\documentclass[12pt, a4paper, oneside, openany]{article}
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\title{Les marchés \small{TD3}}
\author{Thomas Petazzoni - GE01}

\begin{document}
\maketitle

{\Large {\em ``Négocier la peur au ventre''}, Sabine de Sèze,
Management, mars 2000}

\vspace{0.5cm}

\section{{\large A quel type de marché, au sens de la classification de Stackelberg, correspondent les relations entre les producteurs (les industries qui approvisionnent les grandes surfaces) et les distributeurs (les centrales d'achat) ?}}

Stackelberg propose de classer les différents types de marchés selon
le nombre d'offreurs et le nombre de demandeurs. Dans notre cas, les
industries qui approvisionnent les grandes surfaces sont en très grand
nombre, tandis que les centrales d'achat sont très peu nombreuses :
d'une douzaine en 1996, il n'en restait en 2000 en France plus que
cinq. On a donc un grand nombre d'offreurs, et un petit nombre de
demandeurs, le marché est donc un oligopsone.

\section{{\large Préciser les notions de marge traditionnelle et de marge arrière. Recenser les différentes formes que prennent les marges arrières.}}

La marge traditionnelle est le bénéfice correspondant à la différence entre le prix de vente du produit, et son coût de revient réel.

La marge arrière correspond à des efforts sur la coopération commerciale, faits par les producteurs, lors de la vente de leurs produits aux centrales d'achat. Cette marge arrière correspond théoriquement au paiement par avance de services rendus par le distributeur au fournisseur.

Les marges arrières peuvent prendre différentes formes :
\begin{itemize}
\item assurance que les produits sont bien traités dans les rayons
\item assurance que l'acheteur prenne de nouveaux produits dans le
catalogue du fournisseur
\item participation aux frais de réalisation des prospectus
publicitaires
\item participation aux promotions du magasin
\item rétrocession pour l'introduction d'un nouveau code-barre
\item appartenance à un label de qualité
\end{itemize}


\section{{\large Comment les distributeurs (les centrales d'achat) exercent-ils leur pouvoir de marché ?}}

Tout d'abord, le pouvoir des distributeurs est leur concentration :
ils sont de moins en moins nombreux, et ils est donc capital et vital
pour un producteur que ses produits soient vendues par ces
distributeurs. Leur nombre étant faible, les producteurs n'ont pas
beaucoup de choix, et doivent accepter toutes les contraintes imposées
par les distributeurs. Les producteurs n'ont aucun moyen de se
rattraper si les négociations avec un grand groupe de distribution
échouent.

L'autre point fort des distributeurs est l'apparition des MDD (marques
de distributeurs), qui se développent de plus en plus, et permettent
de négocier encore plus les prix.


\section{{\large De quels degrés de liberté disposent les fournisseurs au cours des négociations annuelles avec les grandes surfaces ?}}

Les négociations avec les centrales d'achat se déroulent en plusieurs
étapes, et ces négociations sont menées par les grands distributeurs,
très puissants face aux producteurs.  En général, le producteur essaie
de mettre en avant un ou des produits nouveaux, en espérant une
augmentation du prix. Il propose donc un prix à la centrale d'achat,
qui est bien entendu refusé par la centrale d'achat, sauf si le
producteur accepte de partager les revenus de l'augmentation. Le
producteur n'a pas d'autre choix que d'accepter pour s'assurer que ses
produits seront toujours vendus par la centrale d'achat, mais demande
en échange une bonne promotion pour ses produits.

Les producteurs (fournisseurs) n'ont donc qu'une marge de manoeuvre
très limitée durant les négociations, étant donné le pouvoir dominant
des centrales d'achat.

\vspace{0.5cm}

{\Large {\em ``Opep, quand le Sud joue et gagne''}, Régis Bénichi, Les
Echos, juin 2000 et {\em ``L'influence et la part prépondérante des
saoudiens sur les marchés pétroliers''}, Le Monde, dimanche 3 mars 2002}

\section{{\large Préciser ce qu'est un cartel}}

Un cartel est un groupement, une coalition de sociétés industrielles
ou commerciales (souvent de même activité : concentration
horizontale), tendant à s'assurer la domination du marché en éliminant
la concurrence et en évitant la baisse des prix.


\section{\large{A quel type de marché, au sens de la classification de
Stackelberg, correspondent les relations d'une part, entre les pays
producteurs de pétrole et les compagnies pétrolières, d'autre part
entre les compagnies pétrolières et les consommateurs de carburant
dans les pays occidentaux ?}}

Il existe un nombre réduit de pays producteurs de pétrole et peu de
compagnies pétrolières, le type de marché correspondant aux relations
entre ces deux industries, au sens de la classification de Stackelberg
est donc un oligopole bilatéral.

En ce qui concerne les relations entre les consommateurs de carburant
et les compagnies pétrolières, le type de marché est un oligopole, car
les consommateurs de carburant sont en très grand nombre, tandis que
le nombre de compagnies pétrolières est faible.

\section{\large{Quelles sont les raisons qui ont présidé à la
constitution de l'OPEP en 1960 ? Comment ont-elles évolué dans les
années qui suivirent ?}}

Les Trentes Glorieuses, qui suivirent la Seconde Guerre Mondiale, fut
une période durant laquelle la croissance mondiale a explosé. Cette
explosion de croissance entraine une augmentation des besoins en
pétrole, marché alors controlé par les pays développés. L'OPEP est
donc née d'une réaction de défense de 5 pays producteurs de pétrole
souhaitant réagir ensemble contre les compagnies pétrolières.

Le but originel de l'OPEP était donc de lutter contre les baisses des
cours du pétrole.

En 1970, changement de politique de la part de l'OPEP : les pays
membres souhaitent une augmentation des cours, et pas uniquement une
stabilisation. Cette augmentation est réalisée en 1971, puis en 1973
pour compenser la dévaluation du dollar. En 1973, lorsque la guerre du
Kippour éclate, les Etats Unis soutiennent l'Israel, et l'OPEP réagit
en imposant un embargo aux Etats Unis, créant le premier choc
pétrolier.

En 1967, les pays arabes producteurs de pétrole s'allient pour former
l'OPAEP, organisme plus agressif que l'OPEP.

A la fin des années 1970, les pays occidentaux cherchent à diversifier
leurs énergies, pour limiter leur dépendance au pétrole, et donc aux
payes producteurs et à l'OPEP. L'exploitation de nouveaux gisements
ouvre alors de nouveaux marchés. En 1979 a lieu le second choc
pétrolier.

\section{\large{Rechercher quelles sont les barrières à l'entrée qui
empêchent la constitution de nouvelles compagnies pétrolières ?}}

Il existe plusieurs barrières à la constitution de nouvelles
compagnies pétrolières :

\begin{itemize}
\item une barrière financière : l'industrie pétrolière est une
industrie lourde, et donc couteuse. Face aux grandes compagnies
pétrolieres, la constitution d'une nouvelle compagnie demanderait
d'énormes moyens. 
\item une barrière technologique : l'industrie pétrolière est complexe
d'un point de vue technologique, et requiert donc de nombreuses
compétences, difficiles à réunir.
\item une barrière politique : quotas imposés par l'OPEP, embargos,
etc..
\end{itemize}


\section{\large{Quelles sont les raisons qui ont réduit le pouvoir de
marché de l'OPEP à partir des années 1980 ?}}

A partir des années 1980, le marché des NOPEP (pays hors OPEP) n'a
cessé de se développer, faisant perdre des parts de marché à l'OPEP.

De plus les énergies de substitution telles que le nucléaire
entraînent une réduction de marché des pays producteurs de pétrole.

\end{document}








