-sujet ou anecdotique. Un bouton pour signaler qu'une question n'est pas pertinente ? Un vote ? Un autre moyen ? Avez-vous des idées ?
Logiciels Libres à Toulouse

Comme je le disais il y a
quelques temps, les activités de
Toulibre ont repris depuis le mois de septembre. Tout d'abord au niveau des rencontres: une le 19 septembre autour de Kdenlive (
vidéo) et Jabber (
vidéo,
slides), une le 3 octobre sur IRC (
slides) et le droit d'auteur, les licences de logiciel, les brevets (une introduction sans prétention pour ceux qui ne connaissent vraiment rien à ces sujets,
slides, la vidéo sera prochainement disponible) et une rencontre le 17 octobre sur
Freedom, un logiciel libre de gestion documentaire développé par une société toulousaine. Cette dernière présentation fût plutôt intéressante, puisqu'elle a permis de découvrir ce qu'était la gestion documentaire, à quoi cela servait et à quels besoins cela répondait, et de découvrir ce que peut proposer un produit de gestion documentaire. Et c'était également l'occasion de rencontrer des entrepreneurs toulousains qui font du Logiciel Libre, ce qui est toujours sympathique.
Les rencontres vont continuer avec le 14 novembre un atelier sur Blender animé par Olivier Saraja. Le 28 novembre aura lieu une présentation du projet
TOPCASED, un atelier logiciel pour la modélisation de logiciels embarqués critiques. La présentation sera animée par Agusti Canals, de la société Communication et Systèmes. Puis pour terminer l'année civile, le 12 décembre aura lieu une présentation sur le thème des technologies du Web, avec pour objectif de décrypter d'une façon accessible à tous le fonctionnement des diverses technologies qui font marcher le Web.
D'autre part, je suis intervenu le jeudi 25 octobre dans le cadre des ateliers du
Groupe de Recherche pour l'éducation et la prospective de Midi Pyrénées (et oui, l'initiale est GREP-MP). Le thème de mon intervention était
« Logiciels Libres, une communauté libertaire contre le système ? », un thème que je n'ai ni choisi, ni validé et qui ne me plaisait pas particulièrement. L'intervention a commencé par une introduction de ma part d'une trentaine de minutes sur les Logiciels Libres: ce que c'est et quels en sont les enjeux, en insistant sur les enjeux de société, de démocratie plutôt que sur les enjeux techniques ou économiques. Suite à cela, un débat a été lancé avec la salle, débat qui s'est avéré fort intéressant, mélangeant des questions très pratiques (oui mais c'est compliqué, qui peut nous aider à en utiliser, etc.) et des questions plus générales sur les principes, les enjeux, les modèles économiques, etc. Pour préparer mon introduction j'avais seulement pris une demi-page de notes, que j'essaierai de mettre en ligne prochainement pour que d'autres puissent en profiter.
J'ai également été interviewé fin octobre par une étudiante en journalisme à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse. Ils réalisaient un dossier sur le thème «Internet et les étudiants» et voulaient parler dans ce cadre des Logiciels Libres. Voir
pour le dossier et
pour mon interview en particulier.
Le Trivialibre nouveau est arrivé
En
mai 2006, je lançais
Trivialibre, qui compte aujourd'hui près de 400 questions, ce qui est sympathique mais pas encore suffisant pour jouer réellement. Le code qui faisait tourner Trivialibre était développé en PHP-sur-le-métal et je ne souhaitais pas poursuivre dans cette voie pour implémenter les diverses améliorations nécessaires au développement du site.
Je viens donc de mettre en ligne aujourd'hui le
nouveau Trivialibre, accessible à l'adresse
http://trivialibre.humanoidz.org. Du point de vue du contributeur, les nouveautés sont:
- une interface un peu améliorée (même si d'autres améliorations restent nécessaires) ;
- un système de login/pass pour les utilisateurs ;
- la possibilité pour tous les utilisateurs de modifier les questions en attente de modération pour participer à leur amélioration ;
- la possibilité de laisser des commentaires sur les questions modérées ou non, pour remonter des anomalies ou inexactitudes
- plus de statistiques.
Au niveau intérieur, l'application est maintenant développée en Python avec le framework Web Django, qui après une période d'apprentissage s'est révélé plutôt efficace. Il devrait rendre le développement d'améliorations plus simple et plus agréable. Je pense par exemple à des flux RSS, des graphiques pour les statistiques, un système d'anomalies sur les questions plus évolué que le basique système de commentaires actuel, mettre un peu d'Ajax, etc. Je suis évidemment ouvert aux suggestions d'améliorations, voire aux
patches. L'interface peut également être améliorée pour être plus simple et plus cohérente.
Le code est disponible sur
un dépôt Subversion, et n'oubliez pas de contribuer en proposant des questions ! :-)
Reprise des activités à Toulibre

Après un été calme, l'activité de
Toulibre reprend doucement. L'Assemblée Générale a eu lieu ce mercredi 5 septembre. Un
rapport moral et un
rapport financier ont été présentés. Le rapport moral montre une activité assez importante de l'association pour 2006-2007, avec 16 rencontres bi-mensuelles et la participation ou l'organisation d'une douzaine d'autres évènements au cours de l'année. En revanche, les projets autres que les évènements ont peu avancé : le projet de mise à disposition de Logiciels Libres dans les bibliothèques est pour l'instant limité à 2 bibliothèques, et le projet de rédaction d'un guide de promotion du Libre auprès des associations est encore à l'état embryonnaire.
En ce qui concerne les évènements, une discussion a eu lieu sur la stratégie à adopter. En effet, l'année dernière, nous avons organisé de nombreuses conférences de présentation du Logiciel Libre, mais le public n'était pas toujours au rendez-vous. Il est apparu intéressant de réduire le nombre de ces interventions, et pour celles qui seront faites, de travailler de manière plus rapprochée avec le lieu qui nous accueille sur les aspects communication. D'autre part, il est apparu pertinent d'essayer de travailler plus sur l'adoption du Logiciel Libre dans les lieux publics d'accès à Internet de la région. Nous sommes en effet intervenus dans plusieurs de ces lieux pour parler du Logiciel Libre, mais ils proposent toujours des initiations aux logiciels propriétaires et mettent à disposition des postes utilisant exclusivement ou quasi-exclusivement des logiciels propriétaires. Ce sont pourtant ces lieux qui font découvrir l'informatique, le numérique et Internet à une partie de la population, tout au long de l'année.
En ce qui concerne les rencontres bi-mensuelles de Toulibre, elles auront à nouveau lieu le mercredi soir une fois sur deux, mais cette fois-ci de 19h à 23h au lieu de 19h à 22h, ce qui devrait laisser un peu plus de temps pour les présentations et pour la partie information/aide. C'est toujours au
Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse. Il est situé à deux pas du métro
Jeanne d'Arc, depuis l'ouverture fin juin de la ligne B du métro à Toulouse. La prochaine rencontre aura lieu le mercredi 19 septembre, avec deux présentations, une sur le logiciel libre de montage vidéo Kdenlive et une autre sur Jabber. Toutes les dates sont sur le site de
Toulibre.
Toulibre sera également présent au salon
Alternalys, le 29 et 30 septembre.
Article dans le guide « Logiciels libres en gestion de l'information »

L'article que j'ai rédigé il y a quelques temps pour
Archimag est désormais publié dans le guide
Logiciels libres en gestion de l'information, édition 2007, dont le sommaire est accessible à
cette adresse. L'article dont je suis l'auteur est intitulé
« pourquoi passer au libre », et donne quelques-unes des raisons pragmatiques qui peuvent motiver un passage au Logiciel Libre. Deux articles du guide sont disponibles librement en ligne, pour le reste, il faut acheter le guide. Je n'ai pour l'instant pas eu l'occasion de le consulter.
En tout cas, il est intéressant de constater que des magazines orientés nouvelles technologies mais dans des domaines relativement spécialisés commencent à s'intéresser aux Logiciels Libres et à leurs atouts.
Vers un Trivialibre plus collaboratif ?
Afin d'élargir un peu l'audience, voici un
courrier électronique que j'ai diffusé hier sur la liste de discussion de
Trivialibre, au sujet d'une recherche de suggestions concernant l'amélioration de son fonctionnement. N'hésitez pas à rejoindre
la liste de discussion, ou alors à proposer vos suggestions dans les commentaires de ce billet.
Bonjour à tous,
Comme vous avez pu le constater, le projet Trivialibre est assez peu
actif ces derniers temps. Afin qu'il soit plus actif, une voie qui me
semble pertinente à explorer est de rendre le site plus collaboratif.
Je voulais donc recueillir vos avis sur la façon dont Trivialibre
pourrait fonctionner. Quel modèle de fonctionnement pourrions-nous
adopter pour rendre le site plus collaboratif, plus autonome ?
Il me semble pertinent de conserver une phase de modération des
questions, mais celle-ci pourrait être faite de manière plus ouverte
qu'aujourd'hui. On pourrait par exemple laisser n'importe qui éditer
les questions en attente de modération. On pourrait imaginer un système
de vote, grâce auquel si une question atteint X votes, alors elle est
validée.
Il y a aussi le problème des remarques des visiteurs sur des questions
déjà validées (il se peut que la modération laisse passer des coquilles
ou des inexactitudes). Il faut donc un moyen de permettre aux visiteurs
de faire remonter leurs remarques. Un mécanisme de commentaires sur les
questions ? Et une fois qu'un commentaire est pris en compte, comment
fait-on ? Si on est pas d'accord avec le commentaire d'un visiteur, on
le supprime et c'est tout ?
Bref, le mode de fonctionnement reste à construire, je suis ouvert à
vos suggestions sur le sujet.
Sur le plan technique, j'ai commencé à refaire le site en utilisant un
framework Web plus moderne que du PHP-sur-le-métal, ce qui permet de
développer plus facilement de nouvelles fonctionnalités. Le résultat de
cette discussion sera intégré à cette nouvelle version du site.
Merci de votre contribution,
Thomas
Petite déception
Pour la deuxième édition des Lutèces d'Or, qui sont remis durant
Paris Capitale du Libre, j'avais soumis deux projets dans la catégorie
« Meilleure action de promotion du Libre menée » :
l'Agenda du Libre et le
Livret du Libre. Deux projets, qui à mon sens, participent à la promotion du Logiciel Libre, de deux manières différentes. Autant je me doutais que le Livret du Libre n'allait pas retenir l'attention, car le projet n'est plus assez actif, la version actuelle doit être modernisée, etc. Par contre, pour l'Agenda du Libre, je pensais qu'il y avait peut-être une chance, mais non.
Les projets retenus dans cette catégorie ont finalement été
InLibroVeritas, la Cité des Sciences et Industrie pour le projet Carrefour Numérique et le Ministère des Affaires Étrangères pour le projet SIST mise en oeuvre par CIRAD, avec InLibroVeritas lauréat du prix. Ceci dit, je reconnais qu'InLibroVeritas est un projet très intéressant, auquel j'ai d'ailleurs déjà acheté quelques ouvrages.
Ça sera peut-être pour une prochaine fois :-)
Rencontres Mondiales, thème Communautés

Comme chaque année, les
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre auront lieu début juillet, plus exactement du 10 au 14 juillet. Cette année, c'est la ville d'
Amiens qui accueille les RMLL, ce qui n'est pas juste à coté de Toulouse. Ces dernières années, les Rencontres Mondiales ont eu lieu à Dijon, Metz, puis Nancy, et maintenant Amiens, toujours très au Nord de la France. Ça serait pas mal si des villes plus méridionales prenaient en charge leur organisation pour les années à venir :-)
En 2005, je m'étais occupé du thème
Conception et développement des systèmes d'exploitation avec Ludovic Courtès, et nous avions accueilli plus d'une vingtaine de conférences. En 2006, j'avais repris le thème avec Renaud Lottiaux, mais une organisation trop tardive a fait que nous n'avons pu avoir de conférenciers, et nous nous sommes donc limités à l'organisation d'un
atelier sur le fonctionnement d'un OS. Pour 2007, j'ai choisi de ne pas m'occuper de ce thème, qui a d'ailleurs été fusionné avec le thème
Embarqué pour donner le thème
Système, dont Patrice Kadionik s'est chargé. De mon coté, j'ai pris part à l'organisation du thème
Communautés, dans lequel j'étais principalement intéressé par l'organisation de conférences en rapport avec la promotion du Libre au niveau des groupes d'utilisateurs locaux, comme Toulibre.
Le
programme du thème Communautés est maintenant fixé, avec des conférences sur la création de GULLs, sur des outils de communication, sur l'organisation d'évènements, sur la gestion et le fonctionnement des communautés, sur certaines communautés (GNOME, Ubuntu, etc.), etc. Au total presque une vingtaine de conférences, ce qui donne un thème couvrant du mercredi matin au vendredi après-midi, à l'exclusion du jeudi après-midi, consacré à la table ronde politique et à d'autres réunions communes.
Les autres thèmes sont cette année: Économie publique, Le libre au-delà du logiciel, Entreprises, Sciences, recherche, médecine, Système, Développeurs, Éducation, Éducation Populaire, Documentation, traductions, internationalisation. Beaucoup de thèmes couvrant des domaines très particuliers, avec je trouve, un manque de diversité au niveau des conférences techniques. Au fil des années, j'ai l'impression que les RMLLs comportent de moins en moins de conférences techniques, et que les développeurs délaissent un peu cet évènement pour le
FOSDEM, où les conférences techniques sont légions. Aujourd'hui, ma motivation à venir aux RMLLs se trouve plus dans les personnes que je vais y retrouver ou les personnes que je vais y rencontrer, plutôt que dans les conférences elles-mêmes. Cela étant, ces rencontres informelles sont aussi l'objectif des RMLLs. Et pour le coté technique, j'ai une nouvelle fois la chance d'aller à la fois du mois au
Linux Symposium, où il y a vraiment beaucoup, beaucoup de conférences au sujet absolument passionnant.
En ce qui concerne les RMLLs, en plus de mon travail d'organisation du thème Communautés, fait en collaboration avec Gwen Berthelo, Benoît Sibaud et Véronique Fritière, je donnerai deux conférences, toujours dans le thème Communautés :
On m'a également proposé de faire une intervention pour le thème Système, mais je n'avais pas envie de refaire l'atelier de l'an dernier, et je n'avais pas vraiment d'autre idée à proposer.
Enfin, en tout cas, rendez-vous là-bas pour ceux qui y seront !
Richard Stallman à Toulouse, le 14 juin
Après plus d'un mois sans billet, j'espère pouvoir reprendre l'écriture sur ce blog, car les choses à dire ne manquent pas. Commençons par un évènement d'importance pour ceux de mes lecteurs qui s'intéressent au Logiciel Libre :
Richard Stallman sera à Toulouse le jeudi 14 juin. Il donnera
une conférence sur le thème «Le mouvement du Logiciel Libre et le système d'exploitation GNU/Linux», au cinéma Utopia, 24, rue Montardy à Toulouse. L'entrée est libre et gratuite, et la conférence sera donnée en français par
Richard. L'évènement, également annoncé sur le
site de la FSF est organisé par l'association
Toulibre, en collaboration avec
l'APRIL, le
cinéma Utopia et la société
Communication et Systèmes.
En plus de la conférence, Richard Stallman sera à Toulouse une bonne partie de la journée du vendredi 15 juin, et nous essayons en ce moment de mettre en place des rendez-vous avec des responsables politiques de la Mairie de Toulouse, du Conseil Général de Haute-Garonne et du Conseil Régional de Midi-Pyrénées. Nous avons donc envoyé des courriers à
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, à
Pierre Izard, président du Conseil Général de Haute-Garonne et
Martin Malvy, président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées. Des contacts commencent à s'établir, j'espère qu'ils pourront aboutir d'ici au 15 juin. D'autre part, nous essayons également de relayer l'information auprès des journalistes, afin de faire parler des Logiciels Libres dans les médias locaux.
Je me suis personnellement chargé des discussions avec Richard Stallman pour organiser sa venue à Toulouse, ce qui a nécessité de très nombreux échanges de courriers électroniques. Il a fallu également trouver des financements pour le transport, se mettre d'accord avec Richard sur les horaires, les conditions d'hébergement, les conditions de sponsoring de la conférence, trouver un lieu adapté pour la conférence, etc. L'organisation se goupille plutôt bien puisque je me suis arrangé avec les organisateurs des Journées du Libre de Montpellier, auxquelles Richard donnera donc une conférence le samedi 16 juin, juste après son passage à Toulouse.
En tout cas, si vous êtes sur Toulouse ou la région, ne manquez pas cette conférence, le passage de Richard Stallman à Toulouse est un évènement exceptionnel, il est passé pour la dernière fois il y a 3 ans.
Logiciels Libres et libertés numériques, le face à face Ségolène Royal - Nicolas Sarkozy
L'
APRIL, association de promotion et de défense du Logiciel Libre au niveau national, a lancé à l'occasion de la campagne présidentielle l'initiative
Candidats.fr. L'objectif était évidemment d'interpeller les candidats à l'élection présidentielle sur les questions du Logiciel Libre et des libertés numériques, de connaître leurs positions et leurs engagements et de les faire connaître. Huit des douze candidats ayant obtenu les 500 signatures ont répondu au questionnaire, dont les principaux candidats qu'étaient François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, ce qui est signe de succès pour cette initiative.
Le premier tour étant passé et ayant sélectionné Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy pour le second tour, je vous propose une petite analyse comparative des positions et engagements de ces deux candidats dans le domaine des Logiciels Libres et des libertés numériques. Pour ceux qui ont la flemme de tout lire, il y a un petit tableau récapitulatif à la fin de ce billet.
Je n'ai pas eu le temps de mettre en regard la position de François Bayrou sur les mêmes sujets, ce qui pourtant, aurait été intéressant. Si un de mes lecteurs souhaite s'y coller, j'ajouterai volontiers sa contribution.
Sur les brevets
- Ségolène Royal: «La délivrance de brevets logiciels par l'OEB et certains organismes de dépôt nationaux, dont l'INPI, constitue une déviance manifeste par rapport à la Convention du Brevet Européen (CBE). D'un point de vue purement légal, la CBE semble suffisante. C'est aux déviations d'interprétation qu'il faut remédier, à la fois en explicitant la frontière entre ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas, mais aussi en faisant en sorte que les offices de brevets restent dans leur rôle d'exécutants de la loi et ne se comportent pas en législateurs, ce qu'ils ne sont pas. »
- Nicolas Sarkozy: « La protection par les brevets est nécessaire, car en rétribuant les efforts de l'inventeur, elle encourage les entreprises à innover, elle attire les investissements, elle encourage les individus à comprendre, progresser et développer de nouvelles inventions. [...] S'agissant des logiciels, des entreprises françaises expriment le besoin d'une clarification pour pouvoir bénéficier d'une protection plus étendue que celle que leur offre aujourd'hui le système du droit d'auteur. Il s'agit d'une question juridique et technique, qui doit être abordée sans a priori et pouvoir s'appuyer sur des définitions parfaitement claires et acceptées de tous. »
Ségolène Royal se prononce donc clairement contre les brevets sur le logiciel, alors que Nicolas Sarkozy ne donne pas une réponse claire, mais on peut assez facilement lire en filigrane une position pro-brevets sur le logiciel. À ce sujet, voir le communiqué de la FFII France intitulé
Brevets logiciels : incompétence et dangerosité du candidat Sarkozy.
Sur les mesures techniques de protection
- Ségolène Royal, à la question «Depuis 1995, la Commission Européenne encourage l’utilisation des mesures techniques de protection comme facteur de développement d’une économie de la culture à l’ère du numérique. Pensez-vous que cette stratégie soit pertinente ?» répond «Non. Cette stratégie n’était pas pertinente. Les faits l’ont montré. La plupart des majors de l’industrie du disque envisagent de renoncer aux mesures de protection. Les plate-formes de musique en ligne comme Virgin et la Fnac "déverrouillent" des centaines de milliers de titres.» et plus loin «Cette illusion d’une protection technique efficace a détourné les majors et la majorité des producteurs indépendants de l’essentiel : numériser leurs catalogues, développer des offres en ligne et adapter leurs modèles d’affaires au nouvel environnement numérique.»
- Nicolas Sarkozy, «La directive EUCD instaure la protection des mesures techniques de protection, adaptant ainsi le cadre juridique européen aux accords internationaux en vigueur. De façon générale, je suis favorable à la protection juridique de ces mesures au niveau national et international. Elles apportent aux titulaires de droits un moyen fort de protéger leur propriétaire dans l'univers numérique. »
Les positions sont claires, la candidate du Parti Socialiste se prononce contre les mesures techniques de protection, le candidat de l'UMP se prononce pour.
Sur l'international
- Ségolène Royal, à la question «Pensez-vous que la France devrait oeuvrer activement, notamment à la Commission et dans les agences de l'ONU, à la réalisation des objectifs de la déclaration de Genève, et contribuer à l'adoption à l'OMPI d'un traité s'inspirant du « projet de traité pour l'accès à la connaissance et aux techniques », ou reprenant les propositions contenues dans l'accord de Paris ?», répond «Oui» et déclare que «La déclaration de Genève et l’accord de Paris du « Transatlantic Consumer Dialog » participent tous deux d’une même logique : remettre de l’humain et une analyse critique des approches économiques prédominantes dans la manière dont nous traitons les droits de propriété dans la sphére intellectuelle. » puis plus loin «C’est pourquoi je suis favorable à la prise en compte de critères liés au « développement » - économique, mais aussi humain - lors de l’élaboration des politiques publiques en matière de propriété intellectuelle, qu’elles soient locales ou supranationales. Des approches différenciées, intégrant les spécificités des pays, doivent être développées.»
- Nicolas Sarkozy, rien.
La position de Ségolène Royal est sur une ligne directrice assez claire : s'assurer que les nouveaux traités liés à la propriété intellectuelle ne répondent pas seulement aux attentes de l'industrie, mais respectent également ceux des citoyens, du public. Nicolas Sarkozy, dans son courrier, n'aborde pas la problématique internationale en matière de "propriété intellectuelle". Pourtant, c'est bien des accords signés au niveau de l'OMPI en 1996 qui ont donné en 2001 l'EUCD en Europe, puis en 2006 DADVSI en France. Se battre en France pour que de telles lois respectent le Logiciel Libre et le public est bien, mais il vaut mieux agir en amont, au niveau des instances internationales, et en particulier au niveau de l'OMPI en ce qui nous concerne.
Sur l'interopérabilité
- Ségolène Royal : «Je suis donc favorable à une définition et une protection explicites de l’interopérabilité dans la Loi.»
- Nicolas Sarkozy, rien.
Une réponse de Ségolène Royal claire et simple. De l'autre coté, Nicolas Sarkozy qui pourtant prône l'utilisation des mesures techniques de protection dont on connaît les problèmes d'interopérabilité, n'évoque pas la question de l'interopérabilité.
Sur la loi DADVSI
- Ségolène Royal : «Il faudra réexaminer la DADVSI. Supprimer les dispositions inutilement répressives ou restrictives, préciser que la protection juridique des mesures techniques ne s'applique pas lorsque leur contournement est nécessaire pour des usages légaux. Et rendre effectives les exceptions pour les handicapés, la recherche, l'enseignement, et la citation pour les besoins de l'information et de la critique.» Elle propose la complémentarité de plusieurs modes de rétribution: revenus directs (vente de fichiers, de CDs), revenus indirects (partie du chiffre d'affaire des webradios et plateformes de P2P) et mutualisés (redevance copie privée et système forfaitaire pour les échanges gratuits entre personnes). Elle précise également, et c'est d'intérêt pour le monde du Libre: «reconnaître les auteurs qui contribuent à l'espace des « biens communs » en plaçant leurs leurs oeuvres sous des licences ouvertes.».
- Nicolas Sarkozy : «Je ne reviendrais pas sur la loi DADVSI sur laquelle j'ai eu l'occasion de m'exprimer à plusieurs reprises pendant la campagne.». Il propose néanmoins «d'engager un travail d'examen de l'ensemble des dispositions législatives et réglementaires en vigueur sur le sujet. Ce travail permettrait de mettre en évidence les éventuelles incohérences ou contradictions existantes, et d'y remédier».
La position de Ségolène Royal est claire, et rejoint celle défendue par les députés socialistes Christian Paul et Patrick Bloche à l'Assemblée Nationale lors de l'examen du projet de loi DADVSI (et s'écarte heureusement des positions nettement moins pertinentes d'Anne Hidalgo ou du sénateur Charasse, qui font pourtant partie du même Parti Socialiste). Nicolas Sarkozy, évidemment, ne peut pas remettre en cause une loi adoptée par le gouvernement dont il a fait partie, et sur laquelle il est intervenu presque en urgence pour calmer le jeu suite au vote fin décembre 2005 des premiers amendements mettant en place la licence globale. Il conclût sur une phrase d'ouverture assez bateau, mais étant donné son attachement aux mesures techniques de protection affirmé plus haut, on peut douter des réelles remises en question possibles de cette loi.
Sur la vente liée
- Ségolène Royal, à la question «Pensez-vous que la DGCCRF devrait sanctionner les distributeurs d'ordinateurs qui n'affichent pas le prix des logiciels séparément du prix de l'ordinateur ?» répond «Oui» et précise «Il revient à la DGCCRF de sanctionner les pratiques abusives.»
- Nicolas Sarkozy indique qu'il « pense que pour répondre à la demande de tous, deux modèles doivent coexister: les offres commerciales groupées et les offres commerciales séparées. C'est le sens des consultations actuellement en cours à la DGCCRF pour permettre au consommateur de choisir librement entre les unes et les autres, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, ou d'obtenir sans difficulté le remboursement des logiciels effectivement inutilisés. J'agirai en fonction des résultats de ces consultations.»
À nouveau, une position claire de Ségolène Royal, sans ambiguité possible. La position de Nicolas Sarkozy a au moins le mérite de reconnaître qu'aujourd'hui le consommateur n'a pas le choix, mais ne s'engage à rien si ce n'est à agir
«en fonction des résultats de ces consultations».
Sur l'informatique de confiance
- Ségolène Royal : «Le modèle de l'informatique « de confiance » repose sur l'usage de matériels et logiciels dont les principes de conception reposent sur le secret, ce secret étant détenu par un « tiers de confiance ». Cette approche est dangereuse pour plusieurs raisons.».
- Nicolas Sarkozy : «Vous soulevez cette question au travers du prisme de ce que vous appelez l'informatique dite «de confiance». Comme j'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, je considère que les libertés ne sont pas suffisamment protégées dans l'univers numérique. La première réponse est une véritable modernisation de la CNIL, qui doit en particulier disposer des moyens nécessaires à ses missions, ce qui n'est pas le cas pour le moment.»
Ségolène Royal reconnaît la dangerosité de l'informatique de confiance, mais ne répond pas à la partie de la question
« quelle doit être la réponse du législateur face à cette tendance du marché ». Nicolas Sarkozy ne s'oppose pas réellement à l'informatique de confiance, mais on comprend par sa réponse que celle-ci pose des problèmes de libertés dans l'univers numérique. Il propose d'augmenter les moyens de la CNIL, ce qui est effectivement nécessaire, mais ne répond pas à la question de la réponse du législateur sur l'informatique de confiance.
Sur l'administration, les standards ouverts et les Logiciels Libres
- Ségolène Royal : «Le recours à des formats de données réellement ouverts, c'est-à-dire exempts de toute limitation d'usage tant pour les développeurs d'applications que pour les utilisateurs de ces applications [1], est essentiel pour assurer la pérennité des données des administrations, collectivités et services de l'État, pour préserver la libre concurrence dans la fourniture de logiciels, garante de qualité et d'économie pour les marchés publics, et pour offrir un égal bénéfice de cette concurrence aux administrés et aux entreprises, notamment dans leurs communications avec les organismes publics.» puis «Les logiciels réalisés par ou pour les services de l'État et les collectivités locales auront tout intérêt à être diffusés sous licence de logiciels libres, afin d'encourager leur usage par d'autres services pour maximiser leur utilité, de mutualiser leurs améliorations pour utiliser au mieux l'argent public, et de permettre aux citoyens et agents économiques qui en ont l'usage de bénéficier sans conditions de ce qui aura été financé par leurs contributions fiscales.». Ségolène Royal rappelle également sa déclaration à l'issue de son entretien avec Richard Stallman en juin 2006 : «Les standards ouverts (comme Open Document Format) et le recours aux logiciels libres contribuent à l'indépendance, à la qualité et à l'efficacité des administrations centrales et des collectivités locales. Les développements financés par la puissance publique pour ses propres besoins devraient, de manière générale, être libres. »
- Nicolas Sarkozy : «J'ai exprimé à plusieurs reprises toute l'importance que j'attache à favoriser le développement de l'industrie logicielle nationale, discipline dans laquelle la France excelle et a su produire de brillantes réussites internationales. Je considère qu'elle est capitale pour l'avenir et je souhaite en favoriser la pleine expansion dans la diversité de ses modèles économiques, libre ou propriétaire, qui sont d'ailleurs de plus en plus complémentaires. Il est donc essentiel de garantir une libre concurrence dans ce domaine, en particulier lorsqu'il s'agit de commande publique, mais il n'appartient pas à l'État, dans ma conception de la liberté d'imposer un modèle à qui que ce soit.»
Ségolène Royal s'engage ouvertement pour l'adoption des standards ouverts et propose que les logiciels développés par l'administration soient au maximum diffusés sous licence libre. Nicolas Sarkozy n'évoque pas les standards ouverts, et suggère de conserver la position actuelle : suivre les orientations du marché.
Neutralité scolaire
- Ségolène Royal : «L'Éducation nationale doit fournir à ses personnels et usagers une information neutre et mise en perspective, afin d'éduquer de futurs adultes responsables. La réalisation des documents diffusés par elle doit donc se faire en concertation avec des acteurs ayant la plus grande représentativité possible, incluant les usagers.»
- Nicolas Sarkozy, rien.
La question de la neutralité scolaire faisant notamment référence aux guides distribués dans les écoles faisant ouvertement la promotion des produits de certaines sociétés informatiques, et présentant une vision réductrice du droit d'auteur (« Copier c'est voler », sans évoquer les licences libres).
Sur la forme
- Ségolène Royal envoie un document de 17 pages, dans lequel elle répond point par point à toutes les questions du questionnaire Candidats.fr, et en se positionnant souvent clairement sur la question posée, avec un simple «Oui» ou un simple «Non» suivi de l'argumentation, et non pas une soupe verbale à la suite de laquelle la position serait toujours floue. Sa position est parvenue le jeudi 12 avril, soit 10 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle.
- Nicolas Sarkozy envoie une lettre de 4 pages adressée au délégué général de l'APRIL et pas comme une réponse au questionnaire de Candidats.fr. Dans cette lettre, M. Sarkozy ne répond pas point par point au questionnaire de Candidats.fr, et évoque donc seulement les points qui lui semblent pertinents, sans s'engager réellement (sauf à maintenir DADVSI, pousser les brevets logiciels et autres).
Conclusion
Dans le tableau suivant, je reprends les positions des deux candidats énumérées ci-dessus, et j'indique si à mon sens la position est favorable au Logiciel Libre et aux libertés numériques ou non. Vert quand la position me semble favorable, rouge quand elle me semble défavorable et orange quand il n'y a pas de position, ou une position peu claire.
| Ségolène Royal | Nicolas Sarkozy |
| Brevets logiciels | Contre | Pour |
| DRM | Contre | Pour |
| Interopérabilité dans la loi | Pour | Pas de réponse |
| DADVSI | Pour un ré-examen | Pas de changement |
| International | Pour la déclaration de Genève, l'accord de Paris | Rien |
| Vente liée | DGCCRF doit sanctionner | Suivre la DGCCRF |
| Administration | Pour les standards ouverts et la diffusion en libre | Laisser le marché |
| Neutralité scolaire | Pour | Rien |
Le tableau me semble sans équivoque. Évidemment, la question des Logiciels Libres et des libertés numériques n'est sans doute pas centrale dans le choix des électeurs, même parmi les amateurs de Logiciels Libres. Néanmoins, j'ai le sentiment que les positions, plutôt opposées, des deux candidats dans ces domaines, s'inscrivent assez bien dans la ligne et dans le projet des deux candidats. À vous de choisir, alors bon vote !
Nouvelle présentation des Logiciels Libres
Depuis quelques temps déjà, je me disais qu'il serait intéressant de changer un peu la forme des transparents que j'utilise pour présenter le Logiciel Libre. Il s'agissait de transparents avec un simple fond de couleur, et souvent beaucoup de texte, sous la forme de listes à puces. Voir par exemple la présentation donnée le 23 mars 2007 à l'Espace Multimédia de la médiathèque de Léguevin, une petite ville à l'ouest de Toulouse, formats
OpenDocument,
PDF et
HTML. Quelques extraits de cette présentation, pour donner une idée :



Plusieurs fois, j'avais vu des présentations sur lesquelles il y avait beaucoup moins de texte, et qui étaient illustrées de photographies de bonne qualité, donnant à mon sens une ambiance plus conviviale, moins académique et salle de classe. J'ai donc tenté, avec l'aide de Gaël, mon collègue de Toulibre, de refaire les transparents de cette présentation en beaucoup plus imagé, avec moins de texte. Le résultat de ce travail est en ligne aux formats
OpenDocument,
PDF et
HTML. Nous l'avons utilisé le lundi 23 avril lors d'une conférence sur les Logiciels Libres donnée à l'INSA de Toulouse dans le cadre de la Semaine du Libre qui y était organisée par Guillaume Paumier, de
Wikimédia France. D'après les quelques retours que j'ai reçu, la première partie de la présentation semble avoir bien plus, était dynamique et efficace, mais la deuxième partie, en particulier concernant les formats ouverts et le Libre au-delà du Logiciel a semblé trop longue. Quelques extraits de cette présentation :






Notez toutefois que la cible de la première présentation était le grand public, d'où le fait qu'on insiste peu sur l'utilisation du Logiciel Libre en entreprise, et qu'on explique très simplement les différentes façons d'utiliser du Logiciel Libre chez soi. À l'inverse, la cible de la deuxième présentation était plutôt des étudiants de l'INSA, a priori déjà familiers de l'informatique. Nous avons donc plus insisté sur l'utilisation du Libre en entreprise, et beaucoup moins sur les façons de l'utiliser chez soi (Logiciels Libres sous Windows,
LiveCD?, distribution GNU/Linux, qu'est-ce que c'est, etc.).
À propos des présentations, j'ai découvert récemment le blog
Presentation Zen, qui décortique certaines présentations, donne des conseils pour en faire, analyse les méthodes de présentation de certains orateurs, etc. On y apprend des choses vraiment intéressantes. Quelques billets intéressants:
Is It Finally Time to Ditch Powerpoint ?,
PowerPoint: sometimes you have to laugh to keep from crying,
What is good PowerPoint design (oui, c'est assez navrant de voir qu'il appelle ça un
PowerPoint et non pas une
présentation).
À propos des méthodes de présentation, celle qui m'impressionne le plus est celle qu'il appelle la
Lessig Method, en référence à
Lawrence Lessig. On peut voir un exemple d'une telle présentation par Lessig lui-même
ici, à propos de Free Culture. Un autre exemple de présentation du même type est celle de Dick Hart à l'OSCON2005 sur
Identity 2.0. La recette: seulement un à trois mots ou une image par slide, un grand nombre de slides qui défilent très vite et rythment la présentation, un refrain dans les slides qui revient à plusieurs reprises au cours de la présentation et surtout de l'humour.
L'Agenda du Libre: plus de 1000 évènements
Billet intégralement repompé de ma dépêche sur LinuxFr.org.
Lancé le
6 juin 2005, l'Agenda du Libre vient de franchir le cap des 1000 évènements, moins de deux ans après sa création. L'Agenda du Libre a pour objectif de recenser les évènements organisés autour du Logiciel Libre en France, afin d'en améliorer la visibilité auprès d'un large public et de montrer le dynamisme de la communauté du Logiciel Libre.
L'Agenda du Libre peut se consulter directement au travers du
site Web ou bien par l'intermédiaire de
flux RSS ou de
calendriers iCal, par région ou pour la France entière. L'ajout récent d'étiquettes (tags) aux évènements permet de générer des flux RSS ou des calendriers iCal personnalisés, correspondants par exemple aux évènements d'un GULL donné (
flux RSS de Gulliver,
calendrier iCal de Toulibre) ou à une thématique. Accessoirement, cela permet de générer un sympathique
nuage d'étiquette, dont l'inutilité confirme son caractère indispensable.
Géographiquement parlant, sur les 1010 évènements recensés ce jour, les cinq premières régions organisatrices sont la Bretagne (184 évènements, 18.2%), l'Île-de-France (169 évènements, 16.7%), le Nord-Pas-de-Calais (104 évènements, 10.3%), Provence-Alpes-Côtes-d'Azur (89 évènements, 8.8%) et Midi-Pyrénées (76 évènements, 7.5%), les autres régions représentant 388 évènements, soit 38% des évènements. Dans les villes organisatrices, deux villes se détachent: Rennes avec 141 évènements et Paris avec 132 évènements, suivies plus loin de Toulouse (54 évènements), Lille (42 évènements) et Lyon (28 évènements).
Du point de vue de la répartition dans le temps, il y a environ 30 à 50 évènements par mois, avec diverses exceptions. Tout d'abord le
Libre en Fête et la Fête de l'Internet ont motivé l'organisation d'évènements plus nombreux: 83 évènements en mars 2006 et 132 évènements en mars 2007. Ensuite, la rentrée scolaire 2006 a été l'occasion d'organiser plus d'évènements que d'habitude : 77 en octobre 2006 et 72 en novembre 2006. À l'inverse, les vacances scolaires d'été marquent une nette diminution du nombre d'évènements : 16 en juillet 2006, et 9 en août de la même année.
Du coté de la fréquentation, le site enregistre environ 200 à 400 visites par jour, flux RSS et calendriers iCal compris.
Enfin, rappelons que l'Agenda du Libre ne recense que les évènements que vous soumettez, soit via le
formulaire Web, soit au travers du
script de soumission automatisée. De plus, l'Agenda du Libre est un Logiciel Libre, dont le code est
librement disponible, et auquel vous êtes invités à contribuer avec vos suggestions, idées voire code au travers de
la liste de diffusion.
Nouveau
Hier, j'ai pris un peu de temps pour installer
Nouveau, le pilote libre pour cartes graphiques Nvidia que j'ai déjà abordé dans de précédents billets. En suivant
les instructions du Wiki, les choses se passent plutôt bien, mais j'ai adapté les choses pour passer par des paquets Debian, plutôt que de faire des
make install au milieu de
/usr. Du coup, j'ai un paquet
libdrm2 qui contient une version à jour de la bibliothèque
user-space s'interfaçant avec le module noyau
DRM, ainsi qu'un paquet
xserver-xorg-video-nouveau qui contient le pilote
user-space pour
X.org.
Au départ, mon idée était de distribuer ces paquets, pour permettre à d'autres de passer facilement à Nouveau. Seul problème: des modifications sont nécessaires dans le noyau. Contrairement à ce qui est indiqué dans les instructions sur le Wiki de Nouveau, je n'ai pas supprimé le module
DRM du noyau pour utiliser la version
Git du dépôt de
libdrm, j'ai plutôt adapté le pilote
DRM de
Nouveau pour qu'il marche avec mon noyau, en faisant des modifications minimales sur le noyau. Les modifications sont minimales (un EXPORT_SYMBOL en plus, et une grosse liste d'identifiants PCI), mais cela nécessite tout de même un patch noyau, rendant la distribution du tout plus difficile.
Bref, en tout cas, chez moi, la 2D fonctionne très bien, y compris pour les films avec MPlayer. Je tourne depuis hier dessus, je n'ai pas eu un seul crash en 2D.
Par contre, j'ai tenté la 3D en recompilant une version de
Mesa adaptée pour Nouveau, mais là, le premier
glxgears a fait planter lamentablement le serveur X. Il y a encore du travail du coté de la 3D, surtout que ma carte (une NV11) ne fait pas partie des cartes les plus avancées au niveau 3D dans le pilote Nouveau.
Pour terminer, signalons que les slides des présentations de Stéphane Marchesin du FOSDEM sont en ligne:
Xorg Myths et
Nouveau.
À Toulibre, un calendrier chargé, très chargé
Ces temps-ci, le calendrier des évènements est vraiment très chargé du coté de
Toulibre. Récemment, nous avons eu:
- le repas du Libre, le 22 février
- la rencontre bi-mensuelle le 28 février, avec une présentation sur le Wifi et les réseaux communautaires animée par l'association Toulouse Sans Fil. Une vingtaine de personnes ont assisté à la présentation, quelques personnes sont venues pour le dépannage Logiciels Libres.
- Six ans de Wikipédia, un évènement organisé en collaboration avec l'association Wikimédia France. L'idée était d'avoir une après-midi complète consacrée à Wikipédia, avec une conférence de 14h à 16h, suivie d'un atelier de 16h à 18h. Guillaume Paumier, membre de Toulibre et secrétaire de Wikimédia France, et l'intervenant pour cette présentation, avait vraiment beaucoup travaillé sur la communication: plein d'affiches en ville et dans les bibliothèques, 2000 tracts, des invitations personnelles envoyées à une trentaine de personnes. Et finalement, l'évènement a eu lieu hier, seulement 16 personnes se sont déplacées, ce qui est assez peu vu l'effort de communication réalisé. Heureusement, quelques contacts intéressants ont été établis, ce qui rattrape le succès mitigé en terme de fréquentation. En dehors de ça, le débat suite à la présentation fût intéressant, et quelques personnes sont restées pour l'atelier. Sur le plan technique, mon petit portable a suffi pour faire fonctionner les huit ordinateurs de la salle sous GNU/Linux grâce au Live CD vitaminé.
Pour la suite du mois de mars, de nombreuses autres interventions ou évènements sont prévus:
- jeudi 8 mars, sur l'invitation de l'association Arobe Arènes, j'interviens avec Alban Créquy sur le thème « Droit d'auteur et licences de logiciel », pour présenter ce qu'est le droit d'auteur, comment il fonctionne, quelles sont les exceptions, comment il s'applique aux logiciels, et ce que disent en gros les licences de logiciels propriétaires et les licences de logiciels libres. Le but étant de sensibiliser le public de l'association Arobe Arènes sur ce sujet, il ne s'agit pas d'une présentation de juriste.
- mercredi 14 mars, rencontre bi-mensuelle, avec une présentation d'Olivier Saraja sur le Logiciel Libre Inkscape
- vendredi 16 mars, présentation des Logiciels Libres à Odyssud Blagnac, ou j'étais déjà intervenu l'an dernier au mois de février. Cette intervention était notre plus gros succès en terme de fréquentation: plus de cent personnes.
- samedi 17 mars, démonstration de Logiciels Libres et installation de GNU/Linux, toujours à Odyssud Blagnac
- mercredi 21 mars, présentation des Logiciels Libres à la Médiathèque de Tournefeuille, où j'étais déjà intervenu l'an dernier, à la même période (vidéo, audio)
- jeudi 22 mars, repas du Libre, qu'on va peut-être reporter en raison du nombre d'évènements déjà très important
- vendredi 23 mars, présentation des Logiciels Libres à l'Espace Multimédi@ de Léguevin, une petite ville située à l'ouest de Toulouse.
- samedi 24 mars, Guillaume Paumier intervient sur Wikipédia à Odyssud, Blagnac, puis nous animerons une Wikipédia Party au même endroit
- mercredi 28 mars, Guillaume Paumier intervient de nouveau sur Wikipédia, de 14h à 16h, à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse
- mercredi 28 mars, c'est le jour de la rencontre bi-mensuelle. Cette fois-ci, ce n'est pas une présentation qui aura lieu, mais 5 ou 6 présentations éclair, sur des sujets divers, proposés par les membres de Toulibre
Un planning chargé, très chargé, et d'autres choses sont déjà prévues pour la fin avril, avec notamment une Semaine du Libre organisée à l'INSA de Toulouse.
Dans tout ça, je me suis également rendu il y a quelques jours à un repas du
Grep Midi-Pyrénées, qui n'est pas le groupe de fans de la commande
grep de Midi-Pyrénées, mais le
Groupe de Recherche pour l’Education et la Prospective Midi-Pyrénées. Il s'agit d'une association qui
se veut un lieu d’échanges et de réflexion-critique autour des grands thèmes qui animent notre société et regroupe toutes celles et ceux qui aspirent à la progression des consciences. Je les avais donc contacté pour leur proposer de venir parler de Logiciels Libres, et nous avons donc eu un premier repas pour en discuter. Les gens étaient très attentifs et intéressés, il y a eu beaucoup de questions, sur les Logiciels Libres, sur Wikipédia, etc. En conclusion, ils m'ont proposé de leur envoyer une proposition de conférences, qu'ils étudieraient et si c'est sélectionné, ils la mettront au programme de l'année qui suit. Le deuxième thème de la soirée était celui de l'école, avec une participante qui a résumé un article du journal Le Monde sur le sujet, parlé d'un livre sur le même thème, pour lancer le débat sur les problèmes de l'école aujourd'hui. Ce fût plutôt intéressant de suivre leurs discussions.
Quant à la présentation des Logiciels Libres, je voudrais bien essayer de la rendre plus attrayante et plus drôle que ce qu'elle
est actuellement. Peut-être faudrait-il mettre moins de texte sur les transparents, et plus de photographies ? Avez-vous des suggestions ?
Retour du FOSDEM

L'Hôtel de ville de Bruxelles
Pour la première fois, je me suis rendu le WE dernier au
FOSDEM à Bruxelles, un évènement sur deux jours avec de nombreuses conférences sur des sujets plutôt techniques. En plus de retrouver des amis sympathiques et intéressants que je n'ai pas souvent l'occasion de voir, j'ai également pu assister à plusieurs présentations, plus ou moins intéressantes. En voici un bref résumé.
Le FOSDEM est organisé au sein de l'Université Libre de Bruxelles. De grands couloirs hébergent les stands de nombreux projets, et plusieurs salles et amphithéatres sont utilisées pour les conférences. Par rapport aux RMLLs, j'ai vraiment eu le sentiment qu'il y a beaucoup, beaucoup plus de monde: les salles sont souvent pleines à craquer, les couloirs remplis de monde.
Au niveau du programme, le samedi matin était réservé à des keynotes, il n'y avait donc qu'une seule chose à aller voir: le choix était facile. Par contre, pour la suite, il y avait deux salles principales, et plus d'une dizaine de salles thématiques (Debian, Python, OpenSuse, Fedora, Gentoo, Recherche, etc.). Parfois, le choix était vraiment difficile.
Samedi matin
Le samedi, je suis arrivé pour la fin de la conférence sur les
brevets logiciels (
vidéo), durant laquelle le président de la FFII décrivait le problème posé par les brevets logiciels, les différentes tentatives pour les légaliser au niveau européen ainsi que les actions menées par la FFII pour contrer ces tentatives, et même pour essayer de proposer des alternatives. Cette fin de conférence était intéressante, mais le son était assez mauvais, rendant la compréhension parfois difficile.

One Laptop Per Child
Cette présentation fût suivie de celle donnée par
Jim Gettys sur le projet
One Laptop Per Child (
vidéo). La présentation a principalement porté sur les défis techniques relevés par la réalisation d'un portable peu coûteux (100 dollars) et économe en énergie. De véritables innovations techniques ont été réalisées, et de nombreux Logiciels Libres ont été améliorés pour ce projet. Cela étant, on peut toujours se poser diverses questions sur ce projet: Est-ce pertinent que ce soit à nouveau les pays du Nord qui disent aux pays du Sud comment ils doivent se développer ? quelles seront les utilisations pratiques d'un tel ordinateur ? À quel type de collaboration va servir le réseau maillé constitué par ces ordinateurs ? N'y-a-t-il pas d'autres actions plus prioritaires vis-à-vis des pays du Sud ? La présentation de Jim Gettys n'a pas vraiment répondu à ces interrogations.
Dans les couloirs du FOSDEM, j'ai eu l'occasion de prendre dans les mains ce fameux OLPC. Il est effectivement petit, mais finalement assez lourd par rapport à sa taille. Le clavier est un peu bizarre, car complètement étanche, mais l'écran semble vraiment très bon. Il est petit (point de 8 pouces il me semble), mais il est en 1200x900 pixels, soit 200 dpi, ce qui rend la lecture beaucoup plus agréable que sur un écran LCD normal. D'après ses concepteurs, il fonctionne beaucoup mieux à la lumière du soleil qu'un écran LCD classique, mais je n'ai pas vraiment pu tester cette fonctionnalité, vu le temps bruxellois...

Liberating Java...
Enfin, pour terminer la matinée,
Simon Phipps, de Sun Microsystems a parlé de la
libération de Java (
vidéo). Un joli foin très marketing, avec Sun Microsystems l'ami du Logiciel Libre, les vidéos de Richard Stallman et d'Eben Moglen disant que la libération de Java est un évènement merveilleux, puis l'orateur qui invite des collègues sur scène pour entamer une pseudo-discussion complètement préparée à l'avance. Très amusant tellement c'était marketing. Détail intéressant: l'orateur a affirmé que 26% de Debian était constitué de code provenant de Sun Microsystems, un chiffre que j'ai trouvé étrangement important. Et qui gagnerait peut-être à être réduit en retirant un peu de code lourd d'OpenOffice.org :-) L'orateur a profité de cette présentation pour parler de la vision de Sun Microsystems du monde du Logiciel Libre.
Samedi après-midi
L'après-midi a commencé par une conférence de
Keith Packard, sur
X.org (
vidéo). Avec pour seul support une série de photographies des principaux développeurs de X.org, Keith Packard a fait un petit état des lieux et des prochains évolutions du serveur graphique. La modularité, le changement de système de compilation, puis prochainement la possibilité de démarrer X.org sans fichier de configuration, le branchement à chaud de périphériques, le support de plusieurs pointeurs, le passage du code de changement des
modelines dans le noyau, de manière à pouvoir correcter supporter l'hibernation. Une conférence intéressante, qui aurait été peut-être moins drôle mais plus facile à suivre si de vraies slides avaient été utilisés.
En même temps que la conférence sur X.org avait lieu une présentation sur
ReactOS, un système d'exploitation libre, clone de Microsoft Windows (
vidéo), à laquelle je n'ai donc pas pu assister.
La
conférence suivante portait sur
Linux Bios (
vidéo), dont l'objectif est de créer un BIOS libre, basé sur le noyau Linux. Pour la Free Software Foundation, se doter d'un BIOS libre est un
projet très important. D'un point de vue technique, l'idée de réutiliser le noyau Linux est de ne pas avoir à implémenter plusieurs fois les pilotes de périphériques: une fois dans le BIOS, une fois dans le bootloader, une fois dans le noyau. On utilise directement le code de Linux dans le BIOS, et on peut ainsi directement charger le vrai noyau depuis le réseau, depuis un système de fichiers NFS, depuis n'importe quel système de fichiers supporté par Linux, etc. Linux Bios est déjà opérationnel pour un certain nombre de cartes mères, surtout des cartes mères haut de gamme, mais plus récémment, le support pour des cartes MSI bon marché a été annoncé. En dehors de la présentation générale du projet (que je connaissais déjà plus ou moins), j'avoue n'avoir pas compris grand chose à ce que racontait l'orateur sur les aspects techniques, notamment en ce qui concerne les adaptations nécessaires du noyau Linux pour le faire tourner en tant que BIOS.

Andrew Morton
La dernière conférence de la
track principale pour cette journée était intitulée
current trends in Linux kernel development, animée par
Andrew Morton (
vidéo), bras droit de Linus Torvalds pour le développement du noyau Linux. Andrew a commencé par parler des contributions au noyau, en disant que les développeurs noyau du monde des serveurs et du desktop s'intégraient bien au processus de développement du noyau, envoyaient leurs patches pour les faire inclure dans la prochaine version du noyau mais qu'à l'inverse, le monde de l'embarqué ne comprenait pas encore le mode de fonctionnement du développement du noyau. Il a indiqué que dans les projets autour de l'embarqué dans les entreprises, une vieille version du noyau était choisie, et que les gens partaient de là pour faire leur bazar, ne soumettaient jamais de patches avec leurs drivers, etc. Pour Andrew, une des raisons est que sur un produit de l'embarqué (genre routeur personnel), une fois conçu et vendu, il n'y a plus de maintenance à faire au niveau logiciel, et donc les développeurs et entreprises sont peu incités à mutualiser leurs efforts au niveau de la base commune de code. La deuxième partie de la présentation d'Andrew portait sur les dernières et futures nouveautés du noyau: il a parlé brièvément de choses comme la virtualisation, les containers, les appels systèmes asynchrones (syslets et fibrils), de ext4, etc. Globalement, j'ai trouvé sa conférence assez décevante. D'une part parce qu'il était vraiment très mou et a soufflé de désespoir au moins 3 ou 4 fois pendant la demi-heure où il a parlé. D'autre part parce qu'en dehors de la première partie, compréhensible par tous, la deuxième partie n'avait aucun intérêt: il n'expliquait rien sur les nouveautés du noyau. Donc soit le public suivait déjà le développement du noyau, et donc la conférence n'apportait rien car on est déjà au courant des nouveautés, soit le public ne suit pas le développement du noyau, et à ce moment là, en dehors de noms énigmatiques pour des fonctionnalités tout aussi énigmatiques, je vois mal ce que les gens peuvent avoir retenu. Bref, un peu, voire beaucoup déçu.
La
track principale étant terminée, j'ai choisi de me rendre dans la salle consacrée à X.org, pour entendre la conférence de Stéphane Marchesin, intitulée
X.org myths. Stéphane Marchesin est un des principaux développeurs de
nouveau, le projet de développement de pilotes libres pour cartes graphiques Nvidia. Dans cette présentation, Stéphane a déconstruit plusieurs mythes autour de X.org, notamment en ce qui concerne la consommation mémoire du serveur X. Tout d'abord, il a rappelé la différence entre la colonne
VSZ et
RSS de la sortie de la commande
ps. Dans X.org, il y a une différence notable entre ces deux valeurs, en raison de l'
AGP Aperture. Si j'ai bien compris, il s'agit d'une zone de mémoire physique réservée en complément de la mémoire de la carte graphique, lorsque celle-ci n'est pas suffisante (voir
cet article). Cette mémoire n'est donc pas consommée directement par X.org, même si elle est effectivement liée à l'affichage graphique. Autre raison pour laquelle le serveur X prend souvent de la mémoire: c'est lui qui alloue les pixmap, sur l'ordre des clients. En utilisant l'outil
xrestop (du paquet Debian éponyme), vous verrez quelles sont les applications qui ont demandé à allouer le plus de pixmaps auprès du serveur X. L'orateur a également expliqué pourquoi
glxgears n'était pas un bon benchmark: parce que la scène est tellement simple qu'on atteint des framerates énormes, et donc que le temps de
frame switching (je crois que c'est le mot qu'il a utilisé) devenait prépondérant par rapport au temps de rendu, ce qui n'est pas le cas lors d'une utilisation normale d'une carte graphique. Stéphane Marchesin a aussi évoqué d'autres mythes, mais ma mémoire me fait défaut...
Suite à cette présentation, je pensais me rendre dans la salle Python pour voir une présentation consacrée au framework de développement Web
Django. Malheureusement, la salle était complètement blindée, impossible d'y rentrer. Je me suis donc rabattu sur la présentation
Gentoo's Future, qui finalement n'était pas une présentation mais un espèce de débat désorganisé et donc inintéressant. Finalement, je me suis retrouvé dans la salle Debian pour une présentation intitulée
Open Source VoIP with Debian. La quasi-totalité de l'intervention était consacrée à la description du protocole
SIP, avec des extraits de la RFC, des extraits de dialogue SIP, etc, le tout sans aucun rapport avec Debian. Cela étant, le problème de cette présentation était la voix de l'orateur: une voix complètement monocorde, d'un rythme ultra-régulier tout au long de l'heure de présentation. Plutôt endormifiant.

Les galeries royales Saint Hubert de Bruxelles
Le samedi soir, évidemment, descente avec une dizaine d'amis dans un restaurant de Bruxelles pour manger un moule-frites, même si ce n'était pas la saison. Une fois rentré à la maison,
Lucas nous a rapidement refait sa présentation de l'après-midi, à laquelle nous n'avions pas pu assister, et qui portait sur
Automated Testing of Debian Packages. Lucas utilise des clusters du projet Grid 5000 pour recompiler l'intégralité de Debian Etch afin de vérifier que tous les paquets se construisent correctement. Avec 40 machines, il arrive à recompiler tout Debian en environ 8 heures, ce temps ne pouvant être réduit en ajoutant des noeuds, car le paquet le plus long à compiler,
OpenOffice?.org, prend 8 heures. Grâce à cette recompilation, Lucas a enregistré dans Debian un certain nombre de bugs concernant des paquets qui ne compilaient pas. L'autre test automatisé sur lequel a travaillé Lucas est basé sur
piuparts, un outil qui installe et désinstalle un paquet, et vérifie que tout est propre derrière lui. Il a là aussi trouvé un certain nombre de bugs.
Dimanche matin

Glxgears avec le pilote nouveau
Le dimanche matin, après un lever bien difficile, nous arrivons pile poil pour la présentation du projet
nouveau, par Stéphane Marchesin. Il présente l'objectif du projet (pilotes libres 2D et 3D pour les cartes Nvidia), son état actuel, les différents séries de cartes Nvidia (à terme, ils veulent supporter toutes les cartes Nvidia, même les plus anciennes comme les TNT) ainsi que les outils qu'ils ont utilisé pour réaliser le reverse engineering. Ils ont utilisé
renouveau, un outil qui tourne en espace utilisateur, et qui observe les modifications opérées sur le
command buffer de la carte après l'exécution d'une fonction OpenGL (si j'ai bien compris). Grâce à cet outil, de nombreuses personnes ont pu se lancer dans le reverse engineering sans trop de complications, et ils connaissent donc maintenant presque tout sur certaines séries de cartes graphiques (les plus répandues). D'après Stéphane, ce sont principalement des contributeurs qui ont fait ce travail de reverse engineering, les développeurs du projet se concentrant à la réalisation du code. Cependant, cet outil n'a pas permis de comprendre tout le fonctionnement des cartes, seulement ce qui est fait depuis l'espace utilisateur dans le serveur X. Des choses sont également faites au niveau noyau, directement depuis le module propriétaire Nvidia. Pour comprendre ce que le module fait, ils utilisent
kmmio-trace, un patch pour le noyau qui permet de tracer tous les accès
MMIO. D'après ce que j'ai compris, le pilote noyau Nvidia s'occupe notamment du
mode setting, et ils doivent comprendre comment cela fonctionne. Il a également parlé d'autres choses, que je n'ai pas forcément compris en intégralité, car je ne connais pas bien le fonctionnement des cartes graphiques et de leurs pilotes, qui semble être un monde assez complexe. Il y a un petit retour sur cette présentation sur le site de nouveau, dans le dernier
TiNDC.
Après la présentation sur
nouveau, rien ne me tenait vraiment au niveau du programme, alors je suis allé voir la présentation de
Bacula (
vidéo). Bacula (pour
Backup Dracula) est un système de sauvegarde par réseau, qui d'après la présentation, me semble assez bien fichu. Une machine principale fait tourner le
Bacula Director service, qui lance les activités de backup. Chaque machine à backuper, totalement ou partiellement, fait tourner localement un
Bacula File service qui sera contacté par le
Bacula Director pour récupérer les données (le tout avec de l'authentification). À l'autre bout de la chaîne, il y a le
Bacula Storage service qui comme son nom l'indique, s'occupe du stockage (sur bande, sur disque, sur CD ou DVD, etc.). Le tout semble très flexible et très configurable, parfait pour faire la sauvegarde de nombreuses machines. Seul détail étrange: Bacula utilise une base de données SQL pour maintenir des informations concernant les backups, et on se demande bien ce qu'il se passe si on perd cette base de données. Peut-on la re-générer à partir des backups ?
Dimanche après-midi
L'après-midi a débuté par une conférence sur
Mono (
vidéo), donnée par le fameux
Miguel de Icaza, le fondateur du projet Mono, qui consiste à développer une implémentation libre de .Net. Dans cette conférence, il a tout d'abord présenté l'intérêt d'avoir quelque chose comme Mono, permettant de bénéficier sous Linux de nombreuses applications développées pour Microsoft Windows. Pour cela, il a utilisé un graphique qui ressemblait vaguement à quelque chose comme:

À gauche du trait rose/violet, on a les applications qui ont un nombre suffisamment grand d'utilisateurs pour que des alternatives libres développées spécifiquement pour GNU/Linux existent: OpenOffice.org, Firefox, Gaim, Apache, et plein d'autres logiciels libres existants. Pour Miguel de Icaza, les logiciels libres pour ces domaines où les utilisateurs sont nombreux existent, et sont viables. Par contre, à droite du trait, il y a tout un tas de domaines très spécifiques pour lesquels il y a relativement peu d'utilisateurs, et donc probablement assez peu de chances d'avoir un logiciel développé spécifiquement pour GNU/Linux. Et comme le montre la courbe, le nombre de ces domaines très spécialisés est infini, avec des besoins très pointus couverts par des logiciels très spécialisés. Pour Miguel de Icaza, c'est pour ces logiciels que Mono est intéressant: pour permettre aux gens/entreprises ayant des applications métiers spécialisées en .Net de passer sous Linux.

Miguel de Icaza
Ensuite, il a évoqué un outil d'analyse des applications permettant de valider la portabilité des applications .Net et leur compatibilité avec Mono, avec lequel ils ont mené une enquête sur un grand nombre d'applications .Net. Au jour d'aujourd'hui, 11% des applications .Net peuvent fonctionner sous Mono, se nombre devant être porté à 30% puis à 50% dans deux puis quatre mois respectivement, au fur et à mesure de l'implémentation de nouvelles APIs .Net dans Mono. Ensuite, il y a une moitié d'applications .Net qui utilisent des appels spécifiques à Windows, certaines seront faciles à adapter car utilisant peu d'appels spécifiques, d'autres seront plus délicates, et certaines quasiment impossibles. Mais au final, on voit que 50% des applications fonctionneront sans problème, et que 75% à 80% fonctionneront avec seulement quelques jours ou semaines de développement. Il proposait ainsi de lancer le projet "One Application Per Hacker" (en référence à l'OLPC, évidemment), l'idée étant d'un développeur Linux fasse les quelques modifications nécessaires sur un logiciel .Net pour qu'il fonctionne correctement sous Linux.
Ensuite, Miguel a parlé de quelques utilisations de Mono, par exemple dans Second Life, ou bien dans un logiciel propriétaire de design de jeux. Malheureusement, il n'a pas pu terminer sa présentation, car il a passé trop de temps sur les premières parties. En tout cas, sa présentation était vraiment très vivante, très amusante, avec des démonstrations, des blagues. Miguel de Icaza est vraiment un excellent orateur, très dynamique. Ainsi, même si sur le fond je suis plus intéressé par le noyau, j'ai trouvé nettement plus intéressante la présentation de Miguel de Icaza sur Mono que celle d'Andrew Morton sur le noyau. Sans aucune comparaison.
(Note: les chiffres donnés ci-dessus sont issus de ma mémoire, donc à prendre avec des pincettes)
La conférence suivante était intitulée
GDB Tracepoints (
vidéo), présentée par
Jim Blandy. Jim Blandy a réalisé un module noyau s'appuyant sur
kprobes, qui permet depuis une session
gdb d'ajouter dynamiquement des points de trace dans le noyau. Contrairement aux points d'arrêts, lors d'un point de trace, l'exécution n'est pas interrompue: on met simplement de coté un certain nombre d'informations, et on continue l'exécution. Dans le travail de Jim Blandy, les informations sont mises de coté dans un buffer noyau pré-allouée, donc il n'y a même pas de communication avec l'espace utilisateur à chaque point de trace, ce qui minimise l'impact du mécanisme sur l'exécution. Avec son outil, on peut donc tracer l'appel de n'importe quelle fonction du noyau, et sauvegarder différentes informations (valeurs des paramètres de la fonction, valeurs d'une structure et de ses membres) que l'on consultera plus tard depuis
gdb. Ça semble simple et pratique, et les démonstrations réalisées le confirment. Pour plus d'informations, voir
le site.
La conférence suivante, intitulée
Profiling Desktop Applications (
vidéo), était animée par
Federico Mena Quintero, dont j'avais déjà entendu parler au travers de son
blog qui présente parfois des choses amusantes et intéressantes autour du profiling et de l'amélioration des performances de Gtk ou de Gnome. Sa présentation était comme j'imaginais le personnage: très dynamique, et amusante, tout en étant très pertinente. Je ne peux résister à l'envie de vous raconter le début de sa présentation, le tout début.

How much faster can we get world domination ?
Il commence par afficher un transparent avec un graphique type histogramme, avec 4 barres horizontales de couleurs, sans légende. La dernière barre dépassait de l'écran, on ne pouvait voir la fin. Il change de slide, et on voie le même histogramme, avec les légendes pour les trois premières barres: « Taille d'un cerveau: 20cm » pour la première, « Distance de ce qu'on peut attraper avec son bras: 80cm» pour la deuxième et « Distance pour se déplacer jusqu'à sa chambre: 4m », et pas de légende pour la dernière barre, dont on ne voit pas le bout. Federico sort alors un mètre de sa poche, s'approche d'une personne du public, et mesure la taille de son cerveau: 20cm, le graphique est bon. Il s'approche ensuite d'une autre personne du public, et mesure son bras, 80 cm, le graphique est toujours bon. Puis il étend son mètre (de 3m) sur une table, et montre que c'est en gros la distance qu'il faut pour aller dans sa chambre. Le graphique est toujours bon. Ensuite, il revient vers son ordinateur, et fait avancer les slides. Au fil des slides, l'échelle change: sur le premier slide, on voyait les distances jusqu'à 5 mètres, dans le deuxième jusqu'à 10 mètres, puis 100 mètres, puis 1 kilomètre. Les slides sont illustrés de vues satellites de l'Université où a lieu le FOSDEM, puis de Bruxelles, puis de l'Europe, et on voit enfin la distance marqué par la dernière barre: 3200 kilomètres. Un rond énorme autour de Bruxelles, comparé à la taille d'un cerveau ou à la distance des objets qu'on peut attraper avec un bras. Jusqu'ici, on se demande bien où il veut en venir.

Analyse du temps d'exécution
Il affiche alors le graphique d'origine, sans légendes, avec la quatrième barre dont on ne voit pas le bout. Ensuite, il affiche les légendes pour les trois premières barres. Celle du cerveau correspond maintenant au temps d'accès à un registre du processeur, soit 0.5 nano-secondes. Celle du bras correspond maintenant au temps d'accès au cache du processeur, soit 2 nano-secondes (on est bien 4 fois plus lent, de la même manière que 80cm est 4 fois supérieur à 20cm). Ensuite, la barre de la distance séparant de la chambre correspond maintenant au temps d'accès à la mémoire, soit 10 nanosecondes. La signification de la quatrième barre reste obscure. Alors comme auparavant, il avance dans les slides, ce qui change l'échelle du temps au fur et à mesure, rendant les trois premières barres de plus en plus petites, de plus en plus minuscules. Et puis après avoir changé l'échelle autant que pour les distances, on comprend la signification de la quatrième barre: le temps d'accès à un disque dur: 10 milli-secondes.
Une excellente démonstration de l'énorme différence d'ordre de grandeur entre le temps d'accès à la mémoire et le temps d'accès au disque dur. Federico explique qu'en informatique, en termes de temps d'accès, il n'y a rien entre la distance vous sépare de votre chambre et le rond des 3200 kilomètres autour de vous, rien. D'où l'importance capitale de bien choisir entre aller chercher dans votre chambre, ou aller chercher 3200 kilomètres plus loin.
Dans le reste de sa présentation, il parle brièvement des outils qu'il utilise pour analyser les performances, et notamment
sysprof. Il utilise également des outils pour faire une représentation graphique du temps, qui est beaucoup plus facile à analyser visuellement qu'une liste de chiffres (voir illustration). Il explique la méthodologie pour analyser les performances d'une application, en rappelant la
loi d'Amdahl. Au cours de la présentation, il donne quelques anecdotes amusantes sur des parties de Gtk ou de Gnome, qui faisaient 500 fois le même boulot, ou alors du boulot complètement inutiles, sur l'implémentation complètement lamentable au niveau performances de la fonction de recherche d'icônes dans Gnome, etc. Ce fût une présentation vraiment très intéressante, que je vous invite à regarder en vidéo, en espérant que l'enregistrement soit de bonne qualité.
Conclusion
Au final, j'ai trouvé ce premier FOSDEM très intéressant. J'ai été un peu déçu par la journée du samedi, mais la qualité des présentations du lendemain a largement rattrapé celles moins intéressantes de la veille. Comme chaque rencontre autour des Logiciels Libres, c'est l'occasion de retrouver un certain nombre de personnes qu'on voit rarement, de voir où en sont leurs projets, de discuter. Par contre, je n'ai pas rencontré de nouvelles personnes, peut-être parce que ce n'est pas vraiment mon fort. Le FOSDEM est aussi une conférence intégralement anglophone, un bon niveau de compréhension est nécessaire pour apprécier les conférences, qui sont parfois difficiles à suivre.
Bientôt à Toulibre
Ce
mercredi 10 janvier a lieu la traditionnelle rencontre de Toulibre au Centre Culturel Bellegarde. En plus de l'accueil des personnes souhaitant des informations sur le Logiciel Libre ou en installer sur leur ordinateur, Ludovic Courtès et moi-même animeront une présentation sur la gestion de version. Nous présenterons les principes de la gestion de version, son intérêt et sa mise en oeuvre avec Subversion pour la gestion de version centralisée et Arch pour la gestion de version décentralisée.
Le
samedi 20 janvier, l'association
Arobe Arènes (qui nous a déjà accueilli en juin 2006), organise une journée portes ouvertes sur le thème d'Internet. À 15h, Guillaume Paumier y fera une intervention pour présenter Wikipédia, et quelques wikipédiens et autres membres de Toulibre seront présents pour faire découvrir sur ordinateur la navigation et la façon de contribuer à cette encyclopédie.
Le
mercredi 24 janvier, la rencontre de Toulibre au Centre Culturel Bellegarde. A priori, la présentation aura pour thème le Logiciel Libre de statistiques
R.
Le
jeudi 25 janvier, le retour du traditionnel Qjelt, le quatrième jeudi du libre toulousain, après deux mois d'absence. Les inscriptions sont déjà
ouvertes pour les amateurs.
Enfin, un peu plus loin, mais plus important: le
samedi 3 mars, nous organisons une après-midi consacrée à Wikipédia au Centre Culturel Bellegarde, à l'occasion du sixième anniversaire de la Wikipédia francophone. De 14h à 16h, présentation et débat animé par Guillaume Paumier, puis de 16h à 18h, atelier et initiation sur ordinateurs. Nous allons essayer de bien réussir la communication pour cet évènement.
À coté de tous ces évènements, il y a toujours les projets de fond: guide pour l'utilisation des nouvelles technologies et des Logiciels Libres dans les associations, prêts de Logiciels Libres dans les bibliothèques, borne de diffusion de musique et de logiciels libres, trouver d'autres lieux et d'autres opportunités pour organiser des évènements. Nous avons besoin d'aide, alors rejoignez-nous !
Libres Clics à Auch
Ce week-end, j'étais à
Auch, dans le Gers, avec quelques amis de
Toulibre. Nous nous sommes rendus à l'évènement
Libres Clics 2007 organisé par
l'association IMAJ et la Cyberbase du Grand Auch. Il s'agissait d'un évènement de deux après-midi, entièrement consacré au Logiciel Libre, avec conférences et démonstrations autour d'ordinateurs.
Pour ma part, j'y intervenais pour deux présentations:
- Le Libre au delà du Logiciel, dans laquelle je présente brièvement le fait que des gens appliquent les idées ou certaines idées du Libre au non-logiciel, quelques licences libres ou moins libres et quelques projets dans le domaine. La présentation ne dit presque rien sur Wikipédia, car Guillaume Paumier faisait une présentation spécifique sur ce sujet. J'ai réalisé cette présentation une fois le samedi et une fois le dimanche. Les slides sont disponibles au format OpenDocument ou PDF.
- Utiliser des Logiciels Libres à la maison, dans laquelle je présente comment on peut en pratique utiliser des Logiciels Libres: les Logiciels Libres sous Windows, le Live CD et l'installation de GNU/Linux. Le tout étant prévu pour être compréhensible par de vrais néophytes, donc en expliquant rapidement ce qu'est le système d'exploitation, ce qu'est GNU/Linux, avec de jolis schémas. J'ai réalisé cette présentation une fois le dimanche. Les slides sont disponibles au format OpenDocument et PDF (ce dernier ne contient pas les animations)
Bruno Coudoin est intervenu au sujet de
GCompris et de la création d'un Logiciel Libre, Guillaume Paumier au sujet de Wikipédia, Sébastien Dinot pour présenter l'APRIL, Pierre Jarillon de l'ABUL pour les enjeux du Logiciel Libre, et Frédéric Duvernoy de l'ARDESI pour parler du CD-ROM Free-EOS.
Les conférences ont attiré un nombre relativement constant mais assez faibles de personnes: entre une dizaine et une quinzaine en général. Il semblerait que les gens aient préféré les discussions informelles autour des ordinateurs, puisque 280 personnes sont tout de mêmes venues rien que pour la journée du samedi. L'évènement a bénéficié d'une très bonne couverture presse dans les médias locaux, ce qui était vraiment sympathique.
Enfin, l'équipe d'organisation était vraiment très sympathique, et ce week-end fût un très bon moment.
Déplacement du dépôt de paquets Debian
Depuis la mise en ligne des paquets Ubuntu du logiciel éducatif
GCompris et du jeu
Frozen Bubble 2, le traffic depuis mon site Web a littéralement explosé. Ainsi, alors qu'environ 16 Go étaient téléchargés par mois depuis mon site avant la mise en ligne de ces paquets, le traffic est passé à 67 Go en octobre et 158 Go en novembre. Le jour où j'ai mis en ligne Frozen Bubble 2.1 a fait exploser les compteurs, et mon
sympathique hébergeur m'a demandé de déplacer mes paquets Debian.
Il m'a donc offert un autre hébergement pour cela, ce qui fait que l'adresse du dépôt de paquets Debian a changé. Désormais, au lieu de:
http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/
il faudra utiliser
http://thomas.pub.enix.org/debian
En dehors de cela, rien ne change: les mêmes paquets sont disponibles, signés avec la même clé GPG. Mettez à jour vos listes de dépôts ! :-)
Pour plus d'informations, voir la page
DebianRepository.
Intervention sur les Logiciels Libres à l'ENAC
Jeudi matin, j'ai réalisé une intervention sur les Logiciels Libres dans le cadre d'un séminaire de formation continue à l'
École Nationale de l'Aviation Civile à Toulouse.
En 3h, j'ai essayé de proposer un tour d'horizon du monde du Logiciel Libre: ce qu'est le Logiciel Libre, comment fonctionnent les licences libres, qui développement du Logiciel Libre, pourquoi et comment, un aperçu de l'offre Logiciels Libres dans différents domaines (serveur, développement, poste de travail, embarqué), intérêts du Logiciel Libre, freins au déploiement de GNU/Linux, les formats ouverts, et une ouverture sur Wikipédia, la création libre ainsi qu'une courte allusion aux problèmes des brevets logiciels et des mesures techniques de protection. Une vingtaine de participants étaient présents, des ingénieurs électroniciens de l'aviation civile avec déjà une certaine expérience. Quelques questions, sur la compatibilité entre OpenOffice et les documents Microsoft Office, sur l'histoire de Free et de la licence GPL, sur le fait que les sociétés profiteraient gratuitement du travail réalisé par des bénévoles, etc.
Comme pour le cours sur les Logiciels Libres à Sciences Po, j'ai trouvé l'expérience très intéressante et enrichissante.
Le support de ma présentation est disponible au format
PDF et
Open Document.
FOSDEM
Tous les ans, je me dis « Cette année, je vais au
FOSDEM », une série de conférences autour du Logiciel Libre qui a lieu en février à Bruxelles. Et chaque année, le programme met du temps à arriver, arrive 2 à 3 semaines avant la date de la conférence, et les billets d'avion ou de train sont hors de prix. Et chaque année, quand le programme arrive, je découvre des conférences super intéressantes auxquelles j'aurai bien aimé assister.
Donc cette année, j'ai tenté l'inverse: j'ai déjà pris mes billets d'avion pour le FOSDEM (SN Brussels fait des Toulouse Bruxelles en direct pour un prix très raisonnable), alors que le programme n'est pas encore disponible. Espérons que comme tous les ans, le programme sera alléchant !
À Bruxelles en février pour ceux qui y seront !
Flyer Logiciels Libres pour Toulibre, avec Scribus
Le WE dernier, j'ai réalisé un petit flyer sur les Logiciels Libres. En fait, pour
Toulibre, nous avions besoin d'un document assez court qui présentait rapidement le Logiciel Libre, Wikipédia, la création libre et les activités de l'association Toulibre. Jusqu'ici nous n'avions que le Livret du Libre (trop coûteux à imprimer pour être donné gratuitement) et un malheureux tract A5 tout moche qui disait pas grand chose.
Pour la réalisation, j'ai évidemment utilisé Scribus. Le document Scribus est sur deux pages A4, à imprimer recto/verso et à plier en 3, en forme de Z :
Pour Toulibre, nous avons pour l'instant choisi de distribuer des versions A5, pour diviser par 2 les coûts d'impression. Il suffit de
deux trois coups de pdf90, pdfjoin et pdfnup pour produire cette version A5, et ça donne
ça.
Tout ça m'a permis de mieux prendre en main Scribus, et notamment le mécanisme des styles qui est assez agréable à utiliser. Le rendu PDF est également excellent, c'est d'ailleurs paraît-il une des grandes forces de Scribus.
Mon prochain bidule en Scribus, ce sera un petit guide de promotion des nouvelles technologies et des Logiciels Libres auprès des associations, que j'espère commencer très prochainement.
Scribus dans Debian
J'utilise quelquefois
Scribus, le Logiciel Libre de PAO, pour faire quelques travaux pour
Toulibre. Dernièrement, j'ai eu un problème pour régler l'opacité sur des objets importés depuis un fichier SVG. Bien qu'un sympathique collègue de Toulibre m'ait donné une solution, les gens de
#scribus sur Freenode m'ont fait découvrir l'existence du paquet
scribus-ng dans Debian Unstable. Le paquet
scribus correspond à l'ancienne version, la 1.2.x, qui n'est plus développée. Et
scribus-ng est la version 1.3.x, en évolution permanente, et beaucoup plus avancée que la précédente. Effectivement, l'interface s'est améliorée, l'opacité sur les objets SVG fonctionne correctement. Ça et un thème Qt sympathique, ça commence à être agréable d'utiliser Scribus ! :-)
Rendre Scribus moins laid
Sur ma Debian Unstable, sur laquelle j'utilise XFCE, j'ai installé la bibliothèque Qt spécialement pour Scribus. Problème: l'interface de Scribus est alors horriblement laide, digne des interfaces Motif d'il y a 10-15 ans. Après quelques essais et un peu de Google, voici la recette:
- apt-get install qt3-qtconfig
- apt-get install polymer
- qtconfig
Configurer la chose pour utiliser le thème
Polymer qui vient d'être installé, mettre une police sans sérif de taille pas trop grande (9 pt chez moi), et mettre les couleurs dans les gris pas trop foncés. Quitter qtconfig, et le relancer pour vérifier que ça commence déjà à être plus beau.
Ensuite, lancer
Scribus. Constater avec stupeur que c'est toujours très moche. En fait, il faut aller dans
Configuration,
Préférences,
Général, et choisir le thème
Polymer. J'ai pas trop compris pourquoi il n'est pas automatiquement pris en compte par Scribus quand je le change dans qtconfig, mais bon ;-)
GCompris 8.2
GCompris 8.2 est sorti il y a quelques jours. J'ai donc mis à jour les paquets pour Debian stable, testing, unstable, Ubuntu Dapper et Ubuntu Edgy. Ils sont disponibles comme d'habitude dans mon
dépôt de paquets Debian.
Toulibre: journal officiel et guide Créatif
Aujourd'hui, j'ai reçu le Journal Officiel dans lequel la création de l'association
Toulibre est officiellement annoncée. C'est un livre d'une centaine de pages, imprimé sur du papier genre recyclé ou en tout cas d'assez mauvaise qualité. Les annonces de création, de modification et de dissolution d'associations loi 1901 y sont annoncés, ainsi que d'autres annonces relatives aux associations syndicales de propriétaires ou aux fondations d'entreprise.
Une coincidence sympathique pour une association de Logiciels Libres, ce journal officiel porte le numéro
42. Le petit paragraphe consacré à Toulibre est coincé entre la déclaration d'une association dont l'objet est de « promouvoir la fête liée aux évènements familiaux, associatifs et corporatifs, en apportant à ses membres des conseils, un soutien dans leur démarche et l'accès à des services rendus par l'association » et une autre association dont l'objet est de « créer un lieu d'échange à destination de toute personne physique en lien direct ou non avec la gestion des salaires ». En ce qui concerne Toulibre, voilà ce qu'on peut lire:
« 556 - Déclaration à la préfecture de Haute-Garonne. TOULIBRE. Objet: engager toute action susceptible d'assurer la promotion, le développement et la démocratisation des logiciels libres dans la région Midi-Pyrénées ; l'association est également concernée par la promotion des oeuvres diffusées sous licence libre ; sont considérées comme libres, les logiciels ou oeuvres que l'on peut librement utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer. Siège social: chez M. Utard (Gaël), [...]. Site internet: http://www.toulibre.org. Date de la déclaration: 22 septembre 2006 »
Nous venons également de recevoir les deux premières adhésions à l'association, qui sont gérées grâce au Logiciel Libre
Galette, que j'utilise également pour extraire un
trombinoscope des membres.
Aujourd'hui également, j'ai reçu deux copies papier du guide de
Créatif Public sur le thème
Comprendre, utiliser et promouvoir les logiciels libres dans les espaces publics publié il y a quelques mois (il est disponible en
PDF). Lors de sa sortie, j'avais découvert qu'une demi-page était consacrée à Toulibre et à ses actions de promotion du Logiciel Libre organisées en collaboration avec des espaces publics de la région toulousaine. J'avais été également agréablement surpris de voir que l'introduction du guide reprenait des passages du
Livret du Libre, en citant celui-ci, et que l'
Agenda du Libre était également cité dans les références. Sur papier, le guide est vraiment très propre, très professionnel. J'espère qu'il permettra à un plus grand nombre de responsables ou d'animateurs d'espaces publics numériques de connaître et de comprendre le Logiciel Libre.
Cours sur les Logiciels Libres à l'Institut d'Études Politiques
Hier, de 17h30 à 19h30, j'ai donné un cours sur les Logiciels Libres à l'
Institut d'Études Politiques de Toulouse dans le cadre du
Master Journalisme qui comporte un volet consacré à l'
informatique et aux nouvelles technologies.
J'ai donc essayé de proposer un tour d'horizon assez général des Logiciels Libres et de quelques sujets liés: droit d'auteur, brevets, formats ouverts/fermés, création libre, Wikipédia, etc. en plus évidemment de tout ce qui concerne le Logiciel Libre en lui-même: historique, définition, qui le fait, pourquoi, comment, etc. Le tout a duré un peu plus longtemps que prévu: 2h30 au lieu des 2 heures qui m'étaient accordés, mais une bonne moitié des vingt étudiants sont restés jusqu'à la fin. J'ai eu quelques questions, au sujet du droit à l'ingénérie inverse, ou des questions plus pratiques concernant GNU/Linux, concernant l'accord Microsoft/Novell ou la question de la GPL et de Free.
J'ai trouvé que c'était une expérience très intéressante, et il serait sympathique de pouvoir renouveler ça, dans le même cadre ou dans d'autres.
En attendant, les transparents sont disponibles au
PDF et
OpenDocument sous une licence libre.
Première commande sur In Libro Veritas
Je connaissais depuis quelques temps
In Libro Veritas, « l'éditeur des auteurs libres ». C'est l'annonce par Mathieu Pasquini, le créateur d'In Libro Veritas, de la publication d'un roman d'humour politique diffusé en licence Art Libre qui m'a donné envie de passer ma première commande.
J'ai donc commandé ce livre,
Les familles, polies, tiquent ainsi que
Pingouin, un recueil de toutes les planches des célèbres pingouins de LL de Mars qui illustrent par exemple le site
Framasoft. Le roman comme les dessins de LL de Mars sont diffusées sous licence Art Libre, et les livres sont disponibles en version intégrale en PDF sur le site d'In Libro Veritas.
En plus du plaisir d'acheter des oeuvres diffusées sous licence libre, le prix est plutôt raisonnable: 8.5 Euros pour le roman et 10 Euros pour le recueil des plances, accompagné de 5 Euros de frais de port.
Bientôt, à Toulibre
De nombreuses rencontres sont prévues autour du Logiciel Libre prochainement à Toulouse. En effet, la rencontre bi-mensuelle de Toulibre au Centre Culturel Bellegarde se met en place. À chaque rencontre, nous essayons de répondre aux questions des visiteurs sur le Logiciel Libre, ou de les aider à installer des Logiciels Libres sur leur ordinateur (sur cet aspect là, le fait que nous n'ayons pas d'écran/clavier/souris au Centre Culturel Bellegarde rend les choses un peu plus difficiles). En plus, chaque rencontre est animée d'une présentation. Les prochaines rencontres auront lieu:
- le mercredi 15 novembre, de 19h à 22h, avec à 20h une présentation d'Ubuntu, le projet, son historique, les nouveautés de la version Edgy Eft qui vient de sortir. La présentation sera animée par Fabien Adam, utilisateur d'Ubuntu et contributeur du site Ubuntu-Fr.
- le mercredi 29 novembre, de 19h à 22h, avec à 20h une présentation de l'APRIL, l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique libre qui a pour objet de promouvoir et de défendre le libre au niveau national. Sébastien Dinot, secrétaire de l'association, viendra nous présenter l'historique de l'association, ses actions passées et futures ainsi que ses projets.
- le mercredi 13 décembre, de 19h à 22h, avec à 20h une présentation du Logiciel Libre de modélisation 3D Blender. La présentation sera animée par Olivier Saraja, auteur du livre La 3D Libre avec Blender aux Éditions Eyrolles. Il nous présentera les possibilités de ce logiciel, qui a par exemple servi à la réalisation du court métrage Elephants Dream.
Toutes ces rencontres ont donc lieu au Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse, juste à coté de Jeanne d'Arc.
Par ailleurs, Toulibre organise un apéritif d'inauguration de sa création et de la mise en place du parteneriat avec le Centre Culturel Bellegarde. Cet apéritif aura lieu le mercredi 22 novembre à 19h30 dans les locaux du Centre Culturel Bellegarde. Les amateurs de Logiciels Libres y sont les bienvenus.
Voilà pour les prochains évènements coté Toulibre. Comme d'habitude, ils sont présents dans l'
Agenda du Libre ! ;-)
Paquets Ubuntu Edgy et Ubuntu Dapper pour Frozen Bubble 2.0
Le tant attendu
Frozen Bubble 2.0 est sorti il y a quelques jours. Déjà, un peu partout dans les chaumières, les bulles sautent, des gens s'excitent autour d'un même clavier ou à travers le réseau à éclater les bulles ;-)
Les utilisateurs de Debian Unstable étaient bien servis, car dès sa sortie, Frozen Bubble était disponible dans cette distribution. Il sera donc disponible dans 10 jours pour les utilisateurs de Debian Testing.
Malheureusement, les utilisateurs d'Ubuntu ne disposaient pas de paquets, que ce soit pour la toute nouvelle Edgy ou la plus ancienne Dapper. J'ai donc réalisé des paquets de Frozen Bubble pour ces deux distributions. Comme d'habitude, ils sont dans mon
dépôt de paquets.
GCompris dans mon dépôt Debian
Mes statistiques Webalizer me donnent quelques informations intéressantes sur l'utilisation de mon dépôt de paquets Debian/Ubuntu par les utilisateurs de GCompris. En effet, étant donné que
gcompris-data est un assez gros paquet (plus de 50 Mo), il ressort bien du lot dans les statistiques. Et ça me permet d'avoir les informations suivantes sur le téléchargement de GCompris 8.1, sorti le 16 octobre (il y a une semaine et 3 jours):
- 210 téléchargements pour Ubuntu Dapper
- 14 téléchargements pour Ubuntu Edgy
- 11 téléchargements pour Debian Stable
- 11 téléchargements pour Debian Unstable
- 9 téléchargements pour Debian Testing
Le tout totalisant 12 Go de téléchargement, uniquement pour le paquet
gcompris-data (qui ne contient pas les sons de GCompris). C'est peut-être des chiffres ridicules en comparaison d'autres, mais de mon point de vue, ça indique que ces paquets sont utilisés et donc utiles, ce qui motive pour poursuivre leur maintenance.
GCompris 8.1
GCompris 8.1 est sorti. J'ai donc mis à jour les paquets Debian et Ubuntu, pour Debian stable, Debian testing, Debian unstable, Ubuntu dapper et Ubuntu edgy. Le support pour Ubuntu edgy est nouveau, j'ai mis en place le nécessaire ce WE. En échange, j'arrête de générer de nouveaux paquets pour Ubuntu Breezy.
Pour plus d'infos, voir
la page sur mon dépôt Debian/Ubuntu.
Toulibre, les rencontres commencent
Avec la signature d'un contrat d'assurance la semaine dernière, Toulibre dispose maintenant de tout le bazar administratif nécessaire à la signature d'une convention d'utilisation de locaux. Nous allons donc (enfin) organiser notre première rencontre de l'année ce
mercredi 18 octobre, de 19h à 22h. Ce sera aussi la première rencontre que nous organiserons au Centre Culturel Bellegarde situé 17 rue Bellegarde à Toulouse.
Le principe de ces rencontres reste identique à celles que nous organisions l'an passé. D'une part la rencontre permet d'accueillir les gens ayant des questions au sujet des Logiciels Libres et d'aider ceux qui veulent en utiliser et qui ont apporté leur ordinateur. D'autre part, la rencontre permet d'organiser des petites présentations et conférences sur divers sujets.
Cette année, nous organiserons ces rencontres deux fois par mois, ce qui je l'espère permettra à un plus grand nombre de personnes de venir et d'avoir une aide pour le passage aux Logiciels Libres.
En dehors de ces rencontres, Toulibre a de
nombreux projets dans les cartons. N'hésitez pas à vous inscrire à la liste toulibre-orga pour participer à un ou plusieurs d'entre eux !
Toulibre, une association déclarée
Dans
précédent billet, je relatais les diverses discussions et démarches entreprises à
Toulibre concernant la rédaction, le choix et le dépôt de statuts en préfecture.
Après avoir essuyé un premier refus en préfecture, comme je l'expliquais dans ce billet, nous avons réalisé quelques modifications sur nos statuts:
- La « Coordination » ne s'appelle plus « Coordination », mais « Conseil d'Administration ». Cette modification est complètement stupide, puisqu'en pratique, les attributions de cet organe ne changent pas du tout: nous avons juste fait du remplacement dans le texte. Si, le seul changement, c'est que j'aime moins « Conseil d'Administration », car il reflète moins bien le rôle qui est confié à cet organe: un simple rôle de coordination.
- Le « Conseil d'Administration » (ex-Coordination, donc) nomme maintenant un représentant légal. Il ne s'agit pas d'un président, mais juste d'un représentant légal, représentant l'association sur le plan légal, comme son nom l'indique ;-)
Avec ces deux modifications, un membre de Toulibre est retourné à la préfecture. Après une première réaction épidermique de la personne de la préfecture (« Il est où le bureau ? »), les statuts ont finalement été acceptés jeudi dernier. Et aujourd'hui, je viens de recevoir le récépissé de la préfecture nous confirmant cet enregistrement. Je vais donc avoir la joie d'envoyer 39.06 Euros au comptable du Journal Officiel pour que l'avis de création de Toulibre soit publié dans le JO.
Le nom Toulibre a été choisi le 22 septembre 2005 (un jeudi, comme cette année), et le nom de domaine déposé le 23 septembre au matin. Et le 27 septembre 2006, presque pile poil pour son premier anniversaire, l'association est officiellement déclarée en préfecture.
Reste encore l'assurance et le compte en banque à mettre en place, et ensuite, on pourra (enfin) se focaliser à nouveau sur les vrais projets intéressants !
Televidilo 0.6
Il y a quelques temps,
Nicolas Bouillon sortait la
version 0.6 de
Televidilo. Je viens de mettre à jour les paquets Debian et Ubuntu pour Sarge, Etch, Sid, Breezy et Dapper dans mon
dépôt. N'hésitez pas à me remonter les éventuels soucis d'installation ou d'utilisation.
Toulibre, statuts...
Pendant tout l'été,
Toulibre est resté quasi-totalement inactif: en dehors des Qjelt de juillet et août, aucun évènement n'a été organisé, et la liste de diffusion était assez calme. Depuis fin août, les choses commencent doucement à reprendre.
Le premier grand chantier est le dépôt de statuts en préfecture pour l'association. En effet, depuis septembre 2005, nous fonctionnons en tant qu'association de fait, puisque nous n'avions pas eu besoin de signer de conventions pour organiser nos évènements. Les choses ont changé depuis que nous avons la possibilité d'organiser notre rencontre régulière au Centre Culturel de Bellegarde à Toulouse : nous devons signer une convention, disposer d'une assurance, et donc disposer de statuts dûment déposés en préfecture.
Seulement, l'affaire n'est pas simple: ayant été sensibilisé à la question des statuts lors de mon passage à
Gulliver, j'ai voulu réfléchir un peu au-delà de la reprise copié/collé de statuts classiques. Cela a donné quelques débats sur la liste de diffusion et quelques discussions lors des Qjelt. Finalement, lors de l'assemblée générale constitutive du 6 septembre, nous avions à choisir parmi 3 statuts:
- des statuts "classiques" pdf avec bureau et conseil d'administration
- des statuts "à Collège" pdf. L'idée est de ne pas avoir de bureau ni de conseil d'administration, mais plutôt un "Collège" qui regroupe un sous-ensemble des personnes motivées pour agir au sein de l'association. Les membres du Collège sont tous égaux et donnent des mandats à des membres de l'association (du Collège ou non) pour réaliser les tâches de l'association. Ce Collège serait élu pour moitié sur liste, et pour moitié par un scrutin uninomal. Ce sont les statuts sur lesquels nous avons le plus travaillé, mais qui finalement sont vraiment trop compliqués, n'apportent pas grand chose, et ne correspondent pas du tout au fonctionnement informel que nous avions jusque là.
- des statuts "à Coordination" pdf. L'idée est de réduire les instances formalisées de l'association à leur plus simple expression: une équipe appelée Coordination, de préférence assez réduite a un « rôle d'organisation et de répartition des tâches au sein de l'association, avec une volonté permanente de démocratie et de transparence ». Ces statuts sont simples et reflètent bien le fonctionnement que nous avons depuis le lancement de Toulibre: un ensemble réduit de personnes très motivées qui coordonne l'action de l'ensemble des membres de l'association.
Lors de l'
assemblée générale constitutive, des discussions ont eu lieu pour choisir parmi une de ces trois propositions. Finalement, celle à Coordination est retenue.
Les cinq personnes choisies pour animer la première équipe de Coordination, dont je fais partie, ont donc signé les papiers et une personne a été déposer le tout en préfecture. Préfecture qui a refusé d'accepter nos statuts: le terme « Coordination » ne leur dit rien, et ils préfèrent le terme « Collégiale » (qui d'après le dictionnaire n'existe pas : c'est un adjectif, pas un nom). Et d'autre part, la préfecture veut absolument un unique représentant légal (l'équivalent d'un président, donc).
Nous avons donc travaillé pour adapter les statuts (
pdf). Nous avons donc renommé la Coordination en Conseil d'Administration, même si le terme est moins plaisant. Ceci étant, le rôle de cette entité ne change en rien. Nous avons également ajouté qu'une personne de ce Conseil d'Administration était désignée comme le représentant légal de l'association. Ces statuts seront à nouveau déposés en préfecture ce jeudi, espérons que cette fois-ci sera la bonne.
En effet, en raison du retard que nous avons pris (principalement imputable à ma volonté de vouloir innover coté statuts, alors que ce n'était peut-être pas indispensable), nous n'avons pas pu organiser la première rencontre de Toulibre au Centre Culturel Bellegarde qui devait avoir lieu le mercredi 20 septembre. Espérons que nous serons prêts à temps pour la rencontre du 6 octobre ! D'ici là, il faut déposer les statuts, contracter une assurance, signer une convention et autres formalités administratives réjouissantes. Gasp.
Quelques avancées du coté de SOS

SOS en action avec la commande md5sum
Ça fait maintenant depuis janvier ou février que
David Decotigny et moi n'avons pas publié d'articles concernant
SOS dans Linux Magazine. Nous sommes vraiment à la bourre ;-(
D'après notre plan initial, il nous reste deux parties à traiter :
- l'implémentation d'un pilote de système de fichiers ext2
- l'implémentation d'une petite pile réseau
Au niveau rédaction des articles, rien n'est commencé pour le moment. Au niveau du code, il y a déjà des choses, mais encore incomplètes.
Du coté de la pile réseau, nous avons un pilote de carte minimaliste fonctionnel qui permet d'envoyer et de recevoir des paquets. Il y a également une mini-pile qui gère de manière très basique et minimaliste les protocoles ARP, IP, ICMP et UDP : il y a juste le nécessaire pour répondre aux
pings et envoyer et recevoir des paquets
UDP. Il manque cependant encore le code de haut niveau pour gérer des sockets.
Au niveau du système de fichiers, j'ai démarré il y a quelques temps, et j'avance doucement, par à coup. J'ai maintenant un pilote de systèmes de fichiers
ext2 qui gère quasiment tout ce qui est lecture: montage, démontage, lecture d'un fichier, d'un répertoire, d'un lien symbolique, projection en mémoire. Comme la petite capture d'écran le montre, j'arrive à lire des fichiers d'1 Mo, avec un
md5sum correct. Au niveau lecture, il reste un problème du coté des liens symboliques trop longs (supérieurs à 60 caractères), et les
triple-indirect blocks ne sont pas supportés. Ces deux choses-là seront rapides à faire, mais il faut ensuite attaquer le support en écriture, qui est beaucoup, beaucoup plus délicat.
Espérons qu'on parvienne tout de même à publier ces deux articles d'ici la fin de l'année. Ça serait quand même facheux d'avoir une pause de plus d'un an entre deux articles de la série, tout de même...
Sinon, à propos de SOS, j'ai découvert qu'un enseignant de l'Université de Marseille-Provence a fait travailler des étudiants sur
VSOS un mini-système inspiré de SOS et de ses articles.
Un peu de packaging Debian... et un less sympathique
GNU Source Highlight
Lp4all utilisant
GNU Source Highlight, j'ai voulu regarder comment étendre ce dernier pour supporter des langages supplémentaires. Je voulais notamment ajouter le support pour la colorisation des
Cascading Style Sheets (CSS). J'ai donc regardé quelle était la dernière version
upstream (de l'auteur du logiciel) par rapport à la version actuellement dans Debian. Et bien il y a une petite différence: la version
upstream est la 2.4, la version disponible dans Debian unstable est la 1.11. Le paquet Debian n'a pas été mis à jour depuis novembre 2005, malgré l'existence d'un
bug daté de décembre 2005 demandant à ce qu'une nouvelle version soit intégrée dans Debian. Au jour d'aujourd'hui, août 2006, rien ne semble avoir été fait. Pourtant, cette version 2.4 apporte le support de nouveaux langages en entrée, et de nouveaux types de sorties.

Less et GNU Source Highlight en action
J'ai donc entrepris d'empaqueter rapidement cette version 2.4. Pour ceux que cela intéresse, le paquet est disponible dans mon
dépôt de paquets Debian, mais seulement pour Debian unstable.
Rien de bien difficile pour le
packaging, mais j'ai appris quelque chose: l'existence du script
src-hilite-lesspipe.sh. Un script tout simplement m-a-g-i-q-u-e. En effet, en exportant les deux variables d'environnement suivantes:
export LESSOPEN="| /usr/share/source-highlight/src-hilite-lesspipe.sh %s"
export LESS=' -R '
Votre traditionnelle commande "less" va afficher en couleurs le code source de vos programmes quand le langage de programmation sera connu de GNU Source Highlight. Ça donne un affichage vraiment très joli. Tout cela est possible, car GNU Source Highlight supporte une sortie de type
ANSI color sequences. À noter que cela est déjà possible avec la version 1.11 disponible dans Debian. Avec cette version, le script
src-hilite-lesspipe.sh se trouve dans
/usr/bin/, alors que dans mon paquet de la version 2.4, j'ai préféré le placer dans
/usr/share/source-highlight/.
Vraiment trop classe ce truc.
Camlrpc et le mécanisme de watch
En me baladant sur les pages "qualité" des paquets que je maintiens dans Debian, je suis tombé sur
cette page qui résume l'état de mes paquets dans la distribution. J'ai été attiré par la colonne "Watch Unstable" qui pour le paquet
camlrpc indique "0.4.5". En fait, cela signifie qu'une nouvelle version
upstream de camlrpc est disponible: celle dans Debian est la 0.4.4, alors qu'il existe une 0.4.5. Et le bazar de Debian l'a trouvé tout seul... ou presque !
En fait, la magie vient du fichier
debian/watch que j'ai placé dans le paquet, et qui contient:
version=3
http://www.ocaml-programming.de/packages/rpc-([0-9\.]*)\.tar\.gz
À l'origine, j'avais créé ce fichier en copiant sur un autre paquet, mais sans vraiment comprendre comment il était utilisé. En réalité, la
regexp permet de regarder si de nouvelles versions du logiciel sont disponibles
upstream en regardant si un tarball de version plus récente existe. Je ne savais pas du tout que ce fichier
watch était utilisé par le système qualité de Debian, je viens de le découvrir.
Sinon, j'ai pu découvrir que ce fichier
watch peut être utilisé grâce à la commande
uscan (paquet
devscripts).
Sympathique cette petite chose. Il est juste dommage que la chose n'envoie pas un courrier électronique au mainteneur du paquet, car cela améliorerait encore la réactivité : je ne consulte pas fréquemment ma page qualité.
Linda
Pour tester la conformité de mes paquets, j'utilise depuis longtemps
Lintian. Pour la première fois, j'ai utilisé un nouvel outil de validation:
Linda. Il vérifie d'autres choses que Lintian. Et notamment, sur mon paquet
camlrpc, il râlait car un binaire n'était pas strippé:
$ linda librpc-ocaml-dev_0.4.5-1_i386.deb
E: librpc-ocaml-dev; Binary /usr/bin/ocamlrpcgen contains unneeded section comment.
E: librpc-ocaml-dev; Binary /usr/bin/ocamlrpcgen is not stripped.
Malheureusement, pour une raison qui m'échappe encore, ce binaire (programmé en Objective Caml) ne peut pas être strippé. Lorsqu'il l'est, il ne fonctionne tout simplement plus.
Malgré cela, je ne voulais pas que le
warning de Linda apparaisse, il fallait donc le désactiver. La bonne façon de faire est de créer un fichier
override pour Linda, tel que documenté dans la page de
man. Par contre, ce qui est assez mal documenté, c'est la façon d'intégrer ce fichier
override dans son paquet Debian. Après avoir regardé quelques autres paquets, voici comment j'ai procédé.
Dans le répertoire
debian/, j'ai créé un fichier
librpc-ocaml-dev.linda-overrides (
librpc-ocaml-dev est le nom du paquet binaire généré par le paquet source
camlrpc). Celui-ci contient:
# For some reason, ocamlrpcgen doesn't work after
# being stripped.
Tag: binary-note-or-comment
Data: /usr/bin/ocamlrpcgen
Tag: unstripped-binary
Data: /usr/bin/ocamlrpcgen
Lors de la génération du paquet, il faut copier ce fichier dans /usr/share/linda/overrides/<nomdupaquet>/. Pour cela, il suffit d'ajouter dans la cible
install la ligne suivante:
install -m 644 -D debian/librpc-ocaml-dev.linda-overrides \
debian/librpc-ocaml-dev/usr/share/linda/overrides/librpc-ocaml-dev
Et hop, le tour est joué:
$ linda -s ../build-area/librpc-ocaml-dev_0.4.5-1_i386.deb
$
;-)
Au passage, j'ai remarqué que la page de manuel de
linda ne mentionnait pas le fait qu'on puisse ajouter des commentaires dans les fichiers
override. Après avoir jeté un coup d'oeil au code source de
linda pour vérifier que c'était effectivement possible, j'ai reporté un bug avec un patch pour que cette possibilité soit mentionnée. C'est le bug
383523.
Hackfest
Introduction
Durant mes congés, j'ai participé à une une petite hackfest que j'avais organisé chez mes parents, à
Méridon. L'idée d'une Hackfest, c'est de réunir en un lieu quelques informaticiens amateurs de Logiciels Libres et de défis sympathiques, le tout pendant une semaine avec ordinateurs portables et connexion Internet. J'ai donc pu retrouver, discuter et échanger avec des amis que je ne vois malheureusement que trop rarement. Nous étions donc 5-6 pendant une semaine, pour hacker.
Demexp
Puisque deux acteurs du projet
demexp, David Mentré et Frédéric Lehobey, étaient là, nous avons pu discuter de nombreuses choses autour de ce projet. Aussi bien de vastes discussions sur le projet politique en lui-même que sur les prochaines étapes pour le logiciel demexp techniquement parlant.
À propos de demexp, j'ai commencé à regarder comment implémenter une interface Web en utilisant
mod_python, j'en parlerai dans un prochain billet.
SPIN et ACL2
D'autre part, David étant assez fan de méthodes formelles en développement logiciel, j'ai eu l'occasion d'assister à une petite démonstration de SPIN et d'ACL2. En ce qui concerne
SPIN (un logiciel pas tout à fait libre, malheureusement), je ne suis pas sûr d'avoir encore bien saisi son contexte d'utilisation et son utilité. C'est un vérificateur de modèles qui permet de modéliser des algorithmes distribués asynchrones et de vérifier qu'ils sont corrects. La page
Wikipédia correspondante ainsi que le
site du projet lui-même vous en diront plus. Par contre, j'ai été beaucoup plus intéressé par
ACL2, qui est un démonstrateur de théorème. En gros, il aide à prouver certains théorèmes en faisant automatiquement des raisonnements à partir d'axiomes de bases. Le tout est basé sur du Lisp et est du Logiciel Libre. Une
petite démonstration disponible sur le site Web d'ACL2 montre par l'exemple comment le tout fonctionne. La première partie de la démonstration consiste à montrer qu'une fonction de tri est correcte. Ce n'est pas simplissime évidemment, mais vraiment intéressant. Pour plus d'informations, il y a aussi la page
Wikipédia et le site
Web lui-même.
Objective Caml
Autre présentation, à nouveau par David, concernant le langage Objective Caml:
OCaml, pourquoi c'est (presque ;-) le meilleur langage du monde. Les
slides de la présentation sont disponibles, puisque c'est une présentation qui a initialement été donnée dans le cadre du GUL
Gulliver. La présentation m'a permis de me remémorer mes vagues souvenirs d'Objective Caml datant de ma tentative de lecture du bouquin de Xavier Leroy et Pierre Weis sur le langage. De nombreuses choses dans le langage semblent vraiment intéressant, et l'enthousiasme de David au sujet d'OCaml incite à y regarder de plus près. En fin de présentation, nous avons eu l'occasion de lire un peu de code OCaml du projet
demexp afin de mieux comprendre comment est structuré du
vrai code Caml. Cette partie fût également fort intéressante.
Lp4all
En dehors de ces présentations et discussions, l'objectif de la Hackfest était de travailler sur un projet précis. Au début de la Hackfest, nous avions quelques idées, mais rien de fixé. Finalement, les choses ont fait que nous nous sommes attaqués au développement d'un outil permettant de faire du
Literate Programming (programmation littéraire). La programmation littéraire consiste à écrire la documentation d'un programme informatique au sein même de son code source. Cela permet d'avoir une documentation complète du fonctionnement interne du code, tout en ayant cette documentation proche du code, et donc potentiellement plus facile à mettre à jour. L'outil souvent utilisé pour faire de la programmation littéraire est
Noweb. Malheureusement, Noweb est un peu ancien, utilise une syntaxe LaTeX, et utilise un marquage spéciale pour mélanger code source et documentation dans un même fichier. Ce marquage spécial fait que le code source doit d'abord être passé dans Noweb avant de pouvoir être compilé. Ce qui fonctionne très bien quand on utilise un éditeur simple, mais ne fonctionne plus quand on doit passer par des éditeurs de code spécialisés qui ne sont pas forcément très
free-software-friendly.
Nous avons donc écrit un petit outil,
Lp4all (pour
Literate Programming For All) qui permet d'extraire du code source d'un programme certains commentaires, dont le contenu utilise une syntaxe Wiki. L'outil génère alors une documentation au format HTML, dans lequel chaque fichier source est visible, avec le code source joliment colorisé et les commentaires sauce Wiki magnifiquement affichés. Vous pouvez en voir une démonstration directement sur le site de
Lp4all.
Nous avons développé Lp4all de zéro en langage Python, et j'ai trouvé ça plutôt sympathique. J'ai quelques reproches à faire au sujet de Python, mais il faut avouer que c'est un langage avec lequel on peut développer vraiment très, très rapidement.
Pour parser la syntaxe Wiki, notre bazar utilise un véritable
parser Lex et Yacc utilisant
Python PLY. Là où la plupart des Wiki font du remplacement sauvage basé sur des
regexp et sur le fait que seule la sortie (X)HTML existe, nous avons choisi une solution initialement plus complexe, mais au final plus souple: parser réellement la syntaxe Wiki. Cela permettra à terme de disposer d'autres sorties que le XHTML.
Pour coloriser le code, nous avons commencé par utiliser
GNU Enscript, mais nous avons découvert que celui-ci n'était plus maintenu depuis 2003. Son successeur semble être
GNU Source Highlight qui comprend un certain nombre de langages et génère différents types de sorties. Fort pratique et fort simple à utiliser pour Lp4all, GNU Source Highlight peut aussi être utile pour d'autres occasions.
Mercurial

Hgk en action
Pour le développement de Lp4all, nous avons choisi d'utiliser dès le départ le logiciel de gestion de version distribué
Mercurial. Je l'avais déjà testé à titre expérimental, mais je ne l'avais encore jamais utilisé sur un projet réel. Et bien je trouve ça plutôt pas mal du tout. C'est très rapide et très simple à utiliser. Nous avons pu travailler par petits groupes en committant localement dans notre dépôt, puis en faisant régulièrement des merges des différentes branches. Cela fonctionne vraiment bien.
Grosso-modo,
Mercurial propose le même type de fonctionnalites que
git, mais me semble bien plus simple à aborder, et mieux documenté. Le
tutorial (également disponible en
français) permet de se lancer pas-à-pas.
Cependant, le summum est sans aucun doute l'outil
hgk qui permet de visualiser les commits et les branches d'un dépôt
Mercurial de manière graphique comme sur
cette capture d'écran. C'est un outil très pratique car il permet de s'y retrouver dans le bazar parfois un peu complexe des multiples branches et des merges.
À propos de Mercurial, un
Mercurial Book est en cours de rédaction, et David et Fred se sont lancés dans sa
traduction.
Pour terminer, le dépôt Mercurial de Lp4all est accessible à l'adresse
http://www.linux-france.org/cgi-bin/hgwebdir.cgi/lp4all/latest. Vous pouvez le récupérer très simplement en utilisant:
hg clone http://www.linux-france.org/cgi-bin/hgwebdir.cgi/lp4all/latest lp4all
Conclusion
Cette semaine de Hackfest fût vraiment très intéressante. J'avais déjà participé/organisé d'autres hackfest il y a quelques années pour le projet
KOS, et j'ai trouvé très bien de renouveler cela. J'espère qu'on remettra ça prochainement !
Un autre participant de la hackfest,
JM Trivial, livre aussi quelques
impressions sur son blog.
Intégration Gtk dans OpenOffice.org
Sous GNU/Linux, OpenOffice.org est par défaut assez moche: il utilise un jeu de widget étrange et pas vraiment très esthétique, comme vous pouvez le constater sur
cette capture d'écran. Heureusement, une intégration à Gtk et Gnome est disponible et empaquetée dans Debian: les paquets sont
openoffice.org-gnome et
openoffice.org-gtk. Tout allait très bien dans le meilleur des mondes: j'avais un joli OpenOffice.org.
Jusqu'à une mise à jour de Debian (je tourne en
unstable) à partir de laquelle OpenOffice.org s'est mis à utiliser de nouveau les
widgets pas beau, que les paquets d'intégration Gtk et Gnome soient installés ou non. J'ai trifouillé pendant plusieurs heures, supprimer les fichiers de configuration, désinstallé puis réinstallé OpenOffice.org, rien n'y faisait: ça restait désespérément moche.
En désespoir de cause, je reporte un
bug chez Debian où on me répond que sous Gnome ça marche très bien, et que XFCE n'est pas important, donc le bug n'est pas
release-critical. Chouette, mais ça ne m'aide pas vraiment pour résoudre mon bug.
Finalement, après avoir laissé tomber, j'ai soumis un peu plus tard la question à mon
frère qui connaissait très bien la solution. Il suffit de positionner la variable d'environnement
OOO_FORCE_DESKTOP à la valeur
gnome et hop, on retrouve un joli OpenOffice.org, comme sur
cette capture d'écran.
Il faut peut-être maintenant signaler le bug aux développeurs d'XFCE pour que cette variable d'environnement soit positionnée par défaut lorsque l'on utilise cet environnement de bureau. Enfin d'ici là, cette astuce peut être utile à d'autres. Ou peut-être même que certains découvriront qu'il existe cette intégration Gtk et Gnome pour OpenOffice.org qui rend vraiment la vie plus belle ! ;-)
Gqview: astuce... et vie du projet ?
Depuis mes débuts sous GNU/Linux, j'utilise
gqview comme visualiseur d'images. Aujourd'hui, il y a sans doute mieux, mais celui-ci me convient bien car il est simple et léger.
Cependant, aujourd'hui, quelque chose m'a froissé dans son fonctionnement. J'avais toute une série d'images, dont certaines devaient subir une rotation pour être visibles sans devoir retourner l'écran 19 pouces qui trône sur mon bureau. J'utilise donc les
Éditeurs Rotate clockwise et
Rotate counter-clockwise disponibles dans
gqview au travers de leurs raccourcis clavier
Ctrl+9 et
Ctrl+0. Sauf que par défaut, une fenêtre s'ouvre pour donner le résultat de la commande de rotation, m'obligeant à cliquer sur un bouton pour fermer la fenêtre, et ce pour chaque photo. Après quelques recherches, je découvre qu'il suffit de retirer
%v dans la spécification de la commande accessible dans les
Préférences, onglet
Éditeurs. Magique.
Ensuite, je commence à utiliser le mode plein écran pour visualiser les photos ainsi que les raccourcis clavier pour retourner les photos. Sauf qu'à chaque photo, juste après la rotation,
gqview quitte le mode plein écran et repasse en mode fenêtre. Gasp, c'est nul ça.
Un petit tour sur le site de
gqview plus tard je m'aperçois que la dernière version stable est bien celle présente dans Debian. Pas de solution de ce coté-là, donc. Je télécharge donc la version de développement, et découvre qu'une nouvelle fonctionnalité est disponible: on peut spécifier
%w dans les commandes, pour dire à
gqview de se souvenir du mode (plein écran ou fenêtré). Je teste, et évidemment, ça fonctionne.
Afin de faire profiter d'autres utilisateurs de cette fonctionnalité, j'ai
backporté cette fonctionnalité pour la version stable de
gqview en extrayant les bouts de patchs intéressants. J'en ai profité pour modifier le comportement par défaut de
Rotate clockwise et
Rotate counterclockwise pour qu'ils utilisent cette nouvelle macro
%w.
Puis j'ai soumis un bug à Debian demandant d'intégrer cette nouvelle fonctionnalité. C'est le
383376.
Ce petit travail, qui montre une nouvelle fois tout l'intérêt du Logiciel Libre, m'a permis de découvrir que le projet
gqview semble être à l'abandon. Pas de nouvelles version stable depuis mai 2005, pas de nouvelle version de développement depuis juin 2005. D'
autres s'interrogent aussi sur la liste de discussion. J'espère que la relève sera prise, car
gqview est vraiment un sympathique visualiseur d'images: léger et simple ;-)
MyPixmania 1.0.5
Il y a quelques jours, un utilisateur de
MyPixmania m'a fait savoir que le script ne fonctionnait plus avec le site actuel de
MyPixmania.com. Étrange me dis-je, puisque j'avais utilisé MyPixmania il y a quelques semaines pour uploader d'un coup plus de 130 photos, et tout s'était déroulé sans encombres.
Après investigation, le site de MyPixmania.com a un peu changé: ils proposent maintenant une applet Java pour gérer et uploader les photos, plutôt que des bidules assez louches pour Microsoft Windows et Mac OS X. Des utilisateurs d'autres systèmes d'exploitation pourront donc gérer et uploader leurs photos aisément. Ceci étant dit, beaucoup d'utilisateurs de Logiciels Libres restent sans doute intéressés par le fait de se dispenser de Java, et l'outil
MyPixmania ne perd donc pas son sens ;-) Et
MyPixmania propose un outil en ligne de commande, à mon sens bien plus pratique à utiliser que l'usine à clics en Java.
Fort heureusement, ils n'ont pas supprimé l'ancienne méthode d'upload des photos, par POST, et
MyPixmania peut encore fonctionner. En réalité, ils ont juste modifié un peu la gestion du
PHPSESSID. Auparavant, il était passé par
GET, et maintenant, il est dès l'origine dans un
cookie. Une petite modification plus tard, et
MyPixmania fonctionnait de nouveau.
J'en ai donc profité pour sortir la
version 1.0.5. Les paquets Debian et Ubuntu ont été mis à jour, mais pas encore celui pour Mandriva. Toutes les instructions sont sur le
MyPixmania.
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2006, compte-rendu

Vandoeuvre-les-Nancy
Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, c'est l'évènement annuel du monde du Logiciel Libre en France. Je m'y rends chaque année depuis 2001, c'est-à-dire depuis la deuxième édition de l'évènement. Face au succès de l'édition de l'année dernière (programme avec énormément de conférences, plus de 300, des soirées exceptionnelles aux Tanneries, et un public présent en nombre), le défi à relever par les organisateurs était important. Personnellement, le programme de cette année ne m'a que partiellement séduit, et c'est plus pour les personnes que l'on peut rencontrer que je me suis rendu à l'autre bout de la France, Nancy ou plus exactement Vandoeuvre-les-Nancy. Compte-rendu personnel et impressions de ces quelques jours en immersion dans le monde du Libre. Pas relu, donc un peu en vrac.
Mardi, après-midi

Le stand d'accueil des RMLLs
À partir de 14 heures, et pendant toute l'après-midi, un débat InterLUG était organisé.
InterLUG est un regroupement des différents Groupes d'Utilisateurs de Logiciels Libres français voire francophones. Il permet aux GULLs d'échanger, via une liste de diffusion, leurs expériences, succès, échecs concernant leurs actions de promotion du Logiciel Libre. La perspective d'une discussion et d'un débat « en direct » me semblait donc très intéressante.
Malheureusement, le thème InterLUG a posé des gros problèmes d'organisation. Les responsables originels de ce thème ont laissé tomber, et d'autres ont du reprendre, et ont finalement laissé tomber, pour relaisser d'autres reprendre les choses en main. Bref, l'animateur du débat a été chargé du thème à peine le matin même.
Le débat, désorganisé, est parti dans tous les sens, et je n'ai pas l'impression d'en avoir retenu quelque chose de concret. J'ai tenté de recentrer le débat sur le partage d'expérience, mais il a dérivé de nouveau, et je suis donc parti après 1h30 de débat assez stérile à mon sens. Cependant, j'ai discuté le soir-même avec des personnes qui sont restées, et visiblement, le débat s'est ensuite tourné vers des points plus intéressants.
Vous trouverez un
compte-rendu de cette réunion sur le site d'InterLUG.
Plus tard pendant les Rencontres Mondiales, j'ai discuté avec une personne qui avait proposé que des intervenants connaisseurs en communication viennent dans le thème InterLUG pour parler de la question de la communication pour les LUGs. Malheureusement, le thème n'ayant visiblement pas été géré, ces interventions n'ont pas eu lieu.

InterLUG
Comme je n'ai plus tellement d'idées pour le thème OS, mais que je vois plusieurs choses à faire pour InterLUG, je me demande si je ne vais pas me proposer pour ce thème l'an prochain. D'autres personnes de Gulliver ou d'Euskalug auront certainement des idées aussi, et nous pourrons peut-être proposer un thème plus constructif. Et ainsi profiter de cet événement national où beaucoup de personnes actives dans les LUGs sont présentes pour partager nos expériences et les mutualiser.
Mardi, soirée
Le soir, dîner dans un restaurant nancéien avec quelques amis de Gulliver, ainsi qu'avec Renaud Lottiaux, qui proposait avec moi l'atelier « Petit voyage au coeur d'un système d'exploitation ». Nous avions préparé chacun de notre coté diverses parties de la présentation, mais il restait à les mettre ensemble et à peaufiner le déroulement de notre atelier. Un dîner bien chargé, donc.
Mercredi matin
Le mercredi matin, rien de particulier n'a attiré mon attention dans le programme. Je me suis donc laissé tenter par un thème que je connaissais pas du tout, afin de découvrir quelque chose: les
systèmes d'information géographique. La matinée commence par une
petite introduction, pas vraiment compréhensible pour le prophane. Peut-être que les
slides, avec un peu de recherches supplémentaires, permettront de mieux comprendre.

Le stand Wikipédia sur le village
Ensuite, un responsable de la société
Autodesk a présenté un de leurs logiciels, MapGuide, distribué sous licence libre, contrairement à quasiment tous les autres logiciels de la société Autodesk (connue pour éditer AutoCAD notamment). En réalité, ce produit dépendant pas mal de
MapGuide? Studio, qui lui est tout à fait propriétaire. Ça et la démonstration sous Microsoft Windows, on avait l'impression d'être à Solutions Linux. Ceci étant dit, la démonstration a permis de mieux comprendre ce qu'était un système d'information géographique. Le logiciel permet de gérer des jeux de données (limites de communes, cours d'eau, rues, etc.), d'afficher des cartes utilisant différents jeux de données sous forme d'une interface Web navigable, d'associer des méta-données aux divers éléments d'une carte, etc. Bref, cela permet de développer des applications géographiques, par exemple pour gérer des parcelles de terrain ou autre. Là aussi les
slides sont disponibles.
Je n'ai pas assisté à la
présentation GéoNetwork, mais ai poursuivi par la
présentation du Ministère de l'Agriculture (dont les
slides sont disponibles). Michel Wurtz a présenté les besoins du ministère de l'Agriculture en matière de système d'information géographique, et a exposé l'architecture de leur système et en quels points ils utilisent du Logiciel Libre.
Ce même matin avait lieu des conférences du
thème Entreprise, qui d'après les échos que j'ai pu avoir, étaient intéressantes. Malheureusement, les slides ne sont pas encore en ligne. Sinon, toujours ce matin-là, mon
frère donnait une présentation intitulée
Introduction aux jeux vidéo libres. D'ailleurs, il donne ses impressions sur ces RMLLs et cette présentation dans un
billet.
Mercredi après-midi
Le mercredi après-midi avait lieu la première partie de l'atelier que Renaud Lottiaux et moi animions sur le thème « Petit voyage au coeur d'un système d'exploitation ». L'idée de l'atelier, exposée
ici, est de permettre au public de découvrir en deux demi-journées les grands mécanismes qui régissent le fonctionnement d'un OS de type Linux, au niveau de la gestion mémoire, de la gestion des processus et des systèmes de fichiers.

L'atelier OS
Cette année, cet atelier était la seule intervention du thème OS. Renaud et moi-même avons été contacté très tard (fin mars) pour organiser ce thème. Une date trop tardive pour espérer pouvoir réunir des intervenants étrangers en nombre. De plus, les conférences de l'année précédente étaient très techniques, et difficilement accessibles pour le public des Rencontres Mondiales. Nous avons donc préféré ne proposer qu'un seul atelier, mais qui corresponde plus au public de l'évènement.
Durant ce mercredi après-midi, nous avons en 3 heures et quelque réalisé une petite introduction sur le rôle d'un OS, mais surtout abordé tout ce qui concerne la gestion de la mémoire. Pagination, mémoire virtuelle, demand-paging, copy-on-write, fork(), exec(), etc. Le public, composé d'environ 30 personnes, était intéressé et attentif, et a semblé accrocher à la présentation. En plus des slides, nous avons fait quelques démonstrations à l'aide de petits programmes montrant le rôle de mmap(), fork() et autres.
Les slides ne sont pas encore en ligne, car il faut que je les rassemble. Dès qu'ils seront en ligne, je les posterai ici. De plus, la présentation a été filmée par
Michael Opdenacker et elle devrait donc être prochainement en ligne.
Mercredi, soirée

La salle de la mairie
Pour commencer la soirée, direction la Mairie de Nancy pour un
petit discours de l'adjoint au Maire, et un pot de l'amitié dans une
salle magnifique. Le pot est léger, mais sympathique, et surtout les balcons offraient une vue exceptionnelle sur la
superbe place principale de Nancy, la
Place Stanislas. Rénovée depuis l'an dernier, on a peine à imaginer qu'il y a quelques années encore les voitures encombraient et polluaient cette superbe place. Désormais redonnée aux piétons, elle est vraiment éblouissante.

La Place Stanislas
Ensuite, visite guidée de la ville. C'est vraiment une excellente idée que l'organisation des Rencontres Mondiales propose une visite guidée, cela permet de découvrir le lieu où l'on va pour une semaine et permet de voir autre chose que le Logiciel Libre. En une petite heure,
notre petit groupe fait le tour des quelques rues jouxtant la Place Stanislas, avec les explications fort intéressantes de la guide sur l'histoire du coin.
Jeudi matin

L'atelier OS, Renaud Lottiaux
Dès 9 heures, suite de notre atelier sur les systèmes d'exploitation. En environ 3 heures, nous balayons la gestion des processus (changement de contexte, ordonnancement, synchronisation) et les périphériques (accès au matériel, périphérique caractère, périphérique bloc, système de fichiers Ext2, VFS), et nous terminons, quasiment comme prévu vers 12h30 – 13h. Là aussi, tout a été filmé et devrait être prochainement disponible.
Jeudi après-midi
Conférences
J'ai commencé l'après-midi par la conférence
Logiciel libre, pratiques collaboratives et milieu communautaire québécois. Le conférencier parlait français, mais avec un très fort accent québecois, parfois difficile à saisir. Il fait partie d'un laboratoire de recherche et travaille sur la place du Logiciel Libre dans le monde associatif québecois. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je n'ai pas retenu grand chose de cette présentation. Vous en apprendrez sans doute plus sur le site de
FACIL, une association « pour l'appropriation collective de l'informatique libre ».

Un amphi, très plein, pour la table ronde politique
Ensuite a eu lieu une conférence
Women in Free Software - Findings from the FLOSSPOLS report on gender 2006, animée par Anne Ostergaard.
FLOSSPOLS est un projet de recherche européen qui travaille autour du Logiciel Libre selon trois axes: politiques gouvernementales vis-à-vis des Logiciels Libres, parité dans le monde du Logiciel Libre et l'efficacité de l'open source en tant que système collaboratif de résolution de problèmes. Cette conférence présentait brièvement les résultats d'une partie de cette étude, le
délivrable D16. La question de la place des femmes dans le monde du Logiciel Libre est évidemment importante, et effectivement, le fait que seulement 1.5% des contributeurs de Logiciels Libres soient des femmes est préoccupant. Les femmes comptent pour la moitié de la population. Le Logiciel Libre défendant des valeurs humanistes et de valeurs de proximité avec les hommes et les femmes, le fait que si peu de femmes participent est embêtant.
Néanmoins, j'ai souvent l'impression que les recommandations qui sont faites reposent sur des stéréotypes assez rapides, ou alors sur de la discrimination positive pas très heureuse. Par exemple, le fait que des gens répondent assez fermement « RTFM » sur des listes de diffusion serait un frein à l'intégration des femmes dans le monde du Libre. Bien que ce renvoi vers le manuel soit parfois un peu brutal, il me semble qu'il l'est de manière identique pour les hommes et pour les femmes qui le recoivent. Autre exemple : parce que l'étude dit qu'on trouve 28% de femmes dans l'informatique en général et qu'il n'y en a que 1.5% dans le monde du Logiciel Libre, c'est que forcément, il y a un problème avec le monde du Libre. Le raccourci me semble un peu rapide. Il me semble en effet qu'il y a une différence importante entre exercer une activité professionnelle rémunérée sur un sujet technique, et avoir l'envie, la motivation et le temps de faire plus ou moins la même chose bénévolément sur son temps libre. Cela ne veut évidemment pas dire qu'il n'y a pas de problèmes à s'intégrer et à participer au monde du Libre, mais trouver dans ces problèmes toutes les raisons de la grosse différence 28% - 1.5% est un peu rapide. La présentation d'Anne Ostergaard mentionnait la possibilité d'organiser des « prix » d'intégration dans un projet Logiciel Libre pour les femmes. Ce genre de discrimination positive me paraît peu constructive : alors qu'on essaie de gommer les différences entre hommes et femmes, on vient l'exacerber en descernant des prix aux uns et pas aux autres. Un projet de ce type est néanmoins déjà en cours avec le
Gnome Women's Summer Outreach Program 2006.
Suite à la présentation, un débat intéressant s'est ouvert avec la salle. Néanmoins, je n'ai pas eu le sentiment qu'il débouchait sur quelque chose de concret, qu'on puisse appliquer.
Ceux que le sujet intéressent pourront également consulter la
présentation « La présence des femmes dans la communauté du Libre » qu'Aurélie Chaumat a donné lors de la
Journée Méditerranéenne du Logiciel Libre 2006. Vous pouvez également voir la
vidéo avec les slides synchronisés ou la
vidéo seule.
Table ronde politique

Table ronde politique
En fin d'après-midi avait lieu la table ronde politique, avec François Bayrou (UDF), Martine Billard (Verts), Richard Cazenave (UMP) et Michel Rocard (PS) du coté des politiques, Christophe Espern du coté de l'initiative EUCD.info, et François Pellegrini pour l'animation. Cette table ronde fût l'occasion d'interroger de connaître les positions des responsables politiques sur la loi DADVSI, mais aussi sur l'état de la bataille contre les brevets logiciels au niveau européen, bataille dans laquelle Michel Rocard semble très impliqué. À propos de DADVSI, il n'y avait pas vraiment de débat contradictoire, puisque tous ont dénoncé les problèmes de cette loi, et notamment l'absence de garantie en ce qui concerne l'interopérabilité, en particulier au niveau des Logiciels Libres. Michel Rocard n'avait pas suivi le dossier de près, et avait donc une position plus « de principe » sur le sujet, à propos de la nécessité d'accéder à la culture, du besoin d'ouverture, etc. Les autres, Billard, Cazenave et Bayrou, très actifs lors des discussions du projet de loi, semblaient bien connaître les problématiques et bien comprendre les problèmes posés par la loi en ce qui concerne les Logiciels Libres. Quelle que soit la décision du Conseil Constitutionnel concernant la loi DADVSI, François Bayrou a recommandé de poursuivre la mobilisation. Il propose notamment de saisir si nécessaire l'Autorité de régulation des mesures techniques créée par cette loi, afin de maintenir la pression et de montrer que l'interopérabilité proposée par la loi ne fonctionne pas en pratique.

Table ronde politique
Une question de la salle a porté sur la vente liée, mais personne n'a su vraiment donner de réponse claire. Richard Cazenave s'est embrouillé : il a cru qu'il était question d'autre chose, et quand il a compris qu'il s'agissait de vente liée, il s'est échappé avec une phrase typique de la langue de bois du genre « Nous y travaillons ». Martine Billard a précisé qu'il était possible d'acheter des ordinateurs « en kit », sans Windows, mais cela ne solutionne pas le problème de la vente liée avec les ordinateurs portables.
Finalement, le nombre des intervenants et la durée de leurs interventions a fait que relativement peu de sujets ont été abordés, et que peu de questions de la salle ont pu être traitées.
Suite à cette table ronde, un petit verre était offert sur le lieu des Rencontres Mondiales. Puis nous nous sommes dirigés vers la salle des fêtes de Vandoeuvre-les-Nancy pour le « Repas du Libre », qui a lieu tous les ans le jeudi. Et comme tous les ans, le même constat : un repas cher (18 Euros) pour un buffet de qualité très médiocre, en quantité largement insuffisante, et dont le passage à l'échelle pour le service de 500 personnes n'a pas été étudié. La veille, dans un petit restaurant, nous avons dîné Entrée, Plat et Déssert, de très bonne qualité pour seulement 14 Euros. Et je ne pense pas que c'est la modeste bouteille de vin présente au repas du Libre qui justifie un tel tarif. Je viens chaque année à ce Repas du Libre, car tout le monde y va, et que cela permet de passer une soirée avec des gens qu'on ne voit pas forcément au cours de l'année. Et chaque année, c'est le même constat, malheureusement.
Vendredi matin
Le vendredi, pendant toute la journée avait lieu le « workshop » du projet
EDOS. Il s'agit d'un projet européen visant à étudier le mode de diffusion des Logiciels Libres au travers des distributions, et de proposer des améliorations à la fois logicielles et de process pour ces distributions. Ce projet est porté par diverses entreprises, universités et centre de recherche, dont l'INRIA, Mandriva, l'Université de Paris VII, l'Université de Genève, etc.

L'entrée des RMLLs
Après une brève introduction réalisée par le coordinateur du projet, Stéphane Laurière, de chez Mandriva, la
première présentation portait sur la gestion formelle des dépendances entre paquets. L'un des rôles majeurs d'une distribution GNU/Linux est d'offrir un système de paquets résolvant automagiquement les dépendances entre logiciels. Une petite équipe, autour du fameux Roberto di Cosmo, a mené une réflexion sur la façon d'exprimer les dépendances de manière formelle. Une fois cette réflexion menée, ils ont pu ramener le problème de résolution de dépendances à un problème de type
SAT, dont Wikipédia nous dit qu'il s'agit d'un problème NP-complet. Il existe néanmoins plusieurs solveurs pour ce problème. Ils ont donc pu écrire un outil,
debcheck pour Debian et rpmcheck pour Mandriva. Cet outil permet de vérifier si tous les paquets d'une distribution sont installables, c'est-à-dire si toutes les dépendances nécessaires existent et sont disponibles. Leur outil permet de vérifier en environ une minute l'intégralité des paquets d'une distribution Debian, ce qui est très rapide. En effet, la complexité des problèmes SAT (mesurée par un indicateur appelé « temperature ») engendrés par les arbres de dépendances des paquets est en réalité assez faible, bien en dessous de la température à partir de laquelle la complexité devient trop importante.
Leur outil est maintenant lancé chaque jour, et
un site Web permet de suivre l'évolution de l'installabilité ou l'ininstallabilité des paquets. Un outil fort pratique pour les développeurs Debian. D'ailleurs, Andreas Barth, responsable de la prochaine release de Debian, Etch, ainsi qu'Enrico Zini, un développeur Debian étaient présents, et semblaient très intéressés par cet outil.
Un petit compte-rendu de cette conférence est accessible
ici.
La seconde conférence était intitulée
Continuous testing of Linux distributions upgrade et était réalisée par Stéphane Fermigier et Laurent Godard, de Nuxéo, une entreprise française. Ils ont présenté une plateforme, appelée Tulip (Testing Upgrades of Linux Images Program), qui permet de tester la mise à jour de paquets dans des distributions Linux. Tulip repose sur des images Qemu, qui permettent de tester la mise à jour dans divers environnements. Par exemple, pour un test journalier, ils conservent à tout moment 6 images Qemu, afin de pouvoir tester la mise à jour depuis le jour N-6 jusqu'à aujourd'hui, du jour N-5 jusqu'à aujourd'hui, etc. Ils vérifient ensuite que la mise à jour s'est bien passée, par exemple en vérifiant que « ldd » trouve bien toutes les bibliothèques partagées nécessaires, ou bien grâce à des tests spécifiques. L'ensemble est évidemment scripté et relié à une base de données, et fonctionne déjà pour Debian et Mandriva. Il n'y a rien de particulièrement innovant dans cet exposé, mais la mise en place d'une telle plateforme est long et difficile. Bricoler quelque chose y ressemblant est simple, mais faire une plateforme réellement fonctionnelle qui ne casse pas tous les trois jours n'est à mon avis pas trivial. Ce travail m'a donc semblé être très intéressant. Cependant, cette approche pose à mon avis un problème de scalabilité : comment tester la mise à jour de tous les paquets, dans toutes les distributions, dans toutes les configurations de mises à jour ? De l'avis de Stéphane Fermigier, avec qui j'ai brièvement discuté de ce point, c'est effectivement problématique, il n'y a pas vraiment de solution.
La
conférence suivante traitait du problème de la diffusion des paquets des distributions. En gros, comment diffuser une grosse quantité de données à un grand nombre de personnes de manière efficace. Autant les problèmes de dépendances et de mises à jour dont il a été question dans les deux précédentes conférences m'ont paru très pertinents, autant le problème de diffusion me semble plus insignifiant. En effet, aujourd'hui, les paquets des distributions sont diffusés grâce à un réseau de mirroirs souvent assez touffu, et ce réseau ne semble pas poser de problèmes d'engorgements. La conférence exposait donc un mécanisme de distribution de données de type pair-à-pair (évidemment), utilisant des choses comme du Java, de l'Active XML et des XML-RPC, bref des choses qui m'ont semblées bien complexes. Il a également été question des problèmes de sécurité et de confiance. Je n'ai pas assisté à toute la conférence, et celle-ci ne m'a à vrai dire pas vraiment passionné.
Vendredi après-midi
La conférence suivante, par Stéphane Laurière, était intitulée
Measuring the pulse of OSS production - EDOS measurement framework. Le titre me paraissait très alléchant, car je suis très intéressé par le fonctionnement global du mode de développement des Logiciels Libres. L'orateur a tout d'abord présenté d'autres projets de mesure de la « qualité » de Logiciels Libres:
Open Business Readiness Rating et
OSMM (Open-source maturity model). Ce sont surtout des grilles de lectures à destination de décideurs qui doivent choisir des Logiciels Libres, et doivent donc prendre en compte des paramètres pragmatiques comme la pérennité, la qualité des développements, la solidité du projet, etc. Le reste de la conférence était surtout un listing des indicateurs que l'on pourrait utiliser pour mesurer le rythme et la qualité de la production des Logiciels Libres. Cette étape du projet européen semble donc en phase de spécification, et n'est pas (encore) implémentée.
La dernière conférence était intitulée
EDOS PMI - A model of OSS artefacts and processes. C'est bien simple, je n'ai pas compris cette conférence. L'orateur a exposé une API Java qui permet visiblement de décrire les tâches, les personnes, les relations entre les personnes et bien d'autres choses dans un projet Logiciel Libre. Et après, je ne sais pas à quoi ça sert. D'après le résumé de la présentation: « The goal of EDOS Project Management Interface (PMI) is to define the key content and community artifacts of the F/OSS process and to formalize the relations between these. This precision allows inefficiencies in F/OSS processes to be detected and eliminated. ».
Globalement, je trouve ce projet EDOS plutôt intéressant. Du temps et des moyens ont été alloués pour permettre à des gens de réfléchir sur le mode de développement des Logiciels Libres et de proposer des améliorations à ce mode de développement. Et cela me semble être une excellente idée. Vous trouverez plus d'informations à propos de ce projet sur le site
http://www.edos-project.org.
La journée du vendredi s'est terminée gentiment dans une petite pizzeria du centre de Nancy.
Samedi matin
Le samedi matin, j'ai assisté aux conférences du thème
Standards Ouverts et Interopérabilité.
La première conférence était intitulée
Le livre numérique et les formats. Après avoir présenté le numérique comme une nouvelle révolution pour le livre, l'orateur a évoqué quelques-uns des enjeux du livre numérique. En particulier, la possibilité d'accéder à un plus grand nombre d'ouvrages, aujourd'hui quasiment inaccessibles car plus commercialisés. Il a donné des chiffres (que je n'ai pas noté, malheureusement) qui montraient de manière claire qu'une énorme partie des livres qui ne sont pas encore dans le domaine public ne sont plus commercialisés. Ils font partie d'une sorte de « masse noire » de la culture, dans le sens où ils existent, mais ne peuvent pas être consultés, sauf peut-être dans quelques bibliothèques. Les projets de numérisation à grande échelle comme ceux de Google ou ceux de la Bibliothèque Européenne ont été évoqués, mais l'orateur semblait surtout promouvoir le projet
Gutenberg. D'après le site, « Le projet Guntenberg est un projet bénévole de numérisation, d'archivage et de distribution d'ouvrages culturels » (traduction rapide).
La seconde conférence,
P2P et les standards ouverts était surtout une présentation assez générale accessible de l'état de l'art en matière de réseaux P2P. L'orateur a présenté les différents réseaux P2P, leur histoire, leur architecture, les raisons de leurs succès ou échecs, etc. Un accent était évidemment mis sur la question de l'ouverture des protocoles. En effet, la plupart des réseaux P2P reposent sur des protocoles fermés, qui sont mis au point par des entreprises et qui évoluent de manière fermée. Il a notamment cité le réseau
Gnutella qui reposent sur des protocoles ouverts qui évoluent grâce à la communauté (voir
Gnutella Protocol Development Wiki). L'orateur,
Fabrice Le Fessan, est un des auteurs du Logiciel Libre de P2P
MLDonkey. Il développe également actuellement un logiciel de sauvegarde distribuée (sur le modèle du P2P) et chiffrée, nommé Palabre. Il est développé en Objective Caml, tout comme MLDonkey. Ce qui m'a évidemment fait penser au projet Diseba de
David Mentré (voir
ici,
ici et
ici.
Ensuite, une
présentation par Pierre Jarillon des activités du
Groupe de Travail Interopérabilité de l'AFUL. Pierre a rappelé l'intérêt de l'interopérabilité, et a détaillé les actions du groupe de travail concerné par ce sujet. Il a notamment évoqué le
Référentiel Général d'Interopérabilité, mais également les actions du groupe de travail en ce qui concerne les sites Web non respectueux des standards.
Enfin, Tristan Nitot était là pour sa traditionnelle présentation de Firefox et du Web. Elle était intitulée
Les standards ouverts d'Internet, mais il s'agissait bien de la traditionnelle conférence de présentation de Firefox.
Samedi après-midi
Cette année, les organisateurs n'avaient pas prévu que des gens pouvaient venir de loin pour les RMLLs. Il n'était donc pas possible d'avoir une chambre de cité U pour loger le samedi soir, et donc il fallait partir le samedi après-midi. Heureusement, il n'y avait rien ce samedi après-midi, à part la traditionnelle plénière de cloture. Retour en train vers Paris donc, avec notamment des discussions intéressantes concernant les statuts de la future association
Toulibre.
Impressions générales
Au niveau des trucs biens :
- cette année, le réseau Wifi marchait, et bien. Je crois que c'est la première année où le Wifi marche réellement, et donc chapeau
- le déroulement de l'évènement en lui-même s'est plutôt bien déroulé. Les conférences n'avaient pas beaucoup de retard, le matériel était disponible (sauf le jeudi matin où nous avons eu un petit soucis de vidéo-projecteur, mais mineur et réglé en 30 minutes)
- il y a dans le public des gens intéressants et qu'on ne voit qu'une fois par an ou presque, et qui sont une très bonne raison de continuer à venir aux RMLLs
Par contre :
- je me demande quel est réellement l'avenir des RMLLs. Destinées à qui ? Aux développeurs de Logiciels Libres ? Aux utilisateurs ? Au grand public qui ne connaît pas ? Un peu à tout le monde ? Les thèmes sont très variés, parfois très très spécialisés (sur un logiciel particulier, par exemple). D'autres thèmes n'existent même plus aux RMLLs, parce que des conférences thématiques sont nées en dehors des RMLLs. Je pense notamment à SSTIC pour la sécurité, et au Libre Graphics Meeting pour tout ce qui est graphisme. Cette année, il n'y avait pas grand chose qui me passionnait réellement dans le programme, et j'ai l'impression que c'était la même chose pour pas mal d'autres personnes. Alors peut-être faudrait-il réfléchir à ce que sont ces RMLLs, quel est l'avenir de l'évènement, quelle doit être son orientation, sa cible, etc. Par exemple, je me demande si un thème comme celui dédié aux Noyaux et aux systèmes d'exploitation a réellement sa place aux RMLLs. C'est très technique, donc cela n'intéresse que peu de gens, et les RMLLs ne sont pas (encore ?) reconnues comme une conférence scientifique réellement sérieuse, pour laquelle des orateurs veulent spontanément se déplacer.
- j'ai une nouvelle fois trouvé dommage que les RMLLs ne permettent pas au grand public de venir découvrir les Logiciels Libres. On m'a certes fait remarqué que des journées de préfiguration plus orientées grand public ont eu lieu dans les mois qui ont précédé. Mais j'aurai trouvé pertinent d'avoir le samedi après-midi entièrement consacré au grand public, avec une série de conférences prévues spécialement pour le grand public. Avec tous les orateurs qu'il y avait, il était sûrement possible de faire un joli programme. Il aurait évidemment fallu une communication spécifique, orientée grand public pour faire venir les gens du coin.
- je me demande pourquoi l'évènement est centré sur mardi-vendredi et pas plutôt sur jeudi-dimanche. Cela ferait 2 jours de congés en moins à prendre, ce qui permettrait à plus de gens de venir. Comme tous les ans, le samedi, c'est vraiment la décrue en termes de public. Il y a très peu de conférences le samedi matin, rien le samedi après-midi, donc tout le monde s'en va. Dès le samedi matin, voire dès le vendredi soir. Dommage.
- un point de rencontre en soirée manquait réellement cette année. L'an passé, à Dijon, les Tanneries ont été tous les soirs le point de rendez-vous d'un grand nombre de participants des RMLLs. Et c'est à mon avis là qu'une bonne partie des rencontres et des échanges se font, de manière informelle. Autour d'un portable et d'une boisson, dans une ambiance sympathique. Cela permet à tout le monde de se retrouver en un seul endroit, plutôt que d'avoir des petits groupes assez fermés qui vont chercher chacun de leur coté un restaurant pour dîner. Ce serait vraiment génial si l'année prochaine il pouvait y avoir quelque chose en soirée.
- le lancement des responsables de thèmes a été bien trop tardif. Vraiment trop tardif.
- il faut changer le Repas du Libre !
D'autres en parlent
500 évènements \o/
Ça y est, l'
Agenda du Libre vient de passer le cap des 500 évènements validés depuis son lancement le 6 juin 2005 sur
LinuxFr.org. Il reste encore du travail, puisque certains LUGs n'ont pas encore le réflexe de mettre tous leurs évènements dans l'Agenda.
Conférence sur les Logiciels Libres à Condom, ce samedi 1er juillet
Ce samedi 1er juillet, je serai à
Condom dans le Gers, pour animer avec mon collègue de
Toulibre Gaël, une conférence de présentation des Logiciels Libres. Cette conférence a lieu dans le cadre d'une
journée d'information sur les Logiciels Libres organisée par
GNUsquetaires en collaboration avec l'
ABUL,
CC3I et
Toulibre.
Cette journée sera animée dans l'après-midi de démonstrations des Logiciels Libres, tandis que notre conférence portant plus sur les aspects "théoriques" aura lieu le soir à 20h15 au 1, rue Gavarret. Espérons que le match France-Brésil du sport dont on nous rebât les oreilles depuis quelques semaines ne nous privera pas de toute l'audience pour cette conférence. Pour plus d'informations, voir
la page de l'évènement.
Prochainement, j'essaierai ici de faire un point sur les derniers évènements organisés par Toulibre, ainsi que sur les démarches en cours pour l'avenir. Beaucoup de choses se sont en effet déroulées depuis le
10 mai, dernier billet où je parlais de Toulibre ;-)
Trivialibre, un mois après
Il y a quasiment un mois, je
publiais un billet annonçant le lancement du projet
Trivialibre. Ce billet a donné lieu à quelques contributions, mais c'est surtout un
journal LinuxFr qui a lancé le mouvement. De très nombreuses contributions sont arrivées immédiatement, d'un certain nombre de contributeurs. Depuis, le rythme s'est un peu tassé, mais nous continuons à recevoir de nouvelles contributions. À ce jour, il y a donc 280 questions validées dans Trivialibre, et 15 sont encore en attente de modération.
Afin d'ouvrir un peu le projet, j'ai mis en place aujourd'hui une liste de diffusion
trivialibre chez enix.org (
abonnement,
archives) sur laquelle sont publiées toutes les modifications du code de Trivialibre, ainsi que toutes les notifications d'ajout, de validation et de suppression de question. Cela permettra à un plus grand nombre de personnes de participer à la relecture des questions.
Depuis le lancement, j'ai également amélioré un peu le site Web pour permettre à tous de lire les questions en attente de modération, soit
globalement, soit catégorie par catégorie, par l'intermédiaire du tableau de statistiques disponible sur la
page du projet.
Prochainement, j'aimerais ajouter la possibilité de commenter les questions, afin de faciliter la remontée de remarques et suggestions sur les questions déjà validées. À plus long terme, il sera sans doute nécessaire d'élargir le cercle des modérateurs, ou de passer à un mode d'édition ouverte pour les questions en cours de validation.
En attendant, n'hésitez pas à vous abonner à la liste, et surtout à soumettre de nouvelles questions !
Présence aux RMLLs 2006
Comme chaque année, je serai présent aux
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, qui ont lieu cette fois-ci à Vandoeuvre-les-Nancy, du mardi 4 au samedi 8 juillet. Au programme, comme d'habitude, de nombreuses conférences dans des thèmes très variés, mais aussi des rencontres et discussions avec d'autres utilisateurs et développeurs de Logiciels Libres, souvent très enrichissantes. J'espère y rencontrer diverses personnes avec lesquelles je suis en contact par courrier électronique pendant l'année !
Pour cette année, le thème
« Noyau et système d'exploitation », que je co-organise avec
Renaud Lottiaux prend une forme un peu spéciale. En effet, ayant été contacté trop tardivement pour l'organisation, nous n'avons pas pu proposer sérieusement un thème avec de nombreuses conférences, comme l'
an passé. Renaud et moi avons donc préféré organiser seulement un
atelier de découverte du fonctionnement d'un système d'exploitation. Sur la forme, l'atelier sera similaire à celui que j'avais proposé l'an dernier : ce n'est pas une présentation toute préparée et qui se déroule comme une rivière paisible, sans laisser la place aux questions des auditeurs. C'est vraiment un atelier, avec juste un plan, et donc un déroulement qui laissera beaucoup de temps et de place à l'échange avec les personnes qui viendront. Cet atelier aura lieu sur deux demi-journées, mercredi après-midi et jeudi matin.
Même s'il est un peu tard, je vous invite donc à venir à ces Rencontres Mondiales, et si le sujet vous intéresse, à assister à cet atelier.
Trivialibre, un jeu de société ... sur le Libre ;-)
Je suis un amateur de
Trivial Pursuit. Et un amateur de
Logiciels Libres. L'idée de combiner les deux est donc venue assez naturellement. Cette idée donne aujourd'hui un jeu,
Trivialibre.
Tout simplement,
Trivialibre est un ensemble de questions pour le jeu
Trivial Pursuit, toutes les questions concernant le Logiciel Libre, ou dans une moindre mesure l'informatique en général. Comme pour le Trivial Pursuit, les questions sont réparties dans 6 catégories :
- en bleu, les questions Communauté, concernant la communauté du Logiciel Libre, les personnalités, etc. ;
- en rose, les questions Développement, concernant la programmation, les langages de programmation et autres outils liés ;
- en jaune, les questions Histoire et Juridique, qui ont trait d'une part à l'histoire du mouvement du Logiciel Libre ou de certains projets libres, et d'autre part aux aspects juridiques du Logiciel Libre : droit d'auteur, licences, etc. ;
- en marron, les questions Réseau, concernant les Logiciels Libres réseau, les protocoles, etc. ;
- en vert, les questions Logiciels, concernant n'importe quel Logiciel Libre ;
- en orange, les questions Technologie, concernant l'informatique en général, donc pas forcément les Logiciels Libres.
La base de question est accessible à tous, sous les termes de la licence
Creative Commons By Sa, et on peut générer un joli
PDF des cartes. Pour l'instant, la base ne contient que 130 questions, inéquitablement réparties dans les 6 catégories, mais un formulaire permet à quiconque de soumettre de nouvelles questions. Les questions proposées seront ensuite modérées, puis ajoutée à la base. L'auteur de chaque question sera cité sur la page d'accueil du site.
Avec tout ça, il devrait y avoir moyen de se faire des sympathiques parties de Trivial Pursuit pour des soirées un peu
geek ;-)
Live CD vitaminé 2, le retour !
Depuis la publication de la première version du
Live CD vitaminé, nous avons ajouté quelques fonctionnalités intéressantes. Tout d'abord, le mécanisme peut-être utilisé aussi bien pour démarrer une distribution Ubuntu qu'une distribution KUbuntu, il suffit de choisir
ubuntu ou
kubuntu au démarrage.
De plus, nous avons ajouté deux mécanismes qui permettent de trouver automagiquement le serveur NFS qui dispose de la copie des LiveCD. Le premier mécanisme est
DHCP. En effet, en plus des paramètres classiques de configuration réseau, il permet de passer des paramètres de configuration personnalisés, et nous l'utilisons donc pour passer l'adresse du serveur NFS proposant la copie d'Ubuntu et la copie de KUbuntu. Comme nous allons régulièrement dans des lieux où nous ne pouvons pas modifier la configuration du serveur DHCP, nous proposons une deuxième méthode de configuration automatique, basée sur le protocole
SLP, Service Location Protocol. C'est
Alban Créquy qui nous a orienté vers ce petit protocole bien utile, qui permet la recherche de services sur le réseau.
Ainsi, maintenant, avec un portable disposant d'un serveur
NFS, d'une copie des LiveCD d'Ubuntu et de
KUbuntu ainsi que d'un serveur
SLP, nous pouvons aller partout, et profiter d'un LiveCD vitaminé, qui démarre sans poser aucune question ! ;-)
Le
HOWTO a été mis à jour, ainsi que
l'image ISO et les fichiers permettant de créer une clé USB bootable.
Mise à jour de paquets
Suite à la sortie de la version 3.09.2 du compilateur
OCaml et à son entrée dans
Debian Sid, la grande migration a commencé. J'ai donc recompilé mes paquets
camlrpc,
camlgz,
cduce et
demexp avec cette nouvelle version du compilateur
Ocaml. Tout semble bien fonctionner.
En revanche, si vous êtes en
Debian Sid, vous risquez de tomber sur un
bug assez génant de
apt. J'ai l'impression que depuis l'intégration de la fonctionnalité permettant de télécharger seulement des morceaux de fichier
Packages (pour gagner du temps), le téléchargement de fichiers
Packages complet ne marche pas. Lors d'un
apt-get update, il y a donc de fortes chances que vous tombiez sur quelque chose comme:
Err http://thomas.enix.org unstable/main Packages
Impossible de verrouiller
/var/lib/apt/lists/partial/thomas.enix.org_pub_debian_packages_dists_unstable_main_binary-i386_Packages -
open (2 Aucun fichier ou répertoire de ce type)
88% [Requête] [Attente des fichiers d'en-tête]
bzip2: Compressed file ends unexpectedly;
perhaps it is corrupted? *Possible* reason follows.
bzip2: Resource temporarily unavailable
Input file = (stdin), output file = (stdout)
Ou encore:
Failed to fetch http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/dists/unstable/main/binary-i386/Packages.bz2 Sub-process
bzip2 returned an error code (2)
Le contournement temporaire est de retirer ma source de paquets de votre fichier
/etc/apt/sources.list, de faire un coup de
apt-get update, puis de réajouter ma source de paquets, puis de refaire
apt-get update.
Un Live CD vitaminé !
À
Toulibre, nous organisons régulièrement des rencontres autour du Logiciel Libre dans des lieux qui ne sont pas équipés de postes sous GNU/Linux. Nous dégainons alors évidemment la technologie LiveCD, qui a fait ses preuves depuis longtemps, et nous permet de transformer (devrais-je dire
libérer ?) en un clin d'oeil 5 ou 6 postes. Et donc de pouvoir animer nos petites rencontres, et de montrer au public l'environnement GNU/Linux ainsi que les divers Logiciels Libres disponibles.
Pourtant, ce mode de fonctionnement ne me satisfaisait pas pleinement :
- d'une part, le LiveCD de la Ubuntu, que nous utilisons, n'est pas totalement francisé. Évidemment, nous pouvons le personnaliser, mais il faudra alors faire une copie du CD pour chaque poste, et ce, à chaque modification du LiveCD
- et surtout, les performances du système lancé depuis un LiveCD laissent clairement à désirer. Le lecteur de CD de beaucoup de machines n'est pas très véloce, et le lancement du système ou d'applications comme Firefox ou OpenOffice.org est vraiment très très long.
Je me suis alors fait la remarque que tous ces postes étaient reliés par un réseau 100 Mbit/s, qui offre des performances (à la fois en terme de débit et en terme de temps d'accès) bien plus intéressant qu'un LiveCD. L'idée de transformer un LiveCD existant en un LiveCD démarrant par le réseau plutôt que par un CD-ROM avait germé. (Note: si ça se trouve, quelqu'un a déjà fait ça ailleurs, mais je n'ai pas trouvé).
Le week-end dernier, avec Gaël, un collègue de Toulibre, nous nous sommes donc lancés dans la modification de la phase de démarrage du LiveCD d'Ubuntu. Désormais, il suffit d'une ISO de 7 Mo, ou bien de quelques fichiers sur une clé USB pour démarrer une machine. Dès le démarrage, elle va monter via NFS la copie du CD-ROM Live contenant l'ensemble du système. Tous les accès se feront donc ensuite par NFS. Sur le serveur, la copie se trouve sur le disque dur (donc déjà beaucoup plus rapide que sur CD-ROM), et même une grande partie de ces données vont rapidement se retrouver cachées dans la mémoire du serveur, pour une vitesse encore accrue. La différence est vraiment nette: pour peu qu'on dispose d'un réseau rapide et d'un serveur pas trop pourri, on aurait presque l'impression, sur le poste client, d'utiliser un système réellement installé sur le disque.
En plus des performances, ce mécanisme fait que les données du LiveCD ne sont qu'à un seul endroit. Si l'on veut le personnaliser, pour par exemple, ajouter des logiciels ou un meilleur support du français, il suffit de le faire sur le disque du serveur.
Pour l'instant, nous n'avons fait que des tests "en laboratoire". Le premier test grandeur nature se fera mercredi, lors de notre prochaine rencontre mensuelle, celle pour laquelle cette solution a été spécifiquement développée.
Nous avons documenté toute notre démarche dans un petit
HOWTO. Il explique toutes les modifications que nous avons apporté, comment créer une clé USB ou une ISO qui va permettre de démarrer ce système. Ceux qui ont la flemme peuvent directement télécharger l'
ISO. Ceux qui veulent démarrer via une clé USB devront lire la section correspondante de la doc.
N'hésitez pas à faire part dans les commentaires de vos essais, suggestions et remarques par rapport à la documentation ou au bouzin lui-même.
Toulibre, prochains évènements
Au mois de mai, Toulibre organise ses deux évènements mensuels et habituels. Tout d'abord, le
mercredi 17 mai, la
rencontre mensuelle à la médiathèque associative des
Musicophages. Comme tous les mois, nous accueillons le public qui souhaite avoir des informations sur le Logiciel Libre, ou les personnes qui ont besoin d'aide pour installer, configurer ou utiliser des Logiciels Libres. Les personnes intéressées sont invitées à venir avec leur machine (l'unité centrale suffit). Cet évènement a lieu à partir de 20 heures et pendant toute la soirée. L'entrée est évidemment libre et gratuite.
Le lendemain,
jeudi 18 mai, c'est le
repas mensuel de l'asso. Discussions autour du Logiciel Libre, de l'informatique, de Toulibre, quelques trolls et bien d'autres sujets. Ça a lieu au restaurant
Chez Pierre, 3, rue Delacroix à Toulouse à 20 heures, et il faut s'inscrire auparavant sur
http://www.toulibre.org/InscriptionQjelt.
Emacs 21 cassé dans Debian Sid ?
Emacs 21 cassé. Impossible de travailler. On sort donc les bons-vieux-gros-hacks-pas-beaux-mais-qui-marchent. En fait, le problème est que les paquets de
emacs dépendent d'un paquet nommé
emacs21-common. Or, actuellement, les dépôts de paquets Debian proposent la version
21.4a-3.1, alors que les autres paquets d'emacs (j'ai nommé
emacs21 et
emacs21-bin-common) demandent la version
21.4a-3. Vous notez la différence subtile ? Avec un peu de bricolage, on va y arriver (et sans recompiler, parce qu'on a pas le temps) :
Déjà, on récupère le paquet qui nous embête:
ftp://ftp.fr.debian.org/debian/pool/main/e/emacs21/emacs21-common_21.4a-3.1_all.deb
On décompacte la chose:
ar xvf emacs21-common_21.4a-3.1_all.deb
Hop, on a trois fichiers:
control.tar.gz,
data.tar.gz et
debian-binary. On extrait le fichier
control.tar.gz :
mkdir control
cd control
tar xvzf ../control.tar.gz
On édite le fichier
control qui vient de se décompresser. On remplace
21.4a-3.1 par
21.4a-3 et on sauvegarde. Maintenant, on recréé le fichier
control.tar.gz :
tar cvzf ../control.tar.gz .
Et puis on reconstitue le paquet Debian (attention l'ordre des fichiers est important) :
ar qvf emacs21-common_21.4a-3_all.deb debian-binary control.tar.gz data.tar.gz
Et hop, on peut installer notre paquet bricolé, et donc parvenir à installer
emacs21 :
sudo dpkg -i emacs21-common_21.4a-3_all.deb
apt-get install emacs21
Ouf, on peut travailler ! ;-)
Des pilotes Nvidia libres pour la 3D accélérée ?
Au gré de mes lectures de flux RSS, je suis tombé sur une dépêche du site
Undeadly concernant la
mise en place d'un site visant à regrouper des informations sur la coopération (ou la non-coopération) des différents constructeurs de matériels avec la communauté du Logiciel Libre. Ce site,
VendorWatch se présente sous la forme d'un traditionnel Wiki. Évidemment encore incomplet, j'ai pu noter qu'entre ce matin et ce soir, de nouvelles informations ont fait leur apparition, sur divers constructeurs.
C'est au travers de la
page consacrée au constructeur NVidia que j'ai découvert l'existence d'un projet appelé
nouveau, dont l'objectif est de développer un pilote libre pour les fonctionnalités 3D des cartes Nvidia. Au vu de la page d'accueil, j'ai un peu de mal à évoluer l'avancement du projet, mais j'ai trouvé plusieurs choses intéressantes.
Tout d'abord, un
document expliquant ce que signifient les acronymes du monde de la 3D sous Linux : OpenGL, GLX, DRI, DRM, DDX, Mesa, etc. Une lecture intéressante pour celui, qui comme moi, est un peu noyé dans toutes ces abréviations.
Ensuite, les
slides d'une présentation réalisée au FOSDEM 2006 par un développeur du projet, où il explique l'objectif du projet et la méthode de travail pour la rétro-ingénérie. D'après ce que j'ai compris, ils utilisent un programme appelé
REnouveau qui permet de scruter les changements dans les registres envoyés à la carte par le pilote au fil des commandes OpenGL qui sont envoyées. Le
README explique très bien tout ça, et le code source est dans le principe très simple à comprendre.
Je suis toujours assez fasciné par ces travaux de rétro-ingénérie, même si j'espère qu'un jour, je n'aurai plus besoin d'être fasciné, le jour où nous disposerons de véritables pilotes libres complets...
Televidilo 0.5
Nicolas Bouillon a sorti il y a quelques jours la version 0.5 de son petit logiciel
Televidilo. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un petit logiciel qui liste de nombreuses émissions ou journaux télévisés accessibles sur le Web, et les rends facilement exploitable sous GNU/Linux. Fini les farfouillages dans le code source scabreux des pages HTML pour dénicher l'URL du flux à regader: Televidilo fait le travail pour vous.
J'ai donc mis à jour les paquets Debian et Ubuntu, ils sont disponibles dans mon
dépôt de paquets. J'ai également profité de cette sortie pour envoyer quelques patches à Nicolas pour Televidilo. Ces quelques patches sont déjà présents dans les paquets Debian et Ubuntu que je vous propose.
Pilotes binaires propriétaires dans Linux, quel est le problème ?
En décembre 2005, je postais sur
LinuxFr.org une dépêche intitulée
Pilotes binaires dans Linux: quel est le problème ?, qui était en fait une traduction d'un
message envoyé par Arjan van de Ven sur la LKML. Je viens de découvrir à l'instant que le très sympathique site
Everybody loves Eric Raymond, qui publie régulièrement des petites BDs sur le monde du Logiciel Libre, avait publié une
BD plutôt amusante sur ce texte
Linux Doomsday.
Mise en ligne des présentations
Cela faisait quelques mois que je n'avais pas mis à jour ma
liste de présentations. La voici donc à jour, avec toutes les présentations réalisées jusqu'ici dans le cadre de
Toulibre. Il y a notamment les multiples versions de la présentation générale des Logiciels Libres, une présentation
Mes Premiers pas sous GNU/Linux, une présentation sur les formats ouverts, l'interopérabilité et DADVSI et une présentation de
GnuPG.
Pour l'instant, y'a pas trop de licence, je vais voir avec les autres auteurs pour mettre tout ça sous une licence libre bien propre. Le but est évidemment que n'importe qui puisse les réutiliser, telles quelles ou modifiées et améliorées.
Agenda du Libre, Toulibre dans les choux
Le serveur hébergeant l'
Agenda du Libre,
Toulibre,
GCompris,
Lolut et peut-être d'autres choses a un problème de disque. La partition est donc montée en lecture seule, ce qui fait que de nombreuses fonctionnalités des sites sont altérées, et plus aucune modification n'est possible. Heureusement, nous disposons de sauvegardes partielles, et
Dave est en train de procéder à une sauvegarde complète, afin de pouvoir réaliser une restauration la plus rapide possible.
J'espère que ce problème pourra être réglé au plus vite, mais avec le WE de trois jours, j'ai des doutes.
Nouveaux livres LinuxFr
J'ai reçu il y a peu deux nouveaux livres grâce au concours mensuel de LinuxFr :
- Ruby on Rails, pour découvrir le langage Ruby, Ruby on Rails, dont on dit tant de bien, et même de manière générale, pour voir comment ils proposent de développer proprement une application Web. Pour avoir fait pas mal de PHP-goret, c'est un sujet qui m'intéresse.
- Introduction à GNU Emacs, car même si je suis déjà utilisateur de GNU Emacs depuis plusieurs années, il y a toujours des choses à apprendre, notamment du coté de la personnalisation.
Si vous aussi, vous voulez gagner des bouquins, suffit de poster des dépêches intéressantes sur LinuxFr !
Logiciels Libres au Centre Culturel Bellegarde
De retour d'un WE fortement ensoleillé à
Condom, j'en profite pour conter le dernier évènement organisé par Toulibre. Ce jeudi 27 avril, nous organisions notre premier évènement dans un nouveau centre culturel multimédia de la ville de Toulouse : le Centre Culturel Bellegarde. Nous y avons proposé, de 19h à 21h, une introduction aux Logiciels Libres. Tout d'abord, Gaël (un collègue de Toulibre) et moi-même avons donné la classique présentation des Logiciels Libres, de leur histoire, leurs intérêts, leur utilisation. Nous avons réussi à faire tenir cette présentation en moins de 50 minutes (contre parfois 1h45 ou 2h les précédentes éditions), ce qui a laissé du temps pour prendre les questions du public. Elles furent intéressantes : validité des licences libres en France, support du matériel sous GNU/Linux, différence entre Logiciel Libre et Open Source, différence entre la GFDL et les licences Creative Commons, etc. Suite à cette séance de questions, le public a pu découvrir brièvement par la pratique les Logiciels Libres dans la salle multimédia de l'espace culturel, libérée grâce à quelques LiveCD.
Bref, pour moi l'évènement est un succès, je pense qu'il y avait 30 personnes dans le public, dont une moitié sont restées discuter dans la salle multimédia à l'issue de la présentation. J'espère que ce succès donnera lieu à l'organisation d'autres activités autour du Logiciel Libre au Centre Culturel Bellegarde.
Pour ceux que ça intéresse, les transparents sont disponibles au format
OpenOffice et
PDF.
GCompris 7.4 dans les bacs
La version 7.4 de
GCompris est sortie, et les paquets pour Debian Stable, Ubuntu Breezy et Ubuntu Dapper que je maintiens sont disponibles sur mon
dépôt. Je ne fais pas de paquets pour Debian Testing et Debian Unstable, car les versions sont suffisamment à jour.
Amusez-vous bien ! ;-)
Toulibre, les évènements de mars... et ceux d'avril
Comme j'en
avais parlé il y a quelques temps, le calendrier du mois de mars était chargé pour Toulibre. Petit retour sur les évènements et leur déroulement.
Le 15 mars a eu lieu la traditionnelle rencontre mensuelle aux Musicophages. L'idée de cette rencontre est de filer un coup de main aux gens qui veulent utiliser des Logiciels Libres mais qui buttent sur des petits soucis techniques. Alors que les précédentes rencontres n'avaient pas encore donné lieu à une "vraie" aide, plusieurs personnes avaient amené pour cette édition leur ordinateur, avec différents problèmes à résoudre. Le principe de la rencontre mensuelle commence donc à fonctionner. Plus d'une dizaine de personnes était présente, ce qui est tout à fait dans l'esprit de la rencontre, et attendu vu le niveau de communication (uniquement via Internet) que nous avons fait.
En revanche, la présentation que j'animais le même soir juste à coté a eu un succès plus limité. Elle avait pour thème « Mes premiers pas sous GNU/Linux » (slides
dispos). L'objectif était d'expliquer rapidement les quelques éléments principaux à connaître quand on commence à utiliser GNU/Linux (en gros, les réflexes de Windows qu'il faut oublier) : le principe d'une distribution, le principe des paquetages, prendre du recul par rapport à une documentation pour vérifier si elle est bien adaptée à une distribution, comprendre les différences entre les distributions, etc. Peu de personnes donc (environ 5), mais le public m'a semblé être intéressé. C'était la première fois que je faisais cette présentation, donc c'était un peu fouilli. D'ailleurs, si vous avez des suggestions à faire sur les slides, n'hésitez pas !
Ensuite, le 22 mars, présentation des Logiciels Libres à la médiathèque de Tournefeuille dans le cadre de la fête de l'Internet. Gaël et moi y avons donné la présentation habituelle, qui commence à être rodée, mais qui est toujours aussi longue. La présentation a commencé vers 18h15, ce qui était trop tôt car peu de personnes étaient présentes au début, mais l'audience s'est étoffée pour atteindre une bonne quinzaine de personnes. Une très bonne audience, vu le peu de communication qui avait été fait, et même une très bonne audience tout court d'après les responsables de la médiathèque. Ceux qui n'étaient pas là peuvent regarder la vidéo (
BitTorrent ou
HTTP). J'espère que nous pourrons faire d'autres choses au niveau du Logiciel Libre avec la médiathèque de Tournefeuille.
Le 23 mars, traditionnel Qjelt. Vingt-cinq personnes présentes, soit un peu plus que d'habitude. J'ai eu la chance de rencontrer un fidèle lecteur des articles de
SOS. C'est la première personne que je rencontre et qui a eu le courage de lire tous les articles de la série jusqu'au bout. Chapeau ! En tout cas, ça motive pour poursuivre de voir que c'est utile et que ça plait.
Le 25 mars, la grande après-midi de découverte des Logiciels Libres organisée par des étudiants de l'ENSEEIHT en coopération avec Toulibre au
bbb, un centre d'art contemporain à Toulouse. C'était vraiment
le plus gros évènement de Toulibre depuis sa création. Dès 10h du matin nous étions sur place pour monter stand bureautique, stand multimédia, stand Internet, espace de diffusion de documentaires sur le Libre et espace mini-conférences. Ensuite, tout au long de l'après-midi se sont succédées entre 50 (d'après la police) et 100 personnes (selon les organisateurs), qui ont pu assister à 6-7 mini-conférences sur des thèmes variés et tester grandeur nature les Logiciels Libres. C'est d'ailleurs à l'occasion de cet après-midi que j'ai été pour la première fois interviewé par une journaliste, ce qui a donné
ça (oui, pas terrible, je sais). Pour ceux qui n'étaient pas là, le plus intéressant est sans doute les supports des mini-conférences et leurs résumés, accessibles sur
cette page. À mon sens, un très bon évènement, qu'il faudra renouveller car il permet vraiment de faire découvrir le Logiciel Libre au plus large public.
Pour ce mois d'avril, 3 évènements principaux :
- le 19 avril, la rencontre mensuelle aux Musicophages, 20h
- le 20 avril, le Qjelt qui aura lieu exceptionnellement le troisième jeudi du mois et non le quatrième, 20h
- le 27 avril, une présentation des Logiciels Libres au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse, de 19h à 21h
En plus de ces évènements, Toulibre fait paraître chaque mois un petit article dans un nouveau magazine,
Friture, le magazine des alternatives sociales, culturelles, économiques en Midi-Pyrénées. Dès le premier numéro, nous avons publié un article présentant brièvement les Logiciels Libres, et le second numéro comportera un article sur la loi DADVSI. Le premier numéro est actuellement disponible dans tous les kiosques midi-pyrénéens, pour la modique somme de 4 Euros.
Cependant, en dehors de la publication dans Friture, les projets de Toulibre autres que l'organisation d'évènements ont été un peu délaissés. Les chroniques à Radio Campus sont à l'arrêt total, le projet visant à promouvoir les Logiciels Libres dans les bibliothèques n'a jamais vraiment démarré, et il y aurait encore plein d'autres choses à faire. Des motivés pour venir donner un coup de main ?
Ouverture d'un dépôt Dapper
Suite à une demande, j'ai ajouté aujourd'hui à mon dépôt une section consacrée à la future version d'Ubuntu :
Dapper. En ajoutant
deb http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/ dapper main dans votre
/etc/apt/sources.list, vous bénéficierez de quelques paquets pour Dapper. Pour le moment, seuls les paquets
gcompris,
biloba,
televidilo,
camlgz et
demexp sont disponibles. En revanche, ne disposant pas d'une Dapper installée, je n'ai pas pu tester ces paquets, donc n'hésitez pas à me faire part de vos succès ou échecs dans leur utilisation.
Jugements intéressants autour de Creative Commons
(Information également publiée sur la liste de diffusion de
Toulibre).
Récemment, deux jugements qui me paraissent intéressants ont eu lieu autour de Creative Commons. Ce sont apparemment les deux premières apparitions des licences Creative Commons dans les tribunaux.
La première apparition a eu lieu dans un tribunal néerlandais. Pour résumer, une personne avait placé sur le site Flickr des photographies sous licence CC-NC-SA (Creative Commons, Non-Commercial, Share Alike), licence n'autorisant pas les utilisations commerciales de l'oeuvre. Le tabloid néerlandais «Weekend» a pourtant utilisé une de ces photographies dans son journal. L'auteur de la photographie a donc porté plainte contre le journal, et a obtenu gain de cause. Le tribunal a donc considéré que la licence Creative Commons, en tout cas sa clause interdisant l'exploitation commerciale de l'oeuvre, avait une valeur juridique. Non pas que je sois particulièrement
fan de cette clause non-commerciale, mais le fait qu'une licence libre soit considérée comme valide par un tribunal est toujours intéressant. Le blog de Creative Commons donne
plus d'informations.
La seconde apparition eu lieu plus récemment en Espagne. La SGAE, l'équivalent de la SACEM en Espagne, a porté plainte contre le propriétaire d'un bar-discothèque. La SGAE l'accusait de ne pas avoir payé les droits d'auteur pour la musique qu'il diffusait dans son établissement (la SGAE et la SACEM sont chargées de collecter cet argent auprès des diffuseurs et de le redistribuer aux artistes). Or, le propriétaire du bar a pu prouver qu'il diffusait exclusivement de la musique sous Creative Commons, en toute légalité. Ce jugement ne concerne pas directement la validité de la licence Creative Commons, mais montre que les tribunaux reconnaissent maintenant qu'il existe de la musique en dehors du circuit traditionnel des sociétés d'auteurs. Là aussi, le blog Creative Commons donne
plus d'infos.
Agenda du Libre, beaucoup d'évènements en mars
Ce mois de mars est un bon cru pour l'
Agenda du Libre. Entre la Fête de l'Internet et le Libre en Fête, un bon nombre d'évènements autour du Logiciels Libres sont concentrés durant ce mois. Cela se voit nettement dans l'agenda, qui recense aujourd'hui 62 évènements pour ce seul mois de mars. Le précédent record, du mois de décembre 2005, établi à 46 évènements, est donc largement dépassé.
Outre la période propice à l'organisation d'évènements autour du Libre, j'ai l'impression que les contacts pris individuellement avec chaque LUG pour inviter à utiliser l'agenda commencent à porter leurs fruits, de même que la récente
dépêche LinuxFr annonçant le passage du cap des 300 évènements (aujourd'hui 360 évènements).
Évidemment,
Toulibre est de la partie, avec des évènements le 15, 22, 23 et 25 mars. Découverte du Libre, premiers avec Linux et repas pour amateurs déjà convaincus, il y en a pour tous les publics. Nous cherchons d'ailleurs des gens qui souhaiteraient participer un peu à l'organisation en donnant une heure ou deux de leur temps pour participer à des distributions de tracts ou d'affiches ce samedi 18 mars. Si ça vous intéresse, contactez-moi !
Toulibre: une conférence samedi dernier, un calendrier chargé
Samedi dernier, le 18 février,
Toulibre organisait une présentation et démonstration des Logiciels Libres dans un centre culturel de Blagnac,
Odyssud, à coté de Toulouse. Nous avions fait pas mal d'efforts au niveau communication: publication sur plusieurs sites Internets, thématiques ou locaux, une petite centaine d'affiches à Blagnac et dans plusieurs lieux stratégiques de Toulouse, distribution de 750 tracts le samedi d'avant devant les FNACs de Toulouse. Nous avons également été publiés dans la gazette de l'Utopia, un cinéma alternatif de Toulouse. Et surtout, nous avons été publiés la veille dans le journal gratuit
20 Minutes, ainsi que dans le quotidien local
La Dépêche :
Toute cette communication a été recompensée par un public présent en nombre: plus de 100 personnes sont venues, l'auditorium d'Odyssud était plein, quelques personnes étaient même debout au fond. Comme au mois de novembre, Gaël et moi-même avons réalisé une
présentation du Logiciel Libre : d'où ça vient, qui le fait, pourquoi, quel est l'intérêt, etc. Ensuite, un collègue de Toulibre a rapidement présenté un système GNU/Linux (Ubuntu en l'occurence) afin de montrer que ça marche vraiment et que c'est convivial et utilisable. Pendant toute la durée de la présentation, un stand avait été installé dans le hall avec plusieurs machines sous GNU/Linux, et d'autres membres de Toulibre pour expliquer et montrer. Quelques personnes nous ont fait parvenir
leurs photos.
Curieusement, le public était en majorité assez agé. C'est sans doute dû à la localisation: une ville périphérique, à la date: un samedi après-midi pendant les vacances. Dans tous les cas, ce fût un succès, et cela montre que le thème du Logiciel Libre intéresse de plus en plus de personnes. Il faut maintenant développer nos rencontres régulières pour proposer une aide aux personnes souhaitant utiliser en pratique des Logiciels Libres.
Le calendrier à venir pour Toulibre est plutôt chargé :
- jeudi 23 février, 20h : Qjelt, le repas du Libre. Inscrivez-vous !
- mercredi 15 mars, 20h : rencontre mensuelle aux Musicophages
- mercredi 22 mars, 18h : présentation des Logiciels Libres à la médiathèque de Tournefeuille, une autre ville de la banlieue de Toulouse
- jeudi 23 mars, 20h : Qjelt, le repas du Libre.
- samedi 25 mars, 14h à 19h : après-midi de Découverte des Logiciels Libres au BBB. Un gros évènement organisé par des étudiants de l'ENSEEIHT en collaboration avec Toulibre
Pour tout ça, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, alors
inscrivez-vous à la liste ;-)
Les outils du Libre pour les autres associations
Le fonctionnement de la communauté du Libre est quelque chose que je trouve assez étonnant. Au sein de chaque projet, quelques personnes, des dizaines ou des centaines de personnes qui ne se connaissent souvent pas se mettent à collaborer de manière efficace et productive. Ils parviennent, grâce à Internet et à ses nombreuses applications telles que le courrier électronique, les listes de diffusion, les systèmes de gestion de version, l'IRC, la messagerie instantanée, les Wiki, à travailler ensemble pour produire quelque chose. Ce quelque chose pouvant être un logiciel, un document, l'organisation d'un évènement, peu importe.
C'est un modèle que j'ai pratiqué à la fois pour développer des logiciels (
KOS notamment), pour rédiger des documents de manière collaborative (
Livret du Libre en particulier) ou pour organiser des évènements (à
Lolut, ou à
Gulliver, ou encore à
Toulibre). Et pourtant, cette façon de travailler, cette utilisation des nouvelles technologies pour l'action associative, on pourrait dire
militante, n'est pas très répandue dans les autres associations. Beaucoup sont encore sur le modèle de la réunion de travail hebdomadaire ou bi-mensuelle, avec très peu d'échanges entre les réunions, une utilisation peu fréquente du courrier électronique, etc. À mon sens, il s'agit simplement d'un manque d'information et d'un peu de formation pour présenter ces nouveaux outils de coopération utiles pour l'action associative.
Je me demande donc si je ne vais pas préparer une présentation sur le sujet, afin d'exposer le fonctionnement du courrier électronique, comment l'utiliser pour traiter un grand nombre de mails, le fonctionnement d'une liste de diffusion, d'un Wiki et la façon d'utiliser ces outils pour collaborer. Le but n'est vraiment pas de faire une présentation technique, mais bien d'expliquer comment utiliser tous ces outils que la technologie nous propose. Ensuite, il serait peut-être possible d'organiser une présentation, et d'y convier les associations locales (donc toulousaines, pour moi).
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des idées, suggestions à ce sujet ?
Inquiétudes au sujet des RMLL
Comme vous le savez, tous les ans ont lieu les
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, dans une ville française. En 2002, 2003 et 2005, j'ai participé à l'organisation du thème consacré à la conception et au développement des systèmes d'exploitation. D'ailleurs, les
papiers et enregistrements de l'année dernière sont toujours disponibles. L'année dernière,
Ludovic Courtès et moi-même avons travaillé très tôt à l'organisation de ce thème, et c'est ce qui a permis d'avoir autant d'intervenants, et sur des sujets aussi pointus. Nous avions commencé la recherche d'intervenants dès le mois de décembre 2004, pour une manifestation qui avait lieu en juillet 2005.
Cette année, les RMLLs ont lieu à Vandoeuvre-les-Nancy en juillet. Habituellement, l'organisation des RMLLs contacte les responsables de thème des années précédentes pour savoir si ils souhaitent reconduire leur thème. Cette année, ni Ludovic ni moi n'avons été contactés, et nous sommes déjà en février ? Alors soit ils ne veulent plus d'un thème aussi technique que les systèmes d'exploitation (ce qui pourrait se comprendre), soit ils sont vraiment en retard. J'espère sincéremment que ce n'est pas le cas, parce que je trouverais vraiment sympathique qu'il y ai une diversité et un nombre de conférences similaire à celui de Dijon en 2005, et non pas celui qu'il y avait eu à Bordeaux en 2004, où le programme était un peu pauvre à mon goût.
Et vous, avez-vous des nouvelles de ces Rencontres Mondiales du Logiciel Libre ?
Sinon, toujours à propos de rencontres, je voulais enfin aller au
FOSDEM cette année, mais je m'y prends trop tard: les billets d'avion sont déjà très chers, et je n'ai rien regardé pour le logement sur place. Le problème du FOSDEM, c'est que le programme annoncé sur le site Web est assez pauvre ne serait-ce qu'un mois avant la manifestation, du coup, j'ai hésité à prendre des billets d'avion. Et maintenant que le programme s'étoffe, il est trop tard. Zut de zut. Tous les ans je me dis que ce sera pour l'année prochaine ;-(
Richard Stallman et les licences Creative Commons
J'avais parlé de Creative Commons dans d'
anciens billets, Benjamin Mako Hill a en parlé dans un
essai, et cette fois-ci, c'est Richard Stallman qui évoque le sujet dans une
interview accordée au site LinuxP2P.com. Il y parle de nombreuses choses: du P2P, des DRM, des problèmes de brevets sur le MP3 et... de Creative Commons. Voici ce qu'il en dit:
« LinuxP2P:In the last couple of years, independent media and entertainment seems has grown immensely. Just last week, CreativeCommons.org passed the 200000 mp3s indexed milestone. Most independent music, movies etc., use Creative Commons licensing. A lot of the independent artwork has been spread through P2P (Using legal independent artistry sites such as Jamendo.com and ccMixter.org, as well as manually by the artists themselves.). Apart from the obvious, which is that the GPL is written to cover software, what differences are there between generic CC licensing and the GPL?
RMS: [...]
As your question illustrates, people have a tendency to disregard the differences between the various Creative Commons licenses, lumping them together as a single thing. That is as mixed-up as supposing San Francisco and Death Valley have similar weather because they're both in California.
Some Creative Commons licenses are free licenses; most permit at least noncommercial verbatim copying. But some, such as the Sampling Licenses and Developing Countries Licenses, don't even permit that, which makes them unacceptable to use for any kind of work. All these licenses have in common is a label, but people regularly mistake that common label for something substantial.
I no longer endorse Creative Commons. I cannot endorse Creative Commons as a whole, because some of its licenses are unacceptable. It would be self-delusion to try to endorse just some of the Creative Commons licenses, because people lump them together; they will misconstrue any endorsement of some as a blanket endorsement of all. I therefore find myself constrained to reject Creative Commons entirely. »
Qu'on pourrait traduire très vaguement par:
« LinuxP2P: Depuis quelques années, les médias et divertissements indépendants ont pris une grande ampleur. La semaine dernière, CreativeCommons.org a dépassé le cap des 200.000 MP3s indexés. La plupart des musiques, films, etc indépendants utilisent les licences Creative Commons. Beaucoup d'oeuvres indépendantes se sont répandues grâce au P2P (en utilisant des sites indépendants et légaux comme Jamendo.com et ccMixter.org ou directement par les artistes eux-mêmes). En dehors de l'évidence, qui est que la GPL est rédigée pour couvrir des logiciels, quelles sont les différences entre la mise sous licence Creative Commons générique et la GPL ?
RMS: [...]
Comme votre question l'illustre, les gens ont une tendance à ne pas voir les différences entre les multiples licences Creative Commons, les assimilant comme une seule chose. C'est comme supposer que San Francisco et la Vallée de la Mort ont un climat identique parce qu'ils sont tous les deux en Californie.
Certaines licences Creative Commons sont des licences libres; la plupart permettent au moins la copie non-commerciale sans modifications. Mais certanies, comme les Sampling Licences ou la Developing Countries Licence, ne permettent même pas cela, ce qui les rend inacceptables pour diffuser quel qu'oeuvre que ce soit. Tous ces licences ont en commun un label, mais les gens prennent souvent, à tort, ce label commun comme quelque chose d'important.
Je ne cautionne plus Creative Commons. Je ne peux pas cautionner Creative Commons en tant qu'ensemble, parce certaines de ses licences sont inacceptables. Ce serait de l'aveuglement de cautionner seulement certaines licences Creative Commons, parce que les gens les confondraient; ils prendraient un cautionnement pour certaines comme un cautionnement pour toutes. Je me retrouve donc personnellement contraint à rejeter entièrement Creative Commons.»
Une vision radicale, comme on en a l'habitude avec Richard Stallman, mais qui explique bien le problème que je soulevais avec Creative Commons.
Agenda du Libre, encore ! ;-)
J'ai eu la chance de pouvoir me rendre au salon Solutions Linux cette année. J'ai profité d'une visite professionnelle pour venir avec des tracts et des
affiches pour faire connaître l'Agenda du Libre. Espérons que les 400 tracts remis aux différents LUGs auront été distribués et permettront de faire connaître un peu plus cet Agenda.
D'autre part,
Jean-Marie m'a signalé aujourd'hui que l'Agenda du Libre était mentionné dans
un article de PC Inpact concernant les repas mensuels organisés par les LUGs. Il est indiqué: « Pour savoir si votre LUG en organise un... allez voir sur sa page web et n'oubliez pas de consulter l'
Agenda du Libre, une référence en matière d'évènements et de rencontres sur le libre. »
D'ailleurs, le même article évoque également le
Qjelt, le repas mensuel organisé par
Toulibre. Le prochain a lieu le jeudi 23 février, n'oubliez pas de vous inscrire ! ;-)
À propos des formats ouverts ...
Question
Aujourd'hui, une personne m'a envoyé un mail en me demandant des informations sur le sujet des
formats ouverts. Cette personne doit préparer un module de formation autour des différents formats du monde de l'audio, et elle avait compris qu'il existait 3 types de formats: libre, propriétaire et documenté. J'ai donc apporté une réponse, que je publie ici car elle me semble intéressante.
Réponse
Il n'y a pas vraiment 3 types de formats. la notion de libre/propriétaire n'a pas tellement de sens pour des formats de fichier. La notion de libre/propriétaire s'applique à du Logiciel, pas à un format.
On distingue plutôt deux grandes catégories de formats:
- Les formats dits "ouverts", dont la documentation est librement disponible, et pour lesquels il est possible de réaliser librement un logiciel permettant de lire/écrire ce format de fichier.
- Les formats dits "fermés" pour lesquels une documentation n'est pas disponible.
Maintenant, il y a des subtilités: des formats ouverts en apparence ne le sont en fait pas réellement. Ainsi, le format MP3 est ouvert dans le sens où son fonctionnement est publiquement connu. En revanche, tout le monde n'est pas libre de réaliser un Logiciel lisant/écrivant ce format, car des mécanismes de celui-ci sont protégés par un brevet. Ainsi, comme le précise la page
Wikipédia sur le MP3 :
«Bien que le MP3 soit souvent perçu par l'utilisateur final comme une technologie gratuite (il peut en effet coder ou décoder gratuitement sa musique de manière tout à fait légale pour peu que l'enregistrement original lui appartienne ou qu'il soit une copie à usage privé), cette technologie fait l'objet d'une licence.
L'algorithme « MPEG-1 Layer 3 » décrit dans les standards ISO/IEC IS11172-3 et ISO/IEC IS 13818-3 est soumis à des royalties à Fraunhofer IIS et Thomson (les détenteurs du brevet) pour toute utilisation commerciale ou implémentation physique (notamment sur les baladeurs MP3).»
Quand ils parlent de "licence", ils parlent de "licence d'utilisation d'un brevet", c'est-à-dire de l'autorisation d'utiliser une invention protégée par un brevet (ça n'a rien à voir avec la "licence GPL" ou la "licence Creative Commons").
En dehors des brevets, des éditeurs de logiciels protègent les documentations de leurs formats de fichier avec une licence très restrictive. La situation du format Flash est ainsi assez complexe, comme l'explique
cette page du projet GPLFlash. Cette licence qui protège la documentation doit être acceptée pour pouvoir accéder à la documentation. Si cette licence autorise de lire la documentation, mais interdit de l'utiliser pour programmer un logiciel compatible... le format est "ouvert" dans le sens où la documentation est publiquement disponible, mais il n'est pas vraiment ouvert, puisqu'on ne peut rien faire de cette documentation.
D'ailleurs, la loi française définit ce qu'est un format ou un protocole ouvert, dans l'
article 4 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 :
«On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre.»
Cette définition précise bien «sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre». Les formats de fichier protégés par un brevet ou par une licence très restrictive ne sont donc pas considéré par la loi française comme des standards ouverts.
Pour plus d'informations sur les formats de fichier, tu peux consulter:
Toulibre, les activités de la semaine
Mercredi dernier, il y a donc eu la rencontre mensuelle de Toulibre. En première partie, une permanence Logiciels Libres à laquelle de nombreuses personnes (environ 20 ou plus peut-être) sont venues poser des questions, voir la tête qu'avait une distribution GNU/Linux et les Logiciels Libres. La permanence commence donc à jouer son rôle. Maintenant, ça serait encore mieux si quelques personnes amènaient leurs machines pour qu'on les aide à installer et utiliser des Logiciels Libres.
En deuxième partie de soirée, un membre de Toulibre, Christian, nous a fait une présentation des Logiciels Libres de musique. Ce thème a attiré un grand nombre de personnes: nous étions 40 dans la grande salle des Musicophages, presque la moitié d'entre nous étions debouts. Un grand succès donc, sans doute à la fois dû au thème et à la communication que nous avions essayé de faire. La présentation en elle-même fût vraiment excellente. Christian a tout d'abord présenté le rôle d'ALSA, de Jack et de Ladspa dans la chaîne de traitement du son sous GNU/Linux. Il a ensuite utilisé Hydrogen pour montrer comment composer une ligne de batterie. Il a ensuite montré l'utilisation d'Ardour pour réaliser l'enregistrement. Pour cela, il a enregistré la ligne de batterie précédemment composée avec Hydrogen, puis il s'est enregistré avec sa basse qu'il avait amenée, et a enregistré la guitare qu'un de ses amis avait apporté. Cela a permis de montrer le fonctionnement "en vrai", et a rendu la présentation très interactive. En fin de présentation, Christian a également montrer rapidement le fonctionnement de Jamin, un logiciel de masterisation permettant si j'ai bien compris de réaliser les retouches finales sur une piste audio. Que ceux qui n'ont pas pu venir se rassurent : les transparents seront prochainement mis en ligne, et la présentation a été filmée. Dès que la vidéo sera disponible, j'en reparlerai. Je trouve d'ailleurs que c'est une excellente idée de filmer les présentations de Toulibre, et je remercie donc ceux qui prennent le temps de faire cela. Pour résumer, cette soirée fût un vrai succès.
Jeudi, c'était le traditionnel Qjelt. Nous étions 25 cette fois-ci, toujours au restaurant
Chez Pierre, où nous comptons rester pour un moment tant la cuisine est bonne, les prix corrects et le service agréable. Les discussions et trolls autour du Libre sont allés bon train, comme d'habitude. Nous avons profité de cette soirée pour distribuer à tout le monde une cinquantaine d'affiches pour notre prochain évènement: une présentation et démonstration du Logiciels Libres le 18 février.
Quant à vendredi, j'étais à un
Junula Mangxo-Klacho, le repas des jeunes espérantistes toulousains. J'ai pu notamment y préparer une émission sur le Logiciel Libre et l'Espéranto qui aura lieu demain en direct de 20 heures à 21 heures sur
Canal Sud, 92.2 FM dans la région de Toulouse. Ça promet d'être ... très improvisé.
Cette semaine, j'aurai également l'occasion d'aller à Solutions Linux, pendant toute la journée du mercredi, pour voir ce qu'il se fait de nouveau dans le monde GNU/Linux, et peut-être voir quelques têtes connues ou inconnues ! ;-)
Toulibre dans 20 Minutes
Demain,
Toulibre propose une présentation des Logiciels Libres de musique. Nous avons annoncé cet évènement un peu partout, et j'ai été surpris d'apprendre que l'annonce de cet évènement a été relayée dans l'édition Toulouse du journal gratuit 20 Minutes d'hier. Alors oui, il y a une faute d'orthographe sur Toulibre, l'URL n'est pas donnée, et la description est un peu floue, mais l'essentiel est passé et j'espère que cela fera venir du monde ! En tout cas, les mots « Linux » et « Logiciels Libres » sont parus dans un journal grand public, et cela peut inviter les lecteurs à s'interroger sur ce que ce sont ces Logiciels Libres exactement. D'après
cette page, le journal 20 Minutes Toulouse semble tiré à 30.000 exemplaires environ.
L'article sur la page
L'article en lui-même

Nouveautés dans l'Agenda du Libre
Ce week-end, j'ai eu le temps d'implémenter quelques nouvelles choses dans l'
Agenda du Libre. Déjà, il me semblait intéressant de faire connaître les LUGs eux-mêmes en plus des évènements qu'ils organisent. J'ai donc récupéré la
liste des LUGs maintenue par l'
AFUL que j'ai passé dans un
horrible script Python pour ramener tout ça dans une base de données SQL. Désormais, lorsque l'on clique sur une région de la
carte de l'Agenda du Libre, on trouve comment avant les évènements de la région pour les 30 prochains jours, mais également la liste des LUGs de cette région. On retrouve également la liste des LUGs d'une région dans la page de description de chaque évènement, voir par exemple
celui-là (au hasard ;-)).
Pour essayer d'inciter les gens à améliorer la qualité de leur soumission, j'ai mis un gros encart sur la
page de soumission. Espérons que cela améliore un peu les choses, car on reçoit parfois des soumissions intéressantes, mais vraiment mal rédigées ou très incomplètes. D'ailleurs, pour faciliter la soumission d'évènements réguliers par les LUGs, j'ai amélioré le
script de soumission automatique. Il est un poil plus simple à utiliser, en français, compatible UTF-8, et surtout il est
documénté ! N'hésitez pas à l'essayer, à reporter les problèmes ou à faire remonter les suggestions.
Enfin, j'ai également créé une
page de statistiques sur le nombre d'évènements de l'Agenda par région et par date. Merci à
Dave qui a su pallier mes faiblesses en SQL en réalisant les quelques requêtes un peu
groovy de cette page.
Maintenant, je voudrais contacter tous les LUGs pour faire connaître l'Agenda. En effet, je me suis aperçu que c'était toujours les mêmes LUGs qui postaient les évènements, et que d'autres LUGs organisaient plein de choses qui n'étaient pas référencées. Espérons que cela permette d'accroître un peu le nombre d'évènements dans l'Agenda, et le nombre de visiteurs. Si vous avez des idées ou des suggestions sur ce plan, n'hésitez pas !
Pour contacter tous les LUGs, j'ai donc commencé par reprendre la liste de l'AFUL. Comme j'ai constaté que celle-ci n'était pas tout à fait à jour, j'ai été sur le site de chaque LUG, pour regarder si il existe encore, si il est encore actif, etc. J'ai déjà envoyé toutes ces informations à l'AFUL, qui je l'espère pourra mettre à jour la liste, ce qui permettra à l'Agenda de disposer lui aussi d'une liste à jour. En tout cas, si vous connaissez un LUG qui n'est pas référencé dans cette liste, signalez-le !
Wikipédia, des pages de bonne qualité... et d'autres moins
Dans un précédent billet, je faisais l'éloge de Wikipédia et de la qualité de certaines de ses pages. Voyons un
petit contre-exemple : une page assez farfelue concernant tout simplement la
Cuillère. J'adore la définitions des
Fonctions d'usage, et surtout l'analyse fonctionnelle:
L'analyse fonctionnelle se résume à "MANCHE COMMANDE CUILLERON" qui constitue un programme (très élémentaire) rigide, séquentiel logiquement successif.
Il y aurait du travail sur cette page pour en faire quelque chose d'intéressant ;-)
Prochains évènements de Toulibre
Même si à mon goût
Toulibre peine un peu à re-décoller en ce début d'année, deux évènements sympathiques vont avoir lieu à la fin du mois de janvier :
- tout d'abord, le mercredi 25 janvier, une soirée en deux parties. En première partie, de 20h à 21h, une permanence Logiciels Libres pour accueillir ceux qui veulent en savoir plus sur le Logiciels Libres, ceux qui ont un soucis pour installer ou utiliser tel ou tel logiciel, etc. Les gens peuvent venir avec ou sans leur machine, et trouver peut-être des réponses à leurs questions. Ensuite, en seconde partie, à partir de 21 heures, une présentation des Logiciels Libres de musique, avec tout un tas de logiciels présentés: ALSA, Jack, Ladspa, Hydrogen, Ardour et Jamin. N'y connaissant rien dans ce domaine, je pense que cela sera très intéressant. L'intervenant présentera la réalisation d'un morceau de musique, de l'enregistrement au mastering final en passant par le mixage. Tout ça se passera comme d'habitude aux Musicophages, 6, rue de la Bourse à Toulouse, à deux pas d'Esquirol.
- ensuite, le lendemain, le jeudi 26 janvier, le traditionnel Qjelt, qui aura lieu comme en décembre au restaurant Chez Pierre. Les infos et inscriptions sont par là. N'hésitez pas à venir !
Pour le reste, il faut relancer les projets de chroniques à Radio Campus, de Logiciels Libres dans les bibliothèques, rendre plus régulière l'organisation de nos rencontres, et commencer l'organisation d'évènements exceptionnels de plus grande envergure. Il y a du pain sur la planche, alors tous les motivés sont les bienvenus !
Rétrospective du Libre 2005
J'ai posté sur LinuxFr.org une
rétrospective des évènements du monde du Libre publiés en 2005 sur le même site. J'ai été notamment surpris par l'évolution de l'enclycopédie Wikipédia francophone: une dépêche en février annonçait 80.000 articles, une dépêche en avril en annonçait 100.000 et une dépêche en décembre annonçait le passage du cap des 200.000 articles. Une progression vraiment hallucinante, que l'on mesure bien au quotidien quand on cherche des informations dans cette encyclopédie. Aujourd'hui par exemple, la page d'accueil de l'encyclopédie pointe vers la biographie d'une peintre allemande du XIXème siècle,
Paula Modersohn-Becker, une page vraiment très complète et illustrée. Évidemment, toutes les pages n'ont pas atteint cette qualité, mais le niveau global s'améliore de plus en plus, démontrant l'efficacité du modèle collaboratif (qui a aussi
ses travers).
Dans les autres gros évènements de l'année, j'ai retenu notamment les brevets logiciels, DADVSI, la montée de la distribution Ubuntu, le lancement du processus de la GPLv3 et bien d'autres choses que je vous laisse découvrir dans cette
tonne de texte.
Paquets de Televidilo pour Debian Sid
Dans le précédent billet, j'annonçais la disponibilité de paquets pour Televidilo, en disant qu'ils étaient disponibles pour Debian Sarge, Etch, Sid et Ubuntu Breezy. En réalité, les paquets pour Debian Sid n'étaient pas présents. L'erreur est maintenant corrigée, alors à vos
apt-get ou Synaptic !
Prochaine étape: se débrouiller pour signer correctement les paquets ;-)
Paquets Debian et Ubuntu pour Televidilo
Il y a quelques jours, j'ai fabriqué des paquets Debian et Ubuntu pour
Interreta Televidilo, un petit programme fort sympathique réalisé par un ex-collègue de l'
UTBM. Ce petit programme liste les flux des différentes chaînes et émissions que l'on peut regarder par Internet. Ainsi, il n'est plus nécessaire d'aller farfouiller dans les sources des pages Web de France 2 ou de Canal+ pour trouver l'URL du flux du dernier journal télévisé ou du dernier épisode des Guignols, le tout grâce à une interface graphique en Gtk2.
Des paquets sont donc maintenant disponibles pour Debian Sarge, Debian Etch, Debian Sid et Ubuntu Breezy. Pour savoir comment les récupérer depuis mon dépôt Debian,
suivez le guide !
Pydemexp version 0.1 et PyRpc version 1.0
Depuis plusieurs mois, dans mes cartons, il y avait du code Python permettant d'interagir avec un serveur
demexp. Actuellement, le client et le serveur de
demexp sont développés en Objective Caml. Bien que l'implémentation soit très bien documentée grâce à l'utilisation du
litterate programming, le langage Objective Caml n'en reste pas moins difficile à aborder, et explique peut-être le peu de contributions au client
demexp. En découvrant le langage Python, je me suis dit qu'il serait intéressant de pouvoir écrire un client
demexp ou d'autres petits scripts pour
demexp dans ce langage.
demexp utilise pour communiquer un protocole standard, ouvert et répandu: les
RPC, pour
Remote Procedure Calls de Sun. Malheureusement, Python ne disposait pas d'un module permettant de communiquer en utilisant un tel protocole. J'ai donc été pioché dans le code de
pynfs, une suite de tests pour NFSv4, afin d'y trouver du code Python implémentant le protocole Sun RPC. J'y ai ajouté une documentation et ai implémenté la génération de
stubs coté client. Ce module Python et ce générateur de code sont maintenant disponibles séparement de
pynfs. L'ensemble s'appelle tout bêtement
pyrpc et est disponible en
version 1.0, et le développement se passe dans un
dépôt Subversion.
Le générateur de code utilise la description du protocole
demexp pour générer un module Python, qui lui-même utilise le module
pyrpc. Avec ceci, l'interaction avec un serveur
demexp devient un jeu d'enfant. À titre d'exemple, voici un exemple de code qui ajoute une question à une base
demexp (serveur local sur le port 50000):
import rpc
import sys
import socket
import DemexpRpc
# Check arguments
if len(sys.argv) != 2:
print "Usage: add-question.py question-description"
sys.exit (1)
# Connect to the server
try:
c = DemexpRpc.client.Demexp.V1("localhost",50000)
except socket.error:
print "Connexion failed to localhost:50000"
sys.exit (1)
# Login on the server
login_ret = c.login(DemexpRpc.const.PROTOCOL_VERSION, "root", "demexp")
# Check the protocol version returned by the server to see if it's the
# same as the one we implement
if login_ret.server_protocol_version != DemexpRpc.const.PROTOCOL_VERSION:
print "Server has a different protocol version"
sys.exit (1)
# Check that login was successful
if login_ret.login_return_code != DemexpRpc.const.rt_ok:
print "Error: " + DemexpRpc.const.return_code_t[login_ret.login_return_code] \
+ " (" + str(login_ret.login_return_code) + ")"
sys.exit (1)
cookie = login_ret.login_cookie
# Add the question
question_ret = c.new_question(cookie, sys.argv[1])
# Check if the question has been correctly added
if question_ret.question_id_return_code != DemexpRpc.const.rt_ok:
print "Error: " + DemexpRpc.const.return_code_t[question_ret.question_id_return_code] \
+ " (" + str(question_ret.question_id_return_code) + ")"
sys.exit (1)
print "Question successfully added under id " + str(question_ret.question_id_id)
# Disconnect
c.goodbye(cookie)
Afin de faciliter le développement de code, j'ai créé un petit kit,
pydemexp, qui contient des scripts pour générer automatiquement le module Python à l'aide du générateur de code, et trois exemples de code. Le premier est celui visible ci-dessus, le second permet de lister les questions, et le troisième est un petit client très rudimentaire en mode texte offrant quelques-unes des fonctionnalités de
demexp. Tout cela est disponible en
version 0.1, et le développement se passe dans un
dépôt Subversion.
J'espère que tout cela donnera envie à quelques-uns d'écrire un peu de code autour de
demexp ! Bon hack !
Une distribution GNU/Linux française promeut du logiciel propriétaire
Mandriva vient d'
annoncer qu'ils allaient livrer Skype, le désormais très connu logiciel de téléphonie, dans la prochaine version de leur distribution. Pour ceux qui ne connaissent pas, Skype est un logiciel
1) propriétaire,
2) qui utilise des protocoles non documentés, ce qui rend complexe toute interopérabilité et
3) pose des problèmes de sécurité. Pourquoi Mandriva promeut un tel logiciel, alors que des alternatives libres existent, telles que
Gnome Meeting ou
OpenWengo, ou sont en développement, avec le futur
support de la voix dans Jabber ?
Je trouve vraiment dommage que Mandriva, qui bénéficie beaucoup du Logiciel Libre et y contribue également, ne soit pas plus moteur dans le développement des alternatives libres là où elles ne sont pas encore suffisamment abouties.
Paquets pour GCompris 7.2 et Digital Scratch
Quelques nouveaux paquetages sont disponibles pour quelques distributions dans mon
dépôt:
- les paquets pour Ubuntu Breezy du logiciel éducatif libre GCompris, développé par Bruno Coudoin, un collègue de Toulibre. Ce logiciel est déjà disponible pour Breezy, mais seulement en version 6.5. Les paquets que j'ai réalisé contiennent la dernière version stable, la 7.2, afin de faire bénéficier aux utilisateurs des nouvelles fonctionnalités: nouvelles activités et interface d'administration, notamment. Cette affaire a permis de trouver un petit bug dans le configure.in de GCompris. Les gens de chez Ubuntu sont intéressés par ce paquet, je vais l'uploader dans leur système de revue des paquets appelé Revu
- des paquets pour Ubuntu Breezy et Debian Sid du logiciel Digital Scratch. Ce logiciel permet de piloter la lecture d'un fichier son (mp3 ou ogg) à l'aide d'une platine vinyle. Cela permet donc de mixer des fichiers sons comme s'il s'agissait de véritables vinyles. De tels logiciels existent déjà en version propriétaire, digital-scratch est une implémentation libre sous GPL de ce concept. Personnellement, je ne suis pas DJ, mais ce logiciel étant réalisé par un ami de l'UTBM, je suis heureux de pouvoir l'aider un peu !
Par contre, coté paquets pour OCaml intégrés officiellement à Debian, c'est un peu le bazar. Les développeurs Debian ont
uploadé dans
unstable la dernière version du compilateur OCaml, la
3.09. Suite à cela, il a fallu recompiler toutes les bibliothèques, car l'ABI avait changé. Et finalement, il s'avère que ce compilateur est buggé, et ne permet pas d'utiliser correctement
CDuce, le paquet dont je m'occupe. La correction de ce bug est disponible, mais implique à nouveau un changement d'ABI, donc un réupload généralisé des bibliothèques OCaml. Snif ;-(
Toulibre, ça continue !
Toulibre bouge bien en ce moment. La présentation générale du Logiciel Libre aux
Musicophages le 23 novembre s'est bien déroulée. Les slides sont disponibles, en
PDF ou
OpenDocument, ainsi que les
deux extraits de vidéo diffusés pendant la présentation. La présentation était peut-être un peu longue, mais j'ai le sentiment qu'elle a permis de couvrir les sujets les plus importants, et de bien faire comprendre ce qu'est le Logiciel Libre, son histoire, qui sont ses acteurs, comment il est produit, etc. N'hésitez pas à faire des remarques et suggestions !
Sur le plan du projet de loi DADVSI, Toulibre a fait parvenir aujoud'hui un courrier aux 8 députés de la région, ainsi qu'aux rapporteurs concernés par ce projet de loi dans les différents partis politiques. Une petite pierre dans le mouvement de rejet de ce projet de loi.
Toulibre organise prochainement divers évènements:
- demain, samedi 10 décembre, Toulibre sera au forum de l'Économie solidaire à Labège, près de Toulouse. J'espère pouvoir y promouvoir le Libre auprès d'un public qui devrait être sensible aux valeurs et aux idéaux du Libre !
- mercredi 14 décembre, aux Musicophages, un atelier « Découverte des Logiciels Libres », à 20 heures. Si vous voulez découvrir les Logiciels Libres et voir à quoi ça ressemble, ou que quelqu'un que vous connaissez le souhaite, n'hésitez pas !
- jeudi 22 décembre, le traditionnel Qjelt, le repas mensuel des libristes toulousains. À la demande de quelques-uns, le repas a été maintenu, même si c'est proche de Noël. Il aura donc lieu au resto Chez Pierre, 3 rue Delacroix à Toulouse. Les inscriptions sont ouvertes !
- mi-janvier, notre rencontre mensuelle aura une nouvelle fois lieu aux Musicophages, même si la date n'est pas encore fixée. Cette fois-ci, une soirée en deux parties: accueil des débutants, curieux et autres en début de soirée, et ensuite, une présentation des logiciels de musique sous GNU/Linux !
À bientôt à Toulibre ! ;-)
Prochains évènements de Toulibre
Prochainement, organisé par
Toulibre :
- une présentation et démonstration du Logiciel Libre, animée par un collègue de Toulibre et moi-même, à Musicophages, dans le centre de Toulouse. Ça sera ce mercredi 23 novembre à 20 heures, et les transparents seront disponibles après la présentation.
- le traditionnel repas mensuel, le Qjelt, qui aura une nouvelle fois lieu au Barbu, ce jeudi 24 novembre à 20 heures. Venez nombreux !
D'autre part, Toulibre a commencé l'enregistrement et la diffusion de
chroniques au sujet du Logiciel Libre sur
Radio Campus Toulouse. Une chronique sur OpenOffice.org a été diffusée, ainsi qu'une annonce de la présentation du 23 novembre. Une chronique sur les formats ouverts a également été enregistrée, et sera prochainement diffusée. Pour les prochaines chroniques, c'est par
ici que ça se passe, et ça parlera sûrement de The Gimp, de Firefox, de LiveCD, de Wikipédia, etc. N'hésitez pas à contribuer, les chroniques sont ensuite sous licence
Art Libre, et donc réutilisable et diffusable à volonté ! ;-)
Agenda du Libre, une carte
Aujourd'hui, pour m'amuser, j'ai mis en place une
carte cliquable des régions françaises sur l'
Agenda du Libre. Un clic sur une région, et hop, la liste des évènements pour la région concernée et pour les 30 jours à venir apparaissent dans une boîte à gauche. Je ne sais pas si c'est vraiment utile, mais en tout cas, c'est amusant. Ça permet de voir qu'il y a quand même une moitié de régions pour lesquelles aucun évènement lié au Logiciel Libre n'est prévu (et répertorié dans l'Agenda du Libre, évidemment).
Pour réaliser la carte, j'ai utilisé un fond de carte disponible sur
Ooo HG, qui contient un grand nombre de cartes "libres". Des cartes libres sont relativement difficiles à trouver sur Internet, et Ooo HG est vraiment un repère très bien fourni. Au sujet des cartes de Ooo HG, j'ai mis "libres" entre guillemets car bien que la licence autorise l'utilisation, la modification, la redistribution, elle interdit de les utiliser dans un but commercial. On comprend la position de l'auteur, qui a fait ça bénévolement, et qui ne souhaite pas voir de grosses entreprises ou des éditeurs utiliser ses cartes. Malheureusement, interdire l'utilisation commerciale a des effets négatifs qui nuisent à la diffusion du contenu: les distributions ne peuvent pas intégrer ces cartes dans leurs CD-ROM, les LUGs ne peuvent pas envisager de vendre à coût modique un CD-ROM contenant ces cartes, je ne peux pas envisager de mettre de la publicité Google sur l'Agenda du Libre, etc. Rassurez-vous, je n'envisage absolument pas de mettre de la publicité, mais les quelques exemples que j'ai donné montrent qu'interdire l'utilisation commerciale revient à prohiber un certain nombre d'usages tout à fait légitimes de l'oeuvre, ce qui est fort dommage pour sa diffusion. Les gens de Libroscope ont parlé de cette problématique dans un texte appelé
Non commercial : est-ce cela qui importe dans les Licences dites “Libres” ?. Personnellement, j'avais
évoqué cette question il y a quelques temps.
Pour revenir à la réalisation de la carte cliquable, j'ai particulièrement apprécié le plug-in
Image Map de The Gimp. Celui-ci a vraiment facilité le découpage de la carte en polygones cliquables, en générant automatiquement le code HTML contenant les coordonnées des polygones après les avoir tracé à la souris. Sympa !
Documentaires, conférences autour du Libre
Il n'y a pas
longtemps, je m'étais fait la réfléxion qu'il serait intéressant d'avoir un documentaire d'introduction au Logiciel Libre, chose qui manque à mon avis à la communauté du Logiciel Libre. Depuis cette réflexion, j'ai découvert
un documentaire intitulé
La Communauté du libre au service du Bien Commun et d’Internet. Celui-ci, d'une durée de 10 minutes, fait intervenir Tristan Nitot, Daniel Glazman, Cécile Blonay (du
CRI74) et un développeur de Logiciels Libres. Il est intéressant, mais ne constitue pas vraiment une introduction complète au Logiciel Libre. Les plus attentifs reconnaîtront la voix de Thierry Stoehr au fond, annonçant une conférence pour
OpenOffice?.org, pendant une interview de Tristan Nitot. Pour visualiser le documentaire, voici un
lien direct, qui vous évitera d'avoir à patauger dans l'infâme dédale des
pop-ups et autres joyeusetés. Ami libriste, attention, c'est du WMV (c'est ça ou du Real Player ou du Quicktime...) !
En dehors de ce documentaire, voici quelques ressources vidéo ou audio qu'il me paraît intéressant de partager :
- Une conférence filmée de Jean-Pierre Archambault, à propos du Logiciel Libre. Je n'ai vu que le début pour l'instant, mais le discours est vraiment très intéressant, très axé partage et diffusion des connaissances, lien entre la mission de l'éducation et les valeurs du Logiciel Libre, etc. À voir.
- Des cours de l'Université de Laval, sur le thème Logiciels Libres et société. Je n'ai pas eu le temps d'écouter, mais on m'a dit que c'était fort intéressant, et les titres semblent confirmer: Accès au Logiciel Libre, L'utilisation des Logiciels Libres, La production du Logiciel Libre, La dimension économique et commerciale, La dimension juridique et la "propriété" intellectuelle (notez les guillemets autour de propriété), La migration vers le Logiciel Libre et Les enjeux de la décision du choix de logiciel libre. Les enregistrements des cours passés sont disponibles, je suppose que ceux des prochains cours arriveront au fur et à mesure.
- Une conférence de Lawrence Lessig, avec les transparents, sous forme d'une animation Flash (argh). Il y est question de l'histoire du droit d'auteur, de diffusion de la création, etc. Vraiment, vraiment très intéressant. Pour les allergiques au Flash, il y a une version MP3, mais pour laquelle les slides ne sont pas disponibles. Pourtant, ceux-ci apportent vraiment quelque chose à la présentation.
- Plus technique, des vidéos des Journées du Logiciel Libre de Lyon 2004 et 2005 ont été publiées ici et là. Au menu, des conférences sur les formats ouverts, Firefox, NVU, les Jeux Libres, les DRM, Gimp, Blender, Gnome, OpenOffice.org et plein d'autres choses.
Bonne écoute !
Mise à jour des paquets Debian
Suite à la sortie de
CDuce 0.4.0, j'ai mis à jour le paquet Debian correspondant, et ai recompilé
demexp avec cette nouvelle version de CDuce.
D'autre part, tous les paquets que je maintiens, à savoir demexp, cduce, camlgz, camlrpc et biloba, sont maintenant disponibles pour la distribution
Ubuntu Breezy, en ajoutant la ligne suivante à votre
/etc/apt/sources.list
Bon
apt-get ! ;-)
Toulibre, premières nouvelles
Fin août, j'avais
fait un compte-rendu du premier
Qjelt, le
Quatrième Jeudi du Libre Toulousain, un repas mensuel permettant aux amateurs de Logiciels Libres de la région de Toulouse de se retrouver. Depuis ce repas, les choses ont pas mal avancées, vers la création d'un nouveau LUG. Tout d'abord, les
Qjelt ont continué, avec un
Qjelt en septembre qui a regroupé 45 personnes, et un
Qjelt demain qui en regroupera normalement plus de 30. C'est au cours de ce
Qjelt de septembre qu'a été choisi le nom du futur LUG:
Toulibre.
Parallèlement au
Qjelt, une réunion de travail a été organisée, et suite à celle-ci, nous avons envoyé un
courrier à une dizaine de lieux dans Toulouse pour chercher un local afin de monter une rencontre régulière (toutes les deux semaines), autour du Logiciel Libre. Nous avons reçu des retours vraiment intéressants, et avons rencontré un certain nombre de personnes:
- les responsables d'une médiathèque associative de Toulouse, Musicophages, qui sont vraiment intéressés par le Logiciel Libre, et semblent prêts à accueillir notre rencontre régulière, et même collaborer sur d'autres projets. Pour les curieux, un compte-rendu est disponible ;
- une personne de Radio Campus Toulouse, une radio locale, intéressée par des chroniques courtes et régulières sur le Logiciel Libre. Le projet est ambitieux, mais est vraiment intéressant, puisque ces chroniques seraient rediffusées plusieurs fois par Radio Campus Toulouse, et pourraient même être diffusées par d'autres radios si elles sont intéressées. Là encore, les curieux pourront lire le compte-rendu ;
- des étudiants de l'ENSEEIHT, une école d'ingénieur de Toulouse, qui veulent organiser dans le cadre d'un projet scolaire, une journée de promotion du Logiciel Libre. Un projet vraiment intéressant que quelques-uns d'entre nous vont parrainer ;
- les responsables de BBB, un centre d'art contemporain, eux aussi intéressés par le Logiciel Libre et les questions de propriété intellectuelle. Ils seraient eux aussi prêts à accueillir notre rencontre régulière, et dans tous les cas, sont intéressés par l'organisation d'évènements autour du Libre et du Logiciel Libre. Là aussi, un compte-rendu est disponible.
Les choses bougent donc bien et les retours sont encourageants: le Logiciel Libre commence à être connu en dehors des sphères informatico-informaticiennes, et un certain nombre de personnes, notamment dans le monde associatif, y sont sensibles. J'espère que nous pourrons commencer la rencontre régulière dans le courant du mois de novembre. Il faudra alors lancer d'une part des présentations/ateliers, et d'autre part des évènements ponctuels de promotion du Libre.
D'ici là, si vous êtes sur Toulouse, n'hésitez pas à vous abonner à la
liste de diffusion !
Quelques lectures autour du Libre
De plus en plus d'essais ou de papiers de recherche parlent de l'organisation de la communauté du Logiciel Libre, organisation tout de même assez fabuleuse, puisqu'elle permet d'aboutir à la création et à la maintenance de logiciels complexes, impliquant parfois plusieurs dizaines de développeurs, et ce, de manière distribuée. Un bel objet d'étude, d'interrogations et de réflexions, donc. Parmi mes dernières et prochaines lectures:
- Managing volunteer activity in Free Software projects, de Martin Michlmayr, qui a été Debian Project Leader en 2004. Ce papier discute les problèmes posés par l'aspect « bénévole » des contributions à Debian, en particulier le fait que des développeurs arrivent et partent, et que malgré ces arrivées et ces départs, il faut pouvoir maintenir un grand nombre de logiciels de manière continue et avec une bonne qualité. Il décrit la problématique ainsi que les solutions mises en place dans Debian pour y pallier.
- Quality Practices and Problems in Free Software Projects, toujours de Martin Michlmayr, co-écrit avec Francis Hunt et David Probert. Dans ce papier, les auteurs ont interrogé quelques développeurs de projets libres de diverses natures, et ont débattus des pratiques actuellement utilisées pour améliorer la qualité des logiciels, ainsi que les pratiques qu'il faudrait mettre en oeuvre pour l'améliorer encore plus. Un papier assez court, qui identifie bien les problèmes que l'on connaît déjà pour la plupart, mais qui sont toujours d'actualité.
- Evolution of Volunteer Participation in Libre Software Projects: Evidence from Debian, de Gregorio Robles, Jesus M. Gonzalez-Barahona et Martin Michlmayr. Les auteurs présentent ici de nombreuses statistiques autour du travail des développeurs Debian. Le papier est donc rempli de chiffres, livrés de manière plus ou moins brutes, avec parfois assez peu d'analyse. J'ai d'ailleurs trouvé dommage que les chiffres inter-release (nombre de développeurs arrivés entre deux releases par exemple) ne soient pas ramenés au temps séparant deux releases, qui a grandement évolué au cours de la vie du projet Debian. Le papier n'invite pas spécialement à une réflexion poussée, mais reste agréable à lire et donne quelques informations intéressantes.
Ce que je trouve particulièrement intéressant dans les papiers de recherche, c'est les nombreuses références. On commence par lire un papier, qui référence de nombreux autres papiers, dont 5 ou 10 ont un titre qui interpellent. On lit alors ces 5 ou 10 papiers, dans lesquels on trouve encore des références intéressantes. Et on en finit plus... c'est passionnant !
Toujours autour du Logiciel Libre, un numéro spécial de
First Monday est consacré à l'
Open Source, avec de nombreux textes dont les titres semblent vraiment intéressants. Jusqu'ici, j'ai seulement lu
Reflections on free software past and future, de Benjamin Mako Hill. Je n'ai rien trouvé de vraiment intéressant dans ce cours papier, si ce n'est une référence vers un papier intitulé
Cave or Community ? qui montre que seulement un faible pourcentage des projets libres arrivent à créer une communauté suffisante pour construire « quelque chose ressemblant au bazaar décrit par Eric Raymond ». Je n'ai pas encore lu ce papier, mais il y a sans doute des choses intéressantes à en tirer.
Toujours dans ce
First Monday, j'ai imprimé
Can the cathedral co–exist with the bazaar? An analysis of Open Source software in commercial firms, mais je n'ai pas encore pris le temps de le lire.
Des licences libres chez Microsoft
Hier, Microsoft a annoncé à Amsterdam lors de l'EuroOSCon la publication de cinq nouvelles licences logicielles. Le sujet a déjà été évoqué sur le
blog de Tristan Nitot, sur
LinuxFr et sur
Slashdot. Sur ces cinq licences, trois ne correspondent clairement pas à l'esprit du Logiciel Libre, deux semblent s'en approcher.
À chaque fois, ils disent que la licence
Ms-PL est une licence similaire à la BSD. Or, on peut lire dans cette licence:
(D) If you distribute the software or derivative works in source code form you may do so only under this license
Ce qui me semble plus proche de l'idée du
copyleft (ce qui est libre reste libre) que de l'esprit
BSD où il est possible de
propriétariser du code. Aurais-je mal compris quelque chose, ou alors les gens qui évoquent la similitude avec BSD se sont fait avoir à cause de la taille réduite de la licence
Ms-PL, similaire à celle de la licence
BSD ?
Enfin, le paragraphe
(B) If you begin patent litigation against Microsoft over patents that you think may apply to the software (including a cross-claim or counterclaim in a lawsuit), your license to the software ends automatically a attiré mon attention: il y a des conditions qui permettent de révoquer le droit d'utilisation au logiciel. Serait-ce une licence libre dans ce cas ? En fait, la licence MPL et la licence Apache incluent des clauses similaires, et sont considérées comme libres par la FSF, même si non-compatibles avec la GPL. D'ailleurs, d'après le
président de la FSF Europe, les deux premières licences peuvent sans doute être qualifiées de « libre » au sens de la FSF.
Pour ma part, je m'interroge sur les raisons qui poussent à introduire des clauses interdisant l'utilisation d'un Logiciel Libre aux personnes attaquant pour violation de brevet. Est-ce pour leur interdire l'accès au code source, et donc leur rendre la tâche de prouver la violation de brevet plus difficile ?
Enfin, sur le fond, on peut s'interroger sur les intentions de Microsoft avec la publication de ces licences. Je ne me lancerai pas dans des hypothèses fumeuses, allez voir LinuxFr ou Slashdot pour ça ;-)
Du nouveau sur l'Agenda du Libre
Depuis environ un mois, l'Agenda du Libre propose des
calendriers au format iCal, utilisables avec des logiciels tels que Mozilla Sunbird, l'extension Calendar pour Firefox ou Thunderbird, KOrganizer, Evolution ou encore GNU Emacs. Grâce à ces calendriers, on peut avoir les évènements du Libre de sa région à coté de ses rendez-vous. À l'
annonce dans un journal LinuxFr, cet export iCal semble avoir intéressé quelques personnes. Le script de génération de calendriers a envoyé 30 Mo de données durant les 15 jours de sa présence en septembre et 26 Mo depuis le début du mois d'octobre, ce qui prouve qu'il est un peu utilisé.
D'autre part, l'Agenda du Libre est maintenant accessible depuis la barre de liens visible en haut de la page principale de
LinuxFr?.org et Lea-Linux.org. Depuis, les statistiques ont réellement fait un bon: début septembre, il y avait environ 100 à 200 visites par jour, il y en a maintenant entre 300 et 500, soit 5000 visites depuis début octobre. À mon avis, il reste encore des choses à faire pour promouvoir cet Agenda auprès de certains LUGs, et auprès des nouveaux venus dans le monde du Libre. Je suis d'ailleurs à la recherche d'idées pour cela, alors si vous en avez, n'hésitez pas à rejoindre
la liste de développement. Les visites ont donc augmenté, mais les soumissions d'évènements ont également augmenté. Pour le mois d'octobre, il y a déjà 40 évènements recensés, et nous recevons parfois 3 ou 4 évènements par jour.
Par ailleurs, j'ai récemment écrit un petit script Python pour faciliter la soumission d'évènements dans l'Agenda du Libre. L'idée est partie de la permanence organisée par Gulliver chaque vendredi à Rennes. L'heure, le lieu, la description, l'URL sont toujours les mêmes, il faut simplement changer la date. Alors plutôt que de les obliger à aller sur le site Web à chaque fois, je leur ai proposé ce
petit script. Depuis, ils l'utilisent pour cette activité hebdomadaire, ce qui a un double avantage: pour eux, la soumission se fait en une ligne de commande, et pour les modérateurs de l'Agenda, il suffit de cliquer sur « Valider », puisque la description de l'évènement a déjà été relue.
Maintenant que le script est utilisé par Gulliver, j'ai jugé intéressant d'en faire une
version plus générique, utilisable par d'autres LUGs. Cette version extrait les informations d'un
fichier XML et de la ligne de commande. On peut donner toutes les informations dans le fichier XML, seulement une partie, ou rien du tout. On peut rajouter des informations, ou surcharger celles données dans le fichier XML en utilisant les options de la ligne de commande. Bref, ça me semble relativement souple pour convenir à tous les besoins. J'ai détaillé le fonctionnement dans un
courrier électronique posté sur la liste de développement, et le script possède une aide assez complète, accessible en faisant
./adl-submit.py --help. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, suggestions et besoins à ce sujet !
Enfin, plusieurs problèmes ont été soulevés récemment sur la liste de développement:
- tout d'abord, l'extension de l'Agenda du Libre aux autres pays francophones, posée par un contributeur québecois. Je ne sais pas exactement encore si il faut le faire, ou plutôt laisser des LUGs de ces différents pays mettre en place des initiatives similaires.
- d'autre part, le problème de doublement des évènements dans les calendriers et les flux RSS, à cause des évènements à portée nationale qui sont dans tous les flux et calendriers. J'ai proposé une solution permettant de construire des flux RSS et calendriers personnalisés, mais ça me semble un peu complexe, et donc ne correspond pas à l'esprit de simplicité et d'accessibilité de l'Agenda. Là aussi, je suis ouvert aux suggestions.
Voilà les nouvelles du coté de l'Agenda du Libre. Il y a encore beaucoup de choses améliorables au niveau fonctionnalités ou esthétique. N'hésitez pas à participer !
Un documentaire pour présenter le Libre ?
Aujourd'hui, nous disposons de nombreux documents papier pour présenter le Logiciel Libre, que ce soit les
Fiches Libres de l'ALDIL, le
Livret du Libre ou de nombreux autres documents. En revanche, il n'existe pas à ma connaissance de documentaire présentant correctement le Logiciel Libre et ses enjeux.
Ici, à Toulouse, la Commission Attac Logiciels Libres envisage de diffuser le documentaire
Nom de code: Linux à l'
Utopia, un cinéma "alternatif" du coin. Personnellement, je trouve que ce documentaire n'est vraiment pas très bon pour présenter le Libre à des nouveaux venus: il présente beaucoup l'aspect « bidouille informatique » et « anti-MIcrosoft » et très peu les aspects citoyens, éthiques, les problématiques de diffusion des biens informationnels, etc. Il me semble donc être une mauvaise introduction au Libre. D'autre part, c'est un documentaire non-libre, et il faut donc s'acquitter de droits de diffusion pour avoir l'autorisation de le diffuser en public.
Malheureusement, je ne connais pas de documentaire complet et didactique d'introduction au Libre et au Logiciel Libre. Il existe plein de courtes vidéos, plus ou moins intéressantes:
- Une animation sur Creative Commons, rigolote, mais qui ne pose pas vraiment les problématiques de fond, et s'intéresse surtout aux conséquences pratiques: la gratuité de la musique ;
- Une animation sur le Trusted Computing ;
- Une animation de la FFII sur les brevets logiciels.
À chaque fois, ce sont de petites animations, qui ne constituent pas un documentaire complet, diffusable sur grand écran devant un public de néophytes. Je pense qu'un documentaire de bonne qualité et sous licence libre serait vraiment intéressant pour promouvoir le Logiciel Libre. Malheureusement, la réalisation d'un documentaire est bien plus délicate que l'écriture d'un document, ce qui rend le projet complexe et difficile. Avez-vous connaissance de tels projets ? Ont-ils abouti ?
Changement de client de courrier électronique: Sylpheed Claws
Depuis environ un an, j'utilisais
Mozilla Thunderbird, le client de courrier électronique de la Mozilla Foundation. Auparavant, j'avais déjà utilisé Mutt, Gnus et Sylpheed Claws... et je suis tout récemment revenu vers
Sylpheed Claws.
Sylpheed Claws est un client de courrier électronique en Gtk2, simple mais disposant de nombreuses fonctionnalités. Il est développé réellement comme un Logiciel Libre: les développeurs sont accessibles, prennent en compte les retours des utilisateurs, et le projet est de taille humaine. Cela change de Mozilla Thunderbird, où les retours d'utilisateurs sont noyés dans un Bugzilla qui semble ne jamais être consulté, et auquel il est très difficile de contribuer, vu les technologies utilisées (C++, XUL, Javascript) et la taille du projet.

Sylpheed Claws Gtk2
Un collègue de travail,
Colin Leroy est un des développeurs principaux de Sylpheed Claws, ce qui facilite la remontée de suggestions, de problèmes ou de bugs. Ainsi, j'utilise ce client de courrier électronique depuis quelques jours seulement, et suite à une de mes demandes, Colin a grandement amélioré la vitesse d'ouverture des dossiers IMAP. Sans attendre la nouvelle version officielle, j'ai pu recompiler Sylpheed Claws en moins de 10 minutes, support GnuPG compris. C'est ce que j'appelle un
vrai Logiciel Libre, avec un processus de développement auquel l'utilisateur peut réellement prendre part.
Évidemment, Sylpheed Claws dispose de paquets Debian bien maintenus et très à jour. Il faut installer le paquet
sylpheed-claws-gtk2, et non
sylpheed-claws qui est l'ancienne version, plus maintenue, basée sur Gtk1.
Bien qu'il reste encore des points perfectibles de mon point de vue, j'ai vraiment l'impression que ce logiciel peut évoluer dans le bon sens. Alors lecteur, si tu utilises Mozilla Thunderbird ou Évolution, n'oublie pas de regarder Sylpheed Claws un jour ! ;-)
Paquets Debian: mise à jour
Le paquet Debian de
Biloba a été mis à jour (depuis longtemps) pour inclure la version 0.3 de ce jeu de
stratégie abstraite récemment libéré. Le jeu est vraiment prenant, essayez-le !
Les paquets Debian de
demexp ont également été mis à jour pour inclure la version 0.6.3 du client et du serveur. Cette mise à jour mineure corrige un bug et un problème de sécurité dans le serveur.
Sinon, j'ai essayé il y a quelques temps d'utiliser
Debarchiver pour structurer mon archive de paquets Debian, mais je n'ai pas eu beaucoup de succès. J'ai des difficultés pour faire fonctionner de concert PBuilder, Debarchiver et la signature des paquets. Si quelqu'un connaît ou dispose d'un pointeur vers une bonne documentation sur le sujet, ça m'intéresse.
D'autre part, quelques nouveaux outils découverts:
- la possibilité de lancer la construction d'un paquet dans PBuilder directement avec svn-buildpackage. J'utilise la ligne de commande suivante: sudo svn-buildpackage --svn-ignore-new --svn-builder="pdebuild --buildresult /home/thomas/debian/pbuilder/results-$1 --debsign-k thomas.petazzoni@enix.org -- --configfile /home/thomas/.pbuilderrc.$1 --aptcache /home/thomas/debian/pbuilder/cache/$1 --debootstrap debootstrap --pkgname-logfile", où $1 est la distribution pour laquelle il faut compiler le paquet (au choix stable, testing, unstable ou hoary chez moi);
- l'outil svn-upgrade qui facilite la mise à jour d'un paquet Debian vers une nouvelle version upstream. Il suffit de faire svn-upgrade thesoft-0.3.tar.gz et svn-upgrade s'occupe de mettre le tarball au bon endroit, d'ajouter une entrée dans le ChangeLog Debian, etc. Sympathique !
Paquet Debian pour Biloba
Tout récemment,
Colin Leroy a
annoncé la libération de
Biloba, un jeu qu'il avait développé il y a quelques temps, sur commande de l'inventeur de ce jeu de plateau qui souhaitait publier une version informatisée afin de peut-être trouver un éditeur pour la version boîte.
J'en ai donc profité pour réaliser des paquets Debian et Ubuntu Hoary de ce petit jeu fort sympathique, auquel on peut jouer à 2, 3 ou 4, en local ou par le réseau, ou également tout seul contre une intelligence artificielle. Le paquet Debian fût plutôt simple à réaliser, puisque c'est écrit en langage C et que ça dépend uniquement de SDL et SDL-Image. Au passage, j'ai
rempli un Intent To Package dans le système de suivi de Debian, et ai reçu quelques conseils de Peter Samuelson.
Comme d'habitude, pour tester, ajoutez une des lignes suivantes à votre
/etc/apt/sources.list, en fonction de votre distribution:
deb http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/stable ./
deb http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/testing ./
deb http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/unstable ./
deb http://thomas.enix.org/pub/debian/packages/hoary ./
Un petit coup de
apt-get update et d'
apt-get install biloba plus tard, vous pouvez lire les règles dans
/usr/share/doc/biloba/RULES.fr et jouer ! ;-)
Demexp 0.6.2, les paquets
Le 14 septembre, David Mentré a annoncé
la version 0.6.2 de
demexp, qui corrige un bug. J'ai donc entrepris la mise à jour des paquets Debian stable, Debian testing, Debian unstable et Ubuntu hoary que je maintiens pour ce logiciel. Et ce n'est pas évident.
Le premier problème rencontré, c'est que dans Debian unstable, le wrapper
Curl pour Ocaml, utilisé par CDuce (lui-même utilisé par
demexp) a été recompilé. Comme
Ocaml est très strict sur les versions de bibliothèque, CDuce ne voulait plus fonctionner avec cette nouvelle version du wrapper Curl. Il a donc fallu recompiler CDuce, l'uploader sur le mirroir, mettre à jour l'environnement de construction de paquets
unstable, puis entamer la construction de
demexp proprement dite.
Par ailleurs, la version de
libocaml-net disponible dans unstable, testing et stable ne sont plus les mêmes. J'ai donc du passer par la case
patches de backport, comme je le
fais déjà pour Ubuntu Hoary.
Et enfin, le dernier problème, c'est la durée des compilations. Il y a quatre compilations nécessaires, une par distribution, rien que pour
demexp. Pour chaque compilation, il faut décompresser le tarball de l'environnement
pbuilder, télécharger 100 Mo de dépendances, les installer, ce qui prend 450 Mo sur le disque dur, lancer la compilation de
demexp, et finalement virer tout ça, et recommencer avec la distribution suivante. En se gourant une ou deux fois à cause des versions de paquets, ou parce qu'on doit recompiler une des dépendances, ça prend vite du temps.
Va falloir trouver un moyen d'automatiser un peu tout ce bazar ;-)
En attendant, les paquets sont disponibles à l'endroit habituel, voir
cette page Wiki pour toutes les informations.
Les maisons de disques prêtes à tout !
Les maisons de disques sont vraiment prêtes à tout et à n'importe quoi pour défendre leur
business model. Un exemple frappant est cette proposition d'amendement qui a été diffusé au sein du
Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) :
Article 13
I. Le premier alinéa de l’article 13 est rédigé comme suit:
« Après l’article L.335-3 du Code de la Propriété intellectuelle, sont insérés des articles L.335-3-1, L.335-3-2 et L.335-3-3 ainsi rédigés : »
II. Il est ajouté un article L.335-3-3 ainsi rédigé :
« Est assimilé au délit de contrefaçon :
1° Le fait d’éditer ou mettre à la disposition du public sous quelque forme que ce soit, un programme informatique permettant la mise à disposition réciproque de fichiers numériques, qui ne recourt pas à un dispositif préservant, à l’aide de mesures techniques visées à l’article L.331-5, les données protégées par un droit d’auteur ou voisin contre un usage non autorisé.
2° Le fait de promouvoir sous une forme quelconque, directement ou indirectement, un programme informatique permettant la mise à disposition réciproque de fichiers numériques, qui ne recourt pas à un dispositif préservant, à l’aide de mesures techniques visées à l’article L.331-5, les données protégées par un droit d’auteur ou voisin contre un usage non autorisé.
3° Le fait d’utiliser ou de permettre l’utilisation de quelque manière que ce soit d’un programme informatique permettant la mise à disposition réciproque de fichiers numériques, qui ne recourt pas à un dispositif préservant, à l’aide de mesures techniques visées à l’article L.331-5, les données protégées par un droit d’auteur ou voisin contre un usage non autorisé.
Les dispositions ci-dessus s'appliquent sans préjudice de celles propres à la loi du 21 juin 2004 relative à la confiance dans l'économie numérique.
Savoureux, n'est-ce pas ?
(Information publiée sur la fort intéressante liste
escape-l)
Paquets demexp pour Ubuntu Hoary
Ça fait quelques temps que je voulais générer les paquets de
demexp pour la distribution Ubuntu Hoary, vu que je génère déjà des paquets pour
Debian Sarge,
Debian Etch,
Debian Sid.
Depuis quelques temps,
debootstrap dispose des informations nécessaires pour créer un
chroot d'une distribution Ubuntu Hoary, donc je peux utiliser
pbuilder pour générer les paquets. Néanmoins, les paquets ne se recompilent pas automagiquement sous Ubuntu Hoary, en raison de différences de versions:
- dans Ubuntu Hoary, la version d'Ocaml est 3.08, alors que dans les Debian, c'est 3.08.3 ;
- dans Ubuntu Hoary, camlrpc et cduce, qui sont maintenant dans Debian, ne sont pas disponibles. Ils ne le sont que dans Ubuntu Breezy, il a donc fallu générer également camlrpc et cduce pour Hoary ;
- dans Ubuntu Hoary, la version de libocamlnet-ocaml-dev est 0.98.4 et non 1.1 comme dans Debian ;
- dans Ubuntu Hoary, libexpat-ocaml-dev et libcurl-ocaml-dev ne sont pas disponibles (elles ne le sont qu'en Breezy), il a donc fallu compiler les paquets CDuce en utilisant le support offert par libnetclient-ocaml-dev et libpxp-ocaml-dev ;
Pour gérer ces
backports facilement, j'ai utilisé une petite technique que je résume ici, pour la documenter et la rendre disponible. Pour la comprendre, il faut
d'abord lire l'explication concernant la structuration des paquets lorsque l'on utilise
svn-buildpackage.
Pour gérer les modifications à appliquer à un paquet pour qu'il compile en Ubuntu Hoary, j'ai utilisé
dpatch, le système de patchs des paquets Debian. Pour l'utiliser avec des paquets gérés par
svn-buildpackage, on commence par créer un fichier
~/.dpatch.conf, contenant:
conf_origtargzpath=../upstream
Ensuite, on se place dans le répetoire
nom-du-paquet/trunk, et on édite le patch, que j'ai choisi d'appeler
hoary-backport:
dpatch-edit-patch -b hoary-backport
À ce moment-là,
dpatch-edit-patch lance un sous-shell. Toutes les modifications effectuées sur les fichiers du paquet dans ce sous-shell seront enregistrées dans le patch lorsque l'on quittera ce shell. Si vous voulez annuler les modifications, il suffit de quitter le shell en utilisant
exit 230. Dans ce sous-shell, on peut donc modifier les fichiers
debian/control ou
debian/rules pour les adapter à la Ubuntu Hoary. Une fois terminé, on quitte, ce qui a pour effet de créer le fichier
nom-du-package/trunk/debian/patches/hoary-backport.dpatch.
Maintenant que le
dpatch existe, il faut l'appliquer. Néanmoins, on ne peut utiliser le système normal de
dpatch, qui consiste à inscrire le patch dans le fichier
nom-du-package/trunk/debian/patches/00list. En effet, il s'agit d'un patch de
backport, dont certaines modifications peuvent être utiles avant que les
dpatch classiques ne soient appliqués.
Pour l'appliquer, j'utilise donc un
script shell qui réalise les opérations suivantes:
- copie le répertoire contenant le paquet dans un répertoire nommé nom-du-package-distribution
- exécute dpatch apply hoary-backport depuis le répertoire nom-du-package-distribution/trunk
- lance la génération du paquet source via svn-buildpackage
- lance la compilation du paquet proprement dite dans pbuilder
Et voilà, il suffit d'appeler ce script en faisant par exemple
./backport.sh demexp hoary, et paf, ça compile le paquet pour Ubuntu Hoary. Ça fonctionne plutôt bien, et simplifie grandement la gestion des
backports. J'avais déjà utilisé un mécanisme similaire à l'époque où les versions de paquets dans Debian Sid différaient vraiment de celles dans Debian Etch et Sarge.
Dans un prochain billet, j'exposerai rapidement ma configuration de
pbuilder.
Le Livret du Libre dans le livre blanc de Di&Mark
Frédéric Couchet a
annoncé aujourd'hui sur son blog la publication d'un
livre blanc intitulé « Organisations et logiciels libres », dont il a rédigé la préface. J'ai rapidement parcouru le document, qui semble plutôt complet et dont la lecture peut se réveler intéressante.
En particulier, j'ai noté qu'il était fait mention du
Livret du Libre :
- Page 70, « Les personnes auditées avaient toutes entendu parler des logiciels libres. Si tel n’était pas le cas, l’enquêteur proposait l’expédition de l’excellent ouvrage intitulé Livret du libre 3ème édition de mai 2005, projet libre où chacun apporte sa contribution additionnelle s’il le souhaite. »
- Dans la bibliographie, page 80, le premier document mentionné est le Livret du Libre
Justement, pour améliorer ce Livret du Libre, la lecture de ce livre blanc peut donner des idées, puisqu'il inclut une présentation assez longue de l'historique du Logiciel Libre et de ses fondements éthiques et légaux.
Clever Age, deuxième publication de leur article
Il y a un peu plus d'une semaine, Clever Age avait publié sur son site un article intitulé
Faut-il passer au Libre ?. Celui-ci contenait plusieurs imprécisions, en particulier en ce qui concerne la licence GPL. J'avais donc écrit aux auteurs de l'article, comme je l'avais
relaté dans un précédent billet.
Depuis, un des auteurs de l'article m'a répondu par courrier électronique, et je viens de m'apercevoir, via le
Standblog, qu'une version mise à jour de l'article a été publiée sur le
Journal du Net. Dans cette version:
- l'erreur de l'article initial qui prétendait que les modifications apportées à un logiciel sous GPL devaient être diffusées dans le domaine public a été corrigée. On y lit désormais : « lle contient une clause obligeant l’utilisateur à redistribuer aux utilisateurs toutes les modifications qu’il apporte au logiciel » ;
- le terme de « hériditaire » pour qualifier la GPL n'a malheureusement pas été retenu par l'auteur de l'article, on y trouve donc toujours le terme « contaminante », comme si la GPL « contaminait » les logiciels du monde entier ;
- sur la pérennité, un paragraphe a été ajouté sur l'intérêt de la disponibilité du code source : « enfin, la viabilité d’une solution est fortement liée à sa solidité technique, que ce soit pour un logiciel libre ou éditeur ; or cette solidité n’est appréciable que lorsqu’on a accès aux sources (même s’il faut reconnaître que très peu d’intégrateurs le font réellement, ce qui est regrettable). »
D'ailleurs, la
version originale de l'article contient également ces précisions. Sympathique de voir que les remarques réalisées ont été prises en compte, cela montre qu'il n'est jamais vain de vouloir corriger quelques imprécisions dans les textes traitant des Logiciels Libres.
De plus en plus, je m'aperçois que de nombreuses personnes éprouvent des difficultés à réellement comprendre le monde du Logiciel Libre, que ce soit les pratiques et usages utilisés dans le développement des logiciels (liste de diffusion, système de gestion de versions, etc.), les questions de licences, de droit d'auteur, de brevets, etc. Cela montre que le monde du Logiciel Libre est complexe, touffu, difficile à appréhender pour un nouveau venu, et explique sans aucun doute les imprécisions que l'on trouve ça et là dans les articles traitant du sujet, ou dans le discours de certains peu habitués.
Passage à svn-buildpackage
Jusqu'ici, pour compiler mes paquets Debian, j'utilisais
opkg-buildpackage, un petit outil réalisé par les
mainteneurs des paquets Debian OCaml. Ceux-ci ayant récemment décidé de migrer vers
svn-buildpackage, une solution maintenue, plus standard et plus adaptée à l'utilisation de Subversion, j'ai donc migré mes paquets vers
svn-buildpackage. Voici la recette.
Tout d'abord, pour chaque paquet, il faut avoir une arborescence du type:
- build-area, répertoire utilisé temporairement pour la compilation et où seront placés les .deb résultants, ainsi que ses amis .diff.gz, .changes, .orig.tar.gz et .dsc
- upstream, répertoire qui doit simplement contenir l'archive d'origine du logiciel, nommée sous la forme nompaquet_version.orig.tar.gz
- trunk
- debian, répertoire qui contient tous les fichiers de configuration du paquet Debian, comme control, copyright, rules, README et un fichier spécial, svn-deblayout
- patches, répertoire optionnel contenant les patches à appliquer sur le logiciel d'origine
L'arborescence décrite ci-dessus ne contient que
trunk, car on pourra également si nécessaire créer les répertoires
tags et
branches, conformément à la tradition d'organisation des dépôts de Subversion.
Le fichier
svn-deblayout du répertoire
trunk/debian est très important, il indique à
svn-buildpackage comment se comporter. Il doit contenir quelque chose comme:
origDir=../upstream
origUrl=svn+ssh://svn.debian.org/svn/pkg-ocaml-maint/trunk/packages/camlgz/upstream
tagsUrl=svn+ssh://svn.debian.org/svn/pkg-ocaml-maint/tags/packages/camlgz
C'est à dire l'emplacement de l'archive d'origine du logiciel en local, ainsi que l'emplacement du travail sur le paquet Debian dans le dépôt Subversion.
Par exemple, pour le paquet
camlgz, l'organisation est la suivante:
./trunk
./trunk/debian
./trunk/debian/patches
./trunk/debian/changelog
./trunk/debian/control
./trunk/debian/compat
./trunk/debian/libgz-ocaml.dirs
./trunk/debian/watch
./trunk/debian/rules
./trunk/debian/libgz-ocaml-dev.docs
./trunk/debian/libgz-ocaml-dev.dirs
./trunk/debian/libgz-ocaml.docs
./trunk/debian/copyright
./trunk/debian/README.Debian
./trunk/debian/svn-deblayout
./build-area
./upstream
./upstream/camlgz_0.5.6.orig.tar.gz
Pour fonctionner dans ce mode où l'archive du logiciel originel est directement dans le dépôt Subversion, il faut positionner la propriété
mergeWithUpstream à 1 sur le répertoire
debian. Pour cela, on utilisera:
svn propset mergeWithUpstream 1 trunk/debian
Sinon, il est possible de faire télécharger l'archive du logiciel originel à
svn-buildpackage directement. Néanmoins, je trouve plus pérenne de disposer d'une version de référence du logiciel originel au sein du dépôt. Personne n'est à l'abri d'une disparition du serveur hébergeant le logiciel, d'une modification de dernière minute dans le logiciel sans modification du numéro de version, etc.
Pour compiler, rien de plus simple : on se place dans
trunk, et on exécute
svn-buildpackage -rfakeroot. On pourra utiliser l'option
--svn-ignore-new, sinon
svn-buildpackage râle lorsque des modifications locales n'ont pas été committées dans le dépôt Subversion. D'autre part, il faut s'assurer que la cible
clean du
debian/rules peut s'exécuter quoi qu'il arrive, même juste après la décompression de l'archive. Pour cela, on utilisera par exemple (notez le '-' devant le $(MAKE)) :
Et voilà ;-)
Compte-rendu du Linux Symposium 2005 à Ottawa
Comme je
l'avais dit dans un précédent billet, j'ai eu la chance cette année de me prendre à Ottawa pour le
Linux Symposium, un cycle de conférences consacré au noyau Linux. Comme pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, j'avais décidé d'en faire un compte-rendu ici, afin de partager avec mes quelques lecteurs ce que j'ai appris ou découvert là-bas durant les conférences ou en dehors.

Le T-Shirt du Linux Symposium
La rédaction du compte-rendu s'est terminée aujourd'hui, un mois après la fin de la conférence. J'ai donc mis beaucoup de temps à le terminer, et la qualité de certains résumés peut donc s'en ressentir. D'autre part, je n'ai pas forcément compris tous les détails techniques de toutes les conférences, il peut donc y avoir des inexactitudes. J'espère que ceux qui attendaient depuis quelques semaines ce compte-rendu ne seront pas déçus.
Le compte-rendu est découpé en 6 parties :
Au total, dans OpenOffice, cela représentait quelques 40 pages de texte, sans les illustrations que j'ai ajouté pour égayer la lecture.
Bonne lecture !
Quelques contributions à Wikipédia
Jusqu'à maintenant, ma contribution à
Wikipédia se limitait à des corrections d'orthographe et de grammaire, et à avoir complété la page consacrée à
KOS (promis, ce n'est pas moi qui ai créé la page, elle existait déjà).
La semaine dernière,
Maxime et moi avons donc créé la page relative au
Château de Méridon, avec une jolie photo du château prise par Maxime et donc disponible sous licence Art Libre. Nous avons également ajouté une photo à la page
Skimboard, en prenant une photo de mon nouveau skim ;-)
La rédaction de la page sur le
Château de Méridon a permis de se rendre compte qu'il y avait du travail pour rendre la page consacrée au
Château de la Madeleine à peu près correcte, et qu'il faudrait également créer les pages consacrées au Château de Breteuil ou au Château de Dampierre, deux autres châteaux de la région.
Il y a quelques temps, j'ai encore une fois été surpris de la réactivité de Wikipédia: dès l'annonce de l'
amélioration d'une attaque sur SHA-1 sur Slashdot, la
page Wikipédia consacrée à SHA était à jour avec cette nouvelle information. Impressionnant.
Qjelt #1, c'est fini !
Ça y est, le premier
Qjelt (Quatrième Jeudi du Libre Toulousain) est terminé. Ce soir, 40 personnes étaient présentes (sur les 45 inscrits) au restaurant Le Barbu à Toulouse pour y causer de Logiciel Libre. Le restaurant nous avait réservé une salle en sous-sol, ce qui était plutôt sympathique.
Une fois tout le monde arrivé, j'ai rapidement précisé la date du prochain Qjelt à l'assemblée. Puis, comme j'avais parlé de la signature de clés GPG dans les courriers électroniques de rappel, j'ai demandé si des personnes étaient intéressées par une petite explication. Une dizaine ou quinzaine de personnes se sont montrées intéressées et j'ai donc improvisé une courte présentation du principe de clé privée/clé publique, du chiffrement, de la signature et du rituel de la signature de clé.
Comme dans tous les repas, il est impossible de discuter avec tout le monde, donc je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de parler avec toutes les personnes présentes. Néanmoins, j'espère que ces repas réguliers vont permettre aux gens de se connaître au fur et à mesure, de constituer des groupes de travail, et d'aboutir sur des actions réelles. L'idée de ces repas est de lancer le mouvement, on verra bien ce qu'il adviendra.
Mais déjà, plusieurs personnes ont montré leur intérêt pour l'organisation d'actions, et il semblerait qu'une réunion de travail soit maintenant nécessaire pour réfléchir plus sérieusement à ce que nous pouvons faire pour promouvoir le Libre à Toulouse. À organiser courant septembre, sans doute !
Sinon, au niveau du resto, le service est assez rustique, et la cuisine très traditionnelle et familiale. Rien de bien original ou de particulièrement excellent, mais cela restait très honnête pour le prix (11 Euros la formule entrée-plat). J'ai vraiment apprécié le fait de disposer d'une salle réservée pour le groupe, car cela a permis de faire la présentation de
GnuPG, et permet d'envisager d'autres petites présentations du même type. Pour le prochain Qjelt, même resto ? Autre resto ? À voir !
Ingénierie inverse en chambre propre, le retour
Début août, j'
évoquais l'initiative d'
ingénierie inverse en chambre propre qui était en cours sur le chipset Broadcom 43xx pour lequel les spécifications ne sont pas disponibles. Comme je le disais, des développeurs ont entrepris de rédiger des spécifications du chipset à partir du désassemblage des pilotes binaires, un travail très fastidieux. Ils espéraient qu'ensuite une autre équipe de développeurs utiliseraient ces spécifications pour développer un pilote libre.
Un anonyme a posté aujourd'hui un commentaire sur mon précédent billet à ce sujet, indiquant que le projet
Broadcom 43xx Linux Driver était en route : il vise précisement à utiliser les spécifications précédement évoquées pour implémenter un pilote libre ! Un début de
code source est disponible dans le dépôt Subversion du projet.
Une bonne nouvelle donc, qui permettra peut-être aux possesseurs de Linksys WRT54G et autres gadgets sympathiques d'avoir un système entièrement libre, et donc de pouvoir migrer vers le noyau 2.6 !
Mise-à-jour: un utilisateur de Linksys WRT54G m'informe que ces appareils sont équipés d'un Broadcom 40xx ou 41xx et non d'un 43xx. Du coup, ce nouveau driver ne leur sera pas utile, et il reste donc du travail pour les versions 40xx et 41xx !
Nouvelle mise-à-jour: finalement, le Linksys WRT54G comporte bien un chipset Broadcom 43xx pour le Wifi, donc c'est projet est tout à fait pertinent pour les utilisateurs de ces sympathiques machines.
Faut-il passer au Libre, un article de Clever Age
La société
Clever Age, dont le métier est le
conseil en architecture technique (sic) a publié un article intitulé
Faut-il passer au Libre ?. L'objectif semble être de rassurer les personnes ne connaissant pas et ne comprenant pas le fonctionnement du monde du Libre, et de casser quelques idées préconçues concernant le support, la pérennité ou les problèmes de licence.
Néanmoins, l'article, que j'ai découvert via un
journal LinuxFr comporte plusieurs imprécisions, ce qui m'a poussé à rédiger et à envoyer un courrier électronique aux personnes de Clever Age (j'ai d'ailleurs trouvé regrettable de ne pas disposer d'un contact direct pour communiquer avec l'auteur de l'article). Voici ce courrier:
Bonjour,
La lecture de votre article « Faut-il passer au Libre ? » [1] s'est révélée très intéressante. Ce type d'article, très accessible, est très important pour faire connaître et comprendre le monde parfois complexe du Logiciel Libre.
Néanmoins, j'ai relevé quelques inexactitudes en ce qui concerne la licence GPL:
- « La plus connue (et la plus répandue) est la licence GNU GPL (General Public License). Elle contient une clause obligeant l’utilisateur à reverser dans le domaine public toutes les modifications qu’il apporte au logiciel, »
Remarque: la GPL n'oblige absolument pas à reverser les modifications apportées au logiciel dans le domaine public. La GPL oblige à ce que les modifications apportées soient distribuées sous les mêmes termes, c'est-à-dire ceux de la licence GPL. Le domaine public [2] est un état légal particulier dans lequel une oeuvre passe 70 ans après la mort de son auteur (en France). Les logiciels sous licence GPL ne sont absolument pas des logiciels du domaine public.
- « Le seul cas où la GPL peut être trop contraignante, c’est lorsque justement l’utilisateur souhaite distribuer son programme (le vendre par exemple). Dans ce cas, il est dans l’obligation de mettre à disposition les sources également. » :
Remarque: effectivement, mais dans ce cas, la GPL impose seulement de fournir le code source à ceux à qui le binaire a été distribué, et pas à tout le monde. Ainsi, si une entreprise vend ou modifie un logiciel sous GPL, elle n'est tenue de fournir les sources qu'aux personnes ayant acheté ledit logiciel.
- « Mais si la GPL couvre aujourd’hui une majorité de logiciel libres (dont tout le système d’exploitation Linux, notamment), il faut préciser que nombre de projets utilisent d’autres licences (les licences Apache, Mozilla, FreeBSD, etc.) qui n’ont pas cette vertu « contaminante » ».
Remarque: le terme « contaminant » me paraît peu approprié pour qualifier la licence GPL. En effet, la licence GPL ne « contamine » rien: un logiciel qui n'est pas sous licence GPL ne va pas se retrouver « contaminé » par un logiciel sous licence GPL. Le terme « hériditaire » me paraît plus approprié pour qualifier la licence GPL. Pour information, les licences de ce type sont dites « copyleft », à l'opposé des licences dites « non-copyleft » comme la licence BSD, par exemple.
Dans la partie « La pérennité » sont mentionnés de nombreux points importants. Néanmoins, il me semble que deux aspects également importants ont été oubliés. Premièrement, que la disposition du code source permet à une entreprise qui a un besoin vital de faire évoluer un logiciel libre de payer des développeurs pour le faire, et ce même si le projet communautaire lié à ce logiciel n'est plus actif. Deuxièmement, que les logiciels libres reposent sur des formats ouverts qui garantissent l'interopérabilité, alors que les logiciels propriétaires reposent souvent sur des formats fermés, afin d'«enfermer» les données de l'utilisateur dans un logiciel donné.
Bonne journée,
Thomas
J'espère avoir bien expliqué les imprécisions de l'article tout en restant cordial. On verra bien si j'ai une réponse un jour !
Brevets sur le logiciel, encore et toujours
Il y a
quelques jours, l'OSDL annonçait un projet de mise en commun de brevets, soit disant pour permettre aux développeurs de Logiciels Libres « d'innover sans peur ». Comme l'explique
Frédéric Couchet, cette initiative est vraiment discutable : elle consiste à rentrer dans le jeu des brevets, jeu dont on sait qu'il est à dés pipés, et qu'il aura avec les règles actuelles de très fortes chances d'être défavorable au Logiciel Libre, voire à l'industrie informatique en général. Fred Couchet le résume bien :
« On ne peut pas gagner la bataille contre le brevet logiciel en légitimant le système. »
Parallèlement,
le même Fred Couchet relève l'effet «Boomerang» des brevets, avec Amazon qui se retrouve obligée de payer 40 millions de dollars pour acheter des licences de brevets plus ou moins bidons.
Toujours sur les brevets, mais dans un genre un peu différent, une
affaire relatée par
Groklaw : Apple a voulu faire breveter une invention issue de l'iPod, mais s'est fait doubler par Microsoft. En effet, alors qu'Apple a lancé l'iPod en novembre 2001, ils ont attendu juillet 2002 pour faire le début des démarches de dépôt de brevet, démarches qui se sont prolongées jusqu'en octobre. Microsoft, de son coté, a soumis une demande de brevet en mai 2002, brevet qui a été validé. Apple doit donc maintenant prouver l'antériorité de son invention pour invalider le brevet de Microsoft.
Pour l'instant, prouver cette antérioté est possible car la règle du
first-to-invent prévaut aux États-Unis, mais d'après Groklaw une proposition de loi est à l'étude au Sénat Américain pour passer à la règle du
first-to-file qui laisserait alors Microsoft dans son bon droit en ayant usurpé une invention d'une autre société. C'est pas magnifique la jungle des brevets ? Tel que le système fonctionne actuellement, c'est un jeu de grands, de millions de dollars, d'heures d'avocats et de traducteurs, un jeu inaccessible au commun des mortels ou à la petite entreprise. Cette loterie géante va-t-elle s'autodétruire ?
Darl, on t'aime !
J'adore
Darl McBride, le CEO de l'entreprise
SCO. Il est génial. Il a accusé les développeurs du noyau Linux d'avoir repompé du code du SCO, a mis des plombes à fournir des preuves qui se sont révélées complètement bidon, évidemment. Récemment, dans une
lettre ouverte, il essaie de vendre son système d'exploitation, le comparant en 10 points à la solution Linux. Voici l'intitulé de ces 10 points, pour vous donner une idée :
OpenServer 6 Costs Less, SCO Has a Superior Kernel, OpenServer Has Better Security, SCO Has a Customer-Driven Roadmap, OpenServer 6 is Backward Compatible, SCO Allows You to Focus on Your Core Competency, SCO Owns and Warrantees its Products, SCO is Unifying its Code Base, SCO UNIX: Legendary Reliability, SCO Has an Award-Winning Support Team
Peut-être que SCO est un bon produit, mais ce listing ressemble plus à du FUD de base, à une stratégie commerciale désespérée comme l'est la stratégie juridique désespérée de la même entreprise. Cette lettre ouverte vaut son pesant de cacahuètes, je vous recommande sa lecture. Vous trouverez quelques commentaires à ce sujet sur l'excellent
Groklaw.
Là où ça devient vraiment amusant, c'est quand quelques jours plus tard cette
dépêche Slashdot est publiée :
« Linux Kernel Code May Have Been in SCO UnixWare ». Du code du noyau Linux pourrait avoir été utilisé dans SCO. Alors c'est ça, Darl aurait mal compris les conseils de ses avocats, et aurait dit que Linux avait repompé du code de SCO alors que c'était l'inverse ? ;-) (
Groklaw détaille l'affaire).
Un
commentaire sur Linux Weekly News résume très bien la situation:
This is the ultimate proof of the parallel universes theory. Darl must be in another universe if he really believes what he writes, and maybe even several universes away if he thinks anyone else believes him.
;-)
Sur Kernelnewbies
Sur le canal #kernelnewbies du réseau IRC OFTC, j'aime beaucoup cette partie du
sujet :
2.{6.{13-rc{5,4{-mm1,-kj}},12.4,11{-{ac7,tiny1}}},4.{32-pre2,31},2.{27-rc2,26},0.40}
Et puis je trouve rigolo les échanges comme :
- [23:05] <kos_tom> isn't it possible to load modules inside UML ?
- ...
- [23:11] <jdike> kos_tom: modules often aren't enabled for security reasons
Pour information, Jeff Dike, alias
jdike est le développeur principal de
User Mode Linux, le sujet de ma question. Je ne savais même pas qu'il traînait sur ce canal, mais c'est vrai que c'est pratique d'avoir ce genre de personnes pas loin ;-)
Du coup, ce soir, j'ai fait quelques expérimentations avec User Mode Linux : un petit module noyau et une application utilisateur censés échanger des données au travers d'une socket
Netlink. Bin ça marche pas ;-(
Ingénierie inverse en chambre propre
Les
Linksys WRT54G sont des petits routeurs sans fil personnels. Fonctionnant sous Linux, une communauté s'est formée autour d'
OpenWRT, un firmware alternatif réalisé par la communauté. Néanmoins, la solution n'est pas entièrement libre: il reste un pilote Wifi propriétaire pour le chipset Broadcom 4301.
Certains ont donc décidé de se lancer dans de l'ingénierie inverse en chambre propre. En effet, ils n'ont pas fait l'ingénierie inverse à partir de zéro, mais en désassemblant et analysant le code binaire des pilotes propriétaires. Si ils le désassemblent et refont du code C avec, ils pourraient être poursuivis pour contrefaçon. Le principe de l'ingénierie inverse en chambre propre, expliqué sur
Wikipédia, évite ce problème. D'un coté, une équipe désassemble le pilote binaire et rédige à partir de là des spécifications. Les spécifications passent dans les mains d'un avocat, qui vérifie qu'il n'y a pas de contenu sous
copyright à l'intérieur. Les spécifications sont alors transmises à une autre équipe, totalement isolée de la première, sans moyen de communication directe avec elle. Cette équipe peut alors réaliser un pilote libre à partir des spécifications.
Pour le chipset Broadcom 4301, le projet est
linux-bcom4301, et semble être assez avancé puisque
74% du code assembleur a été désassemblé et analysé. Les
spécifications sont disponibles sur un Wiki, mais l'implémentation du pilote libre n'a semble-t-il pas encore commencé. D'ailleurs, une personne de la première équipe (qui rédige les specs) cherchait des gens sur IRC pour constituer la deuxième équipe (qui développe le pilote libre).
Cette ingénierie inverse en chambre propre est donc censée permettre d'éviter les problèmes rencontrés au niveau du
pilote PWC pour les webcams Philipps : le développeur du pilote libre aurait désassemblé le pilote propriétaire pour réaliser ce travail, ce qui lui a valu les foudres de l'auteur originel.
Enfin en tout cas, pour faire de l'ingénierie inverse par désassemblage, il en faut du courage... Beaucoup.
Le Livret du Libre dans Politis
Politis, un hebdomadaire qui m'était jusqu'alors inconnu, a publié dans son numéro 861 un dossier sur le Logiciel Libre, comme nous en fait part
ce journal LinuxFr. L'
introduction de ce dossier est disponible en ligne, mais malheureusement pas son contenu complet. J'ai donc essayé de l'acheter la semaine passé, mais les deux libraires avoisinants ne recevaient pas ce journal. Et du coup, le numéro 862 est sorti, et je ne peux plus espérer trouver le numéro 861 en kiosque.
J'ai donc contacté Politis pour savoir quelle était la procédure pour commander un ancien numéro. En attendant, une sympathique personne a bien voulu me scanner le contenu de ce dossier, dont j'ai donc pu lire le contenu. Il est plutôt b ien rédigé, et contient relativement peu d'erreurs: les écueils classiques Logiciel Libre = freeware, Logiciel Libre = gratuit ont été évités et clairement expliqués au lecteur. En revanche, seule la vision
copyleft du Libre est présentée, avec la licence
GPL comme licence (qu'on pourrait alors croire comme unique). Il y a également une phrase qui dit que 80% des serveurs dans le monde tournent sous Linux, alors que c'est en réalité le serveur Web Apache qui détient 70% des parts de marchés des serveurs Web, sur plateforme Linux et Windows confondues. Bref, quelques erreurs, mais globalement une très très bonne recherche en comparaison d'autres articles qu'on peut lire dans la presse concernant le Logiciel Libre.
Dans un article intitulé
Bourré d'éthique, Camille Masclet explique l'origine du Logiciel Libre et ses motivations éthiques, et au détour d'un paragraphe, on peut lire:
Un accès moins onéreux aux technologies de l'information, plus de fiabilité et de sécurité, indépendance vis-à-vis des fournisseurs de logiciels... autant d'avantages pour les utilisateurs, énumérés par les auteurs du Livret du Libre, Nicolas Bouillon, Lucas Nussbaum et Thomas Petazzoni (2)
(2) renvoyant vers le
Livret du Libre.
Sympathique, non ? En réalité, pendant les RMLLs, on m'avait déjà indiqué qu'un dossier sur le Logiciel Libre était en préparation à Politis, et que la stagiaire qui avait réalisé une partie de ce dossier avait consulté entre autres le Livret du Libre pour comprendre les problématiques du Libre. Mais je savais pas qu'il serait cité dans ce dossier. Je pense que c'est la première fois que le Livret du Libre est cité dans la presse généraliste, et même certainement spécialiste, car je ne crois pas qu'il en ait été question dans Linux Magazine ou Linux Pratique.
Une bonne nouvelle donc, et évidemment, j'en
parle sur la liste du Livret du Libre. Il y aura certainement les réactions des autres auteurs prochainement !
Libre à Toulouse, le Qjelt
Le 11 mai, quelques collègues de bureau et moi avions organisé un
repas du Libre à Toulouse qui avait réuni environ 35 personnes. Suite à ce repas, nous avions lancé un
Wiki et une
liste de diffusion, pour discuter de l'organisation d'actions de promotion du Libre dans la région toulousaine. Jusqu'ici, l'activité a été assez limitée sur la mailing-list, mais l'été n'est pas vraiment la période pour lancer des projets associatifs.
Afin d'essayer de monter un petit groupe de personnes motivées, nous allons maintenant essayer d'organiser tous les mois une bouffe du Libre, le quatrième jeudi de chaque mois. Ça s'appelle donc le
Qjelt, le
Quatrième
JEudi du
Libre
Toulousain. Vous n'arrivez pas à le prononcer ? C'est normal, c'est de l'huile^W^Wfait exprès (ceux qui ne comprennent pas la blague vaseuse doivent d'urgence voir ce non moins vaseux
film).
La première édition aura lieu le jeudi 25 août, et les
inscriptions sont déjà ouvertes, le tout étant bien sûr inscrit sur l'
Agenda du Libre. Merci à
Jean-Marie Favreau, un ex-collègue
gullivérien, pour le
sympathique logo. Vu la date de cette première édition, il y aura certainement peu de monde, mais les petits comités permettent parfois d'avoir des discussions plus constructives, et permettent à tout le monde de parler à tout le monde.
Au fil des repas, j'espère qu'un groupe motivé de quelques personnes se construira pour organiser des choses autour du Logiciel Libre sur Toulouse : journées d'information tournées vers le grand public, conférences techniques ou non, rencontres
geek, etc...
Donc, si vous êtes sur Toulouse,
venez !
Le Logiciel Libre, c'est fort !
Dans le Logiciel Libre, la réactivité pour corriger certains bugs est parfois impressionante. Ainsi, un développeur dont le blog est sur
Debian Planet résume dans un
billet la correction d'un bug dans
findutils qu'il a reporté. En à peine deux jours (et pendant un WE en plus !) :
- le bug est reporté dans Debian
- le bug est remonté au développeur originel de findutils par le développeur Debian
- le développeur de findutils corrige le bug et sort une nouvelle version
- le développeur Debian package cette nouvelle version et l'uploade sur les serveurs
- le reporteur du bug met à jour sa machine et découvre un findutils non buggé
C'est pas magique ?
Il m'est arrivé un peu la même en janvier, lorsque j'écrivais un
article sur
SOS pour
GNU/Linux Magazine France. Je rédigeais une annexe sur le débogage dans Qemu à l'aide de
gcc qui permet d'exécuter pas à pas ce qui se passe dans la machine virtuelle, d'observer les registres, la mémoire et de poser des points d'arrêts. Lors des tests pour vérifier mes propos, je découvre un comportement étrange de Qemu, lorsque je l'utilise via
gdb:
(gdb) print addr
$1 = 0
(gdb) set addr=12
(gdb) print addr
$2 = 49152
J'affecte 12 à une variable, et paf, c'est finalement 49152 qui est retenu. Étrange me dis-je, étrange. Après quelques heures de recherche pour plonger dans le fonctionnement des
stubs de Gdb et dans le code correspondant dans Qemu, je découvre qu'il s'agit d'une simple erreur d'analyse des commandes envoyées par
Gdb vers Qemu. Un patch d'une ligne corrige le bug:
- if (*p == ',')
+ if (*p == ':')
Ce qui permet d'obtenir le comportement correct:
(gdb) print addr
$1 = 0
(gdb) set addr=12
(gdb) print addr
$2 = 12
Ce qui est intéressant, c'est que j'ai reporté le bug le
samedi 15 janvier, et que dès le
lundi 17 janvier le patch était committé dans le CVS. Je sais pas vous, mais moi, je trouve ça fort.
Bon, pour modérer le propos, on va dire que cette réactivité
n'est pas toujours de mise ... ;-)
Autre traduction de l'essai sur Creative Commons
Le site
Libroscope vient de publier une autre traduction de l'essai de Benjamin Mako Hill, dont j'ai
parlé hier. Cette traduction, basée sur un texte plus complet est moins littérale et mieux rédigée. Elle s'intitule
Vers une liberté définie : Creative Commons et le mouvement du logiciel libre. Je vous recommande de lire celle-ci plutôt que la
mienne, réalisée trop rapidement.
Toujours à propos de Creative Commons, débat entre Stallman et Bornfreud
À
Copyright 2005, un cycle de conférences qui a eu lieu au Canada, un
débat chaud a semble-t-il opposé
Richard Stallman, de la
Fondation pour le Logiciel Libre et
Marcus Bornfreund, qui s'occupe entre autre de la traduction des licences Creative Commons au Canada.
Les arguments sont assez proches de ceux développés dans l'essai de Benjamin Mako Hill que j'évoquais
hier : Stallman trouve « qu'il y a des bonnes et des mauvaises licences dans Creative Commons, mais que surtout, le problème est qu'elles sont mélangées sous l'étiquette générique
Creative Commons » et « que
Creative Commons devrait faire un travail plus important pour identifier les libertés fondamentales, comme ce qui a été fait pour la GPL, et de les utiliser comme base pour déterminer quelles licences proposer ». Le mail résume également le point de vue de Marcus Bornfreud, basé principalement sur la « liberté de choix ».
Le reste du thread donne peut-être d'autres points de vue intéressants. Bonne lecture !
Traduction d'un essai sur les Creative Commons
Pour poursuivre autour du sujet des
Creative Commons, sujet que j'ai
déjà abordé il y a quelques temps, j'ai aujourd'hui traduit un essai de
Benjamin Mako Hill, développeur Debian et Ubuntu qui semble s'intéresser aux problématiques éthiques, philosophiques et organisationnelles du Logiciel Libre. L'essai que j'ai essayé de traduire s'intitule
Towards a Standard of Freedom: Creative Commons and the Free Software Movement. La traduction,
Vers un standard de Liberté : Creative Commons et le Mouvement du Logiciel Libre, demande encore des relectures et des corrections, mais l'idée est là.
Vous trouverez d'
autres essais du même auteur, comme par exemple
Problems and Strategies in Financing Voluntary Free Software Projects.
Bonne lecture !
Remue-ménage sur les brevets aux États-Unis
Apparemment, au
bureau des brevets et des marques des États-Unis, il y a du remue-ménage :
une nouvelle Slashdot, basée sur un
article de FCW, rapporte que de nombreux examinateurs partent, car ils estiment qu'il y a un trop grand nombre de brevets à étudier, et que cette étude ne peut plus se faire dans de bonnes conditions. Cela rejoint quelques-uns des
arguments donnés dans une dépêche LinuxFr : le problème avec le brevet logiciel ne vient pas seulement de la loi (le brevet logiciel est-il légal ou illégal), mais également des pratiques des offices de brevets. Cette affaire concernant l'office américain le montre bien. Ainsi, en Europe, il ne suffira pas de conserver l'illégalité des brevets logiciels, mais il faudrait également que l'OEB modifie ses méthodes de validation. Il y a encore du travail...
Frédéric Couchet en fait
une analyse beaucoup plus détaillée sur son blog. D'ailleurs, je vous recommande la lecture de ce blog, les billets de ces derniers jours sont particulièrement intéressants.
Paquets Debian, mise à jour... suite
Ce soir, encore un peu de travai du coté des paquets Debian :
- CamlRPC 0.4.4 a déjà été uploadé dans Debian unstable ;
- CDuce 0.3.91 devait être prochainement uploadé, mais David Mentré, développeur de demexp et moi avons trouvé un bug en essayant de compiler demexp. Le bug étant reporté, j'ai demandé à ce que CDuce ne soit pas uploadé tout de suite dans unstable ;
- CamlGz est finalement réellement nécessaire pour demexp. Contrairement à libzip-ocaml, camlgz permet de lire et d'écrire de manière transparente dans un fichier compressé projeté en mémoire. La version 0.6 de demexp en a donc besoin, et Eric Cooper, développeur d'approx, un proxy APT en Ocaml, est également intéressé par ce paquet. J'ai donc rempli un bug Intent To Package dans Debian pour signaler que j'apprêtais à packager cette bibliothèque ;
- Les paquets Debian demexp ont été renommés demexp0.4, ils serviront seulement à maintenir des paquets de l'ancienne version de demexp. Ils compilent enfin avec la nouvelle version de CDuce, et j'ai pu générer des paquets pour stable et testing. En revanche, pour unstable, ça ne passe pas en raison d'un problème de dépendance sur les bindings Ocaml Gtk2 ;
- Les paquets Debian demexp qui correspondent à la version 0.6 sont maintenant prêts et compilent. Par contre, toujours à cause du problème de dépendance sur les bindings Ocaml Gtk2, je n'ai pas pu générer les paquets ;
Bref, dès que le problème de dépendance sera résolu, je devrais pouvoir générer les paquets des deux versions de
demexp. J'espère que ça permettra à plus de gens de tester la version 0.6 du logiciel !
Paquets Debian, mise à jour
Ça y est, j'ai enfin pris un peu de temps pour me replonger dans les paquets
Debian. Au menu :
- mise à jour du paquet camlrpc en version 0.4.4, car l'auteur originel a mis à disposition cette nouvelle version. Cela n'a pas nécessité de modifications particulières au niveau du paquet ;
- mise à jour du paquet cduce en version 0.3.91, là aussi car une nouvelle version était disponible sur le site officiel de Cduce. En particulier, cette version supprime quelques binaires internes à Cduce qui posaient des petits problèmes d'empaquetage ;
- création d'un nouveau paquet de CamlGz, un binding Ocaml pour les bibliothèques de compression/décompression zlib et bzip2. Ce nouveau paquet est nécessaire car la version actuelle de demexp utilise cette bibliothèque. Peut-être aurait-il été plus simple d'utiliser libzip-ocaml qui est déjà packagée ?
Évidemment, tous ces paquets sont disponibles dans mon
petit dépôt Debian, pour les distributions
stable,
testing et
unstable (merci à
pbuilder !). À l'avenir, j'aimerais également pouvoir génerer des paquets pour Ubuntu, ce qui semble possible car
debootstrap, utilisé par
pbuilder pour créer les environnements Debian de compilation dispose de script pour
warty et
hoary. Et puis aussi, ça serait sympa d'avoir un vrai dépôt de paquets Debian, avec un
pool et un répertoire
dists ;-)
Par contre, au niveau de
demexp lui-même, pas grand chose de nouveau, car je n'arrive ni à compiler la version 0.4, ni la version 0.6 (chacune pour une raison différente). Tout cela est en discussion avec l'auteur de la bête, donc ça devrait rapidement évoluer !
Paquets Debian, ça repart
Ça fait quelques temps que je ne m'étais pas occupé des paquets Debian pour
CDuce et
DemExp. Depuis,
Sarge est sortie, la version 0.3.9 de CDuce est sortie, et la version 0.5.5 de
DemExp est sortie. De quoi donner du boulot.
Pour commencer, j'ai recréé mes environnement
pbuilder pour testing et unstable, et créé un pour stable (auparavant, je ne maintenais pas de paquets pour stable, vu que personne ne l'utilisait). Pour stable, pas de problème,
debootstrap a marché parfaitement. Par contre, pour
testing il manquait un paquet dans
usr/lib/debootstrap/scripts/etch :
libslang2. J'ai reporté un
bug avec le patch qui va bien. Ensuite, pour Sid, ça se corse. Premièrement, je tombe sur un
bug connu, mais non corrigé pour l'instant. Je corrige donc
debootstrap avec le patch trouvé dans ce bug report, et ça commence à marcher. Puis, un peu plus tard, des paquets manquent de nouveau dans
usr/lib/debootstrap/scripts/sid : tout ce qui concerne gcc-4.0 et également libslang2. J'ai hacké ce script, mais je ne suis pas sûr que ce soit la manière correcte de le faire. J'ai reporté un autre
bug concernant ce problème avec mon patch, en précisant que c'était sûrement un hack.
Une fois ces trois environnements créés (non sans mal), le travail peut commencer. Assez rapidement, CDuce 0.3.9 compile pour stable, testing et unstable. Des paquets Debian à jour sont disponibles sur mon
mirroir. Par contre, Lintian signale deux avertissements, au sujet de binaires n'ayant pas de page de manuel. C'est normal qu'ils n'aient pas de page de manuel, car ce sont des binaires internes. Donc, je dois les déplacer dans
usr/lib, et hacker le reste à partir de là. Ça risque d'être rigolo.
Ensuite, j'essaie de recompiler
DemExp? 0.4 avec CDuce 0.3.9. La compilation se bloque. Après moultes recherches, je m'aperçois que le préprocesseur CDuce à utiliser n'est plus
cdo2ml directement, mais qu'il faut utiliser
cduce --mlstub à la place. Une fois corrigé, deuxième problème :
cduce --mlstub cherche
cdo2ml dans le répertoire courant au lieu de
usr/bin. Après lecture du code Caml (auquel je ne comprends pas grand chose), je trouve une astuce pour passer à coder du bug : utiliser
usr/bin/cduce au lieu de
cduce, de manière à ce que le chemin de
cdo2ml soit construit correctement. Néanmoins, il faudra reporter ce problème au développeurs de CDuce.
Avec ça, la compilation passe, mais je me retrouve avec le cryptique message d'erreur suivant:
ocamlfind ocamlopt -linkpkg -c -package "rpc str" -package "cduce
pxp-engine pxp-lex-utf8 pcre netstring netclient ulex equeue threads
num" -I srv -I net -I lib -I bitv-0.5 -I +camlp4 -thread -I srv -I net -I lib
-I bitv-0.5 -pp "/usr/bin/cduce --mlstub" -impl srv/xml.cdo
The implementation srv/xml.cdo does not match the interface srv/xml.cmi:
The field `load' is required but not provided
The field `save' is required but not provided
The field `xml_content' is required but not provided
The field `tagid_list' is required but not provided
The field `tag' is required but not provided
The field `question' is required but not provided
The field `question_status' is required but not provided
The field `vote' is required but not provided
The field `response' is required but not provided
The field `participant' is required but not provided
The field `participant_kind' is required but not provided
make: *** [srv/xml.cmx] Erreur 2
Bref, je suis à l'arrêt coté
DemExp? 0.4. Coté
DemExp? 0.6, je n'en suis pas beaucoup plus loin : j'essaie de hacker pour faire un paquet
demexp-0.6 qui peut s'installer en parallèle du paquet
demexp. En effet, les versions 0.4 et 0.6 sont incompatibles au niveau protocole réseau, et il est important de maintenir des paquets des deux versions tant que des serveurs 0.4 tourneront. En fait, je me demande si je devrais pas renommer
demexp en
demexp-old et mettre le nouveau
DemExp? en
demexp. Ça se discute ;-)
En résumé, il y a encore du boulot pour arriver à faire fonctionner tout ça !
RMLL, réactions ici ou là
Des réactions, histoires et anecdotes autour des RMLL dans la blogosphère francophone, ici ou là :
RMLL en différé, jour 5
Samedi 9 juillet, dernier jour des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2005. Le matin, dès 9 heures, je devais animer un atelier intitulé
Merveilleux voyage à l'intérieur d'un OS. C'est une expérience que j'avais tenté à Metz en 2003, sans slides, complètement improvisé, et ça avait bien marché. J'avais réitéré la chose à l'UTBM avec des
slides. Cette fois-ci, je voulais re-tenter l'expérience sans slides, car j'ai l'impression que l'interaction est meilleure. La présentation coule moins bien, on peut improviser les schémas au fur et à mesure et le public hésite donc moins à intervenir.
Ce samedi là, je pense qu'il y avait plus de 30 personnes dans la salle pour assister à l'atelier, si bien qu'à la pause il nous a fallu changer de salle. De 9h à 12h15 environ, j'ai pu parler du rôle d'un système d'exploitation, et de détailler avec beaucoup de précision le fonctionnement de la mémoire virtuelle (tables de traduction, défaut de page, Copy-on-Write, etc.), ainsi que la gestion du processeur (processus, threads, synchronisation, fork, exec). Les questions furent tellement nombreuses que je n'ai pas eu le temps d'aborder les pilotes de périphériques ou les systèmes de fichiers.
Je pense que j'ai encore beaucoup de choses à améliorer, notamment au niveau des métaphores à utiliser pour simplifier les explications, ainsi qu'au niveau des exemples. Mais globalement, les gens avaient l'air satisfait. Dans l'assistance, il y avait une documentaliste, qui connaissait à peine la programmation. Eh bien, elle est restée même après la pause, ce qui prouve sans doute que mon charabia était assez accessible.
À noter que j'ai été beaucoup aidé pendant la présentation par
David Decotigny, mon collègue de SOS, ainsi que par Sébastien Blondeel. Ce dernier, pour inciter les autres à poser des questions et pour orienter la discussion, n'a pas hésité à poser plein de questions "faussement" naïves, mais intéressantes. Et ça a bien fonctionné, puisque les autres voulaient alors en savoir plus.
En particulier, les gens étaient désireux de comprendre ce que signifait le "32 bits" dont je leur parlais par rapport aux 32 bits et 64 bits qu'ils voient dans le commerce. Il en était de même pour les
caches lorsque j'ai parlé de
TLB : ils voulaient comprendre le rapport avec les
256 Ko ou
512 Ko de cache des processeurs.
À la fin de cet atelier, petit repas au RU, puis attente jusqu'à 16h pour la plénière de cloture des RMLLs. J'ai représenté Frédéric Lehobey pour le thème
Logiciels Libres pour la Recherche Scientifique et j'ai bien sûr parlé rapidement du thème
Conception et développement des systèmes d'exploitation. Un petit bilan qui faisait notamment part de la densité des conférences cette année : près de 21 conférences, sur toute la durée des RMLLs, sans interruption. Par rapport à 2003, c'est donc beaucoup plus de conférences, mais également beaucoup plus de public. Là où en 2003, nous n'avions parfois que 5 personnes dans le public, cette année, nous avons toujours eu entre 20 et 50 personnes. C'est un bon chiffre au vu de la technicité des conférences données. Ce petit bilan public a également été l'occasion de saluer l'initiative des
off aux Tanneries, véritable espace de rencontre et de discussion.
L'année prochaine, les RMLLs auront lieu à Vandoeuvre-les-Nancy, encore dans l'Est de la France. Quand est-ce que Linux-Nantes organisera les RMLLs ? Ou Gulliver à Rennes ? Au niveau du thème OS, je ne sais pas encore si je souhaite reprendre le flambeau l'année prochaine, mais si ça devait être le cas, j'aimerais avoir plus de conférences accessible au plus grand nombre, dans l'esprit de l'atelier.
Le samedi soir, les
Tanneries proposait une soirée de cloture à sa manière :
Commodore 64 Party. De la musique de jeu vidéo, un peu disco/dance, à fond les manettes dans le hangar désaffecté, et ça a suffit à faire remuer une vingtaine de personnes jusqu'à 2 heures du matin. Là aussi, un moment sympathique, une occasion de se mélanger avec plein de monde dans une ambiance agréable et conviviale.
Au final, ces RMLLs 2005 furent vraiment un très très bon cru, à la fois en terme de rencontres que d'audience et de quantités de conférences. Il y en a effet eu pas moins de 300 conférences dans 27 thèmes, et environ 1400 visiteurs !
RMLL en différé, jour 4
Après une longue soirée aux Tanneries et peu de sommeil, j'entame le vendredi 8 juillet la dernière grosse journée du thème OS : 9 présentations en un seul jour. La matinée était consacrée à l'utilisation des langages de haut-niveau dans le développement des systèmes d'exploitation. Bien que je ne sois vraiment à l'aise qu'en langage C, je trouve stupide d'utiliser ce langage pour le développement d'applications, et je me demande à quel point d'autres langages plus évolués ou plus propres pourraient être utilisés dans le cadre du développement de systèmes d'exploitation.
On commence par une
présentation de
Jnode.org, par Ewout Prangsma. Il s'agit d'un OS réalisé entièrement en Java, pour le simple plaisir. J'ai beaucoup aimé cette présentation, en particulier l'état d'esprit derrière le développement de ce système. Ewout, le développeur principal, est conscient des limites de sa réalisation, mais le fait pour le
fun, et se fiche un peu de savoir si c'est vraiment pertinent. C'est l'esprit « Ça m'amuse, j'apprends, donc je le fais » que j'apprécie beaucoup, et qui a motivé pendant plusieurs années le projet
KOS. Après cette présentation,
Frode Vatvedt Fjeld présente Movitz, une plateforme pour le développement de petits systèmes d'exploitation en Common Lisp. La présentation n'est vraiment pas convaincante : on comprend difficilement son anglais, et surtout, les concepts abordés sont très abstraits. On a du mal à voir à quoi ça peut servir, dans quel cadre, même juste pour s'amuser. Ensuite,
Jérémy Bobbio nous présente hOp, un OS écrit en Haskell. En fait de présenter un OS, la plupart de sa présentation est consacrée à la description du langage Haskell, qui semble assez proche du langage Ocaml pour un non-connaisseur comme moi. Malheureusement, sa présentation n'aborde que trop brièvement l'aspect utilisation dans un OS, et j'ai trouvé que ses arguments pour l'utilisation d'Haskell reposent plutôt sur le sucre syntaxique de ce langage que sur des vrais concepts permettant d'améliorer la conception et l'implémentation d'un OS.
Suite à cela, David Decotigny et moi-même faisons
une courte présentation du projet
SOS. Les
slides de cette courte présentation sont disponibles. L'originalité de SOS ne reposant pas sur des critères techniques, nous avons surtout mis l'accent sur la disponibilité des articles documentant le code au fur et à mesure et de l'aspect incrémental du développement. Je me souviens de deux questions: une personne suggérant de mettre les articles SOS sous la forme d'un Wikibook, et une autre personne qui demandait à quel niveau de formation pourraient être utilisés les articles.
Après cette présentation, Xavier Grave a
présenté Toy Lovelace, une adaptation de SOS en
Ada95?. Ce fût sympathique de rencontrer pour la première fois Xavier, qui depuis plusieurs mois traduit le code de SOS en Ada 95. Il en est actuellement à l'article 6.5, et il ne s'occupe pas seulement de traduire le code, mais bien de l'adapter à la façon Ada. En particulier, dès que c'est possible, il essaie de porter les fonctionnalités du runtime Ada : orienté objet, exceptions, et bientôt les tâches Ada en se reposant sur les threads SOS. La présentation était d'un style très détendu, et l'état d'esprit de Xavier est à rapprocher de celui d'Ewout :
just for fun. Xavier montre du code C, du code Ada, nous fait part de son avis, d'une manière animée et sympathique.
Après l'ingestion rapide d'un paquet de madeleines sèches provenant du distributeur de l'université, les conférences ont repris à 14h. C'est Joshua
LeVasseur? qui démarre avec une
présentation portant sur l'utilisation de machines virtuelles pour améliorer la sûreté de fonctionnement. En gros, l'idée est surtout de pouvoir réutiliser des pilotes de périphériques (réseau et bloc notamment) de Linux en éxécutant un noyau Linux sous la forme d'un processus dans le cadre d'un système d'exploitation à base de micro-noyau. L'idée est intéressante dans la mesure où elle permet de réutiliser des drivers et donc d'avancer plus vite dans le développement de nouveaux OS, mais d'un point de vue conceptuel, je trouve ça assez laid et assez lourdingue. Il faut des wrappers de partout, c'est un peu l'artillerie lourde. À mon sens, pas de quoi exploser le temps imparti de plus de 20 minutes, nous mettant en retard pour toute l'après-midi. En plus, l'orateur avait précédemment refusé d'utiliser des outils libres pour sa présentation, prétendant que Powerpoint était
the best tool for the job, et a fait allusion pendant la présentation à plusieurs logiciels propriétaires, comme pour lancer des piques à Ludovic et moi. 'Fin bref, j'ai personnellement pas tellement apprécié son attitude.
C'est Jeff Dike qui devait prendre la suite avec une présentation sur User-Mode-Linux, mais suite à un problème de portable incompatible avec le vidéo-projecteur, nous avons choisi de placer
présentation sur THINK avant. Celle-ci étant donnée par Juraj Polakovic, qui travaille avec Jean-Philippe Fassino, l'orateur qui avait présenté THINK aux RMLLs 2003 à Metz.
THINK est une plateforme pour le développement de systèmes d'exploitation, et Kortex est un ensemble de composants pour cette plateforme permettant de réaliser de tels systèmes. Après une courte présentation de THINK, Juraj a parlé des travaux qui allait entreprendre pour permettre la reconfiguration dynamique, notamment au travers du changement à chaud de composants. J'ai trouvé la partie sur la reconfiguration dynamique un peu courte : on sentait que le travail n'en était qu'à ses débuts, et qu'il n'y avait pas encore de réponse (autres que très théoriques) sur les problèmes de transformation d'état lors du remplacement d'un composant par un autre. En effet, lorsque l'on remplace un composant
ordonnanceur qui gère des structures de données propres par un autre composant
ordonnanceur, il faut transformer les données de l'ancien ordonnanceur dans un
format compréhensible par le nouveau. Il me semble que c'est la principale difficulté de l'opération, et d'après ce que j'ai compris, la seule réponse est pour l'instant qu'un
transformer se chargera de la transformation, sans plus de détails pour l'instant. Peut-être aurait-il été intéressant de présenter un peu plus longuement THINK en lui-même qui propose tout de même des choses assez élégantes en terme de componentisation et de liens entre les composants.
Une fois cette présentation terminée, Jeff Dike a pu prendre la suite en
parlant de User-Mode-Linux. Il a brièvement présenté de quoi il s'agissait : un port du noyau Linux en mode utilisateur. Personnellement, je l'ai utilisé pour faire quelques essais de Debian sans risquer de casser mon installation. C'est assez amusant, le noyau Linux est directement un exécutable qu'on lance à partir de la ligne de commande, et hop ça boote. Il a consacré une partie de la présentation aux patchs SKAS (Separate Kernel Address Space) qui permettant d'améliorer les performances et la sécurité de User-Mode-Linux, mais qui semblent être assez bricolage. Ensuite, une grande partie de la présentation a été consacrée aux évolutions futures d'UML :
- prise en compte des optimisations matérielles disponibles dans les prochains processeurs pour la virtualisation : chez Intel, il s'agit de VT et chez AMD, il s'agit de Pacifica;
- l'amélioration des performances;
- embedded UML qui permettrait d'embarquer UML dans une application, de manière à la faire tourner dans un sous-noyau. Il donnait l'exemple de mod_perl d'Apache. L'approche me semble là aussi un peu bricolage, et même un peu violente en termes de performances. Ceci étant dit, je n'ai peut-être pas saisi toute la finesse de la chose
Globalement, j'ai été un peu déçu par cette présentation, je n'ai pas compris grand chose des orientations futures, et ce que j'ai cru comprendre ne m'a pas paru bien excitant. Toutefois, Jeff Dike parlait assez doucement, de manière assez monocorde, j'avais du mal à comprendre son anglais, et je m'endormais à moitié à cause du manque de sommeil.
La dernière présentation de la journée a été beaucoup plus dynamique. Julia Lawall a
présenté Bossa, une
plateforme pour le développement d'ordonnanceurs pour le noyau Linux. En gros, on peut décrire son ordonnanceur via un langage adapté (un
domain specific language), et il est ensuite compilé pour fonctionner comme ordonnanceur du noyau Linux. Ce dernier a été modifié pour fonctionner correctement avec de tels ordonnanceurs. Là où ça devient très intéressant, c'est que la description dans le langage spécifique dans l'ordonnanceur peut servir à vérifier que celui-ci répond à certaines contraintes imposées par le système d'exploitation. Plutôt intéressant donc. En plus, le travail sur Bossa a été libéré (sous licence LGPL) spécialement pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, ce qui est une bonne nouvelle. Ceux qui veulent en savoir plus sur les langages spécifiques peuvent aussi regarder du coté de
Devil, un langage spécifique au développement de pilotes de périphériques.
Cette dernière journée de conférences fût donc très riche, mais la fatigue commençait à se faire sentir. La densité des conférences était sans doute trop importante.
Après toutes ces présentations, nous nous sommes rendus aux Tanneries pour déguster un plat végétarien, et encore une fois discuter avec moultes autres geeks.
RMLL en différé, jour 3
Le jeudi, il n'y avait des conférences que le matin, car l'après-midi était réservée aux plénières à la mairie de Dijon, avec le discours du maire, de représentants de la région et du département, de députés, etc. Intéressant, mais pas forcément captivant pour tout le monde, en particulier pour les étrangers. J'avais à l'époque eu une discussion assez musclée avec les organisateurs des RMLLs à ce sujet. Je trouvais en effet un peu osé d'annuler toutes les conférences le jeudi après-midi, car cela revenait plus ou moins à imposer la présence de toute le monde à la mairie. Quand un orateur vient des États-Unis, d'Allemagne, ou d'Angleterre, il a peut-être plutôt envie d'assister à des conférences techniques que des discussions de représentants politiques (aussi intéressantes soit-elles). Par exemple
Harald Welte a été géné, car l'accès à Internet était coupé à l'Université le jeudi après-midi... alors que certains en avaient besoin pour leur travail. Enfin bref, c'est du passé maintenant.
Au niveau du thème OS, la matinée était consacrée aux systèmes à image unique, c'est à dire qui simulent une grosse machine SMP à partir d'un ensemble de machines en cluster. Il s'agit donc de pouvoir migrer des processus d'une machine à l'autre, de manière transparente. Tout d'abord, Christine Morin présentait
un état de l'art dans le domaine.
J'ai du m'absenter presque dès le début pour aller présenter l'
Agenda du Libre dans le thème
InterLUG?. Le public était restreint (20 personnes environ), mais attentif et intéressé. Les
slides sont disponibles. En gros, j'ai montré les besoins, les objectifs, la réalisation et les choses à venir. Dans la discussion qui a suivi, les gens ont surtout dit que pour eux la modération n'était pas nécessaire. Ils préfereraient que la modération soit automatique, en tout cas pour un certain nombre d'utilisateurs bien identifiés. Pour ma part, je ne pense pas qu'il faille faire cela. En effet, la qualité des soumissions laisse souvent à désirer, soit au niveau de l'orthographe, soit au niveau des informations qui sont incomplètes. Pour moi, la modération n'est pas une censure, mais plus un procédé qui permet d'améliorer la qualité des informations et leur cohérence. De plus, le nombre d'évènements soumis est assez restreint, donc la modération ne demande pas beaucoup de travail, surtout avec une équipe 4 (bientôt 5) modérateurs.
En dehors de cette conférence, plusieurs personnes m'ont interpellé au cours des RMLLs pour m'indiquer que cet agenda répondait vraiment à un besoin, et certains comptaient même participer à son développement par l'ajout de fonctionnalités. Sympa !
De retour dans l'amphithéatre du thème OS, un grand amphi de 300 places, la
présentation de
Kerrighed, un système à image unique développé à l'IRISA (Rennes) est déjà bien avancée. Renaud Lottiaux est en train d'expliquer les mécanismes qui permettent de faire suivre la mémoire lors de la migration d'un processus d'un noeud vers un autre. L'explication est de grande qualité, claire, se positionne à un niveau technique compréhensible par l'auditoire. Puis, Pascal Galllard prend le relai, et poursuit en décrivant les mécanismes permettant de faire suivre les fichiers et les sockets lors de la migration. Malheureusement, il reste assez peu de temps, et il est obligé d'aller assez vite. Là aussi, la présentation est de vraiment bonne qualité. D'ailleurs, la veille, David Decotigny, mon compère de KOS/SOS m'a appris que Pascal Gallard était le fondateur de
Gulliver, le LUG de Rennes, auquel j'ai participé dans la période Septembre 2004 – Février 2005.
Suite à cette présentation de Kerrighed, c'est au tour de Moshe Bar de
présenter une autre solution de système à image unique :
openMosix. Moshe est arrivé 5 minutes avant le début de sa présentation, et n'est pas resté après. Je trouve dommage de ne pas profiter des autres conférences, et de ne venir que pour présenter son projet. M'enfin bon, c'est comme ça. Il ne voulait pas non plus être filmé ni enregistré. Là aussi, je n'ai assisté qu'aux quelques premières minutes de son interventation, car j'ai du disparaître pour participer à une autre présentation.
Celle-ci conernait le
Livret du Libre et était donnée dans le cadre du thème
InterLUG? avec Lucas Nussbaum et Nicolas Bouillon. Au travers de
quelques slides nous avons présenté les objectifs du Livret, un historique des versions, les particularités du développement de celui-ci ainsi que les travaux à venir. Suite à la présentation, une discussion assez confuse, n'ayant pas fait ressortir de remarques précises concernant le Livret. L'appel à graphistes que nous avons lancé a été attendu, nous verrons bien si cela amènera un peu de participation du coté de l'illustration du Livret.
De nouveau retour dans le thème OS, pour assister à la fin de la présentation sur les
Scheduler Activations, par Vincent Danjean. D'après ce que j'ai compris, il s'agit de permettre l'implémentation d'ordonnanceur au niveau utilisateur, en réalisant depuis le noyau des
upcalls vers l'espace utilisateur pour signaler un changement d'état d'un thread. La réalisation d'ordonnanceur personnalisé en espace utilisateur doit permettre de réaliser des politiques d'ordonnancement spécifiques aux besoins de l'application.
Après cette présentation, c'est la fameuse fermeture de l'université. En fait, elle n'est pas fermée, mais la connexion Internet et coupée, et de toute façon, il n'y a rien de spécial à faire. Avec Christophe, David, Ludo, Nessie et Estelle, nous décidons donc de bouger en ville et tombons dans un petit restaurant traditionnel sympathique. Un petit rumsteack sauce roquefort et un crumble plus tard, nous étions dehors à déambuler dans le centre de Dijon. Après quelques errements, nous atterrissons dans une exposition appelée
Les génies du lieu aux musées des Beaux-Arts de Dijon. Celle-ci est une exposition d'art contemporain, au milieu d'un grand musée exposant des oeuvres plus traditionnelles. L'exposition d'art contemporain est un classique du genre : des oeuvres toutes les plus étranges les unes que les autres, avec par exemple des blocs blancs au milieu d'une pièce et c'est tout, ou encore une moquette roulée au milieu d'une pièce. Les explications associées permettent d'en savoir un peu plus... quoique : elles sont tellement alambiquées que finalement elles rajoutent à l'excentricité de la chose.
Une fois sortis du musée, nous errons de nouveau dans la ville, prenons la navette gratuite avec laquelle nous faisons le tour complet pour revenir à notre point de départ. Suite à cela, il est l'heure de chercher un autre restaurant, et nous tombons au hasard sur un restaurant polonais. Il n'y a personne, et nous disposons du sous-sol de ce restaurant pour nous seuls. Le service est très sympathique, la nourriture excellente, ce qui a permis de goûter à quelques plats traditionnels polonais. Nous testons également quelques vodkas originales : vodka aux noix, vodka au miel et vodka aux oeufs. Très sympathique !
À la sortie du restaurant, nous nous orientons (bien en retard) vers la mairie, pour la visite guidée de nuit de la ville. La visite nous permet de découvrir un peu l'histoire de la ville et de ses batiments. C'est vraiment intéressant, et je trouve très agréable de prévoir ce genre de visites dans le cadre des RMLLs. Ça avait eu lieu en 2003 aux RMLLs à Metz, et c'est à refaire !
Après cette visite, retour aux Tanneries où la quantité de personnes est vraiment impressionante. Le hangar désaffecté et squatté est rempli de geeks s'affairant autour de leurs portables, de bières et de discussions animées. Encore une excellente fin de soirée là-bas !
RMLL en direct, jour 2
Un peu en retard, mais avec beaucoup d'informations !
Aïe, premier jour, et déjà, le réveil à 7 heures fait mal, surtout pendant des vacances. La première conférence du thème OS de la journée débutait à 9h30, je devais donc être présent dès 9 heures pour mettre en place la salle, le vidéoprojecteur, etc.
La première présentation à laquelle j'ai assisté était celle de Marcus Brinkmann,
Porter le GNU/Hurd sur le micro-noyau L4. Marcus connaît bien le Hurd, c'est un des quelques développeurs de ce système, et la conférence pouvait donc être intéressante. Il a commencé par un rapide rappel sur les différentes versions disponibles du
micro-noyau L4 développé par les gens de l'université de Karlsruhe (versions Hazelnut, Pistachio, et la future version L4::
NextGen?). Après cette courte introduction, il a consacré le reste de sa présentation à l'utilisation des «capacités» dans Hurd. D'après ce que j'ai compris, une capacité est l'association entre un objet et une autorisation. Donner une capacité à un programme, c'est l'autoriser à effectuer des opérations bien précises sur un objet bien précis. Malheureusement, Marcus est resté très abstrait à mon goût, et il était difficile de voir à quoi tout cela pouvait servir en pratique. En particulier, il a passé beaucoup de temps sur les problèmes de transfert de capacité entre un client et un serveur, entre deux clients, etc. D'un autre coté, je ne suis pas du tout un spécialiste de ce genre d'idées, mais je pense que la plupart de l'audience ne l'était pas non plus, et j'ai donc malheureusement l'impression que la présentation n'a pas été utile à beaucoup.
La seconde présentation de la journée dans le thème OS était donnée par Neal Walfield,
Une approche basée sur le marché pour la gestion des ressources dans le système d'exploitation multi-serveurs GNU/Hurd. Déjà, en première approche, le titre laisse supposer une régulation par le marché, comme en économie où le marché s'auto-régulerait, d'après les libéraux. Une hypothèse contestable si il en est. Ceci étant dit, nous ne sommes pas dans l'économie, donc pourquoi pas. De toute façon, je n'ai pas pu assister à la conférence, car je voulais assister à une autre présentation.
Celle-ci était consacrée à l'Espéranto, et aux
points communs entre les valeurs du Logiciel Libre et de l'Espéranto. Nicolas Bouillon et moi-même souhaitions vraiment qu'une telle présentation ait lieu dans le cadre des RMLLs. En effet, j'ai l'impression que peu de “libristes” connaissent l'Espéranto, qui pourtant véhicule des valeurs semblables sur certains aspects, et surtout propose une alternative crédible pour la communication internationale. Nous avions donc trouvé Tim Morley comme orateur, un contributeur de la traduction Espéranto d'
OpenOffice?.org. Ni Nicolas ni moi ne le connaissions, et nous avons été très agréablement surpris. Il est extrêmement enthousiaste, sait communiquer sa motivation et cet enthousiasme, aussi bien pendant la présentation que sur le stand Espéranto qu'il a animé. En plus, c'est agréable de voir un anglais promouvoir l'Espéranto en tant qu'alternative à l'anglais comme langue de communication. Et c'est encore mieux quand cet anglais parle très bien le français, ce qui prouve qu'Espéranto ne signifie pas forcément abandon de l'apprentissage des langues étrangères.
Dans sa présentation, il donnait quelques anecdotes sur l'Espéranto, un peu d'historique de la langue, il faisait participer le public avec des petites devinettes sur le sens de quelques mots en Espéranto. Le tout de manière très dynamique, très enthousiaste. Une vidéo de la conférence a été enregistrée, j'espère pouvoir la récupérer et indiquer plus tard ici un lien vers celle-ci.
Quasiment à la fin de cette présentation, je suis revenu du coté du thème OS où Neal terminait sa présentation. Je n'ai donc rien vu de celle-ci. Tant pis, je lirai les transparents.
La dernière présentation de la matinée était donnée par Mel Gorman, au sujet de la mesure de performance dans la VMM de Linux. Mel Gorman a
notamment écrit deux PDFs énormes sur le fonctionnement de la VMM de Linux : un détaillant les différents sous-systèmes, et un autre détaillant le code source lui-même. Ce sont d'excellents documents pour comprendre ce sous-système extrêmement complexe du noyau Linux. Pour ceux qui n'aiment pas le PDF, un
livre a été publié à partir de ceux-ci dans la
collection Open Source Series lancée par Bruce Perens chez Prentice Hall.
Mel Gorman n'a pas présenté de manière générale le fonctionnement de la VMM, mais s'est focalisé sur la problématique qui l'occupe dans le cadre de son
PhD? :
la mesure des performances de la VMM. Actuellement, les performances de la VMM sont plus mesurées par ses effets de bord (par exemple en mesurant le temps de compilation d'un noyau, ou d'autres benchmarks du même genre) qu'en mesurant réellement à la source l'amélioration ou la dégradation de celles-ci. Par conséquent, il a développé un ensemble de scripts et de modules noyau qui permettent de prendre ses mesures et de les agréger pour en tirer des conclusions. Ces informations peuvent être très utiles pour les développeurs de la VMM qui pour l'instant avancent un peu à l'aveugle au niveau des changements dans la VMM. Toute amélioration dans certains cas peut entraîner des dégradations énormes des performances dans d'autres cas.
En particulier, il a évoqué trois mécanismes importants :
- le « buddy allocator » utilisé pour l'allocation des pages physiques. L'allocation d'une simple page physique est simple, mais l'allocation de plusieurs pages physiques contigues est plus difficile. En effet, il y a nécessairement des problèmes de fragmentation de la mémoire qui vont se poser. Ainsi, on peut vouloir allouer 32 Ko de mémoire physique contigue, il y a 128 Ko de mémoire disponible, mais aucun bloc de 32 Ko contigue. Il faut donc mesurer à la fois les performances en terme de vitesse de l'algorithme, mais également en terme de fragmentation.
- les régions virtuelles. Chaque espace d'adressage est découpé en régions virtuelles, chacune «mappant» en mémoire le code ou les données d'une application ou d'une bibliothèque partagée. Le Logiciel Libre réutilisant beaucoup de codes et donc de bibliothèques partagées, on se retrouve fréquemment avec plusieurs dizaines, voire centaines de régions virtuelles. Mel Gorman donnait l'exemple du simple programme mgp pour afficher des slides qui nécessite 109 régions virtuelles. Les algorithmes de manipulation de ces régions sont donc critiques en terme de performances.
- les algorithmes de remplacement de pages. Lorsque la mémoire physique devient insuffisante, il faut swapper. Pour cela, il faut choisir quelles pages physiques doivent être swappées, et ce choix est très difficile. Il faut dans la mesure du possible swapper une page qui ne sera utilisée que beaucoup plus tard. Mais savoir quand une page sera utilisée est difficile, et on se base donc en général sur les accès antérieurs à une page pour anticiper sur les accès à venir. Là aussi, il y a un algorithme et des heuristiques critiques pour les performances de la mémoire virtuelle.
Sa présentation était courte, mais mettait en avant quelques points intéressants, et donnait envie de s'intéresser à la problématique. Elle était beaucoup plus appliquée que la présentation donnée par Marcus Brinkmann, et donc à mon sens beaucoup plus accessible, malgré le fort accent irlandais de Mel Gorman.
Après une pause de midi m'ayant juste laissé le temps de manger deux gauffres, j'étais reparti pour l'après-midi de conférences dédiée à trois systèmes d'exploitation originaux.
Le premier,
Plan 9 a
été présentée par Charles Forsyth, avec un accent anglais assez marqué. D'après ce que j'ai compris, Plan 9 est un système d'exploitation distribué, mais l'orateur a surtout mis en avant le fait que Plan 9 utilise des fichiers pour tout faire. Là où Unix promeut
«tout est fichier» et ne le respecte pas entièrement, Plan 9 pousse cette abstraction beaucoup plus loin. Ainsi, pour établir des communications réseau, on manipule des fichiers dans /net/tcp, puis pour les utiliser, on utilise par exemple /net/tcp/0/data. Évidemment, des systèmes de fichiers tels que mboxfs (pour se balader dans ses courriers électroniques) ou ftpfs sont présents. Plus étonnant, même l'interface graphique se commande au travers de fichiers. Créer de nouveaux widgets implique la création de nouveaux fichiers. Les possibilités sont amusantes, mais je trouve que le design n'est pas très satisfaisant. En effet, il consiste à cacher derrière une interface simple read/write les vraies interfaces, par exemple pour les connexions réseau (on doit envoyer “host!port” pour établir une connexion réseau). Je suis plus convaincu par des interfaces spécialisées mais bien définies, approche que semble utiliser Hurd, et que nous avons tenté d'utiliser dans KOS avec une description en XML des interfaces.
Ensuite, une
conférence sur
EROS,
the Extremely Reliable Operating System. Cette conférence a été donnée par Jonathan Shapiro, qui venait des États-Unis. Il commence sa présentation par une question ouverte : « comment devrait fonctionner l'OS le plus accueillant pour les virus et les trojans ? ». La première partie de sa présentation donne les caractéristiques de cet OS, et on voit très vite où il veut en venir. Dès le départ, on reconnait par les caractéristiques listées le fonctionnement d'un Unix. Malgré l'aspect un peu caricatural de cette présentation, on ne peut que constater que certaines des remarques sont tout à fait pertinentes. Il poursuit dans sa deuxième partie en présentant EROS, un projet sur lequel il a travaillé pendant de longues années (10 ans ?). Il s'agit d'un OS basé sur les capacités, ce qui permet, d'après ce que j'ai compris, de ne donner aux programmes uniquement les autorisations dont ils ont besoin pour faire leur travail. Il donnait l'exemple du moteur de rendu HTML/
JavaScript? d'un browser : sous Unix, celui-ci est éxécuté comme un processus normal, peut ouvrir les fichiers de l'utilisateur courant, en créer, en détruire, les envoyer sur le réseau. En réalité, un tel moteur n'a besoin en entrée que du flux HTML/
JavaScript? et en sortie que de la possibilité d'afficher des choses. Rien de plus. Et d'après la présentation, EROS peut donner des capacités à ce niveau de granularité, ce qui permet une isolation importante des processus, même lancés par le même utilisateur. D'autre part, EROS est un système persistant : le système est
checkpointé toutes les cinq minutes sur le disque dur en tâche de fond. La présentation est donc intéressante, et donne lieu à quelques réflexions personnelles sur l'OS qu'on utilise tous les jours. Toutefois, le travail sur EROS n'est plus réalisé par Jonathan lui-même, mais par quelqu'un d'autre au sein du projet
CapROS.
La
deuxième présentation de Jonathan Shapiro concerne
Coyotos et BitC. Coyotos est le successeur d'EROS, il en reprend de nombreux concepts, tout en corrigeant certains de ses problèmes. Pour l'instant, Coyotos est développé en C, mais l'équipe de Jonathan travaille sur le langage
BitC? pour réimplémenter l'OS. Ce langage devrait permettre de rendre plus simples les raisonnements et les preuves formelles sur le code de l'OS. D'un point de vue syntaxique, il ressemble à du Lisp, ce qui laisse toujours un peu dubitatif, Jonathan le reconnaît lui-même. L'orateur a également parlé de quelques outils de preuves formelles :
ACL2 qui est buggé et donc difficilement utilisable d'après Jonathan, de
Isabelle et HOP, un système apparemment très complexe à utiliser et de
Twelf qui aurait une licence douteuse. Je ne me souviens pas bien de ce qu'ils comptent faire à partir de là.
Ces deux dernières présentations ont donc porté sur des projets intéressants, qui valent certainement qu'on y jette un oeil.
Le soir a eu lieu le fameux « Diner du Libre », dans une grande salle de la mairie. Comme le
raconte Harald Welte, le repas était assez cher (20 Euros) pour une qualité et une quantité très très moyenne. Dans un restaurant à 12-15 Euros, le menu aurait été bien meilleur, et il n'aurait pas fallu patienter pendant la longue queue menant au buffet. Toutefois, à la décharge des organisateurs, je reconnais qu'organiser un repas pour 300 personnes n'est certainement pas évident.
Nous avons donc quitté juste après le dessert (une simple salade de fruit...) et nous sommes partis aux Tanneries. Là-bas, pas mal de monde, des discussions, une ambiance sympathique. Bref, tout ce qu'il faut pour se coucher encore à 2 heures du matin. La personne de Fadaiat a fait une autre présentation sur les aspects techniques du projet. Je n'ai pas trop suivi la présentation, le présentateur était trop mou, et j'étais trop occupé à discuter avec Lucas, Fred, Bouil et bien d'autres.
La journée fut donc riche en conférences et riche en discussions diverses et variées. Un vrai moment de RMLLs ;-)
En direct des RMLL 2005, jour 1
Départ pour les
RMLL ce mardi 5 juillet à 8h de Toulouse. La chance a fait qu'un TGV direct Toulouse -> Dijon existait et que les horaires correspondaient. Ainsi, en 5h30 environ, j'étais à Dijon, une durée plutôt honorable au vu de la distance parcourue.
Après un petit repas dans le centre de Dijon, arrivée à l'Université à 15 heures environ... alors que la première conférence du thème OS avait lieu à 16 heures. Rapidement, il faut trouver la salle, trouver le vidéo-projecteur, le tester, etc. Dix minutes avant l'
ouverture de session du thème OS, Ludovic et moi décidons de pondre rapidement quelques slides contenant le programme du thème, afin d'avoir un petit support pour présenter celui-ci.
Suite à notre présentation du thème improvisée, et donc assez médiocre, Gaël Le Mignot a commencé sa
présentation générale de GNU/Hurd devant 40-50 personnes. Un public assez nombreux donc, pour cette première journée des RMLLs. La présentation est assez classique, très semblable à celle des années précédentes (par exemple aux RMLLs de Metz ou à Libr'East 2004). Gaël y expose les motivations du Hurd (en particulier le fait de vouloir redonner la liberté aux utilisateurs, pas seulement au travers des licences, mais également au travers du système), puis expose les différentes architectures de noyau (monolithique, micro-noyau). Au fur et à mesure de la présentation, il explique le fonctionnement des IPCs dans Hurd, les mécanismes de sécurité, le système de gestion de mémoire virtuelle, etc. La présentation est assez longue, mais plutôt complète. En fin de présentation, il n'y a malheureusement pas de questions, mais la démonstration est toujours intéressante. Ainsi, Gaël monte un serveur FTP directement dans l'arborescence grâce à ftpfs, puis depuis ce FTP, monte une archive .tar grâce à tarfs (écrit par Ludovic, au passage). Il fait également une démonstration rapide de xmlfs, qui permet de représenter via une arborescence de fichiers/répertoires un document XML. C'est amusant, c'est justement quelque chose que je voulais faire pour Hurd, pour commencer à m'imprégner du fonctionnement du système. Car, oui, j'ai toujours eu dans l'idée de développer quelque chose pour ce système, mais je n'ai jamais eu, jamais pris le temps de le faire.
La présentation de Gaël se termine donc plus tôt que prévu, ce qui permet de déambuler dans les couloirs de l'Université, et de retrouver tous les gens qu'on vient voir aux RMLLs: des anciens de Gulliver, Tim Morley, qui parlera d'Espéranto demain, les gens des Développements Durables à Biarritz, Lucas Nussbaum et Nicolas Bouillon, du Livret du Libre, Christophe, un ancien de l'UTBM. Bref, plein de rencontres qui font plaisir.
À la fermeture de l'Université vers 18h, deux choix : aller à la mairie écouter le discours du maire et manger des petits-fours, ou se rendre aux Tanneries, un espace auto-géré de Dijon. Finalement, cette dernière solution est choisie. Les gens des Tanneries ont vraiment organisé quelque chose de sympathique: les
Nocturnes des RMLL 2005. Il y a de la nourriture végétarienne à un prix libre, on peut manger dehors, et chacun doit laver son assiette, des couverts. Environ 60-80 personnes sont présentes ce soir aux Tanneries. Un accès Internet est disponible, dedans et dehors. Autour de canapés, de tables, les gens peuvent se rencontrer, discuter. Un vrai espace d'échange qui manquait dans les précédentes éditions des RMLLs. À mon sens, on retrouve l'esprit originel des RMLLs: ce n'est pas seulement des conférences en journée, mais également des rencontres entre des développeurs, des testeurs, des utilisateurs, des gens d'horizons, de cultures différentes. Mais pour que ces gens se rencontrent, il faut des lieux propices à l'échange. Les Tanneries remplissent à merveille ce rôle.
Actuellement, une présentation a lieu sur le projet
Fadaiat, qui consiste à créer un hacklab transfrontalier, entre l'Espagne et le Maroc. En particulier, ils expérimentent du streaming audio/vidéo par delà le delta de Gilbraltar, dans l'idée d'avoir des moyens de communication indépendants pour véhiculer des informations indépendantes.
J'essaierai, chaque jour, de tenir un petit journal de mes déambulations et de mes découvertes aux RMLLs. À demain !
Agenda du Libre sur Divergence FM !
Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai écouté en direct une partie de l'émission de radio
Divergence Numérique sur
Divergence FM. C'est une émission de radio animée par quelques montpellierains, et diffusée sur une radio locale du coin, mais également en streaming sur Internet.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'à la fin de l'émission, dans l'agenda des prochaines manifestations du Libre,
Dimitri Robert a parlé de l'
Agenda du Libre ! ;-)
Une sympathique promotion pour ce projet qui a encore besoin de se faire connaître. Merci à Dimitri et à Divergence FM !
Livret du Libre : traduction et plagiat ...
Il y a quelques jours, j'ai découvert un
joli plagiat du
Livret du Libre, version 2. Extrait du site:
« Le Livret du Libre est un document rédigé par le ..::CULLT::.. dans le cadre de son projet pour le Libre. »
Sans gêne, des gens qui défendent le Logiciel Libre s'approprie l'écriture d'un document. C'est amusant, et ça montre qu'il reste encore du chemin, même au sein des défenseurs du Logiciel Libre, pour faire bien comprendre les valeurs du Libre.
Ceci étant dit, d'un point de vue purement légal, la licence que nous utilisions pour la version 2 est plus que floue :
« Vous avez l'autorisation de distribuer des copies exactes de ce document tant que cette note de permission et le copyright apparaissent clairement.
Vous avez l'autorisation de distribuer des versions modifiées de ce document tant que la totalité du document dérivé est distribuée sous les mêmes termes que celui-ci.»
Cette courte licence ne précise pas explicitement que les versions modifiées doivent faire référence aux auteurs initiaux du document. Par opposition, les licences GPL, CC-BY-SA et BSD précisent explicitement que la notice de droit d'auteur initiale doit apparaître dans les versions modifiées, comme je l'
explique ici.
Toutefois, dans ce cas, s'agissant d'un document parlant du Logiciel Libre, quelqu'en soit la licence, les personnes du CULLT auraient pu faire mention des auteurs originaux il me semble. En tout cas, je leur ai
signalé le problème, mais mon courrier électronique est resté sans réponse jusqu'à maintenant.
Plus sympathique, je me suis aperçu que des personnes de
Linux Maroc avaient traduit la version 2 du
Livret du Libre en arabe ! Il s'agit donc de la première traduction du Livret du Libre ! Ni moi ni les autres auteurs du Livret du Libre n'étions au courant de cette initiative, qui fait vraiment plaisir.
Sinon, nous avons (doucement)
commencé à travailler sur la traduction du Livret du Libre en
espéranto, mais c'est assez difficile.
Google Summer of Code, bounties ...
Depuis quelques temps, on voit fleurir des histoires de
bounties dans différents projets libres d'envergure importante. En gros, une organisation décide de payer un développeur une certaine somme pour développer une ou plusieurs fonctionnalités bien précises dans un logiciel libre existant. L'idée est intéressante, mais présente à mon avis quelques dérives possibles.
En effet, si ce mécanisme de
bounties venait à se généraliser, peut-être que les entreprises préfereraient payer 500 dollars ou 1000 dollars pour le développement d'une fonctionnalité au coup par coup, plutôt que d'embaucher réellement un ou des développeurs. Pour les entreprises, c'est moins cher qu'un vrai développeur embauché et c'est plus flexible (on lance des bounties seulement quand on en a besoin). Mais pour les développeurs ? Si le système se généralise, cela ne va-t-il pas réduire le nombre d'emplois stables disponibles ?
D'autre part, au niveau des développeurs, il a aussi un risque de dérive, du type
prise en otage. En gros, à force de voir des
bounties passer, des développeurs pourraient se dire que pour développer telle ou telle fonctionnalité, il vaut mieux attendre qu'un
bountie soit posé et pouvoir ainsi empocher l'argent. Je ne suis pas contre le fait que les développeurs du logiciel libre soient rémunérés, bien au contraire. Je m'interroge simplement sur les conséquences que ça pourrait avoir sur l'avancée des développements dans différents logiciels.
Un exemple de
bounties est l'initiative
Summer of Code de Google. Cette initiative est réservée aux étudiants, qui pourront gagner $4000 en participant à l'amélioration ou à la réalisation de fonctionnalités sur divers logiciels libres comme Apache, Blender, Gaim,
FreeBSD? ou Subversion. Je trouve évidemment que c'est une initiative intéressante, malgré les quelques réserves émises ci-dessus.
D'ailleurs,
Maxime, mon frère, a
été retenu pour l'
amélioration du module Apache mod_mbox.
Dave, quant à lui, a
été retenu pour un projet autour de Subversion. D'après ce que j'ai compris, son travail consiste à permettre l'utilisation des ACLs sur des chemins dans les dépôts Subversion lorsque l'on utilise
svnserve et non l'accès
WebDAV?.
Bonne chance à vous deux, et bon code !
Préparation pour les RMLLs
Les préparations pour les
RMLLs se poursuivent. Au niveau du thème
OS, tous les conférenciers ont confirmé, le
programme est fixé et semble convenir à tout le monde. Nous commençons à recevoir doucement les papiers des orateurs. En effet, cette année, nous avons décidé, dans le thème OS, de demander aux orateurs de nous fournir un court papier résumant leur intervention, afin de garder une trace de celle-ci. Nous avons notamment reçu ceux sur EROS et Coyotos (de Jonathan Shapiro) qui ont l'air très intéressant, ainsi que celui sur Bossa (de Julia Lawall), celui sur Hurd (de Gaël Le Mignot), celui sur Movitz et celui sur la VMM de Linux. Il en manque encore, mais j'espère que ça va venir.
Pour ma part, je réaliserai ou participerai à la réalisation de quatre présentations :
- Une présentation sur SOS, avec David Decotigny. J'ai commencé le papier et les transparents, mais c'est loin d'être terminé ;
- Merveilleux voyage à l'intérieur d'un OS, c'est l'atelier dont j'avais parlé il y a quelques temps. Finalement, nous avons décidé de le maintenir le jeudi après-midi, on verra bien si il y a du public ;
- Une présentation de l'Agenda du Libre, au sein du thème InterLUG?. Je n'ai pas encore commencé les transparents, mais ce sera vraiment une courte présentation, surtout pour faire connaître l'Agenda et recueillir l'avis du public et les besoins des LUGs ;
- Une présentation du Livret du Libre avec Lucas Nussbaum et Nicolas Bouillon, toujours dans le thème InterLUG?. Là aussi, une présentation assez courte pour faire connaître le document et discuter de son futur.
Bref, ça fait beaucoup de transparents à préparer, et sur place, je risque d'être bien occupé. Je ne sais pas si ces congés seront très reposants, mais je pense qu'ils seront passionants !
Agenda du Libre : participer au développement et à la promotion
Hier, j'ai ouvert la liste
devel@agendadulibre.org, sur laquelle pourront avoir lieu les discussions concernant les améliorations à apporter à l'
Agenda du Libre. Que vous soyez développeur ou non, n'hésitez pas à
vous abonner à cette liste pour proposer des améliorations, des fonctionnalités, ou même des idées pour faire connaître l'Agenda du Libre.
Je suis également en train de mettre en place le nécessaire pour monter une petite équipe de modérateurs. Un des premiers travaux de cette équipe sera de définir la politique d'acceptation et de refus des évènements. En effet, j'ai commencé à recevoir des évènements émanants d'entreprises ou des conférences genre
décideur pressé, et je ne sais pas trop si je dois les valider ou non. Évidemment, celles qui ne parlent pas de Logiciel Libre ne seront pas acceptées, mais quid des autres qui parlent un peu du Logiciel Libre ? Mettre en place une distinction
évènement associatif vs
évènement professionnel ?
Parallèlement à l'amélioration des fonctionnalités de l'Agenda, il faudra essayer de promouvoir celui-ci auprès des LUGs d'une part, auprès du public d'autre part. Autant le premier est assez simple, autant le deuxième est plus complexe. Si vous avez des idées dans ce sens, n'hésitez pas.
En tout cas, je ferais une présentation de l'Agenda aux
Rencontres Mondiales du Logiciel Libre dans le cadre du thème
InterLUG?. Peut-être que ça permettra de dénicher quelques idées intéressantes auprès du public !
Impressionnant, les jeunes développeurs de Logiciel Libre
Via le
StandBlog, j'apprends que
Blake Ross, un des principaux développeurs de Firefox vient d'avoir tout
juste 20 ans. Je suis impressionné qu'une personne si jeune ai les compétences et les qualités nécessaires pour pouvoir développer de manière active et important sur un projet complexe comme Firefox.
Ça m'a rappelé Marcelo Tosatti, un brésilien, qui est devenu mainteneur officiel de la branche 2.4 du
noyau Linux à seulement 18 ans. Quand on connait la complexité du code du noyau, le nombre de courriers électroniques et de patchs envoyés sur la
liste de diffusion du noyau, on se demande vraiment comment c'est possible. Dans une
interview accordée à KernelTrap, Marcelo indique même qu'à 13-14 ans il travaillait déjà pour un opérateur Internet au Brésil. Vous trouverez une autre interview du bonhomme sur
ZdNet.
Mais comment font-ils ?
Agenda du Libre, c'est parti !
Voilà, ce WE, Mélanie et moi avons enfin eu le temps de finaliser le bout de code qui fait tourner l'
Agenda du Libre, de déposer le nom de domaine et de mettre en place l'hébergement sur le serveur de
Lolut. D'ailleurs, merci à
Dave pour son aide dans la mise en place du dépôt Subversion et à Lolut pour l'hébergement.
Comme c'est indiqué sur la
page d'informations, l'idée de l'Agenda vient de ce que faisait Rodolphe Quiedeville à l'époque. Depuis quelques temps (un an peut-être ?), il ne maintenait plus ce site. Depuis que je suis devenu relecteur sur
LinuxFr? en février, je me suis aperçu qu'il y avait vraiment un problème pour les informations locales. Il était difficile de les accepter toutes en seconde page tellement elles étaient nombreuses, et celles qui étaient acceptées étaient rapidement noyées par d'autres news et disparaissaient avant même que l'activité en question ait pu avoir lieu. Plusieurs modérateurs/relecteurs de
LinuxFr? demandaient à ce que soit créé un système spécifique pour ces informations locales, mais ça n'a pas eu lieu. Plutôt que de continuer à râler, je me suis décidé avec Mélanie à agir, et à mettre en place cet Agenda.
Pour l'instant, c'est un
bout de code PHP assez laid, voire très laid, avec sûrement plein de vrais morceaux de bugs dedans. Je me suis dit, appliquons une des lois de
Linus : «release soon, release often». J'ai donc publié rapidement le système et son code.
Et apparemment, ça a fonctionné. Tout de suite, des évènements ont commencé à être soumis (plus d'une trentaine à l'heure où j'écris ce billet, alors que le site n'est annoncé que depuis lundi matin), et le planning du mois de juin est bien rempli avec des activités un peu partout en France et même ailleurs ! Donc du coté des utilisateurs, ça a l'air de marcher. Du coté des développeurs aussi, ça a l'air de marcher, puisque quelques personnes se sont montrées intéressées pour contribuer, m'ont même envoyé quelques contributions. Pour discuter de ces améliorations, une
page Wiki a été ouverte sur le Wiki d'
InterLUG. Il y a de bonnes idées, mais il faudra faire attention à ce que l'agenda ne continue à proposer que quelques fonctionnalités simples et intuitives et ne devienne pas un bloatware innomable.
Sinon, on a parlé de l'Agenda
sur LinuxFr et
sur TooLinux, et plusieurs sites utilisent désormais les flux RSS proposés :
LinuxFr? propose une boîte,
InterLUG? utilise le flux RSS, Lolica également, Framasoft aussi, etc.
D'après les commentaires et cette utilisation forte qui commence, il semble que l'agenda réponde à un besoin, et c'est vraiment motivant pour poursuivre le développement de cette petite chose. Les choses urgentes à faire sont :
- monter une équipe de quelques modérateurs ;
- implémenter les fonctionnalités simples et corriger les bugs.
Au travail !
Centralisation de la gestion des bugs
Il y a
quelques temps, en janvier, j'avais écrit un billet contenant quelques réflexions personnelles sur la gestion des bugs dans le monde du Logiciel Libre. En particulier, je trouvais dommage que la gestion des bugs pour un logiciel donné ne soit pas centralisée, mais répartie dans chaque distribution et au niveau du logiciel
upstream lui-même. Ainsi, lorsque je reporte un bug dans le système de Debian, le bug peut provenir soit du packaging, soit du logiciel lui-même. Si il vient du logiciel lui-même, alors le mainteneur du paquet doit lui-même reporter un nouveau bug auprès des développeurs du logiciel. Et il n'y a pas de suivi entre ces deux bugs, pas plus qu'il n'y a d'informations sur ce bug auprès des utilisateurs des autres distributions. Bref, un système de centralisation et de suivi me semblait intéressant.
Eh bien Mark Shuttleworth, le désormais célèbre fondateur de
Canonical, la société finançant
Ubuntu a eu la même idée que moi. Au sein de
LaunchPad, un ensemble de services pour le développement de Logiciels Libres, son entreprise a lancé
Malone, un
web-based global bug tracking tool. LWN m'apprend qu'il avait
déjà été question d'un tel outil en décembre 2004 à la
Ubuntu Conference, pendant le
LaunchPad? workshop. LWN disait alors :
Malone: Another piece of LaunchPad? is Malone, an extraordinary bug tracking tool. Malone is for developers, not for end users to fill with their bug reports. It will coordinate with other tools such as Bugzilla, tracking bugs both upstream and between distributions. A developer using Malone will be able to see if a bug has been fixed, and where it was fixed so that the fixes can be incorporated into their own distribution. Expect to hear more about Malone in early 2005.
Un article de
ZDNet Australie,
Ubuntu Linux backer tackles collaboration évoque également
LaunchPad? et Malone. Enfin, on peut également signaler l'existence de
Rosetta, un système de traduction des logiciels via le Web. Ainsi, chacun peut de manière très simple contribuer à la traduction de quelques phrases d'un logiciel.
On pourra critiquer le projet de Mark Shuttleworth, dire qu'il détourne des développeurs Debian ou Gnome de leurs préoccupations originelles, mais il n'en reste pas moins que les idées développées sont intéressantes, et que le résultat est très sympathique. De plus, j'ai été impressionné de la
quantité de patchs qu'Ubuntu appliquait sur les différents logiciels et qui était disponibles, prêts à être intégrés dans les paquets Debian ou dans les logiciels eux-mêmes. J'ai appris ça dans une
intéressante interview de Mark Shuttleworth, ici traduite en français.
OpenUTT?, la concurrence pour Lolut !
Les étudiants de l'
Université de Technologie de Troyes, une petite soeur de l'
UTBM (où j'ai fait mes études) étaient jusqu'à maintenant silencieux concernant les Logiciels Libres. Ainsi, ils organisent à l'occasion du
Libre en fête une journée d'information sur le Logiciel Libre, appelée
OpenUTT. La journée sera ponctuée par trois conférences (deux de Thierry Stoehr, une d'Eric Bachard) et des ateliers de démonstrations seront disponibles. Ceux qui le souhaitent pourront également venir faire installer un système libre sur leur ordinateur. Bref, tout ça semble assez sympathique !
Du coté de
Lolut, qui a tout de même été assez actif en 2003-2004, les activités semblent malheureusement se tasser. Personnellement, je trouve cela dommage, car nous avions commencé à créer une petite dynamique autour de Lolut, et nous commencions à organiser quelques évènements intéressants. Je pense par exemple aux install-parties à l'Espace Multimédia Gantner, à Solutions Linux, à la formation GNU/Linux et à tous les ateliers thématiques. Le départ de nombreux membres actifs semble avoir pas mal entamé le dynamisme de Lolut. D'après ce que j'en sais, le semestre d'automne 2004 n'a donné lieu qu'à l'organisation d'une install-party, d'une coding-party et de la formation GNU/Linux, qu'on ne retrouve malheureusement pas sur la page des
activités passées.
J'espère réellement que Lolut va repartir ce semestre. Pour cela, contrairement à ce que beaucoup pensent, il n'est pas nécessaire d'avoir 15 membres actifs, seuls 2 ou 3 suffisent, mais il faut une réelle motivation. Et de l'action plutôt que des paroles, ce qui n'est pas évident. Se fixer des objectifs n'est pas suffisant non plus, il faut aussi se donner les moyens de les accomplir : dire qu'on va organiser une activité n'est pas suffisant, il faut aussi prendre le temps de la préparer. Que les lecteurs qui sont actuellement des membres actifs de Lolut n'y voient pas des reproches ni une accusation, simplement des souhaits pour le futur !
D'un point de vue strictement personnel, je trouverais dommage que le club dans lequel j'ai investi la plupart de mon temps libre étant étudiant ne puisse pas continuer ses activités, faute de personnes motivées. Alors les gens, motivez-vous !
Pour continuer sur les licences ...
Pour continuer sur le sujet des licences, quelques lectures :
- Un billet sur le blog de Lucas Nussbaum qui s'interroge sur la licence du Livret du Libre suite à mes réflexions sur le sujet.
- Un article de Isabelle Vodjdani, de la Copyleft Attitude, intitulé Comparatif de Licences Libres, Le choix du Libre dans le supermarché du libre choix. Après un rappel assez intéressant sur la propriété intellectuelle, Isabelle (je me permets de l'appeler Isabelle, l'ayant rencontré lors d'une conférence organisée à Lolut ;-)) étudie quelques licences libres. Évidemment, il n'est pas question de licences logicielles, mais de licences pour d'autres types d'oeuvres : la Licence Art Libre, les fameuses Creative Commons, la tout aussi fameuse et trollesque GFDL, la Charte Documents Libres et la Licence Document Libre de la guilde de doctorants. Au sujet des licences Creative Commons, on peut noter qu'Isabelle dit, en parlant de la contrainte nc (non-commerciale) : "Cependant, cette situation hybride est peu viable. L’autorisation de modification s’assortit mal de l’interdiction de l’usage commercial. A terme, si un travail dérivé qui arrive en bout de chaine d’une série de dix dérivations devait être commercialisé, il faudrait remonter toute la chaîne des auteurs et des ayants-droits pour négocier avec chacun l’autorisation d’un accord de commercialisation." Selon elle, il est dans ce cas plus cohérent d'utiliser directement une licence n'autorisant ni la modification ni la commercialisation, puisque de toute façon, la modification et surtout l'exploitation de la modification sont rendues très délicates par la contrainte de non-commercialisation.
- Un autre article que je n'ai pas encore eu le temps de lire, s'interroge justement : Non commercial : est-ce cela qui importe dans les Licences dites "Libres" ?.
Quand je parlais de l'ambiguité de Creative Commons
Il y a quelques jours, je parlais de l'ambiguité des licences Creative Commons, qui pouvaient faire croire à quelqu'un que son oeuvre était libre, au sens du Logiciel Libre tel que défini par GNU, Debian ou l'OSI. J'ai eu aujourd'hui un exemple flagrant sur
LinuxFr.org : un étudiant en sociologie poste un
journal dans lequel il invite les linuxfriens (lecteurs de Linuxfr, pour les intimes) à répondre à un petit questionnaire sur le
Monde libre. Dans son journal, il dit que le mémoire sera publié sous une licence Creative Commons, en disant
comment aurait-il pu en être autrement ? En fait, dans un
commentaire, on apprend que la licence qu'il a retenu est la
CC-by-nc-nd, c'est à dire une licence qui n'autorise ni la modification ni la commercialisation. Bref, une licence tout sauf libre....
Argh, vraiment, le Livret du Libre, il faudrait le changer de licence.
Logiciel Libre ... et logiciel propriétaire
Dans
The care and feeding of FOSS (or, the lifecycle of software technology), Craig A. James présente sa vision des relations entre logiciels propriétaires et Logiciels Libres dans le cadre de l'économie actuelle. Il prend l'exemple d'
Apache, puis l'exemple du
noyau Linux pour appuyer une théorie du cycle logiciel en six étapes :
- Invention
- Expansion et innovation
- Consolidation
- Maturité
- Domination du Logiciel Libre
- L'ère du Logiciel Libre
Selon lui, les éditeurs de logiciel propriétaire peuvent à l'apparition d'une technologie mettre de gros moyens humains et financiers pour développer des logiciels qui utilisent cette technologie, moyens humains que la communauté du Logiciel Libre ne peut facilement réunir. Ces entreprises seraient donc selon lui le moteur de l'expansion et de l'innovation de la technologie. Par contre, une fois le stade de la maturité atteint pour ces logiciels, quand il n'y a plus d'intérêt pour l'entreprise à faire évoluer le produit ou à le maintenir, et que la technologie est bien définie, alors l'étape de la domination du Logiciel Libre commence. Sur le long terme, la communauté peut mobiliser plus de gens, et l'alternative libre va bientôt proposer les mêmes fonctionnalités que le logiciel propriétaire original, mais l'effet "Logiciel Libre" va rendre le logiciel plus performant, plus fiable, et va permettre d'intégrer de nouvelles fonctionnalités attendues par les utilisateurs.
Toujours selon lui, les deux dernières étapes du cycle sont spécifiques au monde de l'édition logicielle. Il étudie ce que pourrait être une "Free and Open Source Automobile Industry", pour conclure que cela ne peut exister, puisque la propriété du logiciel qui est de pouvoir se produire à coût infime à l'infini n'est pas valable dans le monde de l'industrie matérielle.
Il étudie ensuite les erreurs des "hard-core FOSS advocates" (les
intégristes du Logiciel Libre), mais également les erreurs des entreprises commerciales. Les premiers ne devraient pas selon lui négliger l'apport des éditeurs de logiciel propriétaire, et que les seconds devraient plutôt que de résister au Logiciel Libre, modifier leur façon de travailler au fil du cycle de vie d'une technologie.
Le texte est donc très intéressant à lire. Mais clairement, l'auteur a une approche très
Open-Source plutôt que
Logiciel Libre dans le sens où il parle uniquement des avantages
techniques de l'ouverture : plus de fiabilité, plus de performances, plus de fonctionnalités, plus d'évolutions, etc. Il rejete les arguments éthiques ou philosophiques de ce qu'il appelle les
hard-core FOSS advocates, et positionne vraiment le Logiciel Libre dans le cadre de l'économie capitaliste actuelle.
D'autre part, il parle uniquement des éditeurs de logiciels propriétaires et de la communauté du Logiciel Libre, sans évoquer les entreprises commerciales qui font du Logiciel Libre (les entreprises de services, les entreprises qui font des distributions, etc..). Même si ce paramètre est sans doute encore assez négligeable, il risque d'avoir un impact de plus en plus important sur le cycle de développement des technologies.
Inquiétudes au sujet de Creative Commons
Le projet
Creative Commons commence à être de plus en plus populaire, et la sortie des traductions dans les différents pays comme en
France ajoute un peu de marketing et de popularité à cette affaire.
Au départ, j'ai trouvé que l'initiative était excellente : elle permettait de proposer au public des licences simples, s'appliquant à tous types d'oeuvres, en particulier des documents. J'étais d'ailleurs tellement emballé que j'ai voulu en faire la promotion à mon modeste niveau en proposant de passer le
Livret du Libre en licence
Creative Commons BY-SA, ce qui a été fait. (En fait le Livret est également sous licence GFDL).
Mais maintenant, j'ai une impression un peu différente sur Creative Commons (certains diraient qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis). En fait, Creative Commons promeut essentiellement la libre diffusion des oeuvres et c'est tout. Le reste : liberté de modification, liberté de redistribuer des versions modifiées, liberté de vendre des éléments incorporant des oeuvres, ce ne sont que des options. Bien sûr, des gens peuvent avoir envie de distribuer des oeuvres sous des licences un peu restrictives, c'est leur droit. Ce qui me gène, c'est que le mouvement Creative Commons est très fortement associé au mouvement du Logiciel Libre, alors que la plupart des licences Creative Commons ne sont pas libres, au sens de la définition du Libre par
GNU,
Debian ou même l'
OSI.
Les licences Creative Commons font donc croire à des artistes, auteurs que leurs oeuvres sont libres (au sens des libertés du Logiciel Libre), alors qu'elles ne le sont pas vraiment. Ses auteurs et artistes s'attendent à trouver tout un écosystème autour de leurs oeuvres, similaire à celui qui s'est créé autour de nombreux Logiciels Libres. Mais cet écosystème ne peut pas se créer autour de licences non libres, car les restrictions ne permettent pas à d'autres de réutiliser ces oeuvres. Les artistes et auteurs risquent donc d'être un peu désabusés et de croire qu'en fait, ce qu'on appelle la
communauté du Logiciel Libre n'existe pas.
Sans la liberté de modification, les oeuvres sont de simples
freewares, pas de vraies oeuvres libres. Sans la liberté de commercialiser l'oeuvre, impossible de l'utiliser dans un CD-ROM qui pourra être vendu à prix quasiment coûtant dans des associations, pour promouvoir le Libre par exemple.
Pour finir, je précise que je n'ai rien contre Creative Commons. Je trouve l'initiative de
Lawrence Lessig tout à fait louable (je vais d'ailleurs lire bientôt son livre
Free Culture), mais je regrette qu'un amalgame soit fait entre "libre" au sens de Logiciel Libre et les licences Creative Commons. Je comprends bien que des artistes ou auteurs aient envie de disposer de licences qui leur conviennent, mais je trouve dommage qu'ils croient que cela les transforme en oeuvres libres.
Bref, maintenant, je regrette un peu d'avoir passé le Livret du Libre sous licence Creative Commons, car cela ajoute encore à la confusion en faisant croire que les licences Creative Commons sont des licences libres.
Qu'en pensez-vous ?
Gestion des bugs dans les Logiciels Libres
Dans la lignée des billets de Lucas au sujet du mode de développement des Logiciels Libres (billets évoqués
aujourd'hui sur ce site), je me suis récemment fait une réflexion sur la gestion des bugs dans les Logiciels Libres.
Tous les Logiciels Libres un peu importants disposent d'un système de suivi des bugs, comme le fameux
BugZilla, ou bien des systèmes intégrés à des sites comme
SourceForge ou
Gna ou encore des systèmes de suivi intégré à un environnement de développement complet tel que
Gforge ou
Trac. Évidemment, c'est une excellente idée, car dès que le nombre de bugs devient important, c'est très difficile de les gérer via une mailing list.
Là où je me pose des questions, c'est sur la multiplicité des endroits où peuvent se trouver la liste et la description des bugs pour un même logiciel : la plupart des distributions GNU/Linux (par exemple Debian avec
bugs.debian.org) mettent à disposition un système de suivi de bugs qui permet de rapporter des bugs sur tous les logiciels de la distribution. Théoriquement, le mainteneur du paquet doit faire suivre le bug
upstream, c'est à dire au mainteneur du logiciel lui-même. Mais je vois plusieurs problèmes :
- le mainteneur du logiciel n'a pas une vue générale sur tous les bugs qu'il doit corriger via son système de bug tracking : les bugs sont éparpillés dans les systèmes de suivi des distributions Debian, Mandrake, Ubuntu, Fedora ... Ou alors il doit resaisir ces bugs dans son système de suivi à lui ;
- si il resaisit le bug dans son système de suivi, alors il perd l'historique des discussions qui avaient eu lieu au sujet du bug, par exemple sur bugs.debian.org. Et bugs.debian.org ne bénéficiera pas non plus des discussions ultérieures sur le bug ;
- si le mainteneur du paquet de la distribution ne fait pas son boulot, il reportera peut être incorrectement le bug, ou même pas du tout. Ainsi dans Debian, il est fréquent de trouver des bugs très anciens, agés de quelques mois voire quelques années. L'étape supplémentaire constituée par le mainteneur du paquet freine la correction du bug. De plus, le mainteneur officiel du logiciel ne sera pas en contact direct avec la personne qui a rapporté le bug initialement, mais seulement avec le mainteneur du paquet dans la distribution. Si le mainteneur du logiciel a des questions spécifiques à poser au sujet du bug, il faudra qu'il passe par l'intermédiaire du mainteneur de paquet. Bref, ce n'est pas très pratique, et cet intermédiaire, le mainteneur du paquet, pose des problèmes dans les deux sens du flux d'information, à la fois de l'utilisateur vers le mainteneur officiel et du mainteneur officiel vers l'utilisateur ;
- dans le système de suivi des bugs d'une distribution sont enregistrés seulement les bugs rapportés par les utilisateurs de la distribution. Il n'y a aucune synchronisation avec les bugs rapportés directement upstream ou par des utilisateurs d'autres distributions. Ce qui est "intéressant", c'est que Debian fait passer des paquets de unstable vers testing au bout de 10 jours sans bugs critiques ... sans bugs critiques enregistrés par des utilisateurs de Debian évidemment ! Si il y a des bugs critiques enregistrés upstream ou dans d'autres distributions, Debian n'en tiendra pas compte.
Pour solutionner le point 3), on aurait tendance à vouloir rapporter les bugs directement au mainteneur officiel plutôt que dans sa distribution directement. Mais alors deux problèmes se posent :
- le bug ne sera pas enregistré dans le système de suivi des bugs de la distribution, et on retombe sur le problème 4) cité ci-dessus, Debian ou une autre distribution risque de conclure "ma distribution est stable", alors qu'elle ne l'est pas ;
- le bug a peut être été introduit par une modification du mainteneur du paquet dans la distribution que l'on utilise. Certains logiciels, comme OpenOffice ou le noyau Linux par exemple, sont beaucoup modifiés par les mainteneurs du paquet, et des bugs peuvent avoir été introduits par cette modification. D'ailleurs, le récent grabuge autour de l'utilisation de la marque Mozilla montre bien que les mainteneurs officiels ont parfois du mal à gérer les bugs, car leur logiciel est modifié par un peu tout le monde un peu partout, et eux se prennent tous les bugs, alors qu'ils ne disposent même pas de toutes les versions distribuées.
Bref, vous l'avez vu, il me semble que le système de correction de bugs dans la communauté du Logiciel Libre est largement perfectible. Je n'ai pas creusé plus que ça, mais une idée serait peut être d'avoir un protocole/format standardisé et commun pour la description d'un bug, qui permettrait au mainteneneur d'un paquet d'automagiquement "forwarder" le bug vers le mainteneur du logiciel
upstream, et permettrait au système de suivi de bugs de la distribution et du logiciel de rester synchronisé sur l'historique du bug. Le bug pourrait également apparaître dans les systèmes de suivi des autres distributions, pour qu'elles sachent qu'il y a un problème avec ce logiciel, et ne sortent pas une version "stable" en laissant passer de gros bugs.
Qu'en pensez-vous ?
Pourquoi Jabber ?
Hier, j'avais besoin de documents tout faits qui expliquaient quels étaient les intérêts de Jabber par rapport aux systèmes de messageries instantanées fermés comme MSN, ICQ ou AIM.
Nextgens, de
#linux sur le serveur IRC de l'UTBM m'a donné trois liens, que je note ici pour m'en souvenir et les partager avec mes quelques lecteurs :
De mon coté, j'utilise le client
Bitlbee, qui permet d'avoir ses contacts intégrés à son client IRC. Mais il ne fait pas que Jabber, et donc j'utilise directement ICQ et MSN sans passer par les passerelles Jabber. C'est maaal. Faudrait que je parle à mes correspondants de Jabber un jour, et ma demande pour des documents de prosélytisme était faite dans cet objectif.
Au sujet des Logiciels Libres ...
Au sujet des Logiciels Libres,
Lucas a publié ces derniers temps deux réflexions tout à fait intéressantes.
La première portait sur le
manque de documentation des projets libres. Effectivement, j'ai eu besoin de travailler sur le noyau Linux, et il n'existe pas de documentation complète, claire et surtout structurée. Il existe de nombreux documents : des livres O'Reilly (pas forcément à jour), les documents dans le répertoire
Documentation du noyau, des articles sur Internet, les discussions sur les listes de diffusion, mais rien de complet et structuré. Et pour certaines parties du code, en particulier les pilotes de périphériques, il n'y a rien d'autre à part le code et quelques commentaires incompréhensibles. Enfin, je râle, mais le code source de
KOS n'est pas spécialement commenté, et la documentation est inexistante ou plus du tout à jour ... enfin, j'essaie de me rattraper avec David Decotigny en écrivant les articles sur
SOS ;-)
La seconde réflexion portait sur la
démarche qualité dans les projets libres. Lucas se demandait si il existait des outils d'automatisation de tests, et si oui, quels Logiciels Libres utilisaient ce genre de systèmes. Dans les commentaires, j'ai pu répondre qu'il existait l'outil
DejaGNU, un framework pour tester d'autres programmes, et que des logiciels comme les binutils, gcc, glibc, uclibc ont des suites de tests automatisées, avec
DejaGNU? ou avec autre chose. Comme signalé dans les commentaires, ces outils sont relativement simples à tester : ce sont des outils en mode texte auxquels tu donnes en entrée, et qui crachent une sortie qu'on peut relativement facilement valider. En revanche, l'automatisation des tests pour des applications graphiques (Firefox, Gnome, etc...) ou semi-graphiques (mutt, midnight commander ...) est beaucoup plus délicate, puisque l'utilisateur doit intervenir.
Les débats sur ces deux sujets restent ouverts, et j'attends vos réflexions sur ce sujet dans les billets du blog de Lucas !
Logiciel Libre, la fin de l'entreprise ?
Sous ce titre un peu provocateur se cache une petite réflexion que je me suis faite il y a quelques jours au sujet du Logiciel Libre.
Dans le cadre de mon stage, je travaille à l'adaptation du noyau Linux sur architecture MIPS. Je suis donc amené à être en contact avec la communauté
Linux MIPS. Ce contact est bien entendu très enrichissant techniquement parlant, mais il a soulevé chez moi une réflexion sur le modèle de développement du Logiciel Libre.
Dans la communauté Linux MIPS, de nombreux développeurs travaillent ensemble pour améliorer le support de Linux sur les plateformes à base de processeur MIPS. Ce qui est intéressant, c'est que ces développeurs proviennent d'horizons très différents. Ainsi, il y a des gens qui travaillent directement chez les fabricants de processeur MIPS (PMC-Sierra par exemple), des gens qui travaillent dans des entreprises de services spécialisées dans l'embarqué (Montavista par exemple) ou encore des personnes contribuant hors du cadre de leur entreprise. Toutes ces personnes travaillent en outre passant les limites de leur entreprise, en échangeant parfois des informations qui sont peut être sous NDA (Non-Disclosure Agreement).
On s'aperçoit que derrière l'apparente séparation nette entre les entreprises se cache une collaboration massive autour du Logiciel Libre qui transcende les frontières de ces entreprises. Ainsi tel ingénieur de telle entreprise va contribuer le support pour tel ou tel matériel, contribution qui sera peut être très utile à une autre entreprise faisant de l'intégration ou du service.
Il me semble qu'il y a vraiment une modification du fonctionnement classique d'une entreprise. Classiquement, une entreprise doit faire tout ce qu'elle doit produire, et donc disposer de toutes les ressources matérielles et les compétences humaines pour le faire. Ici, ce sont les employés des entreprises qui collaborent au sein de communautés informelles.
Autant dans le cadre d'un laboratoire de recherche, comme là où j'effectue mon stage, il paraît normal de collaborer ainsi, autant pour d'autres entreprises cela paraît moins évident.
Voilà, j'ai donc bien l'impression que le Logiciel Libre redéfinit un peu les frontières des entreprises qui contribuent, utilisent, développent ou commercialisent du logiciel. Qu'en pensez-vous ?
Quelques articles sur le Logiciel Libre
Au détour de mes surfs sur le Web, j'ai aujourd'hui découvert quelques documents concernant le Logiciel Libre :
- Un article du Monde, La liberté de choix des logiciels, enjeu politique, par par Thierry Noisette et Perline, les auteurs de La Bataille du Logiciel Libre. L'article est également disponible directement sur leur site. J'aime beaucoup le début, où en parlant de l'accord entre l'Unesco et Microsoft, l'article dit Le fait que la branche des Nations unies dédiée à la culture et aux sciences s’associe à la multinationale de Bill Gates pour favoriser l’accès à Internet et à l’informatique des pays pauvres équivaut à une Unicef travaillant avec McDonald?’s pour lutter contre la faim dans le monde ou à un ministère de la culture s’alliant à TF1 pour combattre l’illettrisme. Sympathiques comparaisons ;-) Ceci étant dit, les auteurs de La Bataille du Logiciel Libre ont cité le Livret du Libre dans la bibliographie de leur bouquin (ça c'est sympa), mais ils ont indiqué que c'est un document rédigé par l'APRIL (ça c'est moins sympa). Heureusement, dès qu'on leur a dit, ils ont corrigé sur leur site.
- Un document Utiliser les logiciels libres et les formats de fichier ouvert dans le cadre d’une association sur le site du Forum Social de Haute-Savoie, ainsi qu'un document intitulé Une introduction à l'informatique militante semblent être de bonnes bases pour promouvoir le Logiciel Libre dans les milieux associatifs et militants. En effet, les adhérents et sympathisants de nombreuses associations se disant alternatives, écologistes, alter-mondialistes ou que sais-je encore ne sont même pas au courant de l'existence de l'alternative "Logiciel Libre". En plus, c'est une alternative qui existe au jour d'aujourd'hui, et qui marche plutôt bien ! C'est bien entendu un problème de communication vers le grand public et de sensibilisation, mais sans doute que ces documents peuvent être utiles dans cette démarche.
Gulliver @ Radio
Ça y est, c'est fait. Gulliver à la radio, c'était ce soir de 18h30 à 20h sur Canal B, une radio locale rennaise qu'on peut écouter sur 94 FM si on est pas trop loin de Rennes. Sinon, un flux
Ogg est disponible pour ceux qui sont loin. A noter, un flux Ogg et pas autre chose !
J'étais donc invité avec
Jean-Marie Favreau à l'émission E-toile, consacrée au hi-tech, au multimédia et à Internet. Nous n'avions rien préparé car les animateurs nous avaient dit que ce n'était pas la peine. Quand je vois le temps que j'avais consacré à la préparation des
émissions de Lolut sur Radio Amitié à Montbéliard avec Damien Boucard, j'étais un peu étonné. Après un long périple en bus, nous sommes arrivés à peine 15 min avant le début de l'émission. Nous avons eu le temps de faire le tour des locaux. Puis 5 minutes avant le début de l'émission, les animateurs nous ont rapidement brieffé sur le déroulement du début de l'émission. Et puis c'était parti. En fait, pendant chaque pause musicale, les 5 prochaines minutes de l'émission se préparaient rapidement en off : quel sujet va être traité, par qui, etc.
De notre coté, nous avons pu présenter Gulliver et ses activités, puis la manifestation du 11 décembre. La liste des présentations du 11 décembre a permi d'embrayer sur pas mal de sujets comme les formats ouverts/fermés. Durant l'émission il a également été question de Thunderbird 1.0, puisqu'il vient de sortir aujourd'hui, puis nous avons rapidement listé les grands Logiciels Libres pour chaque domaine grand public.
De mon point de vue, c'est plutôt positif, ça a permis d'établir un lien avec les animateurs d'une émission de radio qui ont l'air motivés pour refaire de la promotion pour les activités de Gulliver,
Pour ceux qui n'ont pas pu écouter, un
enregistrement complet en ogg est disponible.
Plus qu'une semaine ....
Moins d'une semaine avec le 11 décembre, l'
après-midi de découverte de Linux et des Logiciels Libres que j'organise avec
Jean-Marie Favreau au sein de
Gulliver. Au programme de samedi, récupération d'une machine de démo prêtée par un magasin d'informatique de Rennes, finition des affiches puis un coup de vélo jusqu'à la reprographie pour faire imprimer tout ça. Malheureusement, à 1.40 Euros la A3 couleur, j'ai du renoncer à la couleur et tout faire imprimer en noir et blanc : le Livret du Libre en A3, les fiches libres de l'ALDIL et des panneaux spécifiques à Gulliver. Maintenant, c'est fait ! Aujourd'hui, installation de la machine de démo avec une Ubuntu (au passage, ça marche plutôt bien cette distribution), puis relance de tous les gens qui doivent participer, programmation de la journée du 11, mise à jour du site Web, contact des associations locales pour faire de la publicité et début des slides pour la présentation générale du Logiciel Libre que je dois réaliser avec Jean-Marie Favreau.
Pffiou, et ce n'est pas fini : demain soir visite de l'Escale, le lieu où va se dérouler la manifestation, après-demain soir (mardi), 1h30 d'émission sur le Logiciel Libre sur la radio locale Canal B. Tout ce que j'espère, c'est qu'il y aura un minimum de monde, parce que sinon ma déception risque d'être grande ! Enfin, avec de la communication par affichage (pas suffisante, mais quand même), sur la radio (Canal B et France Bleue Armorique) ainsi que dans Ouest France, sur
LinuxFr? et sur
FramaSoft? il devrait bien y avoir quelques personnes !
Avec tout ça, j'ai découvert un petit outil pratique, j'ai nommé
pdfjoin. Il fait partie du paquet Debian
pdfjam et permet de merger plusieurs PDFs en un seul. Très pratique quand on va chez un reprographe : au lieu d'avoir 20 PDFs différents, on les merge, et il lance une seule impression. Ça va plus vite, surtout quand le reprographe est un peu neuneu avec sa souris ;-)
Bon allez hop, j'y retourne.
Création d'un CD d'oeuvres libres
Dans le cadre de
Gulliver, une
journée de découverte du LL et de Linux est organisée le 11 décembre. Pour cette journée, j'aimerais qu'on puisse vendre à un coût modique une sorte de
package libre. L'idée vient de l'
ALDIL, qui a déjà fait ça pour les JDLL 2004. Le
package regrouperait une distribution Linux Live, un CD de Logiciels Libres pour Windows, le
Livret du Libre, et j'aimerais également qu'il contienne un CD d'oeuvres libres.
Ce CD, j'aimerais qu'il contienne des pistes audio lisibles dans n'importe quel lecteur de CD, c'est quand même plus sympathique que des MP3 ou des OGG. En plus des pistes audio, je pense y joindre une piste de données contenant les licences des oeuvres, mais également d'autres oeuvres, textes ou images. Je pensais par exemple y inclure le nouvel ouvrage de Florent Latrive,
Du bon usage de la piraterie, mais en fait c'est impossible : il l'a placé sous licence Creative Commons non-commerciale, or comme nous allons vendre ce
package libre (même quelques Euros), nous ne pouvons pas distribuer ce document. Dommage !
Voilà, donc en ce moment, je suis à la recherche d'oeuvres libres (notamment musicales) de genres variés à mettre sur ce CD. Je connais déjà
David Schombert,
Art Libre et
OpSound, mais il y a tellement de choix que je n'arrive pas à choisir. Si vous avez des idées, n'hésitez pas !