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Prochaine rencontre Toulibre, avec présentation Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations
Le temps me manque pour faire part sur ce blog de tout ce dont j'aurai envie de parler. C'est probablement le paradoxe du blog: plus on fait de choses, plus on a envie de les partager, mais moins on a le temps de les faire. De là à dire que les plus gros bloggueurs ne font rien de la journée, il n'y a qu'un pas... que je ne franchirai pas :-)

Du coup, ces derniers temps, je n'ai même pas pris le temps d'annoncer les évènements de Toulibre. La prochaine rencontre, qui aura lieu le mercredi 14 mai, fera l'objet d'une présentation sur un thème qui me paraît particulièrement intéressant:
Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations. Voici la description de l'évènement:
À 20h, l'association Toulibre organise une présentation sur le thème « Logiciels Libres et pratiques collaboratives pour les associations », au cours de laquelle vous serez invités à découvrir en quoi les Logiciels Libres sont intéressants pour les associations, quels outils sont disponibles et pertinents pour les activités de celles-ci, ainsi que les pratiques de travail collaboratif utilisées dans le monde du Logiciel Libre et qui peuvent s'appliquer dans le cadre d'une association pour améliorer sa communication et son action. La présentation sera animée par Emmanuelle Helly et Thomas Petazzoni.
Au cours de cette présentation, vous découvrirez notamment :
- les outils libres pour la bureautique et la communication de votre association
- les outils libres pour la comptabilité simple et la gestion des adhérents
- les outils pour le site Web de votre association
- les hébergeurs Internet associatifs
- les pratiques collaboratives et les outils associés: listes de diffusion, Wiki, etc.
Cette présentation est ouverte à tous, entrée libre et gratuite. Une inscription est toutefois demandée à l'adresse http://www.toulibre.org/PresentationAssociation14Mai2008. En fonction des demandes et des intérêts des participants, cette présentation pourra être suivie d'autres présentations ou d'ateliers pratiques pour aborder plus en détail des outils particuliers.
Comme d'habitude, cet évènement aura lieu au
Centre Culturel Bellegarde dans le centre de Toulouse. En parallèle de la présentation, de 19h à 23h, il y aura également la permanence Logiciels Libres, durant laquelle le public est invité à venir poser ses questions sur le Logiciel Libre et trouver de l'aide pour en installer (il suffit d'apporter son ordinateur). Pour ceux intéressés par la présentation du jour, les supports seront mis en ligne suite à l'évènement, et il est probable que la présentation soit filmée.
Un électron libre
Depuis mars 2005, je travaillais dans la société
Seanodes, à Colomiers, en tant qu'ingénieur R&D, mais depuis le 21 janvier, je suis maintenant un électron libre, je travaille pour la société
Free Electrons. L'occasion de faire un petit retour sur ce que j'ai fait à Seanodes (ce que je n'ai jamais évoqué ici) ainsi que sur ce qui m'attend au sein de Free Electrons.
Seanodes
Seanodes développe un logiciel de virtualisation de stockage pour les clusters de calcul. Pour résumer en quelques phrases, l'idée est d'aggréger tous les disques des différents noeuds d'un cluster pour constituer un stockage virtuel performant, scalable et tolérant aux pannes. Une sorte de LVM/RAID, sauf que les données ne sont pas réparties sur des disques locaux, mais sur des disques distants, et que la tolérance aux pannes doit être gérée puisque des noeuds peuvent subitement tomber en panne alors que l'on souhaite conserver la disponibilité des données stockées. Tout cela est uniquement géré de façon logicielle, avec un logiciel plutôt compliqué : les problématiques de distribution et de tolérance aux pannes sont plutôt ardues.
Pour ma part, j'ai principalement travaillé sur le composant de virtualisation, un module en mode noyau qui propose à l'espace utilisateur un périphérique bloc et qui derrière va gérer le placement des données sur les différents disques du cluster, gérer la création/destruction de volumes, la réplication, la reconstruction et bien d'autres choses. Il s'agit d'un composant relativement complexe d'environ 30.000 lignes de C en mode noyau (si mes souvenirs sont bons) sur lequel nous travaillions à deux. Avec autant de lignes de code dans le noyau, j'ai eu l'occasion de bien me frotter au développement de module noyau et surtout à leur déboguage. En dehors de l'aspect mode noyau, la difficulté de ce composant était le déboguage des corruptions de données sur disque, surtout quand elles se produisent seulement après plusieurs heures ou plusieurs journées de tests intenses. Il m'est arrivé de passer plusieurs semaines voire mois avec des collègues pour trouver l'origine d'une corruption de données. Valérie Henson
parlait d'ailleurs de ce sujet il y a quelques temps sur
son blog.
Malheureusement, il n'est pas vraiment possible d'en dire beaucoup plus sur le fonctionnement du produit : l'entreprise a choisi de fonctionner selon le modèle traditionnel du logiciel propriétaire. Pour un ingénieur, fan de Logiciel Libre, d'ouverture et de collaboration, ne pas pouvoir montrer, expliquer, exposer ce que l'on fait est frustrant. J'ai eu beau travailler sur des choses complexes pendant ces quelques années, rien n'est visible de l'extérieur : pas de code source, pas de présentation lors de conférences techniques type Linux Symposium. De ce point de vue, le monde du Logiciel Libre a un grand plus : le travail d'un ingénieur est visible de tous et constitue ensuite une très bonne carte de visite pour évoluer vers d'autres sociétés. Il ne faut pas se voiler la face : une part de la motivation pour travailler sur du Libre peut être de nature éthique ou philosophique, mais il y a également une grande part de motivation liée à la reconnaissance par les pairs, à la reconnaissance du travail accompli et de son (éventuelle) qualité. Travailler en mode ouvert, c'est de mon point de vue aussi un moyen d'attirer des ingénieurs vers son entreprise et vers son projet, et surtout de fidéliser leur implication dans le projet et l'entreprise (sans parler du levier marketing de la communauté pour répendre un produit sans effort commercial ou de la possibilité d'avoir des contributeurs et testeurs extérieurs, etc.).
Pour revenir à ce que j'ai fait à Seanodes, en plus de ce module noyau de virtualisation, j'ai également contribué, plus modestement, à quelques autres morceaux du logiciel. Enfin j'ai eu, en collaboration avec un ancien collègue, le rôle de
leader technique à partir de janvier 2006 et jusqu'à l'annonce de mon départ. Un rôle très intéressant et très formateur, mais qui s'est révélé beaucoup plus difficile à jouer que ce que j'imaginais, pour de multiples raisons. Après presque trois ans à Seanodes, une autre opportunité s'est présentée, dans le monde du Logiciel Libre justement, et après une longue phase de réflexion, je me suis décidé à changer.
Free Electrons
Depuis le 21 janvier, je travaille donc pour
Free Electrons, une société fondée en 2004 par Michael Opdenacker, que j'ai rencontré au cours de conférences sur le Logiciel Libre. La société propose des formations et du service/conseil dans le domaine de Linux et des Logiciels Libres pour l'embarqué. Michael Opdenacker était jusqu'ici seul dans la société, mon arrivée augmente donc de 100% les effectifs de celle-ci.
Aujourd'hui, la principale activité de la société est principalement liée aux formations, avec notamment une formation plutôt complète sur l'utilisation de Linux et de Logiciels Libres dans l'embarqué, mais nous souhaitons maintenant développer
l'activité de conseil et services (développement de pilotes, portage du noyau Linux, mise à jour de pilotes, intégration dans la version officielle du noyau, développement d'un kit de développement intégrant le nécessaire pour faire fonctionner une plateforme, du noyau jusqu'aux bibliothèques graphiques, etc.). Je suis donc disponible pour vos projets dans le domaine de l'embarqué, n'hésitez pas ! :-)
Un choix intéressant réalisé par Michael Opdenacker est de publier tous les
supports de formation sur le site, en les distribuant sous une licence libre (Creative Commons BY-SA), que ce soit les cours ou les instructions pour les travaux pratiques. Cela présente plusieurs avantages : les clients potentiels peuvent se faire une idée très précise du contenu des formations, les supports transmettent une partie des connaissances même à ceux qui ne peuvent pas participer aux formations, réception de contribution et de traduction et surtout, ils sont un puissant moyen de faire connaître les formations proposées par la société. Cette distribution sous licence libre est clairement gagnante-gagnante, pour les clients potentiels, pour les visiteurs et pour la société. C'est un aspect que j'apprécie beaucoup dans la stratégie de Free Electrons : se baser sur l'ouverture pour fonctionner. Ainsi, au delà des supports, même les fiches d'évaluation des formations, remplies par les participants
sont publiées en ligne, en toute transparence.
En ce qui concerne mon poste, sa description est
toujours en ligne sur le site de Free-Electrons. En gros, mon travail se décompose en trois parties :
- un tiers du temps, je donne des formations sur Linux et les Logiciels Libres pour l'embarqué. J'ai toujours aimé faire des présentations, expliquer, partager ce que je sais, et échanger pour apprendre des autres. Je pense que ça se voit vu le nombre d'interventions que j'ai donné, ou la rédaction des articles SOS dans Linux Magazine, la participation à des GULLs menant des actions orientées vers le public, etc. Donner des formations rentre tout à fait dans cette orientation et me convient parfaitement. En plus, ces formations sont réalisées un peu partout dans le monde, mais surtout en Europe, ce qui permet de voyager, de faire un peu de tourisme, de découvrir d'autres pays.
- un tiers du temps, je travaille de chez moi (la société est basée à Nice, mais je travaille depuis Toulouse) pour des projets directement liés à l'activité de la société. Veille technologie pour se tenir au courant des évolutions du monde de l'embarqué et donc continuer à donner de bonnes formations, mise à jour de formations, développement de nouvelles formations, ou encore conseil et services pour les clients. La veille technologique, ça veut aussi dire présence à diverses conférences, FOSDEM, Rencontres Mondiales, Linux Symposium, Embedded Linux Conference et Embedded Linux Conference Europe, c'est-à-dire des conférences vraiment très intéressantes.
- le dernier tiers, je travaille toujours de chez moi en contributant à des projets libres dans le monde de Linux et de l'embarqué, que ce soit au travers de code, de documentation, publication d'articles ou autre.
Comme ce nouveau travail est complètement orienté vers le Logiciel Libre et l'ouverture, j'aurai, je l'espère, beaucoup plus souvent l'occasion de relater ce sur quoi je travaille sur ce blog. J'aurai donc l'occasion dans un prochain billet de raconter un peu mes six premières semaines de travail à Free Electrons, qui ont été déjà très actives !
Évènement autour de KDE 4

Comme je le disais dans un précédent billet, les contributeurs toulousains à KDE organisent avec
Toulibre un
évènement pour fêter la sortie de KDE 4, une étape important pour ce projet. À Toulouse, cet évènement, ouvert à toutes et à tous, aura lieu en deux parties : vendredi soir et samedi toute la journée. Notons que cet évènement est organisé avec l'aide de partenaires, les sociétés
Communication et Systèmes et
KDAB.
Le vendredi 25 janvier, à 20h, une soirée orientée utilisateurs. Un extrait du lancement officiel aux États-Unis (qui aura lieu du 17 au 19 janvier aux États-Unis dans les locaux de Google) sera diffusé, sous-titré en français, puis Kévin Ottens, contributeur à KDE, fera une présentation de KDE et des nouveautés de cette version. La soirée se cloturera par un cocktail dinatoire. Cette partie aura lieu dans l'auditorium du Centre Culturel Bellegarde.
Le samedi 26 janvier, de 9h à 18h, une journée de conférences autour de KDE, orientées vers les contributeurs et ceux qui aimeraient le devenir. Le
programme est très intéressant :
- « Contribuer à KDE : Bienvenue à tous ! », par Alexis Ménard
- « Présentation de Qt », par David Faure
- « Présentation de CMake », par Laurent Montel
- « Solid: Intégration avec le matériel sans utiliser d'aspirine », par Kévin Ottens
- « Plasma : Un nouvelle approche du gestionnaire de bureau », par Alexis Ménard
- « Phonon: Multimédia facile pour vos applications », par Kévin Ottens
- « Guide de contribution à la traduction de KDE », par Anne-Marie Mahfouf
- « Présentation KIO », par David Faure
- « Les feuilles de style de Qt », par Aurélien Gateau
- « Des logiciels éducatifs dans KDE », par Anne-Marie Mahfouf
Toutes ces présentations sont réalisées par des contributeurs à KDE, qui connaissent donc bien leurs sujets. David Faure travaille sur KDE depuis 1998, maintient le gestionnaire de fichiers et navigateur Web Konqueror et travaille sur les kdelibs, il a également travaillé sur KWord, le traitement de texte de KDE. Aurélien Gateau est l'auteur de Gwenview, la visionneuse d'images de KDE 4. Anne-Marie Mahfouf est l'initiatrice du projet KDE-Edu et développe des applications éducatives pour KDE. Alexis Ménard a travaillé sur KPlato et se focalise maintenant sur Plasma, le nouveau gestionnaire de bureau. Kévin Ottens contribue à KDE depuis 2003 et est à l'origine de Solid. Il travaille également sur la gestion des fichiers et les kdelibs.
Cette journée aura également lieu au Centre Culturel Bellegarde, dans la salle où ont lieu toutes les présentations réalisées lors des rencontres bi-mensuelles de Toulibre. Pour ma part, je ne pourrais malheureusement pas m'y rendre, la date entrant en conflit avec l'assemblée générale de l'
April, mais je profiterai quand même de la soirée du vendredi... et du cocktail dinatoire :-)
Libres Clics 2008

Comme annoncé dans le
précédent billet, j'étais ce vendredi soir et samedi à
Libres Clics, pour la deuxième édition de l'évènement. Le vendredi soir avait lieu un concert de groupes distribuant leur musique sous des licences autorisant au moins la libre diffusion, avec la participation de
Dogmazic, qui était représenté par trois personnes venant de Bordeaux. Le premier groupe,
Da Krew, de Toulouse, fait dans le hip-hop électro. A priori, je je suis pas vraiment fan de hip-hop, mais j'ai trouvé le mélange hip-hop avec de la musique électronique intéressant. Toute leur musique électronique est faite en live, avec visiblement divers samplers, boîte à rythme, synthétiseurs et platine vinyl pour scratcher, et il y avait des passages vraiment sympas au niveau musical. Au niveau des textes, ils sont assez difficiles à comprendre (le débit est rapide, pas facile de saisir), mais sur des thèmes engagés (sur le
travailler plus pour gagner plus) ou critiques (sur les soldes par exemple). Seul petit reproche peut-être : les parties vraiment chantées n'étaient pas toujours très justes, surtout quand ils chantaient à plusieurs simultanément.
Le second groupe,
Data. de Bordeaux, fait dans le
noisy rock. Mais alors vraiment dans le
noisy, genre batterie et guitare à fond les manettes du début du concert à la fin, sans qu'il soit possible de distinguer les différentes chansons. J'ai vraiment pas accroché avec la musique de ce groupe, trop bourrin et vraiment pas assez musical à mon goût. Les détracteurs de la musique électronique lui reprochent souvent d'être trop répétitives, eh bien là, on a un exemple de musique
rock vraiment trop similaire tout au long du concert. Heureusement, la gestuelle de la bassiste était très... dynamique :-) Au final, alors que je pensais accrocher plutôt sur le
rock et moins sur le
hip-hop, ça a été l'inverse.
En revanche, pour le concert, le public n'était pas vraiment au rendez-vous. Je dirais qu'au plus fort de la soirée, il n'y avait pas plus de 40 personnes dans la salle, ce qui ne remplissait vraiment pas la salle. Étrange, parce que le concert était gratuit, et je suppose qu'il n'y a pas non plus énormément de concerts sur Auch la même soirée.

Le lendemain,
Libres Clics reprenait à 14h, avec une table ronde à 15h avec plusieurs intervenants : Sébastien Dinot (de l'April), Jean Peyratout (de Scideralle), Daniel Clero (du CDDP du Gers), Jean-Louis Frucot (de l'association Ariane), Jonathan Le Lous (de la société Libenti), Bruno Coudoin (développeur de GCompris, Toulibre) et moi-même. La table ronde était ponctuée de trois interventions : la première, présentant brièvement les Logiciels Libres, que j'ai réalisé (voir le
support), la seconde, sur les Logiciels Libres dans les collectivités et les institutions, avec les exemples du passage de la Cyberbase d'Albi sous GNU/Linux et de la Mairie d'Albi vers OpenOffice.org, était animée par Jonathan Le Loup, et la troisième, sur les activités de l'association Ariane, était animée par Jean-Louis Frucot (malheureusement sans support, donc peut-être moins longue que prévue). Entre chaque mini-intervention (au maximum 15-20 minutes), le public avait la parole pour poser des questions, et les autres intervenants pouvaient également apporter des précisions. Ça a donné quelque chose de plus interactif qu'une conférence classique où l'orateur débite sa présentation pendant 1h30 et laisse la parole au public seulement à la fin, mais du coup, j'ai trouvé que la clarté du discours s'en ressentait un peu. Ça partait parfois un peu dans toutes les directions, sur des thématiques ou des explications trop pointues pour un public non-connaisseur, etc.
Au niveau du public, il y avait environ 15 à 20 personnes pour la table ronde, mais les organisateurs semblaient satisfaits puisque beaucoup d'entre eux faisaient partie de collectivités locales. La table ronde s'est avérée finalement assez longue, avec plusieurs questions du public, et je n'ai donc pas beaucoup pu voir ce qui s'est passé au niveau des démonstrations et de l'accueil du public. Juste avant le début de la table ronde, il y avait déjà pas mal de monde dans les locaux de la cyberbase, et ça s'est visiblement poursuivi jusqu'en fin d'après-midi.
Au-delà de la table ronde, cet évènement a été l'occasion de rencontrer quelques personnes. Tout d'abord les personnes de Dogmazic, et une rencontre sympathique pour Bruno Coudoin. Alors qu'il discutait avec une des personnes de Dogmazic, il racontait qu'aux débuts du développement de GCompris il avait cherché des musiques libres pour le fond sonore de son logiciel, à un moment où la musique libre en était à ses tous débuts. Il avait alors trouvé les compositions d'un certain Rico Da Halvarez... qui s'est trouvé être justement la personne à qui Bruno était en train de parler. C'était la première rencontre de Bruno avec le compositeur des musiques entendues par des milliers d'enfants dans le monde lorsqu'ils jouent à GCompris. Amusant les rencontres qu'on peut faire jusqu'au fin fond du Gers :-)
Nous avons également eu l'occasion de rencontrer Jonathan Le Loup, qui est notamment actif au niveau de Linux Tarn, et l'instigateur de l'évènement
Les vendanges du Libre, qui aura lieu cette année pour la troisième fois, à Albi. Il aimerait qu'un évènement type
« Journées du Logiciel Libre » soit organisé à Toulouse, et est partant pour participer. De mon coté, ça fait un moment que je réfléchis à quelque chose comme ça, et j'en avais même parlé à la dernière assemblée générale de Toulibre. Après deux ans et demi d'activité sur Toulouse, Toulibre commence à avoir les contacts nécessaires à l'organisation d'un tel évènement. Peut-être quelque chose en 2009 ?
Et évidemment, comme l'année dernière, l'accueil par les personnes de la Cyberbase était vraiment très sympathique, bravo à Benoît Falque pour l'organisation de cet évènement. Je suppose que l'évènement sera reconduit l'année prochaine, peut-être sous une autre forme !
Prochainement, autour du Libre

Au niveau de
Toulibre, plein de choses pour cette nouvelle année qui démarre:
- ce mercredi 9 janvier au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse, la traditionelle rencontre bi-mensuelle sera cette fois-ci agrémentée d'une présentation sur OpenID, le système d’authentification décentralisé qui permet l’authentification unique, ainsi que le partage d’attributs, d'après Wikipédia.
- le vendredi 11 et samedi 12 janvier, la deuxième édition de Libres Clics à Auch. Concert de musique sous licence peut-être libre le vendredi soir, et mini-conférences/démonstrations le samedi toute la journée. J'y ferai une courte introduction sur les Logiciels Libres et leurs enjeux (quinze-vingt minutes) dans le cadre d'un débat avec d'autres interventions et intervenants. Voir le programme complet. L'année dernière, l'évènement était très sympathique, l'accueil excellent.
- le jeudi 17 janvier, j'animerai avec Bruno Coudoin une formation à destination des animateurs de Cyberbase de la région Midi-Pyrénées sur l'installation d'Ubuntu GNU/Linux et son administration basique. L'objectif de la formation est de permettre aux animateurs de Cyberbases de se familiariser avec l'environnement GNU/Linux pour ensuite pouvoir le déployer dans leurs espaces. Cette formation est organisée en partenariat avec l'Agence régionale pour le développement de la société de l'information. Le support de la formation est déjà prêt, et est plutôt court : il s'appuie massivement sur le dernier Hors-Série de Linux Pratique justement consacré à Ubuntu GNU/Linux.
- le mercredi 23 janvier au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse, la traditionnelle rencontre bi-mensuelle fera l'objet d'une présentation sur le thème des applications libres disponibles sur le système Mac OS X.
- le vendredi 25 janvier et samedi 26 janvier, un évènement exceptionnel pour la sortie de KDE 4, au Centre Culturel Bellegarde à Toulouse. Le vendredi 25 à 20h, présentation de KDE 4 et diffusion de la vidéo du lancement officiel aux États-Unis par le président de KDE e.V, suivi d'un cocktail dinatoire. Le samedi 26, toute la journée, mini-présentations autour de KDE (contribution, Qt, frameworks KDE, etc.). Des dates à réserver dès maintenant !
À noter que je serai également présent pour l'assemblée générale de l'
APRIL le samedi 26 et dimanche 27 janvier à Paris, et que je viens de prendre mes billets d'avion pour me rendre au
FOSDEM à Bruxelles le samedi 23 et dimanche 24 février. Alors à bientôt lors d'un de ces nombreux évènements du Libre !
Intervention à l'ENAC

Comme
l'année dernière, je suis intervenu jeudi dernier à
l'École Nationale de l'Aviation Civile à Toulouse dans le cadre d'une formation continue. Pendant 3h, j'ai eu l'opportunité de proposer aux participants un tour d'horizon des Logiciels Libres et de GNU/Linux. La présentation est très similaire à celle de l'année précédente, mais cette fois-ci, j'avais réalisé en complément un support papier rédigé (plutôt que simplement les slides imprimés).
Paquets Ubuntu et Debian pour GCompris 8.4.2

Après une petite remise en place de l'infrastructure nécessaire, notamment pour Gutsy, j'ai mis à jour les paquets Debian et Ubuntu de
GCompris. La version 8.4.2 est disponible pour Debian Etch, Ubuntu Edgy, Ubuntu Feisty et Ubuntu Gutsy dans mon
dépôt de paquets. Comme d'habitude, il s'agit d'une simple recompilation, je n'ai pas testé les paquets, donc n'hésitez pas à remonter d'éventuels problèmes d'installation ou d'utilisation.
Vidéo en ligne
Dans mon
précédent billet, je relatais mes expérimentations en matière de mise à disposition de vidéos en ligne, lisibles directement dans un navigateur. Via
Linux Weekly News, j'ai découvert que le site
Transmission.cc a publié une
étude assez complète sur ce sujet. Ils évoquent tout, du codec, au transcodage sur le serveur, en passant par les containers, les différentes solutions de visualisation dans les navigateurs, etc. Une rapide lecture me laisse penser qu'effectivement, actuellement, la solution du
player Flash est la meilleure solution d'un point de vue pragmatique... et qu'il n'y a pas encore d'alternative libre suffisamment diffusée pour être pertinente, surtout quand l'objectif de la mise en ligne de vidéo est de faciliter leur accès au plus grand nombre.
Mise en ligne de vidéos
Sur le site de
Toulibre, on commence à avoir quelques vidéos de conférences passées (sur le Logiciel Libre, sur Jabber, sur IRC, sur le droit d'auteur, la conférence de Richard Stallman, etc), et au lieu de simplement les mettre en téléchargement, j'aimerais permettre aux visiteurs de les visionner directement en ligne.
Une solution serait simplement de les uploader sur
Youtube,
Dailymotion ou
Google Vidéo, mais bon, c'est quand même plus sympa de les héberger chez soi. J'ai donc commencé à chercher des solutions, et j'ai expérimenté
ITheora et
Flowplayer.
ITheora
ITheora est un emballage en PHP autour de
Cortado, une applet Java qui permet de visionner des vidéos encodés en Ogg Theora. Itheora y ajoute la possibilité de passer par le visionneur intégré dans le navigateur si il est disponible, ce qui est sympathique si l'on a pas Java ou qu'on ne souhaite pas l'utiliser. Cela étant, pour ceux qui n'ont pas de visionneur installé, il faut passer par Java, et Java est nettement moins souvent installé sur les machines qu'un visionneur Flash, tout propriétaire soit-il. Je suis pas fan de Java pour des applets Web, mais en l'occurence, c'est la seule alternative bientôt-libre à Flash que je vois.
L'installation est très facile, et on arrive rapidement à streamer un gros fichier Ogg Theora. Seul soucis: la barre de progression dans ma vidéo ne fonctionne pas, et il n'arrive pas à trouver la durée de la vidéo. Je peux seeker dans la vidéo, mais à chaque fois que je seeke, la barre revient au début, même si il a bien seeké dans la vidéo. Étrangement,
mplayer a aussi du mal à seeker dans mes vidéos Ogg Theora (alors que
Xine y arrive très bien). Elles sont pourtant simplement générées avec
ffmpeg2theora, sans magie particulière. C'est plutôt ennuyeux de ne pas pouvoir se balader dans une vidéo, surtout quand elle fait plus d'1h30 comme la conférence de Richard Stallman.
En plus du fait que c'est en Java, l'autre "inconvénient" de ITheora, c'est que l'habillage PHP n'est pas parfaitement intégré avec l'applet Java: l'habillage PHP propose des boutons lecture, arrêt, mais pas la barre de progression, et l'applet Java propose elle aussi les boutons de lecture, arrêt et également une barre de progression, bref les contrôles sont en double. Pas hyper gênant, mais pas très élégant non plus.
Flowplayer
Flowplayer est un visionneur de vidéos Flash libre. Vous avez toujours besoin d'un player Flash (je n'ai testé qu'avec le player Flash privateur d'Adobe, il faudrait tester avec Gnash pour voir si ça fonctionne). Flowplayer n'accepte pas les vidéos au format Ogg Theora, il faut d'abord les
convertir au format FLV. C'est un point ennuyeux, car cela signifie qu'il faut deux versions de chaque vidéo sur son site Web: une au format Ogg Theora pour ceux qui veulent télécharger, une au format FLV pour ceux qui veulent regarder en ligne. Là dessus, ITheora marque un point, car il utilise directement la vidéo en Ogg Theora.
Une fois converti en FLV, si la vidéo est de courte durée, on arrive assez rapidement à faire fonctionner Flowplayer. Par contre, dès qu'on attaque une vidéo de plus longue durée, ça ne fonctionne plus: comme expliqué sur
cette page, il faut un serveur de streaming. Ils proposent plusieurs solutions, assez compliquées puisqu'il faut mettre en place un vrai serveur de streaming.
J'ai donc cherché un peu et suis tombé sur un
module Apache permettant de streamer les FLV. Livré sans aucun Makefile, sans aucune documentation, j'ai bataillé pendant un moment pour compiler ce module. Une fois qu'il était compilé et installé, ça ne fonctionnait toujours pas. J'ai commencé à débugger le code, compris quelques problèmes du machin, corrigé ces problèmes, mais ça ne fonctionnait toujours pas (cela, il peut être intéressant de reprendre ce travail, et de packager proprement ce module, il peut certainement être utile à d'autres personnes).
Je me suis donc rabattu sur la solution
bidouille PHP proposée sur le site de Flowplayer. Et effectivement, en dix minutes, c'était fonctionnel. On peut seeker dans la vidéo sans soucis. Flowplayer est agréable à utiliser, l'interface est propre et soignée (bien plus que pour ITheora/Cortado).
Mais évidemment, deux inconvénients restent de taille: l'utilisation de Flash et l'obligation de convertir les vidéos au format FLV et donc de les avoir en double.
Conclusion
Au final, je n'ai donc toujours pas trouvé de solution qui me convenait totalement. Si j'arrive à résoudre le problème de seek avec les Ogg Theora et Cortado, peut-être que ce sera le bon choix. Cela étant, ça oblige aussi à avoir toutes les vidéos en Ogg Theora (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui), et cela pose aussi des soucis: tout le monde, notamment les gens sous Microsoft Windows, n'a pas de lecteur capable de lire le Ogg Theora, et le Ogg Theora n'est
clairement pas un bon codec en terme de qualité d'image, même ça semble bouger de ce coté.
Une autre alternative serait de tester Flowplayer avec Gnash et de voir si ça fonctionne. Mais même si cela fonctionne, ce n'est pas vraiment satisfaisant de faire la promotion d'un format fermé comme Flash sur un site de promotion des Logiciels Libres.
Un peu d'Ajax dans Trivialibre

Dans
Trivialibre, l'édition des questions en cours de modération était un peu pénible, puisqu'à partir de la liste des questions, il fallait systématiquement charger une page séparée pour chaque question à éditer. Ça faisait quelques temps que je voulais expérimenter un peu le nouveau
buzzwords du Web 2.0 qu'est
l'Ajax. Je me suis donc lancé avec le
framework Prototype, qui simplifie l'écriture de requêtes Ajax et la manipulation de l'arbre DOM d'une page HTML à partir de Javascript. J'ai également beaucoup utilisé l'extension
Firebug pour Firefox, qui s'est révélée très précieuse, si ce n'est indispensable, pour débugger les requêtes Ajax et les modifications de l'arbre DOM.
Le résultat final est visible sur la
page listant les questions en attente de modération, mais seulement pour les personnes qui ont un compte et qui sont connectées. En gros, à coté de chaque ligne contenant une question, une petite icône "Éditer" est présente. Lorsque l'on clique dessus, la ligne de la question est remplacée par une ligne contenant un formulaire permettant de modifier l'intitulé de la question, la réponse, ainsi que la catégorie de la question (et ce sans aucune communication avec le serveur). Une fois qu'on a modifié la question, la réponse, ou la catégorie, une requête AJAX est envoyée au serveur. Pendant son traitement, la chaîne "Sauvegarde en cours..." est affichée, puis lors de la réception de la réponse du serveur, la ligne du tableau revient à ce qu'elle était à l'origine avec évidemment les modifications apportées par l'utilisateur.
Lorsque la question ou la réponse sont modifiées, c'est plutôt facile. Mais lorsque la catégorie est modifiée, c'est plus délicat, parce que la page est constitué de 6 tableaux distincts, chacun pour une catégorie. Lors d'un changement de catégorie, il faut donc retirer la ligne du tableau où elle était pour l'ajouter dans le tableau du destination source. Et les lignes de chaque tableau étant d'une couleur alternée (blanc, bleu, blanc, bleu), il faut également recalculer la couleur pour toutes les lignes du tableau source suivant la lignée déplacée, et calculer la couleur de la ligne déplacée en fonction de l'entrée qui la précède dans le tableau destination. Bref, un peu de bricolage amusant, qui s'est révélé finalement assez simple à réaliser en Javascript avec l'aide de Prototype.
Rigolo l'Ajax :-)
Notes de l'intervention au GREP, dernière rencontre Toulibre
Comme je le disais dans un
précédent billet, je suis intervenu sur les Logiciels Libres le 25 octobre dans le cadre du GREP Midi-Pyrénées. J'ai mis en version informatique les notes que j'avais prises pour préparer l'intervention, elles sont disponibles à l'adresse
http://thomas.enix.org/pub/conf/grep2007/notes.txt, si des personnes souhaitent s'en inspirer.
Sinon, la rencontre Toulibre de ce mercredi a donné lieu à un très intéressant atelier Blender, animé par Olivier Saraja, aidé de deux autres amateurs toulousains de Blender. Plus d'une quinzaine de personnes présentes, la salle était donc bien remplie, pour un peu plus de 3h de travaux pratiques dans le fameux logiciel de 3D libre. Au programme: initiation à l'interface (les vues, se déplacer, caméra, lumière), les matériaux (sans texture) et l'animation, puis une petite démonstration de modélisation sur la fin. À mon goût, ça manquait de travaux pratiques sur la modélisation, car c'est ce qui m'impressionne le plus en réalité (à partir de cubes et de sphères, arriver à construire des objets complexes et jolis). La modélisation 3D a quand même l'air d'être un travail de fourmi, où il faut passer des heures sur chaque petit détail. Enfin, en tout cas, cet atelier fût un succès, et nous allons donc très probablement en programmer d'autres.
Première soirée consacrée à Trivialibre !

La première soirée au monde consacrée à
Trivialibre a eu lieu hier soir à Rennes, dans un café avec Wifi, ou des membres de
Gulliver se sont réunis pour contribuer en proposant des questions. Pour l'occasion, ils ont créé un utilisateur appelé
Richard Gulliver, qui a au total proposé 43 questions, ce qui pourrait permettre à Trivialibre de dépasser la barre des 500 questions si toutes sont validées. Merci à eux ! Peut-être que d'autres LUGs proposeront des initiatives similaires :-)
En ce qui concerne Trivialibre, et malgré la mise à jour récente d'une nouvelle version, j'envisage encore de nouveaux changements. En effet, le système de modération ne me semble pas vraiment bien fonctionner étant donné que je n'ai pas le temps, seul, de faire cette modération. J'ai envisagé de distribuer la modération en permettant à tous les utilisateurs ayant plus de
n questions validées d'avoir automatiquement un rôle de modérateur, mais cela me semblait complexe. Au final, je me demande si je ne vais pas adopter un principe similaire à Wikipédia: les questions sont immédiatement validées et n'importe qui peut éditer n'importe quelle question. Les questions seraient alors versionnées pour pouvoir revenir en arrière si besoin est. Reste à régler le problème de la suppression des questions qui ne sont pas appropriées car hors-sujet ou anecdotique. Un bouton pour signaler qu'une question n'est pas pertinente ? Un vote ? Un autre moyen ? Avez-vous des idées ?
Logiciels Libres à Toulouse

Comme je le disais il y a
quelques temps, les activités de
Toulibre ont repris depuis le mois de septembre. Tout d'abord au niveau des rencontres: une le 19 septembre autour de Kdenlive (
vidéo) et Jabber (
vidéo,
slides), une le 3 octobre sur IRC (
slides) et le droit d'auteur, les licences de logiciel, les brevets (une introduction sans prétention pour ceux qui ne connaissent vraiment rien à ces sujets,
slides, la vidéo sera prochainement disponible) et une rencontre le 17 octobre sur
Freedom, un logiciel libre de gestion documentaire développé par une société toulousaine. Cette dernière présentation fût plutôt intéressante, puisqu'elle a permis de découvrir ce qu'était la gestion documentaire, à quoi cela servait et à quels besoins cela répondait, et de découvrir ce que peut proposer un produit de gestion documentaire. Et c'était également l'occasion de rencontrer des entrepreneurs toulousains qui font du Logiciel Libre, ce qui est toujours sympathique.
Les rencontres vont continuer avec le 14 novembre un atelier sur Blender animé par Olivier Saraja. Le 28 novembre aura lieu une présentation du projet
TOPCASED, un atelier logiciel pour la modélisation de logiciels embarqués critiques. La présentation sera animée par Agusti Canals, de la société Communication et Systèmes. Puis pour terminer l'année civile, le 12 décembre aura lieu une présentation sur le thème des technologies du Web, avec pour objectif de décrypter d'une façon accessible à tous le fonctionnement des diverses technologies qui font marcher le Web.
D'autre part, je suis intervenu le jeudi 25 octobre dans le cadre des ateliers du
Groupe de Recherche pour l'éducation et la prospective de Midi Pyrénées (et oui, l'initiale est GREP-MP). Le thème de mon intervention était
« Logiciels Libres, une communauté libertaire contre le système ? », un thème que je n'ai ni choisi, ni validé et qui ne me plaisait pas particulièrement. L'intervention a commencé par une introduction de ma part d'une trentaine de minutes sur les Logiciels Libres: ce que c'est et quels en sont les enjeux, en insistant sur les enjeux de société, de démocratie plutôt que sur les enjeux techniques ou économiques. Suite à cela, un débat a été lancé avec la salle, débat qui s'est avéré fort intéressant, mélangeant des questions très pratiques (oui mais c'est compliqué, qui peut nous aider à en utiliser, etc.) et des questions plus générales sur les principes, les enjeux, les modèles économiques, etc. Pour préparer mon introduction j'avais seulement pris une demi-page de notes, que j'essaierai de mettre en ligne prochainement pour que d'autres puissent en profiter.
J'ai également été interviewé fin octobre par une étudiante en journalisme à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse. Ils réalisaient un dossier sur le thème «Internet et les étudiants» et voulaient parler dans ce cadre des Logiciels Libres. Voir
pour le dossier et
pour mon interview en particulier.
Digital Scratch 1.0
Digital-Scratch est un projet lancé il y a quelques années par deux amis de l'
UTBM. Il consistait à développer un logiciel libre permettant de piloter un lecteur MP3 à partir des mouvements effectués par un DJ sur un vinyle. Des solutions commerciales, comme Final Scratch, existaient, mais aucune n'était sous licence libre. Au départ, ils ont commencé en essayant de réaliser leur propre vinyle, avec un
timecode approprié, avec des résultats qui commencaient à être intéressants, mais pas totalement satisfaisants. Puis la fin des études est arrivée, le travail a commencé, et le projet s'est un peu calmé.
Quelques mois plus tard, l'un des deux, Julien Rosener, a repris le travail sur ce projet. Plutôt que de travailler sur des vinyles conçus maisons, chers à faire produire, il est parti sur le vinyle de Final Scratch, la solution propriétaire et commerciale. En effet, il est possible d'acheter séparement le vinyle pour une poignée d'Euros. Après plusieurs mois de travail et de mise au point, il a sorti le mois dernier la version 1.0 de Digital Scratch, qui fonctionne avec ce vinyle conçu à l'origine pour Final Scratch. Digital Scratch se présente sous la forme d'une bibliothèque sous licence GPL, intégrée au logiciel libre
Mixxx. Pour l'instant, le MIxxx utilisé est un
fork du Mixxx original, mais l'intégration dans la version officielle de Mixxx des améliorations nécessaires est en cours.
En terme de fonctionnalités, Digital Scratch fait les choses suivantes: lecture du MP3 quand la tête de lecture de la platine vinyle est sur le vinyle, pause du MP3 quand la tête de lecture ne lit plus le vinyle, accélération et ralentissement de la lecture du MP3 en fonction de la vitesse de lecture du vinyle, changement de position dans le MP3 en fonction de la position de la tête sur le vinyle, etc. Tout cela est mieux illustré au travers d'une démonstration, sous forme de
vidéo disponible sur le site de Digital Scratch.

Si le sujet vous intéresse, des paquets pour Ubuntu Feisty sont disponibles, et vous pouvez également rejoindre la
liste de discussion.
Le Trivialibre nouveau est arrivé
En
mai 2006, je lançais
Trivialibre, qui compte aujourd'hui près de 400 questions, ce qui est sympathique mais pas encore suffisant pour jouer réellement. Le code qui faisait tourner Trivialibre était développé en PHP-sur-le-métal et je ne souhaitais pas poursuivre dans cette voie pour implémenter les diverses améliorations nécessaires au développement du site.
Je viens donc de mettre en ligne aujourd'hui le
nouveau Trivialibre, accessible à l'adresse
http://trivialibre.humanoidz.org. Du point de vue du contributeur, les nouveautés sont:
- une interface un peu améliorée (même si d'autres améliorations restent nécessaires) ;
- un système de login/pass pour les utilisateurs ;
- la possibilité pour tous les utilisateurs de modifier les questions en attente de modération pour participer à leur amélioration ;
- la possibilité de laisser des commentaires sur les questions modérées ou non, pour remonter des anomalies ou inexactitudes
- plus de statistiques.
Au niveau intérieur, l'application est maintenant développée en Python avec le framework Web Django, qui après une période d'apprentissage s'est révélé plutôt efficace. Il devrait rendre le développement d'améliorations plus simple et plus agréable. Je pense par exemple à des flux RSS, des graphiques pour les statistiques, un système d'anomalies sur les questions plus évolué que le basique système de commentaires actuel, mettre un peu d'Ajax, etc. Je suis évidemment ouvert aux suggestions d'améliorations, voire aux
patches. L'interface peut également être améliorée pour être plus simple et plus cohérente.
Le code est disponible sur
un dépôt Subversion, et n'oubliez pas de contribuer en proposant des questions ! :-)
Reprise des activités à Toulibre

Après un été calme, l'activité de
Toulibre reprend doucement. L'Assemblée Générale a eu lieu ce mercredi 5 septembre. Un
rapport moral et un
rapport financier ont été présentés. Le rapport moral montre une activité assez importante de l'association pour 2006-2007, avec 16 rencontres bi-mensuelles et la participation ou l'organisation d'une douzaine d'autres évènements au cours de l'année. En revanche, les projets autres que les évènements ont peu avancé : le projet de mise à disposition de Logiciels Libres dans les bibliothèques est pour l'instant limité à 2 bibliothèques, et le projet de rédaction d'un guide de promotion du Libre auprès des associations est encore à l'état embryonnaire.
En ce qui concerne les évènements, une discussion a eu lieu sur la stratégie à adopter. En effet, l'année dernière, nous avons organisé de nombreuses conférences de présentation du Logiciel Libre, mais le public n'était pas toujours au rendez-vous. Il est apparu intéressant de réduire le nombre de ces interventions, et pour celles qui seront faites, de travailler de manière plus rapprochée avec le lieu qui nous accueille sur les aspects communication. D'autre part, il est apparu pertinent d'essayer de travailler plus sur l'adoption du Logiciel Libre dans les lieux publics d'accès à Internet de la région. Nous sommes en effet intervenus dans plusieurs de ces lieux pour parler du Logiciel Libre, mais ils proposent toujours des initiations aux logiciels propriétaires et mettent à disposition des postes utilisant exclusivement ou quasi-exclusivement des logiciels propriétaires. Ce sont pourtant ces lieux qui font découvrir l'informatique, le numérique et Internet à une partie de la population, tout au long de l'année.
En ce qui concerne les rencontres bi-mensuelles de Toulibre, elles auront à nouveau lieu le mercredi soir une fois sur deux, mais cette fois-ci de 19h à 23h au lieu de 19h à 22h, ce qui devrait laisser un peu plus de temps pour les présentations et pour la partie information/aide. C'est toujours au
Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse. Il est situé à deux pas du métro
Jeanne d'Arc, depuis l'ouverture fin juin de la ligne B du métro à Toulouse. La prochaine rencontre aura lieu le mercredi 19 septembre, avec deux présentations, une sur le logiciel libre de montage vidéo Kdenlive et une autre sur Jabber. Toutes les dates sont sur le site de
Toulibre.
Toulibre sera également présent au salon
Alternalys, le 29 et 30 septembre.
Informatique et Logiciels Libres à Dédougou, Burkina Faso

Bruno Binet, un ami et ancien collègue de l'
UTBM est avec sa femme depuis le début du mois de juillet et jusqu'à fin août à
Dédougou, une ville du Burkina Faso. Leur projet est
« d'équiper une salle informatique de 15 ordinateurs en réseau, de former des gens pour l'exploiter et le maintenir, de proposer des logiciels éducatifs, des supports de formation, des applications de bureautique et de gestion, et d'initier le plus grand nombre à l'utilisation de l'outil informatique ». Ce projet est décrit en détail sur
leur site.
Sur le
blog qu'ils tiennent depuis le début de leur aventure, ils relatent la progression de leur projet sur place (montage de la salle informatique, formation des personnes, initiations), mais aussi la vie sur place, puisqu'ils sont en immersion complète dans la culture et dans la vie quotidienne du Burkina Faso.
Pour ceux intéressés par le coté technique, Bruno a rédigé une série de billets sur
le matériel, sur
l'installation du système, sur
l'environnement des utilisateurs, sur
le peaufinage de l'environnement et l'automatisation de la configuration ainsi que sur
l'administration du réseau. Et évidemment, tout ça fonctionne avec des Logiciels Libres, avec évidemment GNU/Linux, mais aussi la suite éducative libre
GCompris.
Ceux qui veulent en savoir plus sur la culture et la vie quotidienne peuvent parcourir les autres billets, comme par exemple celui sur
le marché de Dédougou ou celui sur le
mariage burkinabé.
En tout cas, cette expérience doit être vraiment dépaysante, et donc passionnante !
Article dans le guide « Logiciels libres en gestion de l'information »

L'article que j'ai rédigé il y a quelques temps pour
Archimag est désormais publié dans le guide
Logiciels libres en gestion de l'information, édition 2007, dont le sommaire est accessible à
cette adresse. L'article dont je suis l'auteur est intitulé
« pourquoi passer au libre », et donne quelques-unes des raisons pragmatiques qui peuvent motiver un passage au Logiciel Libre. Deux articles du guide sont disponibles librement en ligne, pour le reste, il faut acheter le guide. Je n'ai pour l'instant pas eu l'occasion de le consulter.
En tout cas, il est intéressant de constater que des magazines orientés nouvelles technologies mais dans des domaines relativement spécialisés commencent à s'intéresser aux Logiciels Libres et à leurs atouts.
À propos des assertions
Lu récemment dans un courrier électronique de la
LKML (Linux Kernel Mailing List), un propos que j'ai trouvé très juste :
"A programmer who uses assertions during testing and turns them off during production is like a sailor who wears a life vest while drilling on shore and takes it off at sea."
Tony Hoare
Traduction rapide: un programmeur qui utilise des assertions durant les tests et les désactive lors de la mise en production est comme un navigateur à voile qui porte un gilet de sauvetage lorsqu'il navigue près du rivage et qu'il l'enlève lorsqu'il part en mer.
Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des
assertions, il s'agit en gros d'insérer dans un programme informatique des lignes de code qui vont vérifier que certaines conditions qui doivent être vraies (de par la construction du programme) sont réellement vraies. Par exemple, les pré-conditions d'une fonction, les invariants de boucle, les post-conditions, ou autres. Il ne s'agit évidemment pas de faire du traitement d'erreur, mais de vérifier que le code que l'on a conçu pour s'exécuter dans des conditions bien précises s'exécutent bien dans les conditions prévues.
Pour information,
Tony Hoare est l'inventeur de l'algorithme de tri Quicksort ainsi que du principe du moniteur en synchronisation, et de bien d'autres choses encore. Il travaille actuellement chez
Microsoft Research. Il a également écrit un petit papier sur les assertions, intitulé
Assertions: a personal perspective, que je n'ai pas encore eu le temps de lire.
Vidéos Google: Git et The Paradox of Choice
Aujourd'hui, j'ai enfin pris le temps de regarder la vidéo de la
conférence donnée par Linus Torvalds à propos de Git dans les locaux de Google. Mon
frère y avait assisté, et m'avait indiqué que ce n'était pas terrible. Et effectivement, ce n'est pas terrible. Presque la moitié du temps, Linus Torvalds dit que CVS c'est pourri, Subversion c'est pourri, que tous les trucs centralisés sont pourris, et qu'en fait, à part Git, tous les trucs distribués sont également pourris. On a parfois l'impression qu'il utilise la technique du « à force de répéter un truc sans argumenter, je vais finir par convaincre les gens ».
En réalité, il avance quand même quelques arguments (heureusement). Par exemple, que l'aspect distribué permet de créer des branches locales sans embêter tout le monde et permet à des développeurs de travailler ensemble sans nécessairement passer par le dépôt central (ce qui peut-être problématique si l'on doit mettre au point une grosse fonctionnalité à plusieurs avant de pouvoir la
committer dans le dépôt central). Il m'arrive effectivement d'utiliser
Quilt pour préparer tranquillement un ou plusieurs patches avec de les committer dans un dépôt Subversion commun.
Ensuite, il avance l'argument de la facilité de
merging. Autant je rejoins totalement Linus sur les difficultés du
merging avec CVS, autant je n'arrive pas à saisir les difficultés de
merging dont il parle avec Subversion. Peut-être est-ce parce que je n'ai jamais travaillé sur des projets aussi volumineux en terme de code que le noyau, mais j'ai le sentiment qu'avec Subversion, le processus de
merging est on ne peut plus simple. La seule difficulté est évidemment de résoudre les conflits quand il y en a, mais j'ai du mal à croire que Git résolve automagiquement les conflits. Bref, j'aimerais bien en savoir plus sur cette fonctionnalité de
merge magique de Git.
(Pour l'anecdote, le processus de
merging est si difficile qu'il m'a fait découvrir
awk : il m'était en effet nécessaire d'écrire des scripts shell pour résoudre des conflits automatiquement et faire d'autres opérations pseudo-automatiques pour rendre le
merging vivable. Depuis, je connais
awk et j'aime ça :-))
Après avoir regardé cette vidéo, je me suis mis à traîner dans les vidéos de confs ayant eu lieu à Google, et je suis tombé sur
The Paradox of Choice - Why More Is Less, que j'ai trouvé vraiment très intéressant. En général, on considère que plus de choix implique plus de liberté et que plus de liberté implique plus de bonheur, de joie de vivre, etc. À partir de quelques exemples et de quelques études, l'orateur essaie de montrer que ce n'est pas toujours vrai. J'ai trouvé le propos souvent assez juste, m'étant moi-même retrouvé dans certains des exemples. Il est assez difficile de résumer cette présentation en quelques lignes, alors je vous invite plutôt à la regarder.
Elle est sous-titrée en anglais, ce qui rend sa compréhension relativement aisée, même si les sous-titres se décalent de plus en plus au fur et à mesure que l'on avance dans la vidéo. Le son est de très bonne qualité et l'orateur a un accent très compréhensible. Seul reproche : on comprend que l'orateur montre de temps en temps des transparents avec des petites bandes dessinées qui font rigoler l'audience, mais en tant que spectateur, on ne les voit malheureusement pas.